Aller au contenu

Oumar Sarr

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Oumar Sarr
Fonctions
Ministre du Patrimoine bâti, de l'Habitat et de la Construction

(3 ans, 1 mois et 29 jours)
Élection 29 avril 2001
Président Abdoulaye Wade
Premier ministre Macky Sall
Gouvernement Gouvernement Sall I & Gouvernement Sall II
Ministre d'État, ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de l'Hydraulique urbaine, de l'Hygiène publique et de l'Assainissement

(4 ans, 9 mois et 17 jours)
Gouvernement Gouvernement Soumaré & Gouvernement Ndiaye
Ministre des Mines et de la Géologie

(3 ans, 5 mois et 4 jours)
Président Macky Sall
Gouvernement Gouvernement Sall IV, Gouvernement Ba I, Gouvernement Ba II & Gouvernement Kaba
Député

(5 ans)
Biographie
Nom de naissance Sarr
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Dagana
(Afrique-Occidentale française)
Nationalité Sénégalaise
Religion Islam

Oumar Sarr, né le 12 janvier 1958 à Dagana, est un universitaire et homme politique sénégalais. Il est un ancien membre du parti démocratique sénégalais (PDS) et ancien ministre dans plusieurs gouvernements.

Après des études militaires à Kadiogo au Burkina Faso et un baccalauréat scientifique série C obtenu avec la mention bien, Oumar Sarr poursuit son parcours en France, suit des études en mathématiques supérieures puis en mathématiques spéciales au lycée Thiers de Marseille entre 1976 et 1978. Entre 1978 et 1981, mélomane passionné de Mozart et du duo Pape & Cheikh, il étudie à l’École nationale supérieure d’informatique pour l’industrie et l’entreprise (ENSIIE). Après l’obtention de son diplôme d’ingénieur en juillet 1981, il poursuit un doctorat en informatique de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), qu’il soutient en décembre 1985. Pendant cette période, il s’engage activement dans le milieu associatif, rejoignant dès 1976 l’Association des étudiants sénégalais en France (AESF) ainsi que la fédération des étudiants d’Afrique noire vivant en France, et dirige la première organisation entre 1981 et 1985[1].

Carrière académique

[modifier | modifier le code]

Il entame une carrière d’enseignant-chercheur à l’Université Paris-12 Créteil et exerce comme consultant à l’aéroport de la même ville. De 1989 à 1990, il est professeur permanent à l’institut africain d’informatique au Gabon[2]. De retour au Sénégal en 1990, il rejoint le département de génie informatique de l’École supérieure polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et adhère, la même année, au syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES)[1].

Carrière politique

[modifier | modifier le code]

Oumar Sarr commence sa carrière politique dans les années 1990 au Sénégal. En 1993, il rejoint le Parti démocratique sénégalais, dirigé par Abdoulaye Wade, et s’engage activement dans les structures locales du parti au point d'en être le coordonnateur après la défaite électorale du parti en 2012[2].

En 1996, il est élu maire de Dagana, sa ville natale, poste qu’il conserve par la suite, ce qui marque le début de sa visibilité politique au niveau national. Son engagement au sein du PDS lui permet progressivement d’accéder à des responsabilités plus large au sein du parti et à des fonctions ministérielles sous la présidence de Wade[2]. Il occupe le poste de secrétaire national adjoint du Parti démocratique sénégalais[3].

Fonctions ministérielles

[modifier | modifier le code]

Sous le gouvernement du président Abdoulaye Wade, Oumar Sarr occupe successivement plusieurs postes ministériels. Du 21 avril 2004 jusqu'au 19 juin 2007, il est nommé ministre du patrimoine bâti, de l'habitat et de la construction dans le gouvernement dirigé par le Premier ministre Macky Sall. Il supervise des projets d'urbanisation et de logement, dont le plan Jaxaay[4].

D'octobre 2008 à avril 2009, il est nommé ministre des Pêches et du transport maritime dans le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Mame Madior Boye, suite à la démission de l'ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré[5].

Il occupe le poste de ministre de l’Hydraulique urbaine, de l’hygiène publique et de l’assainissement de 2009 à 2012, période durant laquelle il supervise des projets liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène publique[6],[7].

De 2020 à 2024, Oumar Sarr occupe le poste de ministre des Mines et de la Géologie[8],[9],[10],[11] avant le remaniement ministériel qui a eu lieu suite à l'investiture du président Bassirou Diomaye Faye en avril 2024, période durant laquelle il dirige les activités et les politiques du ministère[12],[13],[14].

Député et montée critique

[modifier | modifier le code]

Il siège à l’Assemblée nationale comme député de 2012 à 2017. En décembre 2015, il est placé sous mandat de dépôt pour « faux, usage de faux et diffusion de fausse nouvelle » après avoir signé un communiqué critique à l’encontre du président Macky Sall, et il est incarcéré à la prison de Rebeuss pendant plusieurs semaines[15],[16],[17],[18],[19],[20].

Division avec le PDS

[modifier | modifier le code]

En septembre 2020, à la suite de divergences avec Abdoulaye Wade, Oumar Sarr crée le parti des libéraux et démocrates/And Suqali  (PLD/AS), qui attire plusieurs anciens dirigeants du PDS[21],[22],[23],[24],[25].

Prise de position

[modifier | modifier le code]

En 2025, Oumar Sarr adopte une position critique vis-à-vis du gouvernement en exercice. Dans une interview accordée au journal L’Observateur, il déplore un Sénégal en panne, pointant la détérioration de l’économie, l’augmentation du chômage, les licenciements, une émigration risquée et des restrictions des libertés[26]. Sa déclaration provoque des réactions, notamment celle de Babacar Ndiaye, qui lui reproche d’être lié aux anciens régimes[27]. Par ailleurs, il annonce sa participation au dialogue national prévu entre le 28 mai et le 5 juin 2025, sur invitation présidentielle[28].

Par ailleurs, Oumar Sarr est reconnu pour son engagement en faveur du panafricanisme. Il participe à des conférences internationales, notamment celle organisée par l’Union africaine en 2022, où il traite de thèmes liés à la transition énergétique et à la numérisation sur le continent africain[29].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b « OumarSARR (Coordonnateur national et Secrétaire général adjoint du Pds) - Abidjan.net Qui est Qui », sur Abidjan.net (consulté le )
  2. a b et c « OUMAR SARR, COORDONNATEUR DU PDS : Une figure de substitution | EnQuete+ », sur www.enqueteplus.com (consulté le )
  3. Auteur, « Oumar SARR : «le régime du ‘maa tay’ de Macky SALL continue» », sur Walf NET, (consulté le )
  4. « Gouvernement Sall II | Sunuarchives », (consulté le )
  5. « Gouvernement Boye | Sunuarchives », (consulté le )
  6. « Gouvernement Ndiaye | Sunuarchives », (consulté le )
  7. « L'investissement de Secteur Privé est Essentiel pour le Développement de L’eau en Afrique », sur ICA (consulté le )
  8. « Oumar Sarr occupe le stratégique poste de ministre des Mines et de la Géologie - Senegal7 », (consulté le )
  9. « Allocution du Dr Oumar Sarr, Ministre des Mines et de la Geologie a l'ocassion de la Cérémonie d’ouverture du deuxième forum africain sur l’exploitation minière et de lancement de la phase II du Centre Africain de Développement Minier | African Union », sur au.int (consulté le )
  10. Papa Faye, « Un nouveau gouvernement Sénégalais de “missions et de combats” », sur La Vie Sénégalaise | SENEGAL, (consulté le )
  11. Agence Ecofin, « Sénégal : Macky Sall nomme un nouveau gouvernement (la liste) », sur Agence Ecofin (consulté le )
  12. « Gouvernement Ba I | Sunuarchives », (consulté le )
  13. KOACI, « Sénégal : Le nouveau gouvernement de «combat» dévoilé, voici la liste complète », sur KOACI (consulté le )
  14. Modou Mamoune Tine, « Oumar Sarr : « Je vais vous dire la vérité sur les chiffres avancés par Me Ngagne Demba Touré » », sur Senenews - Actualité au Sénégal, Politique, Économie, Sport, (consulté le )
  15. « Sénégal : Oumar Sarr, numéro 2 du PDS, placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison de Rebeuss », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  16. « Sénégal : Oumar Sarr sera fixé sur son sort dans les prochains jours », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  17. « Placé sous mandat de dépôt : Ce que risque Oumar Sarr... », sur DAKARACTU.COM (consulté le )
  18. walfnet, « Oumar Sarr sous mandat de dépôt : Des manœuvres au sommet du Pds », sur Walf NET, (consulté le )
  19. Admin, « Oumar Sarr numéro 2 du PDS prend le contre-pied de Wade », sur La Vie Sénégalaise | SENEGAL, (consulté le )
  20. « INCULPATION D’OUMAR SARR SANS LA LEVEE DE SON IMMUNITE PARLEMENTAIRE : Le procureur évoque le flagrant délit, l’opposition contre-attaque | EnQuete+ », sur www.enqueteplus.com (consulté le )
  21. Medhamo, « Oumar Sarr, Président du Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqqali (PLD/AS) «Il n’y a pas d’augmentation de partis mais au contraire une diminution avec les partis et les mouvements qui ont cofondé le nouveau parti» | GMT Pile à l'heure, Génération Média&Technologies,la ligne du Devoir. », (consulté le )
  22. « Sénégal – Oumar Sarr : « Le PDS n’est pas notre ennemi » », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  23. « Après « Suqqali Sopi » : Oumar sarr et Cie créent le Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqali (PLD/AS) », DAKARACTU.COM,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  24. « OMAR SARR, PRÉSIDENT DU PARTI DES LIBÉRAUX ET DEMOCRATES : ‘’Notre entrée dans le gouvernement ne doit pas être une surprise’’ | EnQuete+ », sur www.enqueteplus.com (consulté le )
  25. « Sénégal: des déçus du PDS d'Abdoulaye Wade créent leur propre parti politique », sur RFI, (consulté le )
  26. « Oumar Sarr : «Ce que je vois, c'est un Sénégal en panne» - Xibaaru », (consulté le )
  27. Babacar NDOUR, « "Le Sénégal est en panne" : Babacar Ndiaye (DG SNR) répond à Oumar Sarr - », (consulté le )
  28. « Dialogue national : L’ancien ministre Oumar Sarr annonce sa participation - Senegal7 », (consulté le )
  29. « Allocution du Dr Oumar Sarr, Ministre des Mines et de la Geologie a l'ocassion de la Cérémonie d’ouverture du deuxième forum africain sur l’exploitation minière et de lancement de la phase II du Centre Africain de Développement Minier | African Union », sur au.int (consulté le )