Ouled Moussa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ouled Moussa
Noms
Nom arabe أولاد موسى
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Boumerdès
Daïra Khemis El Khechna
Code postal 35011
Code ONS 3520
Démographie
Population 45 770 hab. (2008[1])
Densité 1 578 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 40′ 59″ nord, 3° 22′ 05″ est
Superficie 29 km2
Localisation
Localisation de Ouled Moussa
Localisation de Ouled Moussa

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Ouled Moussa

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Ouled Moussa

Ouled Moussa (أولاد موسى en arabe, Tizi Naïth Aïcha[2] en kabyle, transcrit ⵜⵉⵣⵉ ⵏ ⴰⵜⵀ ⴰ̆ⵉⵛⴰ en Tifinagh ; Saint-Pierre-Saint-Paul[3] pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Boumerdès, dans la daïra de Khemis El Khechna, en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 32 km au sud-est d'Alger. Son territoire s'étend d'Ouled El Hadj à l'ouest jusqu'aux monts de Bouzegza. Il est traversé par trois oueds : l'oued Guerbaa, l'oued Ben Rabah, et l'oued sidi salem[Qui ?].

Archéologie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Boumerdès représente un trésor archéologique de par la multitude des sites historiques qu'abrite son territoire vaste de 1 456,16 km².

En effet, plusieurs centres de population ont été construits pendant plus de 20 siècles sur ces terrains de moyenne altitude que forme l'actuelle Basse Kabylie dont la ville de Boumerdès est l'actuel chef-lieu.

Le mausolée de Blad Guitoun, dans la commune de Si Mustapha, est un exemple illustratif des sites archéologiques qui étaient encore apparents en Basse Kabylie au début de la colonisation française dès 1837.

Le Bénian ntâa Soumâa, dans la commune de Thénia, est un autre site archéologique qui avait été merveilleusement préservé jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Il est à noter que les populations berbères qui ont vécu autour de ces sites archéologiques, avant la colonisation française, ont préservé ce patrimoine culturel et identitaire.

La localisation de ces sites archéologiques sur les rives et les berges de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, ainsi que sur la côte méditerranéenne, permet de classer la wilaya de Boumerdès parmi les riches niches archéologiques en Algérie

Durant les siècles passés, les différentes crues et inondations de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, entre autres oueds de la Basse Kabylie, ont fait que le débordement de ces cours d'eau ont enseveli les cités numides sous le limon et la boue charriés par les torrents.

En effet, sous une profondeur d'environ 3 mètres sous terre, plusieurs découvertes dans la wilaya de Boumerdès, dont de nombreux vestiges et sites archéologiques, ont été mises au jour en 2009.

Au village de Béni H'mida dans la commune de Leghata, des vestiges d'une statue ont été trouvés aux côtés d'un plat en métal, des reliques de poterie et des ossements humains.

Au village Ouriacha dans la commune de Naciria (Laâziv Zaâmoum), une cruche contenant plus de 900 pièces de monnaie en argent gravées au nom de Bolokine Abderrahmane, a été découverte.

Au village de Titouna de Souk El Had, une pierre polie en forme de coffre, gravée sur sa face de devant avec une scène de ferronnerie, a été également découverte à 3 mètres sous terre lors de travaux de construction, et a déposée au niveau de la direction wilayale de la culture à Boumerdès[4].

Musée archéologique régional[modifier | modifier le code]

Collection exposée dans un musée archéologique.

Le projet de construction d'un musée archéologique régional est en gestation dans la wilaya de Boumerdès.

Ce musée devrait être érigé dans la commune de Si Mustapha (Blad Guitoun) qui présente l'intérêt d'être positionnée à l'intersection des 3 routes nationales RN5, RN12 et RN24.

Ce musée archéologique de la Basse Kabylie sera spécialisé dans l'exposition des objets archéologiques trouvés dans les sites archéologiques locaux.

Les fouilles archéologiques seront ainsi promues et encouragées dans les 32 communes de Boumerdès sous la direction spécialisée d'archéologues et d'historiens.

Ce musée permettra de constituer d'importantes collections d'antiquités numides.

Histoire[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2011)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Avant 1830, le territoire de la commune faisait partie de celui des Khachnas[Qui ?], dans la circonscription de Dar Essoltan. Son nom est Koubat Sidi Slimane qui est transformé par les colons en Saint-Pierre-Saint-Paul[réf. nécessaire]. Les deux villages de Saint-Pierre (sur l'haouch Salem) et Saint-Paul (sur l'haouch Ouled Moussa) sont créés par un décret de Napoléon III en date du 18 décembre 1858.

En plus de la population locale, et les Pieds=Noirs, la région a connu plusieurs vagues d'immigration intérieure pour des raisons économiques lors du développement de l'agriculture. Après l'indépendance en 1962, la caserne militaire française est convertie en logements pour l'arrivée des nouvelles familles venues de Bouzegza Keddara, Larbatache et Palestro[réf. nécessaire]. La proximité de la commune avec la zone industrielle de Rouiba-Reghaia a entrainé une profonde transformation de cette ville de l'Algérois et un important développement démographique[réf. nécessaire].

Viticulture[modifier | modifier le code]

De toutes les régions de l'Algérie viennent les grossistes de fruits et légumes s'approvisionner en raisin de table dans les vignobles autour de Thénia.

En effet, les viticulteurs des plaines entourant le Col des Béni Aïcha prennent la tête de l'innovation dans le domaine de la production du raisin de table.

Les 8 240 hectares consacrés au raisin de table ont donné durant la saison 2009-2010 une production de 2 525 000 quintaux, avec un rendement à l'hectare d'un peu plus de 306 quintaux par hectare[5].

À rappeler qu'entre 40 %[6] et 45 % de la production nationale algérienne de raisin de table proviennent des plaines et vignobles qui entourent le Col des Béni Aïcha dans la Wilaya de Boumerdès[7].

Les douze (12) variétés récoltées sont le cardinal, le muscat, le dabuki, alphonse-lavallée, le red globe, le dattier, le victoria, le muscat, le black pearl, et d'autres[8].

Les statistiques de la saison 2011-2012 indiquaient que parmi les 22 921 hectares de terre agricole destinés à l’arboriculture, pas moins de 8 682 hectares sont occupés par les vignobles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]