Ouka Leele

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ouka Leele
OukaLeeleFL07.jpg
Ouka Leele en 2007.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bárbara Allende Gil de BiedmaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Gabriel Allende Maíz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Gabriel Allende Gil de Biedma (d)
Patricia Allende (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Gabriel Allende Gil de Biedma (d) (nièce)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web
Distinctions

Ouka Leele, de son vrai nom Bárbara Allende Gil de Biedma, est une photographe espagnole née à Madrid le et morte le 24 mai 2022 dans la même ville[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Madrid en 1957, Ouka Leele s'intéresse à la peinture dès son enfance[2],[3]. Le régime de dictature du général Franco sombre rapidement à la suite de la mort de ce militaire en 1975, et l'Espagne redevient une démocratie. S'ouvre une période d'ouverture au monde, avec un sentiment de grande liberté pour la jeunesse espagnole, la movida.

Elle complète sa connaissance de la photographie au Photocentro, une école de photographie de Madrid, dès 1976, publie sa première série de photos Noir&Blanc la même année, est citée dans un ouvrage de 1976 également, Principio. Nueve jóvenes fotógrafos españoles, et fait l'objet d'une première exposition en 1978[4]. Ses photos sont mises en scène, en ville mais aussi à la campagne. Sollicitée pour faire de la couleur, elle y est réticente dans un premier temps. Finalement, elle choisit de photographier en N&B, puis de repeindre ces photos en couleur, le plus souvent à l’aquarelle et avec des couleurs chaudes et vives, et de rephotographier le résultat, obtenant une image hybride entre peinture et photographie, insolite, souvent burlesque[4],[5].

Elle devient une des figures principales de la movida madrilène et influence la photographie européenne. Elle s'installe à Barcelone en 1978. Sa série la plus célèbre est Peluquería [ Salon de coiffure ], parue en 1978. Elle y fait poser ses voisins, ses amis, ses proches, avec en guise de coiffure, des citrons, ou bien une poulpe, des couteaux, des seringues, des tortues, etc. Elle se choisit ce pseudonyme de Ouka Leele, évoquant une œuvre d'un peintre espagnol qui lui est contemporain, El Hortelano (es), Puis elle mettra à contribution des vedettes et des anonymes[2],[3],[4].

Elle séjourne à New York et Mexico, puis revient en Espagne en 1981. Elle expose dans de nombreuses villes et festivals de photographie : Paris (Mois de la Photo), Londres, Tokyo, Sao Paulo ou New York, Rencontres d'Arles, etc[2],[3],[4]. À la fin des années 1980, les couleurs s'apaisent, même si la technique et le processus de création restent les mêmes. Les évocations surréalistes subsistent[3].

Ouka Leele est lauréate du Prix national de la photographie (Espagne) en 2005[4]. Elle est membre de l'Agence VU[3].

Sa sœur aînée, Patricia Allende, est également photographe[6].

Collections (partielle)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • (es) Poesía en Carne Viva, éditions Atlantis, 2006
  • (es) Ouka Leele. El nombre de una estrella, éditions Ellago Ediciones, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Muere Ouka Leele, estrella solitaria de la Movida Madrileña », sur ELMUNDO, (consulté le )
  2. a b et c Arola Valis Bofill, « Ouka Leele (1957-) », dans Luce Lebart et Marie Robert (dir.), Une histoire mondiale des femmes photographes, Éditions Textuel, , p. 404
  3. a b c d et e Valérie Oddos, « Ouka Leele et sa Movida en couleurs à la galerie VU, à Paris », France Info,‎ (lire en ligne)
  4. a b c d et e L. Delalande, « Ouka Leele (Barbara Allende, dite) [Madrid 1957] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 3300
  5. Anouk Chirol, « Madrid dans les photographies d’Ouka Lele », Cahiers d’études romanes, no 11,‎ (DOI 10.4000/etudesromanes.2711, lire en ligne)
  6. (es) Rosa Rivas, « Patricia Allende inventa un planeta relajado de espacios y sombras », El País,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouka Leele figure dans un ouvrage de 1976 consacré à nouvelle génération de photographe, Principio. Nueve jóvenes fotógrafos españoles.

Liens externes[modifier | modifier le code]