Otelo Saraiva de Carvalho

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Otelo Saraiva de Carvalho
Image illustrative de l'article Otelo Saraiva de Carvalho

Naissance (77 ans)
Lourenço Marques, Afrique orientale portugaise, Portugal
Allégeance Drapeau du Portugal Portugal
Arme Military flag of Portugal.svg Exército Português
Grade Brigadier
Années de service 19551984
Conflits Guerres coloniales portugaises
Guerre d'indépendance de l'Angola
• Guerre d'indépendance de la Guinée-Bissau
Faits d'armes Révolution des œillets
Autres fonctions Candidat au poste de Président de la République portugaise

Otelo Nuno Romão Saraiva de Carvalho (, à Lourenço Marques devenu Maputo) est un ancien militaire portugais et un des stratèges de la Révolution des œillets.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Maputo (Lourenço Marques) au Mozambique en 1936. Son père était fonctionnaire et sa mère, commis ferroviaire. Éducation secondaire à l'école d'État de Maputo. Il est rentré à l'Académie Militaire de Lisbonne à l'âge de dix-neuf ans. En service actif en Angola de 1961 à 1963 en tant que sous-lieutenant, puis capitaine de 1965 à 1967. En poste en Guinée-Bissau en 1970 en tant que capitaine sous les ordres du Général António Spínola. Responsable des affaires et de la propagande civiles. Pendant cette période, il est impliqué dans la contestation du "Congrès des Combattants". En 1973 il revient au Portugal et soutient le Mouvement des Capitaines. Il prend la tête du soulèvement militaire le 25 avril 1974. En juillet 1974, il est temporairement promu au grade de Général de Brigade et nommé Commandant de la région militaire de Lisbonne et chef du COPCON (Comando Operacional do Continente). En mai 1975, il est temporairement promu au grade de Général. Après le coup d'État du 25 novembre, il est démis de ses fonctions à sa propre demande. Deux mois plus tard, il est arrêté au motif d'abus de pouvoir, malgré ses responsabilités au COPCON. Libéré après avoir passé 40 jours en prison. En 1976 il se présente comme candidat à l'élection présidentielle. En octobre 1976 de nouveau arrêté. Après vingt jours de prison, il est libéré et ses droits civiques sont suspendus. En 1979, il est affecté dans l'armée de réserve.

En 1982, il est rappelé par l'Armée, puisque sa décharge avait été jugée politiquement motivée. En juin 1984, il est arrêté pour sa participation supposée à une organisation terroriste (FP25, forces de 25 avril). En 1987, il est condamné à 15 ans de prison. Relâché en 1989, en liberté conditionnelle, en attente d'une décision définitive de la Cour suprême. Il est amnistié en 1996.