Osvalde Lewat

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Osvalde Lewat
Naissance (41 ans)
Yaoundé, Cameroun
Nationalité Drapeau du Cameroun Franco-Camerounaise
Profession réalisatrice, photographe
Films notables Au-delà de la peine, Une affaire de nègres
Site internet https://osvaldelewat.com

Osvalde Lewat est une photographe et réalisatrice franco-camerounaise née en septembre 1976 à Yaoundé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Garoua[Information douteuse] [?], au Cameroun, Osvalde Lewat est la fille d'un directeur d'une filiale du groupe français Pechiney spécialisée dans la transformation de l'aluminium, à Douala. Sa mère décède lorsqu'elle a 13 ans. L'adolescente se passionne pour la lecture et les films[1]. Après le baccalauréat, elle intègre une école de journalisme. Elle travaille ensuite pour Cameroon Tribune. Mais elle se découvre les limites du métier et les exigences éditoriales d’un journal[1]. Elle choisit la liberté du cinéaste documentariste et du photographe. Elle suit des stages de formation à l’image à la Femis à Paris et à Institut national de l'image et du son (INIS) de Montréal. Lors de son stage à l'institut national de l'image et du son, à Montréal, en 2000, elle tourne Le Calumet de l'espoir, son premier court-métrage, tourné avec des Amérindiens[1]. En 2003, elle réalise Au-delà de la peine, le portrait d'un prisonnier condamné à 4 ans de prison et laissé dans les geôles de son pays, le Cameroun, pendant 33 ans[1].

Deux ans plus tard, au Congo-Kinshasa, c'est la situation des femmes violées pendant la guerre qui l'interpelle. Un amour pendant la guerre dénonce la démission et la passivité d'un d'État devant les horreurs dont sont victimes les femmes[1].

En 2011, son premier long métrage documentaire, Une affaire de nègres, qui questionne la conscience citoyenne de chacun, revient sur l'histoire d'une unité spéciale des forces de l'ordre au Cameroun qui a fait plus d'un millier de victimes en toute impunité. Face au banditisme qui sévissait à Douala, cette unité paramilitaire de la police a pour mission de terroriser les acteurs d'actes hors la loi et procède à des exécutions sommaires sans chercher à établir au préalable une éventuelle culpabilité, ce qui est considéré par une partie de la population comme des dommages collatéraux inévitables[2],[3].

Osvalde Lewat expose également son travail photographique, avec par exemple les photos de la série Marges prises en République démocratique du Congo[4]. Plusieurs fois primée pour son travail, Osvalde Lewat mène de front tournages de films et expositions de photographies.

Prix, récompenses et honneurs[modifier | modifier le code]

  • Au-delà de la peine lui vaudra le grand prix du film de télévision au Portugal ainsi que le prix des droits humains au festival de Montréal[5].
  • Une affaire de nègres reçoit le 3e prix documentaire au FESPACO en 2009[6].  Grand prix du documentaire à Verone, Tanit d’or Journées cinématographique de Carthage, Grand prix justice à l ‘écran et prix du public (Isère), prix du meilleur documentaire et de la meilleure image (festival vues d’Afrique de Montréal), prix du jury (festival international de Dubai,) mention du jury (festival du film francophone d’Angoulême.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Georges, « Osvalde Lewat », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  2. Thomas Sotinel, « "Une affaire de nègres" : au cœur des ténèbres », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Christophe Ayad, « Le silence de Douala », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « Osvalde Lewat "Marges" », sur le site institutfrancais-kinshasa.org
  5. « L'invitée : la cinéaste Osvalde Lewat », sur http://www1.rfi.fr (consulté le 12 novembre 2014)
  6. « Palmarès Fespaco 2009 », sur www.africultures.com (consulté le 22 juin 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]