Ostuni

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Ostuni
Blason de Ostuni
Héraldique
Ostuni
Vue générale d'Ostuni
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région des Pouilles Pouilles 
Province Brindisi  
Code postal 72017
Code ISTAT 074012
Code cadastral G187
Préfixe tel. 0831
Démographie
Gentilé ostunesi
Population 31 148 hab. (01-01-2017[1])
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 44′ 00″ nord, 17° 35′ 00″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 218 m
Superficie 22 300 ha = 223 km2
Divers
Saint patron Sant'Oronzo
Fête patronale 26 août
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.ostuni.br.it/

Ostuni est une ville italienne de la province de Brindisi dans les Pouilles. Elle est surnommée « la ville blanche » en raison de la couleur des façades de ses maisons.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Ostuni se trouve perchée sur trois collines à une hauteur de 218 mètres. Elle se situe à 8 km de la côte de l'Adriatique dans le Haut-Salento. La ville s’étend sur les ramifications méridionales de la Murge, zone essentiellement constituée de calcaires crétacés[2], donc plutôt aride et dépourvue de cours d'eau. On y trouve des torrents saisonniers avec des sillons peu profonds et des rives abruptes. Les ravins karstiques sont une autre caractéristique géologique du territoire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d’Ostuni est typiquement méditerranéen, mais présente quelques traits continentaux. Les hivers sont rudes, avec des températures moyennes autour de +5,5°, les minimales pouvant être inférieures à zéro. Les étés sont par contre particulièrement chauds – pas autant toutefois que dans le reste du Salento –, les températures moyennes tournant autour de +25,3° et les maximales pouvant friser les +38/39° dans les journées les plus chaudes ; les nuits restent fraîches, avec des minima de +13°.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 4 5 6 9 12 16 18 19 16 12 8 6
Température maximale moyenne (°C) 13 13 15 19 24 28 31 31 28 22 17 14
Précipitations (mm) 46 53 63 36 34 27 27 25 36 60 71 73
Source : https://www.ilmeteo.it/portale/medie-climatiche/Ostuni


Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des Pouilles.

La région d'Ostuni était déjà occupé par l'homme au paléolithique moyen (50 000-40 000 ans AP). Elle fut ensuite fréquentée par le chasseur néandertalien. Les nombreuses grottes parsemées dans les collines offraient des refuges naturels aux communautés humaines primitives.

Au paléolithique supérieur, les traces de l'occupation humaine deviennent plus manifestes. Les fouilles ont permis de mettre au jour des ossements et des fragments de céramique. Le témoignage le plus éclatant nous est livré par le squelette de la « jeune femme d'Ostuni », enceinte, âgée de 20 ans, et de son fœtus, découverts en 1991 dans la caverne occidentale de la grotte de Santa Maria d'Agnano par le professeur Donato Coppola, de l'Université Aldo Moro de Bari[3]. Le corps, déposé dans une grande fosse, est en position contractée, la tête couverte d’une sorte de coiffe composée d'une centaine de petites coquilles. L'appartenance de la jeune femme à un groupe de chasseurs est documentée par des restes d'accessoires et d’ornements (silex et dents de cheval et de bœuf primitif). Cette sépulture, appelée Ostuni 1º, est unique au monde et remonte à 28 000 ans (datation radiocarbone calibrée)[4]. Le squelette de la jeune femme et de son fœtus ainsi qu'une reproduction de son corps et de sa sépulture sont exposés au Musée des civilisations préclassiques de la Murge méridionale[5], dans l'ancien couvent carmélite des Monacelle, au centre d'Ostuni.

Céramiques messapiennes

Le néolithique est représenté par les sites de Lamaforca et de San Biagio, alors que des vestiges datant de l'âge du bronze ont été retrouvés sur le site rupestre de Lama Morelli[6].

Le premier noyau urbain fut fondé par les Messapiens, un ancien peuple illyrien ou égéo-anatolien qui s'installa dans le Salento au VIIe siècle av. J.-C. ; les Messapiens étaient d'habiles constructeurs et ils choisirent le site pour sa position stratégique sur une colline aux versants très abrupts, assimilables à des murs (murex = rocher dentelé en latin), d'où le nom donné à la région des Murge. Des fouilles récemment réalisées près du Foro Boario (une zone qui, à l'instar du forum Boarium de Rome, se trouve au pied des murailles médiévales), ont permis de mettre au jour des tombes du IVe siècle av. J.-C.[7], qui attestent la présence d'un lieu habité qui allait des flancs de la colline à la plaine légèrement inclinée vers la mer[8].

Au IIIe siècle av. J.-C., la ville, comme tout le Salento, fut conquise par les Romains. Les sources en disent très peu sur la période romaine, quelques traces en restent peut-être dans certains mas, bâtis sur les fondations de villas romaines. On ne sait pas grand-chose non plus sur l’étymologie du nom de la ville d’Ostuni : il remonte probablement au héro Sturnoi, compagnon de Diomède, qui l’aurait fondée après la guerre de Troie ; les Romains l’appelèrent alors "Sturninum". Le terme pourrait aussi venir du messapien ou, plus probablement du grec ἄστυ νέον (ástu néon, où ástu = citadelle et néon = nouvelle)[9].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chevaliers normands
Pendant le premier concile de Melfi, le pape Nicolas II nomme Robert Guiscard duc d'Apulie et de Calabre

Avec le déclin de l'Empire romain d'Occident, Ostuni, comme le reste de l'Italie, fut parcourue par les Ostrogoths, les Lombards et les Sarrasins et vaillamment défendue par le pouvoir impérial exercé par les Byzantins. Pendant la période byzantine, elle accéda au rang de diocèse en 876, offrit refuge aux moines basiliens fuyant la Syrie et l'Égypte ; menacés par les Turcs, mais surtout par l'iconoclasme, les moines se retranchèrent dans les mêmes grottes qui avaient abrité les hommes préhistoriques[10]. Pendant les XIe et XIIe siècles, les Normands conquirent les colonies byzantines des Pouilles et les unifièrent au sein du comté d'Apulie, institué par Robert Guiscard, devenu plus tard duché d'Apulie[11]. Les Normands s’attachèrent à promouvoir la culture de l'olivier et fixèrent avec précision les limites de la ville. Au XIIe siècle, Geoffroy III, comte de Lecce et fonctionnaire du roi Roger II de Sicile, qui exerçait la juridiction militaire sur la Terre d'Otrante, édifia un château au sommet de la plus haute colline d'Ostuni; il ne subsiste aujourd'hui de cette imposante construction solidement fortifiée qu'une tourelle et le jardin (Giardino Zurlo)[12]. Le fief d'Ostuni revêtait une importance militaire considérable, puisqu'il fournit au royaume normand douze chevaliers. Ostuni se vit intégrée dans le vaste territoire du comté normand de Lecce et dans la Principauté de Tarente. Avec les Hohenstaufen, Ostuni connut un développement notable. Frédéric II sut libérer Ostuni de ses liens féodaux et prit la ville sous sa protection directe, faisant de son château l'une des plates-formes de la défense impériale dans les Pouilles et l'exemptant de taxes et de contrôles administratifs. Les habitants de Villanova et de Carovigno étaient tenus de veiller à l'entretien du château, déclaré castra exempta du royaume de Sicile[13]. En 1182, Tancrède comte de Lecce et seigneur d'Ostuni, concède à l'évêque et aux habitants d'Ostuni le droit de fonder un village près de San Nicola di Petrolla et de le peupler[14]. Le petit port de Petrolla (aujourd'hui Villanova di Ostuni) est intégré au XIIe siècle dans le système portuaire placé sous l'autorité d'Ostuni[15].

Ostuni s'ouvrit au commerce avec les Anjou, qui construisirent de nouvelles fortifications pour la ville et édifièrent sur les ruines de l'ancienne Petrolla le port de Villanova[16].

La configuration très particulière du bourg médiéval, avec ses maisons à plusieurs étages adossées les unes aux autres remonte à cette époque ; dictée d'une part par des exigences défensives, elle permettait d'autre part de profiter au maximum, en surface et en hauteur, de l'espace disponible à l'intérieur des murailles.

Ostuni fut entourée de nouvelles murailles à tours circulaires sous la couronne d'Aragon ; quatre portes y furent ouvertes, dont seules subsistent aujourd'hui la Porta Nova, remontant au XIIe siècle et reconstruite au XVe siècle, et la Porta San Demetrio, du XIIIe siècle[17].

De la Renaissance au Risorgimento[modifier | modifier le code]

De la fin du XVe siècle aux premières décennies du XVIe siècle, les élites de la communauté juive d'Ostuni se distinguèrent dans le commerce des textiles. La communauté dans son ensemble était l'une des plus prospères de la Terre d'Otrante et fit l'objet de persécutions de la part des chrétiens[18].

La colonne de saint Oronce

En 1506, Ostuni passa au duché de Bari, sous Isabelle d'Aragon et sa fille Bona Sforza[19] : c'est alors que commença l'âge d’or de la ville, tant du point de vue économique que culturel. Les ducs conférèrent à Ostuni des honneurs et des privilèges, ils renforcèrent les fortifications et érigèrent sur le littoral les tours Pozzella (aujourd'hui détruite) et San Leonardo. La période de la Renaissance correspond aussi au plus ample développement urbanistique de la ville, dont la population atteint désormais 17 000 habitants, de nombreux édifices nouveaux venant s'ajouter au centre médiéval.

Mais le XVIIe siècle entame une phase de déclin : en effet, en 1639 Philippe IV de Habsbourg, écrasé par les dettes résultant de la guerre de Trente Ans, vend Ostuni aux Zevallos, une famille de marchands qui traite la ville comme un fief personnel. La population passe sous le seuil des 10 000 habitants. C'est pendant cette période que la peste sévit dans la région, épargnant toutefois Ostuni, où l'usage était de blanchir les maisons à la chaux, désinfectant naturel. Cette pratique, qui évita la contamination, donne encore aujourd'hui à la cité son cachet tout particulier de « ville blanche »[20].

Avec les Bourbons, la cité connut un nouvel essor. Ostuni s'étendit en direction des collines voisines de Casale, Cappuccini, Sant'Antonio et Molino a Vento. Le centre de la vie urbaine délaissa la piazza del Moro pour l'actuelle piazza Libertà, où se trouve aujourd'hui l'hôtel de ville (ancien couvent des Franciscains). C'est là que le sculpteur Giuseppe Greco érigea en 1771 une colonne en l'honneur de saint Oronce, qui, selon la tradition populaire, aurait préservé la ville de la peste[21].

Au début du XIXe siècle, dans le sillon des idéaux du siècle des lumières, Ostuni fut secouée par des insurrections. Y furent fondés un cercle de Giovine Italia et une vente carbonariste. Au cours de ces émeutes, Ostuni fut la première ville des Pouilles à hisser le drapeau tricolore[22].


Ostuni aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis l'après-guerre, on assiste au développement de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire (huile d'olive, amandes, vin). La ville est devenue une destination touristique renommée et a réussi à valoriser ses biens culturels, historiques et architectoniques. De nombreux villages touristiques, comme par exemple Rosa Marina, de renom international, ont vu le jour sur le littoral, l'un des plus propres de la côte des Pouilles. En 2006 a été institué sur la côte, en mitoyenneté avec la commune de Fasano, le Parc naturel régional des dunes côtières de Torre Cane à Torre San Leonardo, zone protégée de grand intérêt naturaliste et paysager[23].

Vue d'Ostuni, « ville blanche »

La caractéristique la plus marquante du centre historique est le blanchiment à la chaux des maisons, jusqu'au toit. Cet usage, attesté depuis le Moyen Âge et favorisé par le fait que le calcaire, dont la chaux est dérivée, est un matériau que l'on trouve à profusion dans la nature environnante, visait à accroître la luminosité dans l'exiguïté des ruelles et passages qu'imposait le plan médiéval. Comme il a été relevé plus haut, cette coutume a aussi joué un rôle important au XVIIe siècle, où le blanchiment à la chaux empêchait la peste de se propager dans la ville. Cette pratique se perd quelque peu aujourd'hui, ce qui a incité le maire à passer une ordonnance pour la relancer[24], afin qu'Ostuni reste digne de son qualificatif de « ville blanche ».

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Photothèque d'Ostuni
La rosace de la cathédrale
La cathédrale Santa Maria Assunta
Détail des sculptures de la façade de la cathédrale
Les peintures du plafond de la cathédrale sur la Vie du Christ datant du XVIIIe siècle
La colonne Sant'Oronzo
La colonne Sant'Oronzo devant la « ville blanche »
L'église San Vito Martire

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Dans le centre historique[modifier | modifier le code]

Cathédrale
L'église Saint-Vit martyr
Piazza della Libertà, avec l'hôtel de ville et l'église Saint-François d'Assise
  • La cathédrale de l'Assomption (Basilica Minore ou Concattedrale) se dresse au sommet de la colline la plus haute. Sa construction a été entamée en 1435 sous l’évêque Nicola Arpone, représenté aux pieds de la vierge Marie dans le tympan du portail principal, et ne fut probablement achevée qu’au début du XVIe siècle. Elle possède une belle façade de style gothique flamboyant divisée en trois plans et caractérisée par une alternance de courbes concaves et convexes, la partie centrale se terminant par un pignon en accolade alors que les pans latéraux sont surmontés d’un arc rampant. Au cœur de la grande rosace centrale trône le Christ Sauveur, entouré de sept chérubins. Les tympans des portails latéraux abritent des bas-reliefs représentant, à droite, Jean le Baptiste et à gauche, saint Blaise (San Biagio), premier patron et protecteur d’Ostuni, qui tient dans sa main une maquette de la ville. L'intérieur, en croix latine à trois nefs séparées par des colonnes, a été complètement remanié au XVIIIe siècle et doté de chapelles baroques et d’un plafond peint représentant des scènes de la vie du Christ et les martyrs de saint Blaise et de saint Oronce. On voit encore près de l’entrée une colonne de l’édifice primitif. À l’extrémité de la nef gauche se dresse un autel en bois de 1734 avec des bustes de saint Oronce, saint Blaise et saint Augustin. La sacristie abrite huit superbes toiles des XVIe et XVIIe siècles sur le thème de l’Eucharistie[25].
  • À quelques pas de la cathédrale, se trouve l’église Saint-Vit martyr (chiesa di San Vito martire), accolée au monastère des Carmélites, du XVIIIe siècle. De style baroque leccese, elle fut construite de 1752 à 1754 et présente une façade curviligne fastueuse, à la corniche mouvementée, une fenêtre centrale richement décorée et une coupole à tuiles polychromes. À l’intérieur, on remarquera la chaire en bois du XVIIIe siècle, le monument funèbre de Cono Luchino Del Verme (1747) et les somptueux autels baroques de Francesco Morgese (1763). Au-dessus de l’autel principal, un tableau récemment rénové de l’artiste romain Mattia de Mare (1753), représente Saint Vit entre son précepteur Modeste et sa nourrice Crescence[26].
  • Tout près de la cathédrale, l’église Saint-Jacques de Compostelle (chiesa di San Giacomo di Compostela), la plus ancienne d’Ostuni (1423), est adossée aux murailles ; sont conservés de l’édifice original l’archivolte et l’architrave du portail, finement sculptées de motifs floraux et fantastiques. L’église a été privée de son abside au XIXe siècle et l’on distingue aujourd’hui des pieds de la muraille (viale Oronzo Quaranta) l’arc en ogive qui délimitait l’abside[27].
  • L’église Saint-François d’Assise (chiesa di San Francesco d’Assisi, sur la piazza della Libertà), remonte au Moyen Âge, mais présente une façade de 1882. À l’intérieur, au-dessus du portail, un tableau représente Moïse brisant les tables de la Loi (école de Luca Giordano) ; à noter également les statues en bois de l’Immaculée, de Giacomo Colombo (1719), et de Saint Augustin (XVIIIe siècle) et le buste de Saint Joseph et l’Enfant Jésus (école napolitaine du XVIIe siècle)[28].
  • L’église du Saint-Esprit (chiesa dello Spirito Santo, 1637, à l’entrée de la via Roma) possède un beau portail Renaissance avec des bas-reliefs datant du XVe siècle), provenant de l’ancienne église de Tous-les-Saints et encore inspirés du gothique tardif : dans la partie inférieure du tympan, semi-circulaire, la Dormition de la Vierge ; dans la partie supérieure, triangulaire, le Couronnement de Marie et sur la corniche intermédiaire, l’Annonciation. À l’intérieur, on remarquera notamment une Vierge à l’Enfant et les saints Élisabeth, Anne et Joachim, peinte par Fra' Giacomo da San Vito[29].
  • L’église Sainte-Marie de l’Étoile (chiesa di Santa Maria della Stella) est perchée au-dessus des murailles à l’extrême nord de la ville. Sa façade possède un portail surmonté d’une statue de la Vierge de l’Étoile. On l’appelait autrefois « Sainte-Marie de la Petite Porte », car elle fut érigée près d’une porte d’époque angevine donnant accès à la ville, où l’on vénérait une image de la Vierge de l’Étoile[30]. Son parvis offre un superbe panorama sur la campagne environnante et la mer.

Dans les quartiers plus récents[modifier | modifier le code]

  • L’église des Capucins (chiesa dei Cappuccini ou Santa Maria degli Angeli [Sainte-Marie des Anges], via Gabriele Rossetti), datant de 1585, dans laquelle est conservée une belle toile de l’école napolitaine du XVIIe siècle[31].
  • L’église de l’Annonciation (chiesa dell’Annunziata, via Ludovico Pepe), érigée en 1196 et transformée en style baroque par les Frères réformés en 1668 ; à l’intérieur, à noter le maître-autel, exécuté par le sculpteur ostunais Giuseppe Greco, avec la toile de l’Annonciation, de Fra' Giacomo da San Vito, et le tableau de la Déposition de croix, de Paul Véronèse (1574), volé en octobre 1975 et récupéré en mars 1977[32].
  • L’église de la Vierge du Puits (chiesa della Madonna del Pozzo, via degli Emigranti), située sur le boulevard périphérique sud, là où s’installe tous les samedis le marché de la ville. Église moderne, aux formes sobres.
  • L’église Saint-Louis de Gonzague (chiesa di San Luigi Gonzaga, via Giuseppe di Vittorio), en plein centre de la partie moderne de la ville, est l’une des plus grande paroisses d’Ostuni et couvre une grande partie des quartiers modernes.


Économie[modifier | modifier le code]

C'est une importante station balnéaire de la côte adriatique. Ostuni est une ville très touristique avec ses nombreuses ruelles grimpant jusqu'au sommet et dans lesquelles se trouve des centaines d'artisans. Les principaux produits en vente sont des sifflets en terre cuite prenant toute sorte d'aspect. Elle est surnommée la « ville blanche » pour son centre historique blanc et par le fait de sa luminosité la nuit.

Les activités économiques plus importantes sont le tourisme et l'agriculture, surtout des oliviers et des vignes. Il existe d'importantes et nombreuses anciennes fermes fortifiées (masseria (it)) où se déroule l'activité agricole des gros propriétaires fonciers.

Fêtes et évènements[modifier | modifier le code]

  • la Cavalcata in costume dei devoti, accompagnant la procession de Sant'Oronzo de Lecce, protecteur de la ville.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 juin 2004 en cours Domenico Tanzarella Centro-Sinistra avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Barbagianni, Boccadoro, Cavallerizza, Cervaloro, Chiobbica, Costa Merlata, Deserto Parco Monsignore, Fantese, Galante, Giovannarocca, Grotta Figazzano, Monticelli, Pascarosa, Pilone, Pinto, Ramunno, Refrigerio, Rosa Marina, Torre Pozzella, Villanova, Gorgognolo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carovigno, Ceglie Messapica, Cisternino, Fasano, Martina Franca, San Michele Salentino, San Vito dei Normanni

Démographie[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Sport[modifier | modifier le code]

La ville a accueilli les championnats du monde de cyclisme sur route en 1976.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) [1] sur le site de l'ISTAT.
  2. Jean-Marie Martin, « L'homme et le milieu en Pouille, au début du Moyen Age », Bulletin de l'Association des Géographes Français, no 499,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  3. Arturo Palma di Cesnola, Le Paléolithique supérieur en Italie, Éditions Jérôme Millon, , p. 273-274.
  4. Henry Baills, « La serie lithique Ostuni 1 Structuration, morphotypométrie, appartenance chronoculturelle » (consulté le 4 mai 2018).
  5. (it) « Museo Civico e Parco Archelogico di Ostuni » (consulté le 4 mai 2018).
  6. (it) Sergio Natale Maglio, « Osservazioni sull’attualità della civiltà rupestre – Clima e migrazioni nella Puglia della colonizzazione trogloditica bizantina », Riflessioni – Umanesimo della pietra, no 26,‎ , p. 111 & seqq.
  7. Christiane Delplace, « Chronique des fouilles dans les surintendances des Pouilles, de la Basilicate et de la Calabre, de 1968 à 1972 », L’Antiquité classique, no 43 1,‎ , p. 388.
  8. Jean-Luc Lamboley, « Territoire et société chez les Messapiens », Revue belge de philologie et d’histoire, no 80 1,‎ , p. 51-72.
  9. (it) Silvio Iurleo, Ostuni. Città messapica, Schena, .
  10. « Petite histoire de l’Apulie » (consulté le 13 mai 2018).
  11. Biographie universelle (article Robert Guiscard), vol. 17, (lire en ligne), p. 16 & seq.
  12. (it) Raffaele Licinio, Castelli Medievali : Puglia e Basilicata : Dai Normanni a Federico II e Carlo I d’Angiò, Dedalo, 1994.
  13. (it) B. Ligorio, Federico II. Ebrei, castelli e Ordini monastici in Puglia nella prima metà del XIII secolo, Artebaria, 2011.
  14. Jean-Marie Martin, « Les Villes neuves en Pouille au XIIIe siècle », Journal des savants, no 1,‎ , p. 126-127 (lire en ligne).
  15. (it) L. Pepe, Storia della città di Villanova dalle origini al 1430, , p. 17.
  16. Jean-Marie Martin, Les espaces sociaux de l’Italie urbaine (XIIe au XVe siècle) : La construction de quelques palais de Charles Ier d’Anjou en Pouille et en Basilicate d’après les registres angevins, , p. 223 & seqq.
  17. (it) « Ostuni-info - Porta Nova, Porta San Demetrio » (consulté le 18 mai 2018).
  18. (it) B. Ligorio, Ebrei e neofiti a Ostuni e Martina Franca tra XV e XVI secolo. Fonti per uno studio economico e sociale, in L'umanità dello scriba. Testimonianze e studi in memoria di Cesare Colafemmina, sous la direction de P. Cordasco, F. Pappalardo et N. Surico, Bari, 2015, p. 226-278.
  19. (it) « La seconda vita di Isabella d'Aragona, duchessa di Bari » (consulté le 18 mai 2018).
  20. (it) Anna Roda, « Ostuni, la Bianca città », sur culturacattolica.it, (consulté le 19 mai 2018).
  21. (it) « Obelisco di Sant'Oronzo » (consulté le 19 mai 2018).
  22. (it) « Ostuni - Cenni storici », sur provinciabrindisi.com (consulté le 19 mai 2018).
  23. (it) « Dune Costiere da Torre Canne a Torre San Leonardo », sur Italia Nostra, (consulté le 19 mai 2018).
  24. (it) « Comune di Ostuni - Ordinanza bianco di calce n. 21 del 7 maggio 2015 » (consulté le 30 avril 2018).
  25. (it) « Concattedrale Santa Maria Assunta, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 22 mai 2018).
  26. (it) « San Vito Martire, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 4 juin 2018).
  27. (it) « San Giacomo di Compostella, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 4 juin 2018).
  28. (it) « San Francesco d’Assisi, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 5 juin 2018).
  29. (it) « Spirito Santo, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 5 juin 2018).
  30. (it) « Santa Maria della Stella, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 5 juin 2018).
  31. (it) « chiesa di santa Maria degli Angeli (Cappuccini) » (consulté le 11 juin 2018).
  32. (it) « Santissima Annunziata, Ostuni », sur Centro Studi per la Storia, Arcidiocesi di Brindisi, Ostuni (consulté le 11 juin 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]