Osmoy (Cher)

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Osmoy
La Grande métairie.
La Grande métairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Avord
Intercommunalité Communauté de communes de la Septaine
Maire
Mandat
Bernard Jacquemin
2014-2020
Code postal 18390
Code commune 18174
Démographie
Population
municipale
270 hab. (2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 27″ N 2° 31′ 25″ E / 47.0741666667, 2.5236111111147° 04′ 27″ Nord 2° 31′ 25″ Est / 47.0741666667, 2.52361111111
Altitude Min. 132 m – Max. 172 m
Superficie 22,63 km2
Localisation

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Osmoy

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Osmoy

Osmoy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants se nomment les Osmoyen (ne) s

Géographie[modifier | modifier le code]

Osmoy est une commune de plats reliefs essentiellement composée de domaines agricoles et principalement de cultures céréalières. C'est un plateau boisé en bordure de l'Yèvrette. Cet espace rural est relativement bien préservé même si les constructions d'habitations individuelles ont connu un essor important ces dernières années.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-du-Puy Moulins-sur-Yèvre Nohant-en-Goût Rose des vents
Bourges N
O    Osmoy    E
S
Soye-en-Septaine Savigny-en-Septaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Osmoy est une commune sans véritable bourg, les habitations sont dispersées sur toute la commune et on retrouve aujourd'hui des lieux-dits importants comme le Rochy, l'Orphelinat, Chalusse ou la Sapinière. Osmoy est également une commune sans église, celle-ci ayant été vendue lors de la Révolution et démolie par la suite. Elle ne fut jamais reconstruite. Osmoy est depuis rattaché à Moulins-sur-Yèvre pour le culte et depuis 1934 pour le cimetière.

Au début du XXe siècle, la commune est amputée de plus de 900 hectares au moment de la création du Champ de tir du polygone (DGA Techniques terrestres), dédié aux essais militaires.

Les réunions du conseil municipal se tenaient au domicile du maire, même quand celui-ci habitait Bourges, jusqu'en 1890, année de construction de la mairie dans le bourg de la commune. L'école communale, construite à la même époque et accolée à la mairie fermera en 1970 quand la nouvelle école communale (maternelle et primaire) sera rattachée à celle de l'OMPN. Les enfants d'Osmoy, puis des environs, iront à l'école dans les locaux de l'Orphelinat de la Police qui fermera en 2000, à l'époque du choix d'un nouveau site pour l'implantation du lycée agricole de Bourges (l'Orphelinat d'Osmoy étant un site possible avant que le domaine du Sollier sur la commune du Subdray ne soit choisi). Depuis les enfants d'Osmoy vont à l'école primaire de Saint-Germain-du-Puy.

Osmoy fait partie du canton de Baugy depuis le , auparavant la commune était rattachée à celui de Levet et fait également partie de la communauté de communes de la Septaine composée des 9 communes suivantes (8 du canton de Baugy et 1 du canton de Levet) : Avord, Crosses, Farges-en-Septaine, Jussy-Champagne, Nohant-en-Goût, Osmoy, Savigny-en-Septaine, Soye-en-Septaine et Vornay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1977 Lucien Leblanc SE Agriculteur
1977 1983 Jean Clavier SE Agriculteur
1983 1989 Claude Lefèvre SE Directeur du domaine expérimental de l'INRA de Bourges
1989 1995 Aimé Giraudon SE Agriculteur
1995 2008 Jean-Pierre Hamonou SE Directeur du domaine expérimental de l'INRA de Bourges
2008 en cours
(au 27 septembre 2014)
Bernard Jacquemin[1] SE Retraité, ancien directeur général adjoint d'Epis Centre

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 270 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 311 415 309 320 311 318 315 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 281 274 246 261 244 226 262 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233 262 272 161 159 184 238 260 339
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
220 264 228 210 265 288 174 270 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux[modifier | modifier le code]

La Grande Métairie[modifier | modifier le code]

Site de l'OMPN - La Grande Métairie

De 1925 à 2006 : l'Orphelinat Mutualiste de la Police Nationale (OMPN)[modifier | modifier le code]

Située à 6 km de Bourges, Osmoy a été la première structure d’accueil créée par l’Orphelinat mutualiste de la police nationale (OMPN), à l’initiative de policiers bénévoles, en 1925 et avec le soutien du maire du village de l'époque et de tous ses successeurs après lui. Aujourd’hui remplacée par le village Orphéopolis de Bourges, plus adapté aux besoins des enfants du XXIe siècle, Osmoy aura marqué l'histoire de cette institution.

L’histoire de cette institution[modifier | modifier le code]

L'histoire commence avec un petit groupe de policiers qui recherchait au cœur de la France un endroit où les orphelins de la police pourraient être recueillis. En 1921, ils trouvent enfin le terrain idéal, sur la commune d'Osmoy, au lieu-dit de La grande Métairie

Les travaux débutent en 1925, 4200 m² de bâtiments sont réhabilités.

Le 15 juillet 1929, la première structure ouvre ses portes à Osmoy et accueille les onze premiers orphelins. En 1930, l’école primaire accueille une institutrice détachée de l’Education nationale pour dispenser les cours aux jeunes pensionnaires. Le nombre de résidents augmente régulièrement et la construction d’un groupe scolaire de quatre classes est entreprise, devant réunir les pensionnaires d’un part, mais également les enfants de la commune. Il est inauguré en juin 1938. En 1939, l’orphelinat héberge déjà plus d’une centaine d’enfants.

La police paiera un lourd tribut à la seconde guerre mondiale et à la guerre d’Algérie. L’institution doit alors accueillir d’urgence cent cinquante nouveaux enfants. Entre 1946 et 1959, l’Orphelinat Mutualiste de la Police Nationale d’Osmoy connaît de nombreux travaux d’agrandissement dont « l’aile garçons » puis « l’aile filles ».

À l'image de sa « ferme modèle », si chère aux enfants, Osmoy se consacre à offrir une éducation « modèle » à ses pensionnaires. L'orphelinat fait alors figure de référence auprès des autorités de tutelle. En 1947, l'OMPN est placé sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République. Tous les présidents français ont reconduit ce haut patronage depuis lors. 

Le 7 mai 1959, le Général de Gaulle viendra en personne inaugurer le nouveau site d’Osmoy. L’OMPN redouble alors d’efforts pour améliorer les conditions de vie et d’éducation des enfants : nouveau groupe scolaire, nouvelle infirmerie, gymnase polyvalent, salle de jeu... selon les plans de l'architecte Audou, Grand Prix de Rome. L’adaptation aux exigences éducatives et pédagogiques est constante.

Le cinquantenaire de l’institution marque un virage dans l’histoire d’Osmoy : l’orphelinat devient Centre éducatif et d’animation d’Osmoy et des liens se tissent avec l’Education nationale, les collectivités locales, les clubs sportifs, les centres sociaux culturels... Peu à peu, les dortoirs collectifs disparaissent, les orphelins partent plus régulièrement en vacances, le gymnase diversifie ses activités : théâtre, cinéma, ateliers… Osmoy fait figure de référence auprès des autorités de Tutelle. Le 15 juin 1978, après la visite successive de nombreux ministres, Mme Giscard d'Estaing honore la remise des prix de fin d'année.

Au fil du temps, l'œuvre de l'OMPN a trouvé écho dans le cœur d'un nombre croissant d'hommes et de femmes sensibles à sa cause. Cette grande "famille de cœur" a permis d'améliorer encore la qualité d'éducation des enfants : classes d'informatique, construction des cours de tennis, salles d’études et centre de documentation, sorties culturelles et pédagogiques en Europe... En 1985, les enfants participent à des échanges européens, avec le centre de vacances de Fermo, en Italie.

En septembre 1999, l’école primaire d’Osmoy ferme définitivement ses portes, actant la volonté que les pensionnaires étudient tous à l’extérieur du domaine. Parallèlement la réflexion s’engage sur un nouveau modèle d’accueil : des « unités de vie régionalisées », petites structures, de type familial, réparties sur l’ensemble du territoire. Dans ce contexte, Osmoy se réorganise et met en place, en son sein, quatre unités de vie « indépendantes ». Chacune regroupe une dizaine d’enfants, leurs éducateurs et maîtresse de maison. La résidence abandonne les dortoirs pour des chambres à deux, le réfectoire pour des salles à manger... C’est le prélude aux futurs villages à venir.

Les « anciens pensionnaires » ont créé en 2002 une amicale en preuve d'attachement à ce lieu unique en France.

En 2004, l’OMPN devient Orphéopolis[4] et quitte le site d’Osmoy pour s’installer dans un lieu plus adapté à quelques kilomètres de là, sur la commune de Bourges.

Le village de Bourges est inauguré le 13 avril 2006 en présence de Claude Kupfer, préfet du Cher et Serge Lepeltier, maire de Bourges. Il a ouvert ses portes en janvier 2005 pour accueillir enfants et personnel d'Osmoy qui a définitivement fermé ses portes.

L'orphelinat aura fait vivre le village d'Osmoy pendant 71 ans ; les jeunes du village ayant partagés les mêmes écoles primaire et maternelle que ses pensionnaires, construites dans son enceinte. L'histoire de l'OMPN et celle du village d'Osmoy sont indissociables. Aujourd'hui, le site de l'OMPN a été acquis par l'État qui l’a réhabilité afin d’y créer un EPIDE.

Depuis 2008 : Etablissement Pour l'Insertion Dans l'Emploi (EPIDE)[modifier | modifier le code]

Le Centre de la 2e Chance a ouvert ses portes le 3 juin 2008 à la suite du rachat par l’État de l’ancien orphelinat de la police pour y accueillir des promotions d’environ 150 jeunes en difficulté d’insertion. Il s’agit de jeunes de la Région Centre, volontaires, qu’il faut aider à se relancer dans la vie. Ce centre emploie 54 agents.

L'EPIDE de Bourges-Osmoy est dirigé par Christophe DUCHON[5].

Le Gîte d'Osmoy (Gîte de la Garenne)[modifier | modifier le code]

Gîte de la Garenne - La Grande Métairie

Financé et géré par la Communauté de Communes de la Septaine, le Gîte de la Garenne est installé sur une partie du domaine de La Grande Métairie, dans une maison du début du XXème siècle entièrement restaurée. Il se compose de trois unités (une partie centrale et deux ailes) dissociables, comprenant notamment une grande salle de réception/réunion. Labellisé Gîtes de France en 2013, ce gîte de groupe peut accueillir 72 personnes assises et possède 42 couchages répartis dans dix-huit chambres[6].

Domaine de la Sapinière (INRA)[modifier | modifier le code]

Logo INRA

Le domaine de la Sapinière est géré par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). Le domaine d’Osmoy appartient à l'"Unité expérimentale de Bourges"[7], outil important dans le dispositif du département de recherche Génétique Animale de l'INRA[8], ayant pour missions, d’une part, de comprendre le déterminisme génétique des caractères observés chez les animaux domestiques et plus généralement de contribuer au progrès des connaissances en biologie intégrative animale et, d’autre part, de développer les méthodes et les outils d’amélioration et de conservation génétiques des populations d’animaux d’élevage.

L'unité est composée de :

  • Deux domaines :

- le domaine de La Sapinière à OSMOY : 425 hectares, dont 285 hectares de cultures fourragères ;

- le domaine de Galle à AVORD : 200 hectares de cultures fourragères.

  • Et trois élevages expérimentaux :

- l'élevage ovin : 2000 brebis et deux périodes d'agnelage en août et en novembre ;

- l'élevage caprin : 450 chèvres en zone d'appellation d'origine protégée Crottin de Chavignol ;

- l'élevage bovin : 270 vaches charolaises, les génisses de renouvellement et 70 taurillons.

40 personnes (ingénieurs, techniciens et administratifs) étudient les trois grandes espèces d'animaux domestiques et assurent la production des fourrages nécessaires à leur alimentation sur le Domaine de la Sapinière à OSMOY et celui de Galle à AVORD. 

Briscoche : La Ferme équestre d'Osmoy[modifier | modifier le code]

La Ferme équestre d’Osmoy[9] a ouvert ses portes en Novembre 2011, sur le site de l’ancien centre équestre de l’OMPN, au lieu-dit Briscoche.

Cette structure accueille aujourd’hui de nombreux cavaliers et est également ouverte à l’enseignement auprès des scolaires, des crèches et avec une attention particulière envers le monde des autistes.

La Châtaigneraie : Foyer d'accueil médicalisé[modifier | modifier le code]

Le foyer d'accueil médicalisé (FAM) de la Châtaigneraie a été inauguré le vendredi 10 septembre 2010 dans l'ancien corps de ferme de La Châtaigneraie. Cet établissement qui devait compter 28 places, est géré par l'association Sésame Autisme. Les bénéficiaires sont des adultes autistes entre 18 et 60 ans qui vivent et travaillent dans l'établissement.

L’association a fait le choix d’un internat en habitat décentralisé, d’activités qui restaurent la valeur de la personne, d’un fonctionnement participatif qui implique toutes les personnes, reconnaissant à la personne autiste son statut d’adulte.

Le site de 5 hectares, avec une ancienne maison de maître restaurée et des anciens bâtiments agricoles, comprend :

  • un bâtiment de 600 m2 (infirmerie, 2 salles de réunion, salle de détente, bureaux administratifs, etc.)
  • un bâtiment auberge de 230 m2
  • une maison d'habitation de 385 m2 pour 7 adultes et leurs accompagnants

Plus loin, à Moulins sur Yèvre (4 km d'Osmoy), sur une parcelle de 2 500 m2 au sein d'un lotissement, une maison d'habitation de 356 m2 pour 7 adultes et leurs accompagnants complète l'ensemble de l'établissement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  4. « Orphéopolis accompagne et soutient les orphelins de la Police Nationale et leurs familles », sur www.orpheopolis.fr (consulté le 11 avril 2016)
  5. « EPIDE - Des jeunes, acteurs de leur avenir - Bourges-Osmoy », sur www.epide.fr (consulté le 11 avril 2016)
  6. « Gîte de groupe Gîte De Groupe De La Garenne à Osmoy - Cher , Gîte de groupe 3 épis Cher », sur www.gites-de-france.com (consulté le 7 avril 2016)
  7. « Inra Val de Loire - Unité expérimentale de Bourges - Accueil », sur www6.val-de-loire.inra.fr (consulté le 11 avril 2016)
  8. INRA, « Génétique animale », sur www.ga.inra.fr,‎ (consulté le 11 avril 2016)
  9. « Cécile Ferme Equestre D'Osmoy | Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 11 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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