Oriol Junqueras

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Oriol Junqueras
Illustration.
Fonctions
Président de la Gauche républicaine de Catalogne
En fonction depuis le
(6 ans et 11 mois)
Prédécesseur Joan Puigcercós
Vice-président du gouvernement de Catalogne
Conseiller à l'Économie et aux Finances

(1 an, 9 mois et 14 jours)
Président Carles Puigdemont
Gouvernement Puigdemont
Prédécesseur Neus Munté
Successeur Poste vacant
Maire de Sant Vicenç dels Horts

(4 ans, 10 mois et 12 jours)
Prédécesseur Amparo Piqueras Manzano
Successeur Maite Aymerich
Député européen

(2 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique Verts/ALE
Successeur Ana Miranda
Biographie
Nom de naissance Oriol Junqueras i Vies
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Barcelone (Catalogne, Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique ERC
Profession Professeur d'histoire

Oriol Junqueras Oriol Junqueras

Oriol Junqueras i Vies, né le à Barcelone, est un homme politique et un historien espagnol, membre de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est professeur d'histoire moderne et contemporaine à l'université autonome de Barcelone.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de juin 2009, il est élu au Parlement européen, où il siège au sein du groupe des Verts/Alliance libre européenne. Il est membre de la commission des pétitions, de la délégation pour les relations avec les pays du Mercosur et de la délégation à l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine[1]. Le 31 décembre 2011, il démissionne de son siège où il est remplacé par Ana Miranda du Bloc nationaliste galicien, en raison de l'accord au sein de la coalition Europe des Peuples - les Verts.

Le 11 juin 2011, il est élu maire de Sant Vicenç dels Horts. Réélu en mai 2015, il quitte ses fonctions en décembre de la même année.

En 2012, il est l'un des vingt et un députés de la Gauche républicaine élus lors des élections au Parlement de Catalogne et devient chef de l'opposition en décembre de la même année.

Candidat en cinquième position sur la liste Ensemble pour le oui dans la province de Barcelone, il est réélu avec trente et un de ses colistiers député au Parlement de Catalogne lors du scrutin du [2]. Le 14 janvier 2016, il devient vice-président du nouveau gouvernement catalan formé par Carles Puigdemont.

Référendum sur l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le , le gouvernement de Carles Puigdemont annonce la date et la question du référendum d’indépendance. La loi est adoptée le avant d'être suspendue le par le Tribunal constitutionnel[3].

Le , le parquet supérieur de Catalogne se saisit et poursuit les membres du gouvernement régional et les membres du bureau du Parlement présidé par Carme Forcadell devant le tribunal supérieur de justice de Catalogne[4] pour motifs de prévarication et de désobéissance ainsi que de détournement de fonds publics[5].

Carles Puigdemont prenant la parole sur les résultats du référendum derrière un pupitre.
Carles Puigdemont intervient le devant le Parlement pour réagir au résultat du référendum d'indépendance.

Le , le gouvernement transmet au Parlement les résultats officiels du scrutin référendaire : les chiffres définitifs indiquent que 43,03 % des inscrits ont participé au vote, le « Oui » remportant 90,18 % des suffrages exprimés.

Lors d'une intervention devant le Parlement réuni le , Puigdemont proclame que « avec les résultats du référendum, la Catalogne a gagné le droit d'être un État indépendant ». Peu après la fin de la séance, les députés indépendantistes signent une déclaration qui reconnaît « la République catalane comme État indépendant et souverain, fondé sur le droit, démocratique et social ». Bien que le texte n'y fasse pas référence, son application est suspendue en conséquence du discours de Puigdemont devant les parlementaires, « pour entreprendre un dialogue, arriver à une solution négociée pour avancer face aux demandes du peuple catalan »[6].

Dès le lendemain matin, le conseil des ministres se réunit exceptionnellement et le président du gouvernement Mariano Rajoy annonce qu'il envoie à Puigdemont une « mise en demeure formelle » pour savoir si l'indépendance a été ou non déclarée, précisant qu'il s'agit d'une étape nécessaire « avant l'adoption par le gouvernement de toute mesure admise par l'article 155 de la Constitution », qui permet de suspendre l'autonomie de la Catalogne et de dissoudre le parlement et l'exécutif regiaunauxs[7].

Le , Rajoy annonce qu'il recourt à l'article 155 pour revenir à la légalité et faire respecter le statut d'autonomie. Il demande au Sénat de destituer le gouvernement de Catalogne et d'organiser de nouvelles élections régionales dans les six mois[8]. Le , l'intégralité du gouvernement est officiellement destituée, mais la première réunion du gouvernement de la République catalane autoproclamée et non internationalement reconnue a lieu le soir même[9].

Le , Puigdemont réagit depuis Gérone et appelle à « s'opposer démocratiquement » à la décision du gouvernement central, dénonçant une « agression préméditée à la volonté des Catalans » à laquelle il faut « infatigable esprit civique et pacifique » et assurant de sa « volonté est de continuer à travailler pour remplir [son] mandat démocratique »[10].

Emprisonnement[modifier | modifier le code]

Le , d'après l'agence Efe, le président destitué et cinq de ses anciens conseillers se réfugient à Bruxelles via Marseille[11] mais Oriol Junqueras n'en fait pas partie. Au contraire, il se rend à son bureau, au ministère de l'Économie[12].

Le , il comparaît devant l'Audience nationale en compagnie de huit membres du gouvernement destitué, tous poursuivis pour les délits de rébellion, sédition et malversation de fonds publics[13]. À l'issue de leur comparution, la juge d’instruction ordonne leur placement en détention provisoire[14].

Le , Oriol Junqueras, Raül Romeva, Jordi Sànchez et Jordi Cuixart sont transférés au centre pénitentiaire Lledoners situé dans la commune de Sant Joan de Vilatorrada à 3 km de Manresa[15].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (ca) Els catalans i Cuba, .
  • (ca) La batalla de l'Ebre. Història, paisatge, patrimoni, .
  • (ca) La presó Model de Barcelona, .
  • (ca) Manel Girona, el banc de Barcelona i el canal d'Urgell. Pagesos i burgesos en l'articulació del territori, .
  • (ca) Guerres dels catalans, .
  • (ca) Guerra, economia i política a la Catalunya de l'alta edat moderna, .
  • (ca) Economia i pensament econòmic a la Catalunya de l'alta edat moderna (1520-1630), .
  • (ca) Camí de Sicília, .
  • (ca) Les proclames de sobirania de Catalunya (1640-1939), .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Oriol Junqueras », sur la base de données des députés au Parlement européen.
  2. (ca) Generalitat de Catalunya, Eleccions al Parlament de Catalunya 2015, section Composició del Parlament
  3. « Indépendance de la Catalogne : Madrid hausse le ton », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  4. El TSJ de Cataluña registra dos querellas de la Fiscalía contra Govern y Mesa Parlament, page du Conseil général du pouvoir judiciaire.
  5. (es) J. G. Albalat, « La fiscalía acusa a Puigdemont de malversación, que comporta penas de cárcel », elperiodico,‎ (lire en ligne).
  6. (es) Pere Ríos, « Puigdemont declara la independencia de Cataluña pero propone dejarla en suspenso », El País,‎ (lire en ligne).
  7. (es) « Ultimátum de Rajoy a Puigdemont antes de intervenir Catalunya con el 155 », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  8. « Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, demande la destitution du président catalan et la tenue d'élections régionales dans les six mois », sur francetvinfo.fr/, (consulté le 21 octobre 2017).
  9. (ca) « Acaba la primera reunió del govern de la República », VilaWeb,‎ (lire en ligne).
  10. « Catalogne : Puigdemont appelle "à s'opposer démocratiquement" à la mise sous tutelle », sur europe1.fr, .
  11. (es) Claudi Pérez et Pere Ríos, « Puigdemont y cinco exconsejeros se refugian en Bruselas », El País,‎ (lire en ligne).
  12. (es) « Junqueras acude a su despacho en la Conselleria d'Economia », sur El Nacional, 30 octobre 2017. (consulté le 6 novembre 2017).
  13. (es) « La juez manda a la cárcel a ocho exconsellers de la Generalitat. », sur elpais.com, (consulté le 2 novembre 2017).
  14. (es) « La jueza envía a la prisión a Junqueras y los consellers con fianza para Vila », sur El Nacional, .
  15. (ca) Daniel Sánchez Ugart, Núria Martínez et Marc Toro, « Junqueras, Romeva i els Jordis ingressen a la presó de Lledoners », sur ara.cat, Ara, (consulté le 4 juillet 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]