Origin of Symmetry

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Origin of Symmetry
Album de Muse
Sortie
Enregistré Septembre 2000–février 2001
Ridge Farm Studio (Surrey)
Real World Studios (Wiltshire)
Studio Astoria (Londres)
Abbey Road Studios (Londres)
Sawmills Studio (Cornouailles)
St. Mary's Church (Bath)
Durée 51:41
Genre Rock alternatif, rock progressif[1], hard rock[2], space rock[3]
Producteur John Leckie, David Bottrill, Muse
Label Mushroom Records

Albums de Muse

Singles

Origin of Symmetry est le deuxième album studio du groupe britannique Muse, sorti en 2001. Plug In Baby, New Born, Bliss, Feeling Good et Hyper Music sont les singles de cet album. Le dernier (Feeling Good/Hyper Music) est un double-A-side c’est-à-dire un double-single. Le titre Citizen Erased est publié en tant que single sous un format exclusivement téléchargeable. Comme pour leur premier album Showbiz, c'est Matthew Bellamy qui écrit et compose l'ensemble des titres de l'album, à l'exception de Feeling Good, reprise d'une chanson d'Anthony Newley et de Leslie Bricusse, popularisée par Nina Simone.

Enregistrement et composition[modifier | modifier le code]

Le groupe a déjà joué plusieurs chansons de l'album au cours de la tournée promotionnelle de Showbiz et souhaite conserver pour l'enregistrement un son puissant de live[4]. L'album est enregistré au Ridge Farm Studio (dans le sud du Surrey) avec David Bottrill comme producteur, puis aux Real World Studios avec John Leckie. Des sessions de réenregistrement ont ensuite lieu à Londres, au studio Astoria et aux studios Abbey Road[5]. Le mixage se déroule aux Sawmills Studios, en Cornouailles[6]. Bottrill travaille avec le groupe sur la production des chansons New Born, Bliss, Plug In Baby et Darkshines avant de partir enregistrer l'album Lateralus avec le groupe Tool. C'est alors Leckie, qui avait déjà produit Showbiz, qui prend la relève[4].

Pour Matthew Bellamy, le thème central de l'album est le lien qui unit les individus, un mélange entre « l'émotion et la science, l'ordre et le chaos », ces deux extrémités étant reflétées par des compositions très différentes mais néanmoins unies par un fil invisible[7]. Autre thème revenant de façon récurrente, celui de la crainte d'une technologie qui surveille, contrôle ou écrase les individus ; ce thème apparaît notamment dans New Born, Plug In Baby, Citizen Erased, Micro Cuts et Screenager[8]. Bliss évoque le fait de donner sans rien attendre en retour, c'est l'une des chansons préférées de Matthew Bellamy en raison de ses « sons de synthé style années 1980 » qui lui rappellent « les dessins animés » qu'il regardait enfant[9].

Parmi les influences musicales de l'album, le trio s'est inspiré de Philip Glass pour l'intro au piano de New Born[10], de Jean-Sébastien Bach pour celle de Plug In Baby[11], de Sergei Rachmaninov pour Space Dementia[12], de Rage Against the Machine sur Hyper Music[13].

Feeling Good est une reprise d'une chanson écrite par Anthony Newley et Leslie Bricusse en 1964 pour la comédie musicale The Roar of the Greasepaint – The Smell of the Crowd. Cette chanson est popularisée par Nina Simone dans sa version enregistrée l'année suivante. Matthew Bellamy a décidé de la reprendre pour l'album car c'était la chanson préférée de sa mère[14].

Le trio expérimente beaucoup durant tout l'album. Dominic Howard augmente son kit de batterie ce qui élargit sa gamme de sons. Il utilise même un balafon et des os d'animaux pour Screenager[15]. Matthew Bellamy utilise un orgue, l'un de ceux de la St. Mary's Church de Bathwick[5], pendant Megalomania, ainsi qu'une guitare à sept cordes pendant Citizen Erased[16]. Durant tout l'album, la basse est déphasée par rapport à la guitare ou le piano, qui sont censées mener la mélodie. En effet, Christopher Wolstenholme utilise de la distorsion et d'autres effets sur sa basse pour lui donner plus de présence, de lourdeur, permettant à la guitare de s'écarter de l'air principal et de jouer des notes plus élevées[17].

Titre et pochette[modifier | modifier le code]

Le titre de l'album est tiré d'un concept développé par le physicien Michio Kaku dans son livre Hyperspace[18]. La lecture de ce livre, ainsi que celle de The Elegant Universe de Brian Greene, influence fortement Matthew Bellamy, qui explique que « c'est de ces deux œuvres que vient le thème de l'album : notre univers ne pourrait pas exister sans la symétrie qui lui est inhérente[19]. » Pour la pochette, le groupe demande à quatorze artistes de leur soumettre une création et c'est celle de William Eager qui a été choisie, onze autres figurant dans le livret[7].

Tournée[modifier | modifier le code]

La tournée promotionnelle de l'album commence avant même la sortie de ce dernier. Le trio donne 18 concerts en avril 2001 et 21 en mai avant d'enchaîner par des apparitions dans différents festivals estivaux. Ils continuent avec 29 concerts en Europe et quatre au Japon pendant l'automne 2001[20]. Les images du DVD et le son du CD live d'Hullabaloo proviennent de deux concerts du groupe joués les 28 et 29 octobre 2001 au Zénith de Paris[21].

Accueil[modifier | modifier le code]

Succès commercial[modifier | modifier le code]

L'album ne sort pas aux États-Unis avant septembre 2005 car Maverick Records, label du groupe dans ce pays, avait demandé à Bellamy de réenregistrer Plug in Baby dans un registre vocal différent, en supprimant les effets de fausset, car il craignait une mauvaise réaction de la part des stations de radios. Devant le refus du chanteur, le label met fin à son contrat avec Muse[22].

Il atteint notamment la 2e place des classements en France et la 3e place au Royaume-Uni[23], pays où il est certifié double disque de platine[24], et entre dans le Top 10 en Belgique, en Autriche, en Irlande et en Italie. Il est également certifié disque de platine en Australie[25] et disque d'or en Belgique, en France, en Italie et en Suisse. La certification du disque d'or français est remise au trio à l'issue de leur concert au Zénith de Paris du 29 octobre 2001[26].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Parmi les critiques favorables, Sean Adams, de Drowned in Sound, lui donne la note de 10/10, affirmant que « votre collection de disques a besoin de cet album », qui sera celui que « vos parents, enfants ou soi-disant amis ne voudront pas vous rendre », « c'est Muse à son meilleur et plus accessible niveau[27]. » Pour le site Albumrock, qui lui donne 5 guitares sur 5, Muse sait « allier la mélodie, la beauté des sons à la violence et la rage des instruments et en faire quelque chose d'unique » et « chacune des pistes est un plaisir pour les oreilles, que ce soit les moments de violence mélodique, avec New Born ou Plug in Baby, les rythmes très entraînants de Hyper Music ou de Bliss, et les chansons plus expérimentales comme Micro Cuts qui joue dans le style opéra ou Megalomania, qui joue dans le grandiose »[28]. Tyler Fisher, de Sputnikmusic, lui donne 5 étoiles sur 5, estimant que c'est « l'incarnation de toute l'énergie de Muse » et qu'il comporte « un grand nombre des meilleures chansons de toute l'histoire du groupe », mettant notamment en avant New Born, Space Dementia, Citizen Erased et Megalomania[29]. Pour Roger Morton, du New Musical Express, qui lui donne la note de 9/10, Muse « réinvente le grunge comme un rock du futur néo-classique et gothique » dans cet album où « presque tout est exagéré mais où les titres lyriques sont canalisés de façon dévastatrice par les contraintes imposées d'un trio de rock[30]. » Le site Forces parallèles lui donne 4 étoiles sur 5, évoquant un album « plutôt satisfaisant, présentant un certain nombre de bonnes idées et de titres plutôt bien construits », dont les mélodies mêlent classicisme et arrangements électroniques de façon « plus ou moins pertinentes, mais plus souvent plus que moins », et mettant particulièrement en avant New Born, Space Dementia, Plug in Baby, Citizen Erased et Darkshines[31]. Roy Wilkinson, du magazine Q, lui donne 5 étoiles sur 5, évoquant un album « stupéfiant » qui rend la comparaison avec Radiohead faite aux débuts du groupe « désormais obsolète »[32]. Dean Carlson, du site AllMusic, lui donne 4 étoiles sur 5[33].

Du côté des critiques négatives, Devon Powers, de PopMatters, estime que « la plupart des chansons sont si sombres que vous jureriez être à un enterrement un jour pluvieux d'hiver juste après avoir perdu votre travail » et que l'album « est réservé à ceux qui veulent accepter le découragement et la dépression sans le fardeau de la diversité stylistique[34]. » Pour Stéphane Deschamps, des Inrockuptibles, « ce groupe est atrocement pompier. Comme dans le heavy-metal, on emprunte des structures à la musique classique (la pauvre), on se vautre dans la prétention et la virtuosité[35]. » Betty Clarke, du The Guardian, lui donne 1 étoile sur 5, évoquant un album « incroyablement pompeux et suffisant »[36].

Postérité[modifier | modifier le code]

Origin of Symmetry est nommé aux NME Awards 2002 dans la catégorie du meilleur album[37]. En 2006, les lecteurs du magazine Q le classent à la 74e place des 100 meilleurs albums de tous les temps[38]. En 2008, ils le classent à la 28e place des meilleurs albums britanniques de tous les temps[39]. Le magazine Kerrang! le classe à la 20e des meilleurs albums de rock britanniques de tous les temps[40]. Pour Gilles Verlant et Thomas Caussé, dans la discothèque parfaite de l'odyssée du rock, le son de l'album est « puissant, énorme, excessif », le groupe « n'hésitant pas à aller en force dans le rock théâtral comme il se pratiquait sans complexe à l'âge d'or de la pop progressive[41]. »

À l'occasion des dix ans de sa sortie, le groupe joue l'intégralité de l'album en live au Reading Festival 2011 ainsi qu'au Leeds Festival 2011. Il s'agit de la dernière représentation scénique de l'album en version complète (en considérant que le morceau Futurism est une face-B) et la dernière interprétation live de certains morceaux de l'album selon les mots de Matthew Bellamy dans le magazine NME en mars 2011[42].

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Classements[modifier | modifier le code]

Meilleures positions d'Origin of Symmetry dans les classements musicaux
Classement musical Meilleure position
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Media Control AG)[43] 17
Drapeau de l'Australie Australie (ARIA)[44] 22
Drapeau de l'Autriche Autriche (Ö3 Austria Top 40)[45] 7
Drapeau de la Belgique Belgique (Flandre Ultratop)[46] 9
Drapeau de la Belgique Belgique (Wallonie Ultratop)[47] 2
Drapeau des États-Unis États-Unis (Billboard 200)[48] 161
Drapeau de la Finlande Finlande (Suomen virallinen lista)[49] 30
Drapeau de la France France (SNEP)[50] 2
Drapeau de l'Irlande Irlande (Irish Recorded Music Association)[51] 3
Drapeau de l'Italie Italie (FIMI)[49] 5
Drapeau de la Norvège Norvège (VG-lista)[49] 11
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (RIANZ)[52] 43
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Mega Album Top 100)[53] 19
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Albums Chart)[23] 3
Drapeau de la Suisse Suisse (Schweizer Hitparade)[54] 14

Certifications[modifier | modifier le code]

Certifications d'Origin of Symmetry
Pays Ventes Certifications
Drapeau de l'Australie Australie 70 000 + Disque de platine Platine[25]
Drapeau de la Belgique Belgique 15 000 + Disque d'or Or[55]
Drapeau de la France France 100 000 + Disque d'or Or[26]
Drapeau de l'Italie Italie 50 000 + Disque d'or Or[56]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 600 000 + Disque de platine 2 × Platine[24]
Drapeau de la Suisse Suisse 20 000 + Disque d'or Or[57]

Liste des titres[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. New Born 6:03
2. Bliss 4:13
3. Space Dementia 6:22
4. Hyper Music 3:20
5. Plug In Baby 3:40
6. Citizen Erased 7:20
7. Micro Cuts 3:40
8. Screenager 4:20
9. Darkshines 4:47
10. Feeling Good 3:20
11. Megalomania 4:38

Crédits[modifier | modifier le code]

Interprètes[modifier | modifier le code]

Muse

Musiciens additionnels

Équipe de production[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Rick Wakeman's 10 favourite prog-rock albums of all time », MusicRadar, (consulté le 5 avril 2015).
  2. (en) Raper, Dan, « Muse: Black Holes & Revelations », PopMatters, (consulté le 17 mars 2015).
  3. (en) Trendell, Andrew, « Happy Birthday Muse's Origin Of Symmetry: The Tracks Ranked », Gigwise, (consulté le 17 mars 2015).
  4. a et b Moreau 2003, p. 69.
  5. a et b (en) « Origin of Symmetry Credits », sur discogs.com (consulté le 8 décembre 2017)
  6. Moreau 2003, p. 69-70.
  7. a et b Moreau 2003, p. 71.
  8. Moreau 2003, p. 71-73 et 78.
  9. Moreau 2003, p. 72.
  10. « La playlist de l'actu », Les Échos (consulté le 8 décembre 2017)
  11. Moreau 2003, p. 74.
  12. « Analyse du morceau Space Dementia de Muse », sur composer-sa-musique.fr (consulté le 8 décembre 2017)
  13. (en) Luke Beardsworth, « The Fangasm », Drowned in Sound (consulté le 8 décembre 2017)
  14. Moreau 2003, p. 64.
  15. (en) « Origin of Symmetry Review », Sputnikmusic (consulté le 8 décembre 2017).
  16. (en) Jack Parker, « Six things to expect from the new Muse album », sur allthingsloud.com (consulté le 8 décembre 2017)
  17. (en) « 6 More Modern Bass Players You Should Know », sur smartbassguitar.com (consulté le 8 décembre 2017).
  18. The Making of Origin of Symmetry, Xfm, 7 novembre 2007.
  19. Moreau 2003, p. 70.
  20. Moreau 2003, p. 101.
  21. Moreau 2003, p. 40-45.
  22. (en) « Muse », Spin,‎ , p. 53.
  23. a et b (en) « Muse - Albums », sur officialcharts.com (consulté le 16 août 2012).
  24. a et b (en) « Certified Awards Search -Muse », sur BPI (consulté le 27 janvier 2014).
  25. a et b (en) « ARIA Charts Accreditations », sur Australian Recording Industry Association (consulté le 16 août 2012).
  26. a et b Moreau 2003, p. 27-28.
  27. (en) Sean Adams, « Origin of Symmetry Review », Drowned in Sound (consulté le 16 août 2012).
  28. « Chronique Origin of Symmetry », sur albumrock.net (consulté le 25 avril 2013).
  29. (en) Tyler Fisher, « Origin of Symmetry Review », Sputnikmusic (consulté le 25 avril 2013).
  30. (en) Roger Morton, « Origin of Symmetry Review », New Musical Express (consulté le 16 août 2012)
  31. « Chronique Origin of Symmetry », sur nightfall.fr (consulté le 25 avril 2013).
  32. (en) Roy Wilkinson, « Origin of Symmetry », Q, no 179,‎
  33. (en) Dean Carlson, « Origin of Symmetry », AllMusic (consulté le 8 décembre 2017)
  34. (en) Devon Powers, « Origin of Symmetry Review », PopMatters (consulté le 25 avril 2013).
  35. Stéphane Deschamps, « Chronique Origin of Symmetry », Les Inrockuptibles (consulté le 25 avril 2013).
  36. (en) Betty Clarke, « Origin of Symmetry », The Guardian (consulté le 8 décembre 2017)
  37. Moreau 2003, p. 66.
  38. (nl) « Top 100's Qreaders », sur timepieces.nl (consulté le 20 mai 2015)
  39. (en) « Q Readers Best British Albums », sur rocklistmusic.co.uk (consulté le 8 décembre 2017)
  40. (en) « Kerrang Lists », sur rocklistmusic.co.uk (consulté le 16 août 2012).
  41. (en) Gilles Verlant et Thomas Caussé, La Discothèque parfaite de l'odyssée du rock, Presses de la Cité, (ISBN 2-2580-8007-X), p. 300.
  42. « L'intégralité d'Origin of Symmetry à Leeds et Reading », JeuxActu (consulté le 25 mars 2012).
  43. (de) Charts.de – Muse – Origin of Symmetry. GfK Entertainment. PhonoNet GmbH.
  44. (en) Australian-charts.com – Muse – Origin of Symmetry. ARIA Top 50 album. Hung Medien.
  45. (de) Austriancharts.at – Muse – Origin of Symmetry. Ö3 Austria Top 40. Hung Medien.
  46. (nl) Ultratop.be – Muse – Origin of Symmetry. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  47. Ultratop.be – Muse – Origin of Symmetry. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  48. (en) « Muse - Awards », AllMusic (consulté le 4 avril 2013).
  49. a, b et c « Muse - Origin of Symmetry », sur lescharts.com (consulté le 16 août 2012).
  50. Lescharts.com – Muse – Origin of Symmetry. SNEP. Hung Medien.
  51. (en) « Discography Muse », sur irish-charts.com (consulté le 4 avril 2013).
  52. (en) Charts.org.nz – Muse – Origin of Symmetry. RIANZ. Hung Medien.
  53. (nl) Dutchcharts.nl – Muse – Origin of Symmetry. Mega Album Top 100. Hung Medien.
  54. (en) Swisscharts.com – Muse – Origin of Symmetry. Schweizer Hitparade. Hung Medien.
  55. (en) « Gold and Platinum Certifications Albums 2002 », sur ultratop.be (consulté le 4 avril 2013).
  56. (it) « Muse - Certificazioni », sur fimi.it (consulté le 18 avril 2016)
  57. (de) « Awards Database - Muse », sur swisscharts.com (consulté le 4 avril 2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Beaumont, Out of This World: The Story of Muse, Omnibus Press, (ISBN 9781847723772)
  • Christel Moreau, Muse de A à Z, MusicBook, (ISBN 2-84343-164-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]