Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie
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L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie en abréger OMVG, est une organisation intergouvernementale fondée en 1978 par les États d'Afrique de l'Ouest de Gambie et du Sénégal dans le but de planifier le développement du fleuve Gambie en tant que ressource naturelle[1],[2].
La Guinée a rejoint cette organisation en 1980. La Guinée-Bissau, qui n'est pas elle-même un État riverain de la Gambie, est un État membre en raison du bassin versant du fleuve de 77 000 km², qui s'étend jusqu'au nord de la Guinée-Bissau[3].
Projets
[modifier | modifier le code]Construction de ponts
[modifier | modifier le code]L'OMVG est chargée de promouvoir le développement des voies de transport en Gambie, au bénéfice des deux pays (Gambie et Sénégal). Le plus grand projet de planification du passé était la construction d'un pont-barrage sur le fleuve Gambie, destiné à remplacer le ferry reliant Farafenni à Soma. La planification du pont a débuté en 1994, mais le projet n'a pas progressé depuis 1996.
Lorsqu'un conflit avec le Sénégal a éclaté en août 2005 au sujet du trafic de transit sur la route transgambienne et que le dialogue a repris, le projet de pont est redevenu une priorité. La phase de planification devait s'achever en mai 2007 et les travaux de construction devaient commencer après. Justino Vieira, secrétaire exécutif de l'OMVG, a estimé le coût à 21 milliards de francs CFA (environ 32 millions d'euros).
Le projet prévoit un pont de 942 mètres de long. L'ouvrage en béton de 70 mètres de large sera construit à une hauteur de 16,50 mètres au-dessus du fleuve pour permettre le passage des cargos océaniques. Les voies d'accès au pont devront également être prolongées de 15,7 km. Différents modes d'exploitation ont été examinés, y compris la possibilité de péages.

Le 21 janvier 2019, le pont a été ouvert à la circulation sous le nom de Pont de Sénégambie.
Approvisionnement énergétique
[modifier | modifier le code]Le 4 février 2017, le Haut-Commissariat de l'OMVG à Kaléta, en Guinée, a approuvé un ambitieux projet énergétique visant le développement intégré et l'utilisation efficace du potentiel hydroélectrique des bassins fluviaux de la Gambie, du Kayanga Géba et du Koliba-Corubal, dans les quatre États membres. Ce projet prévoit la construction d'un réseau électrique interconnecté des quatre États membres et d'une centrale hydroélectrique au Sénégal.
Plus précisément, le projet prévoit la construction de 1 677 km de lignes électriques à haute tension de 225 kV et de 15 sous-stations dans les quatre pays. Un barrage et une centrale hydroélectrique de 128 MW, d'une capacité annuelle de 402 GWh, seront construits sur le fleuve Gambie, près de Sambangalou, dans la région sénégalaise de Kédougou, là où le fleuve traverse les hauts plateaux de Dindéfelo. Un réservoir de 181 km² sera créé à la frontière entre le Sénégal et la Guinée, réduisant ainsi les risques d'inondation en aval et permettant l'irrigation de 90 000 hectares de terres agricoles, dont 50 000 hectares en Gambie et 40 000 hectares au Sénégal.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]littérature
[modifier | modifier le code]- Rosel Jahn : Gambie : guide de voyage avec études régionales et atlas de voyage . Mai 1997, [[Special:BookSources/3879362394| (ISBN 3-87936-239-4).]]
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Mangoné KA, « L’OMVG, au cœur du développement et de l’intégration régionale », sur Senego.com - Actualité au Sénégal, (consulté le )
- ↑ ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE GAMBIE - OMVG, « PROJET DE GESTION INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU DANS LE BASSIN VERSANT DU FLEUVE KAYANGA-GEBA »
[PDF]
- ↑ « Déclaration de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) » : « 8eme session of the meeting of the water convention , Astana Kazakhstan »
Liens Web
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