Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne

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Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne
Image illustrative de l'article Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne
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Présentation
Fondation 1976
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Maoïsme
Affiliation internationale Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes (correspondance de presse internationale)
Site web http://vp-partisan.org

L'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne (OCML – VP), est une organisation politique française marxiste-léniniste maoïste.

Origines[modifier | modifier le code]

Fondée en septembre 1976, l'OCML-VP est directement issue du mouvement étudiant et ouvrier de Mai 68. Elle regroupe au départ des militants issus de diverses organisations marxistes-léninistes (OC-GOP, L'Éveil, Gauche prolétarienne, Prolétaire ligne rouge, Parti communiste marxiste-léniniste de France etc.), au moment où la plupart d'entre elles cessent d'exister[1].

Elle se réclame de Karl Marx, Lénine et Mao Zedong[2]. Néanmoins l'OCML-VP estime que les régimes des ex-pays de l'Est et de l'URSS étaient, selon ses termes, du « capitalisme d'État » et non socialistes, et ce dès les années 1930. Elle rejette donc toute référence à Staline[3].

Positionnements[modifier | modifier le code]

Pour l'OCML-VP, « pour aller vers une société communiste, il est indispensable que le pouvoir reste aux mains du peuple : c’est le pouvoir qui permet de transformer la société. Il faut un État, mais un État nouveau. C’est ce qu’avaient créé la Commune de Paris et la Révolution de 1917 : un État fondé sur des assemblées de base (conseils, soviets) qui désignent des représentants. Mais ceux-ci ne doivent pas devenir des politiciens, ni se couper de leurs électeurs. Ils doivent continuer à travailler, ne pas avoir de salaire plus élevé et pouvoir être révoqués à tout moment par la base[4]. »

Il ne suffit donc pas de dire qu’une « bureaucratie a monopolisé le pouvoir ; il faut comprendre qu’elle s’est appuyée sur des rapports sociaux semblables à ceux du capitalisme, c’est-à-dire la division du travail intellectuels (les dirigeants du Parti, de l’État et des entreprises) - manuels, l’autorité des cadres, la priorité économique à l’accumulation de moyens de production. C’est ça qui est important et non pas l’enveloppe étatique ; que ce soit nationalisé ou pas, planifié ou pas, il y a exploitation du travail[4]. »

Contre Trotsky qui se « prononce pour une étatisation des syndicats » destinée « à accroître la production », l'OCML-VP pense, comme Lénine, que sous le socialisme « il peut exister des « oppositions d'intérêts » entre la classe ouvrière et l'État soviétique et que la lutte gréviste peut être « justifiée[5]. »

En ce sens, elle estime que :

« la Révolution culturelle en Chine (1966-1976) est l’exemple le plus avancé de lutte de masse contre la division du travail héritée du capitalisme[4]. »

Activités[modifier | modifier le code]

Banderole de l'OCML Voie Prolétarienne lors de la mobilisation contre l'ANI, en 2013.
Cortège de l'OCML-Voie Prolétarienne en défense de l'IVG en février 2014.

L'OCML-VP milite en direction de la classe ouvrière et du prolétariat, dans les usines et les quartiers populaires. Ses militants participent à des luttes ouvrières et populaires en France : étrangers en situation irrégulière, Alstom Saint-Ouen, PSA Aulnay, manifestations contre le contrat première embauche et la réforme des retraites, etc.

Le 17 octobre 1981, l'OCML-VP est la première organisation, avec l'Union des communistes de France marxiste-léniniste, à organiser un meeting commémoratif du massacre du 17 octobre 1961 à la Mutualité à Paris[6].

Ceux investis dans la CGT créent, à l'occasion du 48e Congrès, le blog Où va la CGT ?, participant à la construction d'une « opposition syndicale de classe ».

L'OCML-VP lutte contre le racisme et le chauvinisme qui sont, selon elle, des outils de divisions du prolétariat. Elle déclare :

« nous défendons les intérêts de tous les ouvriers, pas les intérêts de la France[7]. »

Ainsi, cette organisation est active dans la lutte pour les étrangers en situation irrégulière. Elle y défend « la régularisation de tous les sans-papiers et la libre circulation des travailleurs »[8].

Elle défend l'internationalisme comme un principe fondamental. Elle participe, par exemple, avec d'autres ouvriers au Conseil international des travailleurs de l'automobile qui a lieu tous les trois ans en Allemagne.

Elle a été aussi à l'initiative de nombreux évènements internationalistes comme la venue en France de l'Association révolutionnaire des femmes en Afghanistan (RAWA) en 2003, une campagne de boycott d'un transformateur pour l'Afrique du Sud à Alsthom Saint-Ouen, l'impulsion des collectifs anti-impérialistes Coup Pour Coup, la participation au Secours ouvrier pour la Bosnie, etc.[9].

L'OCML-VP est aussi active dans la lutte contre le sexisme et l'homophobie en participant à différents collectifs et initiatives[10].

Élections[modifier | modifier le code]

L'OCML-VP a appelé à voter pour François Mitterrand au second tour des élections en 1981[11], elle a depuis appelé à voter plusieurs fois pour Lutte ouvrière[12].

Elle a appelé à l'abstention aux élections présidentielle et législatives de 2012. Le 25 mars 2012, elle déclare :

« […] Oui, il faut que ça change ! Mais il ne suffit pas de remplacer Sarkozy par Hollande, une austérité de droite par une austérité de gauche. PS et UMP sont d’accord sur un point essentiel : il faut encore « baisser le coût du travail ». Mais le « coût du travail », c’est nous : notre vie, nos conditions de travail, nos salaires, nos logements etc. […] L’OCML - Voie prolétarienne, ses membres, s’abstiendront à cette élection. Elle appelle ses sympathisants et ceux qui ne se satisfont pas de voter tous les cinq ans pour des faiseurs de pro-messes à faire de même[13]. »

International[modifier | modifier le code]

Cortège de l'OCML-VP à Paris le samedi 11 janvier 2014 à l'occasion de la manifestation en hommage aux trois militantes kurdes assassinées un an plus tôt.

L'OCML-VP a été membre du Comité de solidarité franco-népalais et du Comité de soutien à la Révolution en Inde.

Il est également membre de la coalition des Forces démocratiques syriennes pendant la guerre en Syrie[réf. nécessaire].

Durant les années 1980-1990, l'OCML-VP refuse de participer au Mouvement révolutionnaire internationaliste qui regroupe les principaux partis et organisations maoïstes à travers le monde[14]. Elle participe néanmoins à la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes.

Lors de son 9e congrès en 2014, elle affirme que :

« le soutien aux luttes révolutionnaires armées dans les pays dominés comme aux Philippines et en Inde, qui sont des luttes armées avec un programme politique révolutionnaire, constitue un point de clivage politique entre les organisations se réclamant du communisme. Nous considérons en effet qu’elles constituent aujourd’hui les expériences les plus avancées dans le processus encore incertain de la lutte révolutionnaire mondiale[15]. »

Publications[modifier | modifier le code]

L'OCML VP a publié le mensuel Pour le Parti puis Partisan jusqu'en décembre 2014. En janvier 2015, elle sort le premier numéro de Partisan Magazine[16] et le mensuel Partisan - le bulletin.

Elle a publié également une revue théorique et politique, La Cause du communisme[17], et édite des brochures sur des thèmes variés[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]