Organisation mondiale de la santé

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Organisation mondiale de la santé
Image illustrative de l’article Organisation mondiale de la santé
Organe de l'ONU
Type d'organisation Agence spécialisée de l'ONU
Acronymes OMS (WHO)
Directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus
Statut Active
Membres 194[1]
Siège Pregny-Chambésy[2] (GE)
Drapeau de la Suisse Suisse[3]
Création
Site web who.int
Organisation parente Conseil économique et social des Nations unies

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est une agence spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour la santé publique créée en 1948. Elle dépend directement du Conseil économique et social des Nations unies et son siège se situe à Pregny-Chambésy, dans le Canton de Genève, en Suisse[4].

Selon sa constitution, l'OMS a pour objectif d'amener tous les peuples des États membres et partenaires au niveau de santé le plus élevé possible, la santé étant définie dans ce même document comme un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».

Depuis le , le directeur général de l’institution est Tedros Adhanom Ghebreyesus[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1948[modifier | modifier le code]

Vers 1850 différents dispositifs sont pris afin de mettre en place des mesures de quarantaines principalement destinées à protéger les États européens contre la peste.

À partir de 1851, des conférences sanitaires internationales ont lieu régulièrement mais se révèlent inefficaces et peinent à aboutir à des accords.

En 1892, la septième conférence permet la signature d'une Convention sanitaire internationale sur le choléra.

En 1897, signature d'une Convention sanitaire internationale sur la peste.

En 1902 et 1907, en partie à la suite des succès des conférences, le Bureau sanitaire panaméricain et l'Office international d'hygiène publique sont fondés.

En 1907, est créé à Paris « l'Office international d'Hygiène publique » (OIHP), doté d'un secrétariat permanent et d'un « comité permanent ». Ce comité organise plusieurs conférences au cours des années suivantes.

À la fin de la Première Guerre mondiale, les États-Unis s'opposent à ce que l'OIHP passe sous le contrôle de la toute nouvelle Société des Nations (SDN).

La grippe espagnole de 1918-1919, qui fit, selon les sources, entre 30 et 100 millions de morts (davantage de morts que la Première Guerre mondiale), poussa la SDN à créer le « comité d'hygiène » de la SDN, considéré comme l'ancêtre de l'OMS. Dominée par la France et le Royaume-Uni, la surveillance sanitaire du Comité couvre, à la fin des années 1920, 70 % du globe[7].

En 1926 la conférence de l'OIHP adopte une Convention sanitaire internationale contenant pour la première fois des dispositions relatives à la variole et au typhus.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, trois organismes sanitaires internationaux coexistent : deux en Europe, l'OIHP et l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, et un aux États-Unis, l'Organisation sanitaire panaméricaine constituera un troisième organisme international de santé[8].

Après la Seconde Guerre mondiale, les Nations unies vont absorber toutes les autres organisations de santé pour former l’OMS, une institution spécialisée du système des Nations Unies[9], avec ses propres États Membres; son Secrétariat et son Budget.

1948 : création de l'OMS[modifier | modifier le code]

La Constitution de l’OMS a été adoptée à New-York par la Conférence mondiale de la santé le [10]. Elle a été signée par les représentants de 61 États et est entrée en vigueur le [11] . Le 7 avril est la date à laquelle nous célébrons chaque année la Journée mondiale de la Santé.

Principes énoncés dans le Préambule de la Constitution[12] et droit fondamental de tout être humain à la santé:

  • La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
  • La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale.
  • La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des États.
  • Les résultats atteints par chaque État dans l’amélioration et la protection de la santé sont précieux pour tous.
  • L’inégalité des divers pays en ce qui concerne l’amélioration de la santé et la lutte contre les maladies, en particulier les maladies transmissibles, est un péril pour tous.
  • Le développement sain de l’enfant est d’une importance fondamentale; l’aptitude à vivre en harmonie avec un milieu en pleine transformation est essentielle à ce développement.
  • L’admission de tous les peuples au bénéfice des connaissances acquises par les sciences médicales, psychologiques et apparentées est essentielle pour atteindre le plus haut degré de santé.
  • Une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations.
  • Les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples; ils ne peuvent y faire face qu’en prenant les mesures sanitaires et sociales appropriées.

Années 1950[modifier | modifier le code]

  • 1950 : suite à la découverte des antibiotiques, l'OMS conseille les pays pour un usage adapté[13].
  • 1950 : L'ONU effectue une campagne contre la tuberculose avec une inoculation massive du vaccin BCG, s'appuyant sur le service d'information épidémiologique par télex mis en place à partir de 1947.
  • 1951 : fondation du bureau régional pour l'Europe, travaillant au redressement sanitaire des pays ravagés par la guerre[13].
  • 1952 : début de campagnes mondiales de vaccinations contre la poliomyélite aboutissant à sa quasi-éradication[13].
  • 1958: Viktor Zhdanov, vice-ministre de la Santé de l'URSS, demande à l'OMS de lancer une initiative mondiale visant à éradiquer la variole, qui a abouti à la résolution WHA11.54. À cette époque, 2 millions de personnes mouraient de variole chaque année.

Années 1960[modifier | modifier le code]

  • 1963 : Vaccinations contre la rougeole[13].
  • 1969 : Premier règlement sanitaire international pour la surveillance de 6 maladies infectieuses graves : choléra, peste, fièvre jaune, variole, fièvre récurrente et typhus[13].

Années 1970[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Programme visant à améliorer la santé sexuelle et reproductive[13].
  • 1974 : Programme de vaccination mondiale infantile[13].
  • 1975 : Programme sur 8 maladies tropicales, aboutissant à la quasi-éradication de 5 maladies[13].
  • 1977 : Première liste des médicaments nécessaires à un système de santé de base[13].
  • 1978 : déclaration d'Alma-Ata, objectif "Santé pour tous" fixant les bases de la revendication actuelle de l'OMS pour une couverture sanitaire universelle[13].
  • 1979 : La variole est éliminée[13].

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

  • 1995 : Programme DOTS visant à contrer le retour de la tuberculose[13].
  • 1996 : Création de la Division des maladies transmissibles[13].

Années 2000[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Disparition de la poliomyélite en Europe[13].
  • 2003 : Convention cadre l'OMS pour la lutte antitabac[13].
  • 2003 : SRAS : L'OMS lance une alerte globale le concernant les déplacements à destination de l'Asie et du Canada, sans y avoir été préalablement autorisée par les États, en raison de l'épidémie de SRAS, et s'oppose à la république populaire de Chine concernant les statistiques et le développement de l'épidémie[7].
  • 2005 : Elargissement du règlement sanitaire international au-delà des maladies spécifiques précédemment définies[13].
  • 2006 : Baisse de la mortalité infantile : le nombre d'enfants décédant avant 5 ans passe sous la barre des 10 millions par an[13].
  • 2008 : Les efforts sanitaires font passer les maladies infectieuses derrière les maladies non transmissibles[13].
  • 2009 : L'apparition du virus grippal H1N1 mène l'OMS à collaborer au développement de vaccins contre la grippe[13].

Années 2010[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Objectif d'atteindre une couverture sanitaire universelle[13].
  • 2012 : Objectifs mondiaux de prévention et lutte contre les maladies cardiaques, diabète, cancer et autres maladies non transmissibles[13].
  • 2014 : Lutte contre la flambée épidémique sans précédent du virus Ebola[13].
  • 2015 : Disparition du paludisme en Europe[13].

Années 2020[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement de l'OMS s'articule autour du siège situé à Genève, de six groupes géographiques délocalisés et d’un Secrétariat dirigé par le Directeur général.

Siège à Genève[modifier | modifier le code]

Siège de l'Organisation mondiale de la santé, à Pregny-Chambésy (GE).

Assemblée mondiale de la santé[modifier | modifier le code]

L'Assemblée mondiale de la santé est l'organe décisionnel suprême de l'OMS. Elle se réunit généralement à Genève (Suisse) en mai chaque année et des délégations de ses 194 États Membres[1],[15] y siégent. Elle a pour fonctions principales d'approuver le budget programme de l'OMS pour l'exercice biennal suivant et de statuer sur les grandes orientations politiques de l'Organisation. Elle adopte à la majorité des deux tiers de nouvelles conventions internationales sur la santé pour combler des lacunes en diverses matières. Toute convention doit être ratifiée par chaque État pour entrer en vigueur. Par exemple, elle a adopté la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, que seulement 6 États n'ont pas ratifiée[16].

La Directrice de l'OMS Margaret Chan avec Bill Gates à l'Assemblée mondiale de la santé de 2011.

Les règlements sont votés par l'Assemblée mondiale de la santé à la majorité simple et entrent en vigueur pour tous les États membres sauf si ceux-ci refusent ou émettent des réserves dans les délais prescrits pour la notification.

Conseil exécutif[modifier | modifier le code]

Le Conseil exécutif est l'organe chargé d'administrer l'OMS. Ses 34 membres sont élus intuitu personæ pour trois ans par l'Assemblée. Le Conseil se réunit au moins deux fois par an. Ses principales fonctions sont d'appliquer les décisions et les directives de l'Assemblée mondiale de la santé et de lui indiquer des orientations.

Secrétariat[modifier | modifier le code]

Le Secrétariat est dirigé par le Directeur général, nommé par les États membres pour une période de cinq ans, sur proposition du Conseil exécutif. Le personnel du Secrétariat de l'OMS se compose de professionnels de la santé, d'autres spécialistes ou experts et d'un personnel administratif travaillant au siège à Genève et sur le terrain, dans les six bureaux régionaux et ses 149 bureaux de terrain dans les pays, territoires ou zones. Les pays qui n’ont pas de bureau de l’OMS dépendent des bureaux de terrain les plus proches ou du bureau régional approprié[17].

Bureaux régionaux[modifier | modifier le code]

Les zones régionales de l'OMS.

Les États membres sont répartis dans six groupes géographiques qui ont pour but de tenir compte des problèmes sanitaires propres à chaque région de la planète.

Région Siège Pays et régions concernés Sigle
Asie du Sud-Est New Delhi Inde Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Corée du Nord, Inde, Indonésie, Maldives, Népal, Sri Lanka, Thaïlande, Timor oriental SEARO (South East Asia Region Office)
Méditerranée orientale Le Caire depuis 2000 Égypte Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Pakistan, Qatar, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie, Tunisie, Yémen EMRO (Eastern Mediterranean Regional office)
Alexandrie avant 2000
Pacifique occidental Manille Philippines Australie, Brunei, Cambodge, république populaire de Chine, Îles Cook, Corée du Sud, Fidji, Guam, Hong Kong, Japon, Kiribati, Laos, Macao, Malaisie, Îles Mariannes du Nord, Îles Marshall, Micronésie, Mongolie, Nauru, Niue, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Pitcairn, Philippines, Polynésie française, Salomon, Samoa, Samoa américaines, Singapour, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Viêt Nam, Wallis-et-Futuna WPRO (Western Pacific Region office)
Amériques Washington États-Unis Antilles néerlandaises, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, Bolivie, Brésil, Îles Caïmans, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, République dominicaine, Équateur, États-Unis, Grenade, Guadeloupe, Guyana, Guyane, Haïti, Honduras, Jamaïque, Martinique, Mexique, Montserrat, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Salvador, Suriname, Trinité-et-Tobago, Îles Turques-et-Caïques, Uruguay, Îles Vierges AMRO ou PAHO (Pan American Health Organization), en français OPS (Organisation panaméricaine de la santé)
Afrique Brazzaville République du Congo Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République centrafricaine, Comores, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Mauritanie, Île Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie, Zimbabwe AFRO
Europe Copenhague Danemark Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Italie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Tadjikistan, République tchèque, Turkménistan, Turquie, Ukraine, Royaume-Uni, Ouzbékistan EURO

Directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Nom Pays Date du mandat Image
Brock Chisholm Drapeau du Canada Canada 1948-1953
Marcolino Gomes Candau Drapeau du Brésil Brésil 1953-1973 Marcolino Gomes Candau (1972).jpg
Halfdan T. Mahler Drapeau du Danemark Danemark 1973-1988 Halfdan Mahler by Erling Mandelmann.jpg
Hiroshi Nakajima Drapeau du Japon Japon 1988-1998
Gro Harlem Brundtland Drapeau de la Norvège Norvège 1998-2003 Gro Harlem Brundtland 2009.jpg
Lee Jong-wook Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 2003-2006 WHO.JongWook-Lee.01.jpg
Anders Nordström Drapeau de la Suède Suède 2006-2007 (intérim)
Margaret Chan Drapeau de Hong Kong Hong Kong (Drapeau de la République populaire de Chine république populaire de Chine) 2007-2017 Margaret Chan.jpg
Tedros Adhanom Ghebreyesus Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie Depuis 2017 Tedros Adhanom Ghebreyesus - AI for Good Global Summit 2018 (40316994230) (cropped).jpg

En raison du décès soudain de son Directeur général, Lee Jong-wook, le , l'intérim de la direction est assuré par Anders Nordström, jusqu'à l'élection de son successeur, le Dr Margaret Chan, le 8 novembre 2006.

Moyens (financement, effectifs)[modifier | modifier le code]

L'OMS est financée par des contributions des États membres et d'autres donneurs. Ces dernières années, l'OMS a multiplié les collaborations avec des organisations non étatiques : elle est actuellement en partenariat avec près de 80 groupes (ONG, industrie pharmaceutique et fondations caritatives telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller).

Les contributions à l'OMS provenant des gouvernements nationaux et régionaux, des fondations et ONG, d'autres organisations de l'ONU, et du secteur privé, excède celui des contributions évaluées (dues) provenant des États membres[18].

L'OMS a en 2014 un budget d'environ 4 milliards de dollars pour environ 7 000 employés[19], et 5,8 milliards de dollars pour 2016-2017[20].

En 2005, le total des effectifs était de 3 996 agents dont 1 549 administrateurs et le budget biennal était de 3,3 milliards de dollars pour les années 2006-2007[21].

États membres[modifier | modifier le code]

« Tous les pays Membres des Nations Unies peuvent devenir Membres de l'OMS en acceptant sa Constitution. Les autres pays peuvent être admis lorsque leur demande a été approuvée par vote de l'Assemblée mondiale de la Santé à la majorité simple. Les territoires n'ayant pas la responsabilité de la conduite de leurs relations internationales peuvent être admis comme Membres associés sur demande présentée en leur nom par le Membre ou l'Autorité chargée de la conduite de leurs relations internationales ». En 2020, l’OMS compte 194 états membres[22].

La république populaire de Chine ne permet pas l’entrée des « autorités de Taïwan » au sein de l’OMS[23].

Les États-Unis de Donald Trump annoncent en février 2020 leur intention de réduire de 53 % leur contribution au budget de l'OMS[24].

Actions[modifier | modifier le code]

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

Quelques exemples des grands domaines d’activité de l’OMS :

  • Mesures sanitaires : prendre des mesures pour arrêter une épidémie et mesures sanitaires en cas de voyages internationaux (comme la vaccination). L’OMS a déclaré en 1980 que la variole avait été éradiquée, après plus de deux décennies d'efforts dans la lutte contre cette maladie (c'est la première maladie de l’histoire à avoir été éradiquée par un effort humain). L’OMS est proche du succès dans le développement de vaccins contre le paludisme et la bilharziose, et a pour but d’éradiquer la poliomyélite dans les prochaines années. L'OMS procure des informations, des conseils et des mises à jour quotidiennes sur la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui a été signalée pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019[25].
  • Garantir l'accès à des médicaments de bonne qualité, sécurité, efficacité, grâce au programme de préqualification de médicaments. L'OMS préqualifie les médicaments de laboratoires demandeurs, pour que les institutions telles que l'UNICEF ou la PAHO puissent acheter ces médicaments en toute sécurité lors d'appels d'offres internationaux, en particulier pour des pays en développement qui ne peuvent assurer l'évaluation de ces médicaments par leurs propres moyens.
  • Fournir un appui technique aux États membres et responsables de la santé à renforcer les systèmes de santé pour offrir à tous des services adéquats et équitables. L'OMS s’appuie pour ce faire sur un cadre d’action unique composé de six éléments essentiels[29] et le développement d'outils techniques en matière de suivi et d'évaluation des systèmes de santé[30] et du personnel de santé[31].
  • Recueillir et diffuser des données sanitaires des 193 États membres de l’OMS[32],[33].
  • CRVS (Civil Registration and Vital Statistics): ensemble de bonnes pratiques visant à garantir l'enregistrement des faits d'état civil de la naissance à la mort.

En plus de son travail d’éradication des maladies, l’OMS effectue diverses campagnes liées à la santé – par exemple, pour l’augmentation de la consommation de fruits et légumes dans le monde, et pour diminuer l’usage du tabac.

L'OMS-Europe a créé la Semaine européenne de la vaccination.

L’OMS conduit des recherches sur, par exemple, le fait de savoir si les champs électromagnétiques émanant des téléphones portables ont une influence négative sur la santé.

L'OMS compte un de ses membres dans le Conseil d'administration du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, ou Fonds mondial.

Le , l'OMS a appelé les gouvernements à appliquer une classification aux films comportant des scènes de consommation de tabac. Le but serait d’empêcher les enfants et adolescents de moins de 18 ans de commencer à fumer des cigarettes[réf. nécessaire].

Politiques de santé[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1960 la santé publique internationale a été dominée par des politiques de prévention (vaccinale et environnementale) plutôt que de traitement. L’absence de succès, hormis pour la variole et la polio, a entraîné des critiques. À la suite de l'échec relatif attribué au manque de ressources et au défaut d’observance l’importance a été portée sur les initiatives locales, la santé communautaire ainsi que sur l’implication des usagers et de la société civile.

Halfdan Mahler élu directeur général en 1973 a donné la priorité à la médecine sociale : considérer la santé plutôt que les maladies, utiliser du personnel non médecins dans les interventions sanitaires, inscrire la santé dans un ensemble comprenant l’éducation, la gestion de l’eau et l’alimentation, le tout dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Les médicaments destinés aux soins de santé primaire avaient la priorité. Cette orientation concernait tant les pays développés où les frais de médicaments s’envolaient souvent entraînés par une surconsommation ou une mauvaise utilisation, que les pays du Sud. En 1977, l’OMS sortait une liste de substances peu coûteuses permettant de traiter les maladies à forte prévalence. La liste partait des besoins et non de l’offre.

L’opposition à cette politique a été frontale. L’industrie pharmaceutique a contesté tant la composition de la liste que le principe même de son établissement. Elle la considérait comme un obstacle à l’optimisation des soins médicaux et au progrès. En 1979, l’OMS augmentait la liste à 300 médicaments et ne la préconisait plus que pour le Sud. En 1986, sous l’influence de leurs industries pharmaceutiques, les États-Unis demandèrent à l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) de modifier la politique de l’OMS. Celle-ci devait se limiter à des programmes verticaux de lutte contre les maladies prioritaires. À la suite du refus de l’Assemblée les États-Unis suspendirent le paiement de leur cotisation. Celle-ci représentait 25 % du total. En 1988, Mahler n’a pas été reconduit à la direction générale. Il a été remplacé par le libéral Hiroshi Nakajima. Les États-Unis ont repris une participation mais sous forme d’une contribution volontaire à des programmes ciblés hors contrôle de l’Assemblée mondiale de la santé.

Dans les années 1990 l’OMS est concurrencée par la Banque mondiale. Celle-ci réagit aux critiques concernant les conséquences des ajustements structurels sur la santé des populations. Très vite, les moyens qu’elle déploie pour l’amélioration de la santé se trouvent sans commune mesure avec ceux de l’OMS. Les critères d’action de la Banque mondiale n’étaient pas les mêmes que ceux de l’OMS. La Banque mondiale utilisait un indicateur d’efficacité (DALY) qui calculait le coût/bénéfice sur la base du nombre d’années de vie perdues par pathologie. L’OMS par contre avait une approche clinique plutôt que de rentabilité. Ainsi, dans la lutte contre la tuberculose, elle appliquait la stratégie DOTS. L’accent était mis sur le risque technoscientifique de résistance aux antibiotiques et de développement de souches multi-résistantes. Peu à peu l’OMS est marginalisée dans les politiques de santé. La Banque mondiale et les Fonds privilégient les partenariats publics-privés et les politiques de santé restent encore largement dans le domaine des États-nations[34].

Niveaux d'alerte[modifier | modifier le code]

  • Niveau 1 : un nouveau virus est détecté chez les animaux. À ce stade, il n'existe aucun risque d'infection pour l'homme.
  • Niveau 2 : un virus circulant chez les animaux a provoqué des infections chez l'homme. C'est le début d'une menace de pandémie (épidémie à l'échelle internationale voire mondiale).
  • Niveau 3 : plusieurs cas de transmission à l'homme sont avérés, sans pour autant qu'il y ait transmission interhumaine.
  • Niveau 4 : la transmission interhumaine d'un virus, capable de provoquer des « flambées à l'échelon communautaire », est confirmée.
  • Niveau 5 : une pandémie est imminente, et des foyers infectieux sont repérés dans au moins deux pays.
  • Niveau 6 : début d'une pandémie.

Prise en compte de l'environnement et du climat[modifier | modifier le code]

La dégradation de l'environnement étant une cause majeure de dégradation de la santé et de risque de maladies émergentes, pour tenter d’atteindre les ODD de l'ONU, l'OMS s'intéresse de plus en plus au bon état écologique et au concept de ville durable. En particulier l'air devient un enjeu crucial.

  • À la fin du XXe siècle, l'OMS lance un projet « Ville-Santé ». La ville y est considérée comme « un organisme qui vit, qui respire, et dont l'état de santé est étroitement lié à celui de ses habitants »[35] ; L'OMS dispose d'un réseau européen de villes-santé[36].
  • En 2000 puis 2004, un guide « Urbanisme et santé » est publié en anglais (Healthy Urban Planning) puis en Français[37], suggérant « une stratégie qui recentre les activités d'urbanisme autour du désir même de voir les populations des villes vivre en bonne santé » et promouvant une approche écosystémique et un urbanisme coopératif, systématique et ouvert, avec une Planification des ressources visant à réduire l’empreinte écologique de la ville et de ses habitants). Comment relever « le défi qui se pose désormais : imposer la santé des habitants comme premier critère avant d’esquisser tout projet d’urbanisme »[38]. En 2017 l'OMS encourage (via un rapport « Towards more physical activity in cities »[39]) quelques principes directeurs visant à "transformer les espaces publics de manière à promouvoir les modes de vie physiquement actifs, et d’accroître ainsi l’activité physique en milieu urbain" pour notamment limiter le risque d'obésité et de maladies chroniques induites par le manque d'activité physique. voir aussi : Roué‑Le Gall A., Le Gall J., Potelon J.‑L., Cuzin Y. Agir pour un urbanisme favorable à la santé – Concepts & Outils [Guide]. Rennes : EHESP, 2014 : 191 p. En ligne : http://www.ehesp.fr/wp‑content/ uploads/2014/09/guide‑agir‑urbanisme‑sante‑ 2014‑v2‑opt.pdf
  • En 2018 : en mars, parce que la population humaine vit de plus en plus en ville, et parce que « Plus de 80% des villes du monde dépassent les limites fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la qualité de l’air (« plus de 50% des villes qui surveillent leur air signalent des niveaux au moins 3,5 fois supérieurs aux limites fixées par l’OMS », l’OMS a lancé un projet « Breathelife » ainsi qu’un appel à tous les urbanistes pour qu’il fasse de l’air leur priorité no 1[40].
    Pour cette conférence la participation à distance a été facilitée (diffusion en continu et en direct des sessions sur le web).
    Du 30 octobre au , l'OMS réunit à Genève sa Première conférence mondiale de l'OMS sur la pollution de l'air et la santé[41], (sous titrée « Améliorer la qualité de l'air, combattre les changements climatiques - sauver des vies[42] » et coorganisé avec ONU-Environnement, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC), le secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Commission économique des Nations-Unies pour l'Europe (CEE-ONU) et Groupe de la Banque mondiale)[41].

Critiques[modifier | modifier le code]

Aspects généraux[modifier | modifier le code]

Certains auteurs considèrent que dans les années 1980, l'OMS connut une certaine « traversée du désert » en raison de choix contestables (quasi-démantèlement du Bureau sur la tuberculose) et de l'hostilité de certains pays (États-Unis, Royaume-Uni) opposés à ce qu'ils considéraient comme une politique coûteuse[7], les enjeux sanitaires mondiaux étant alors pris en charge par des fondations privées ainsi que la Banque mondiale[7].

Lion Murard parle d'une « sorte de seconde naissance » de l'OMS[43]. En effet, l'OMS a alors créé la Division des maladies transmissibles (1996), le Global Outbreak Alert and Response Network (2001), chargée de signaler à Genève « tous les événements susceptibles de donner lieu à des urgences sanitaires de portée internationale » et non plus seulement les occurrences des trois pathologies quarantenaires traditionnelles : peste, fièvre jaune et choléra, et promulgué un nouveau Règlement sanitaire international (adopté en 2005) qui dépossède les gouvernements de leur droit de veto sur le renseignement épidémiologique[7] et accompagne le développement dans tous les pays de systèmes efficients de surveillance épidémiologique.

Selon l'historien Patrick Zylberman, cela s'explique largement par la recrudescence de maladies épidémiques[7] telles que le sida, la tuberculose (en 1985-91 à New York), la peste (en Inde en 1994), l'Ébola (au Zaïre en 1995), etc.

Collusion ou conflit d'intérêt avec l'AIEA[modifier | modifier le code]

Depuis près de 20 ans, une controverse porte sur un accord liant l'OMS et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Cet accord est entré en vigueur via la « résolution WHA12.40 » signée le [44]. Ses détracteurs reprochent à cet accord d'avoir comme particularité d'imposer la confidentialité sur des « renseignements spéciaux »[44] et certains sujets (à la discrétion de l'AIEA pour ce qui concerne le secteur du nucléaire), ceci afin de « sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis. Elles [l'AIEA et l'OMS] conviennent donc que rien dans le présent Accord ne peut être interprété comme obligeant l’une ou l’autre partie à fournir des renseignements dont la divulgation, de l’avis de la partie qui les détient, trahirait la confiance de l’un de ses Membres ou de quiconque lui aurait fourni lesdits renseignements, ou compromettrait d’une manière quelconque la bonne marche de ses travaux »[44].

Il est à noter qu'un autre organe de l'ONU étudie l'exposition des populations aux rayonnements ionisants (particules radioactives) et que ses rapports annuels sont publics : le Comité scientifique des Nations unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR), d'organisation et fonctionnement similaire au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Entente avec les laboratoires pharmaceutiques[modifier | modifier le code]

L'OMS a également été critiquée pour sa gestion de la crise du virus H1N1[45]. Selon un rapport de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, « De graves lacunes ont été identifiées en ce qui concerne la transparence des processus de décision liés à la pandémie, ce qui soulève des préoccupations sur l’éventuelle influence que l’industrie pharmaceutique aurait pu exercer aux égards des principales décisions relatives à la pandémie »[46]. Les conflits d'intérêts d'experts ont aussi été critiqués[47].

Présence de groupes de pression à Genève ?

L’État hôte, la Suisse, est un État Membre de l'OMS, mais l'un des 6 à ne pas avoir ratifié la Convention-cadre contre le tabac alors que plusieurs entreprises multinationales ont établi leur Siège à Genève, entre autres Japan Tobacco International, qui y a construit un siège international et y emploie un millier d'employés, Philip Morris International (PMI) emploie plus de 3000 personnes à Lausanne et Neuchâtel et la filiale suisse de British American Tobacco (BAT) recense 400 salariés en Suisse romande[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pays », Liste des membres pas ordre alphabétique, sur who.int, Organisation mondiale de la santé (consulté le 29 janvier 2020).
  2. [PDF]Stratégie et rénovation du siège de l’OMS à Genève, who.int, consulté le 10 février 2020
  3. OMS - Structure et organisation « (…) siège situé à Genève (Suisse). » who.int, consulté le 10 février 2020
  4. (en) « League of Nations: Health Organization ».
  5. « Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus prend ses fonctions de directeur général de l’OMS », sur who.int, Organisation mondiale de la Santé (consulté le 12 décembre 2017).
  6. « L’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus élu directeur général de l’OMS », sur JeuneAfrique.com, Jeune Afrique, (consulté le 12 décembre 2017).
  7. a b c d e et f Patrick Zylberman, « L’épidémie, c’est l’homme autant que le microbe », Medecinenews, 30 avril 2009.
  8. « Feuille d'Avis Officielle du  ».
  9. « Fonds, programmes, institutions », sur www.un.org, (consulté le 14 mars 2020)
  10. United Nations. Economic and Social Council.; International Health Conference, Actes de la Conférence Internationale de la Santé : qui s'est tenue à New York du 19 juin au 22 juillet 1946, New York, Lake Success and New York : United Nations, , 60 p. (OCLC 314222472).
  11. « L'Organisation mondiale de la santé Au cœur de sa réforme » [PDF], sur europarl.europa.eu,
  12. « Constitution », sur www.who.int (consulté le 14 mars 2020)
  13. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w et x « Santé : de grands pas franchis en 70 ans », sur www.euro.who.int (consulté le 9 octobre 2019).
  14. Coronavirus : cinq questions sur l’urgence sanitaire internationale déclarée par l’OMS, Juliette Pousson, LeParisien, 31 janvier 2020
  15. 194 membres depuis l'adhésion du Monténégro, le 29 août 2006. Le Liechtenstein et le Saint-Siège sont non-membres de l’OMS, sachant que les autorités deTaïwan en sont toujours exclues de par la politique d'une seule Chine de la république populaire de Chine
  16. « OMS | Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac », sur WHO (consulté le 14 mars 2020)
  17. « OMS | Présence de l'OMS dans les pays », sur WHO (consulté le 14 mars 2020)
  18. « Projet de budget programme 2006 - 2007 ».
  19. « ONU : l'OMS, une image écornée (5/7) », Les Échos, 2 octobre 2015.
  20. Financement du Programme 2016 - 2017
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  22. Pays, site de l’OMS, consulté le 30 janvier 2020
  23. Coronavirus : « La Chine politise la question de la santé en privant Taïwan d’un accès aux informations », Brice Pedroletti, LeMonde, 04 février 2020
  24. Sonia Shah, « Contre les pandémies, l’écologie », sur Le Monde diplomatique,
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  26. (en) WKC center.
  27. WHO | WHO and HIV/AIDS.
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  29. « Stratégie de l’OMS en faveur des systèmes de santé », sur Organisation mondiale de la santé.
  30. « Monitoring the building blocks of health systems: a handbook of indicators and their measurement strategies », sur Organisation mondiale de la santé.
  31. « Manuel de suivi et d’évaluation des ressources humaines pour la santé ».
  32. « Données et statistiques », sur Organisation mondiale de la santé.
  33. Global Health Atlas.
  34. Dominique Pestre (sous la direction de), ’’Le gouvernement des technosciences’’, La Découverte, 2014, p. 65-92
  35. Présentation du guide OMS "Urbanisme et santé" (publié en 2000 en anglais, et 2004 en français)
  36. OMS rapport intitulé « Towards more physical activity in cities »
  37. OMS (2004) Guide Urbanisme et santé ; Un guide de l’OMS pour un urbanisme centré sur les habitants , rédigé par Hugh Bar ton et Catherine Tsourou (S2D Association internationale pour la promotion de la Santé et du Développement Durable); PDF, 194p ; traduction (2004) du guide Healthy Urban Planning publié en 2000
  38. Développer un urbanisme favorable à la santé : une obligation morale Revue INPES ; La santé en action no 434 – décembre 2015 (voir p. 14-56)
  39. OMS Vers plus d’activité physique dans les villes. Transformer les espaces publics en vue de promouvoir l’activité physique – un facteur clé pour la réalisation des objectifs de développement durable en Europe (2017, en anglais uniquement)
  40. OMS (2018) La santé doit être la priorité numéro un pour les urbanistes , 21 mars 2018
  41. a et b Première conférence mondiale de l'OMS sur la pollution de l'air et la santé, who.int
  42. WHO’s : First Global Conference on Air Pollution and Health Improving air quality, combatting climate change – saving lives, who.int
  43. Lion Murard, Des épidémies et des hommes, La Martinière, 2008. Cité par Patrick Zylberman, « L’épidémie, c’est l’homme autant que le microbe », Medecinenews, 30 avril 2009.
  44. a b et c « Accord entre l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et l’Organisation Mondiale de la Santé », sur Wikisource.
  45. David Leloup, « OMS : Manque de transparence et d'indépendance », Politique, revue de débats, Bruxelles, no 67, nov.-décembre 2010.
  46. Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, « La gestion de la pandémie H1N1 : nécessité de plus de transparence », rapport, 7 juin 2010.
  47. Deborah Cohen et Philip Carter, « Conflicts of interest. WHO and the pandemic flu « conspiracies », British Medical Journal, 2010 ; 340:1274-9.
  48. Richard Etienne, « La Suisse se profile en place forte de la cigarette », TDG,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le 14 mars 2020)

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