Ordre de bataille de l'armée allemande en 1914

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Croix noire sur fond blanc, avec l'aigle noir au milieu et le drapeau noir blanc rouge dans le quartier.
Drapeau (Kriegsflagge) utilisé de 1903 à 1919 par la Deutsches Heer, l'armée de l'Empire allemand.
Dessin représentant les vingt cocardes dont les couleurs permettent de distinguer l'État.
Cocardes latérales de casques ou frontales de casquettes et de bonnets aux couleurs des différents États de l'Empire.
Article détaillé : États de l'Empire allemand.

L’ordre de bataille de l'armée allemande en 1914 fournit l'organisation de la Deutsches Heer juste après sa mobilisation et sa concentration (terminées le ). Cet ordre de bataille est très proche de celle de son adversaire français : les forces sont structurées en un petit nombre d'armées, chacune subdivisée en corps d'armée composé de deux à trois divisions.

Article connexe : Mobilisation allemande de 1914.

Cette organisation change dès la seconde partie du mois août par l'affectation des réserves (Ersatzdivisionen, IX. R.K., Marinediv., etc.) et le transfert de quelques corps d'armée. Cette évolution se poursuivra durant toute la Première Guerre mondiale, avec notamment la création de nouvelles grandes unités.

Chaque unité est présentée ici d'abord avec son abréviation réglementaire, puis par le nom de l'unité en allemand et son lieu de garnison (de temps de paix).

Fantassin du Schleswig (IR 84 - Infanterie-Regiment „von Manstein“ (Schleswigsches) Nr. 84) en uniforme de service.
Artilleur du Fuß-AR 12 - 1. Königlich Sächsisches Fußartillerie-Regiment Nr. 12 (Metz) détaché du XIX. AK au XVI. AK
Uhlan bavarois du Ulanen-Regiment „König“ Nr. 2, Bay.Kav.Korps, 4. bay. Kavalerie Brigade

Sommaire

Organisation en temps de paix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand État-Major général.

La préparation de la mobilisation, l'étude des armées adverses et l'entraînement des officiers d'état-major sont les missions confiées au Grand État-Major général (großer Generalstab) de Berlin. Dès le temps de paix, huit « inspections d'armée » (Armee-Inspektionen (de)) existent, destinées à servir de noyaux aux futurs états-majors d'armée organisées lors de l'entrée en guerre, chacune dirigée par un Generalinspekteur ayant le grade de Generaloberst (dans l'ordre des inspections : Prittwitz, Heeringen, Bülow, Bayern, Baden, Württemberg, Eichhorn et Kluck)[1]. Les troupes en garnison sont regroupées au sein de 25 corps d'armée (Armeekorps : A.K.), répartis sur le territoire de l'Empire à raison d'un pour chacune des 24 régions de corps d'armée (Korpsbereiche) auxquels se rajoute le corps d'armée de la Garde.

Chaque corps d'armée regroupe deux divisions, ce qui fait un total en temps de paix de 50 divisions (dont six bavaroises et deux de la Garde). Chaque division est à quatre brigades : deux brigades d'infanterie (chacune de deux régiments à trois bataillons), une brigade de cavalerie (à deux régiments de cinq escadrons) et une brigade d'artillerie (à deux régiments, soit douze batteries)[n 1]. S'y rajoute la division de cavalerie de la Garde.

Organisation de l'armée allemande en 1914[2]
Inspections d'armée (de) Sièges des
inspections
Corps d'armée Sièges des A.K. Régions de recrutement Divisions
d'infanterie
1. Armee-Inspektion Danzig I. A.K. Königsberg Nord-Est de la Prusse-Orientale 1re et 2e
XVII. A.K. Danzig Prusse-Occidentale 35e et 36e
XX. A.K. Allenstein Sud-Ouest de la Prusse-Orientale 37e et 41e
2. Armee-Inspektion Berlin Garde Berlin tout l'Empire 1re et 2e Garde[n 2]
XII. A.K. Dresde Est de la Saxe 23e et 32e
XIX. A.K. Leipzig Ouest de la Saxe 24e et 40e
3. Armee-Inspektion Hanovre VII. A.K. Münster Westphalie 13e et 14e
IX. A.K. Altona Mecklembourg et Schleswig-Holstein 17e et 18e
X. A.K. Hanovre Hanovre, Oldenbourg et Brunswick 19e et 20e
4. Armee-Inspektion Munich III. A.K. Berlin Brandebourg 5e et 6e
I. bay.A.K. Munich Sud de la Bavière 1re et 2e bavaroises
II. bay.A.K. Wurtzbourg Basse-Franconie et Palatinat 3e et 4e bavaroises
III. bay.A.K. Nuremberg Nord de la Bavière 5e et 6e bavaroises
5. Armee-Inspektion Karlsruhe VIII .A.K. Coblence Rhénanie 15e et 16e
XIV. A.K. Karlsruhe Bade et Haute-Alsace 28e et 29e
XV. A.K. Strasbourg Basse-Alsace 30e et 39e
6. Armee-Inspektion Stuttgart IV. A.K. Magdebourg Saxe prussienne 7e et 8e
XI. A.K. Cassel Hesse-Cassel et Thuringe 22e et 38e
XIII. A.K. Stuttgart Wurtemberg 26e et 27e
7. Armee-Inspektion Sarrebruck XVI. A.K. Metz Ouest de la Lorraine 33e et 34e
XVIII. A.K. Francfort-sur-le-Main Hesse 21e et 25e
XXI. A.K. Sarrebruck Sarre et Est de la Lorraine 31e et 42e
8. Armee-Inspektion Berlin II. A.K. Stettin Poméranie 3e et 4e
V. A.K. Posen Posnanie et Basse-Silésie 9e et 10e
VI. A.K. Breslau Haute-Silésie 11e et 12e
Article connexe : États de l'Empire allemand.

Mobilisation et concentration[modifier | modifier le code]

L'empereur d'Allemagne a le titre de commandant suprême de l'armée. Ici l'empereur Guillaume II, le prince Auguste-Guillaume et le Kronprinz Guillaume lors des Kaisermanöver de 1908, en Alsace-Lorraine.

À la suite des déclarations de guerre d'août 1914, le Grand État-Major général devient le noyau du « Commandement suprême de l'armée » (Oberste Heeresleitung : OHL), commandé par l'empereur qui dispose en plus de son cabinet militaire, composé de généraux et d'aides-de-camp[3]. Sous son commandement théorique (il ne donne presque aucun ordre, ne se mêlant pas de la conduite des opérations), se trouve le chef de l'État-Major général des armées en campagne (Chef des Generalstabes des Feldheeres) Helmuth von Moltke et le quartier-maître général Hermann von Stein.

Lors de la mobilisation (Mobilmachung), les réservistes renforcent les effectifs des 50 divisions de temps de paix. Chacune de ces dernières devient une division d'infanterie (Infanterie-Division : I.D.), dite aussi « division d'active » pour la différencier des autres divisions formées à la mobilisation ; ces divisions d'active voient leur cavalerie réduite à un seul régiment par division, les brigades de cavalerie entrant dans la composition de dix divisions de cavalerie (à trois brigades avec trois batteries à cheval). Ces divisions de cavalerie, en y rajoutant la division de cavalerie de la Garde, permettent la création de quatre corps de cavalerie[4].

En plus des unités d'active, il est prévu de constituer 31 divisions de réserve (Reserve-Divisionen : R.D.) et une 3e division de la Garde (formée avec les régiments d'active en excès dans la Garde ainsi que le régiment d'instruction), dont 27 d'entre elles (plus la 3e de la Garde) permettent de constituer 14 corps de réserve (Reservekorps : R.K.)[5] tandis que les quatre dernières restent autonomes. S'y rajoutent 41 brigades de Landwehr (Ldw.-Brig.), dont quatorze sont endivisionnées (pour former la 35. R.D. ainsi que cinq divisions de Landwehr), la division de marine (Marine-Division) et six divisions d’Ersatz[n 3].

Le total d'août 1914 est donc de 105 divisions, dont 51 d'infanterie, 11 de cavalerie, 31 de réserve, cinq de Landwehr, six d’Ersatz et une de marine ; à ces grandes unités se rajoutent 37 brigades autonomes de Landwehr, l'équivalent en effectif de 18 divisions (ce qui fait un total de 123). Chaque division d'infanterie regroupe 16 650 combattants, une division de cavalerie 5 000 sabres, une brigade de Landwehr environ 6 500 et une brigade d'Ersatz de 4 à 5 000 hommes ; un corps d'active compte théoriquement 45 660 hommes à l'entrée en guerre, un corps de réserve 37 060 hommes[7].

Le plan de déploiement allemand (Aufmarschplan) a été préparé par le chef de l'état-major général Moltke le Jeune et mis à jour annuellement (le dernier date du 1er avril 1914, préparé pendant l'hiver 1913-1914). Ce plan, surnommé ultérieurement « plan Schlieffen » du nom du prédécesseur de Moltke jusqu'en 1905, prévoit d'une part la concentration de la majeure partie des armées allemandes à l'ouest (sept armées face aux Français et une seule face aux Russes), d'autre part le passage par la Belgique pour déborder largement les fortifications françaises (en allant jusqu'au-delà de Bruxelles). Cet encerclement par un flanc doit se faire avec une aile droite allemande très forte (1re, 2e et 3e armées) qui doit passer sur le rive gauche de la Meuse en Belgique avant de marcher vers Paris, un centre (4e et 5e armées) qui doit traverser le massif ardennais en s'alignant sur l'aile marchante pour la protéger, tandis que l'aile gauche (6e et 7e armées) doit occuper l'armée française en s'appuyant sur les fortifications d'Alsace-Lorraine[8].

Cinq armées, les 2e, 3e, 4e, 5e et 6e, sont dotées d'artillerie de siège. Les mêmes et la 1re armée comprennent un corps de pionniers. La mieux pourvue, la 2e armée, a 14 batteries d'artillerie lourde et 2 régiment de pionniers ; les 5e et 6e armées ont chacune 8 batteries lourdes et 2 régiments de pionniers. Chaque armée est dotée d'une aviation, d'un service de télégraphe et de deux stations de TSF[9].

Article détaillé : Plan Schlieffen.
Organisation des armées allemandes le 18 août 1914[10]
Commandants et
chefs d'état-major
Têtes de
colonne[n 4]
Composition :
corps et divisions
Missions
1. Armee Alexandre von Kluck
et Hermann von Kuhl
de Juliers (Jülich) à Bergheim cinq corps (II., III. & IV. A.K. ; III. & IV. R.K. ; 10., 11. & 27. Ldw.-Brig.), soit 10 DI attaquer par Liège, Bruxelles et Mons
2. Armee Karl von Bülow
et Otto von Lauenstein
d'Aix-la-Chapelle (Aachen) à Malmedy (Malmünd)[n 5] huit corps (G.K. ; VII., IX. & X. A.K. ; II. Kav.K. ; G.R.K. ; VII. & X. R.K. ; 25. & 29. Ldw.-Brig.), soit 14 DI et 3 DC attaquer par Liège et Charleroi
3. Armee Max von Hausen
et Ernst von Hoeppner
de Saint-Vith (Sankt Vith) à Clervaux (Clerf) cinq corps (XI., XII. & XIX. A.K. ; I. Kav.K. ; XII. R.K. ; 47. Ldw.-Brig.) soit 8 DI et 2 DC attaquer par Dinant
4. Armee Albert de Wurtemberg
et Walther von Lüttwitz
de Luxembourg (Luxemburg) à Trèves (Trier) six corps (VI., VIII. & XVIII. A.K. ; IV. Kav.K. ; VIII. & XVIII. R.K. ; 49. Ldw.-Brig.) soit 10 DI et 2 DC attaquer par Arlon et Neufchâteau
5. Armee Guillaume de Prusse et Konstantin Schmidt von Knobelsdorf de Thionville (Diedenhofen) à Metz cinq corps (V., XIII. & XVI. A.K. ; V. & VI. R.K. ; 13., 43., 45. & 53. Ldw.-Brig. ; 9. bay.Ldw.-Brig.) soit 10 DI attaquer par Longwy, puis investir la place de Verdun
6. Armee Rupprecht de Bavière
et Konrad Krafft von Dellmensingen
de Saint-Avold (Sankt Avold) à Sarrebourg (Saarburg) six corps (I., II. & III. bay.A.K. ; XXI. A.K. ; III. Kav.K. ; I. bay.R.K. ; 5. bay.Ldw.-Brig.) soit 10 DI et 3 DC défendre entre Metz et Vosges, puis attaquer Nancy
7. Armee Josias von Heeringen
et Karl von Hänisch
de Strasbourg (Straßburg) à Fribourg (Freiburg) trois corps (XIV. & XV. A.K. ; XIV. R.K. ; 55. & 60. Ldw.-Brig. ; 1. & 2. bay.Ldw.-Brig.) soit 6 DI défendre les Vosges et l'Alsace
8. Armee Maximilian von Prittwitz
et Georg von Waldersee
autour d'Insterburg, de Gumbinnen, et d'Allenstein six corps (I., XVII. & XX. A.K. ; I. R.K. ; I. & II. Ldw.K.) soit 12 DI et 1 DC défendre la Prusse-Orientale
Carte montrant le déploiement allemand le long des frontières avec la Belgique, le Luxembourg et la France.
Zones de concentration des armées allemandes à partir du 6 août 1914 et leurs mouvements jusqu'au 20.
Abréviations usuelles
AK : Armeekorps DR : Dragoner-Regiment FAB : Feldartillerie-Brigade
FAR : Feldartillerie-Regiment FR : Füsilier-Regiment GrenR : Grenadier-Regiment
HR : Husaren-Regiment IB : Infanterie-Brigade ID : Infanterie-Division
IR : Infanterie-Regiment KR : Kürassier-Regiment KavB : Kavallerie-Brigade
KavD : Kavallerie-Division KavK : Kavalleriekorps Ldw.-Brig. : Landwehr-Brigade
LIR : Landwehr-Infanterie-Regiment RD : Reserve-Division RDR : Reserve Dragoner Regiment
RFAR : Reserve Feldartillerie Regiment RIB : Reserve Infanterie Brigade RIR : Reserve-Infanterie-Regiment
RK : Reservekorps RRJäg.zPf : Reserve Regiment Jäger zu Pferde RUR : Reserve Ulanen Regiment
Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

1re armée[modifier | modifier le code]

La 1re armée est commandée par le Generaloberst Alexandre von Kluck (auparavant Generalinspekteur de la 8.Armee-Inspektion à Berlin) avec comme chef d'état-major le Generalmajor Hermann von Kuhl.

Regroupant cinq corps d'armée soit dix divisions (six d'active et quatre de réserve, plus trois brigades de Landwehr), ses 230 600 combattants[n 6] se déploient au nord d'Aix-la-Chapelle.

Article connexe : 1re armée (Allemagne).
Sommaire :

II. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps II. Armeekorps (Stettin) : 2e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Alexander von Linsingen.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

3. I.D.[modifier | modifier le code]

3. Infanterie-Division (Stettin) : 3e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Kurt Eduard von Trossel.

4. I.D.[modifier | modifier le code]

4. Infanterie-Division (Bromberg) : 4e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Günther von Pannewitz.

III. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps III. Armeekorps (Berlin) : 3e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Ewald von Lochow.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

5. I.D.[modifier | modifier le code]

5. Infanterie-Division (Francfort-sur-l'Oder) : 5e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Georg Wichura.

6. I.D.[modifier | modifier le code]

6. Infanterie-Division (Brandebourg-sur-la-Havel) : 6e division d'infanterie, commandée par le Generalmajor Richard Herhudt von Rohden.

IV. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps IV. Armeekorps (Magdebourg) : 4e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Friedrich Bertram Sixt von Armin.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

7. I.D.[modifier | modifier le code]

7. Infanterie-Division (Magdebourg) : 7e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Johannes Riedel.

8. I.D.[modifier | modifier le code]

8. Infanterie-Division (Halle) : 8e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Georg Karl August Hildebrandt.

III. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps III. Reservekorps (Berlin) 3e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Hans von Beseler.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

5. R.D.[modifier | modifier le code]

5.Reserve-Division (Francfort-sur-l'Oder) : 5e division d'infanterie de réserve, levée dans la IIIe région, commandée par le Generalmajor Richard Voigt.

6. R.D.[modifier | modifier le code]

6. Reserve-Division (Brandebourg-sur-la-Havel) : 6e division d'infanterie de réserve, levée dans la IVe région, commandée par le Generalleutnant Emil von Schickfuß und Neudorf.

IV. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps IV. Reservekorps (Magdebourg) : 4e corps de réserve, commandé par le General der Artillerie Hans von Gronau.

7. R.D.[modifier | modifier le code]

7. Reserve-Division (Magdebourg) : 7e division d'infanterie de réserve, levée dans la IVe région, commandée par le Generalleutnant Bogislav Friedrich von Schwerin.

22. R.D.[modifier | modifier le code]

22. Reserve-Division (Cassel) : 22e division d'infanterie de réserve, levée dans la XIe région, commandée par le Generalleutnant Otto Riemann.

Landwehr[modifier | modifier le code]

2e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 2e armée est commandée par le Generaloberst Karl von Bülow (auparavant Generalinspekteur de la 3.Armee-Inspektion à Hanovre) avec comme chef d'état-major le Generalleutnant Otto von Lauenstein.

Regroupant huit corps d'armée, soit 17 divisions (neuf d'active, cinq de réserve, trois de cavalerie et deux brigades de Landwehr), ses 321 820 combattants[n 6] se déploient d'Eupen à Malmedy.

Article connexe : 2e armée (Allemagne).
Sommaire :

G.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps Gardekorps (Berlin) : corps de la Garde, commandé par le General der Infanterie Karl von Plettenberg.

1. G.D.[modifier | modifier le code]

1. Garde-Division (Berlin) : 1re division de la Garde, commandée par le Generalleutnant Oskar von Hutier.

2. G.D.[modifier | modifier le code]

2. Garde-Division (Berlin) : 2e division de la Garde, commandée par le Generalleutnant Arnold von Winckler.

VII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VII. Armeekorps (Münster) : 7e corps d'armée, commandé par le General der Kavallerie Karl von Einem, remplacé le 12 septembre (promotion à la tête de la 3e armée) par le General der Infanterie Eberhard von Claer.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

13. I.D.[modifier | modifier le code]

13. Infanterie-Division (Münster) : 13e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Kurt von dem Borne.

14. I.D.[modifier | modifier le code]

14. Infanterie-Division (Düsseldorf) : 14e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Karl Anton von Hohenzollern.

IX. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps IX. Armeekorps (Altona) : 9e corps d'armée, issu de la 3.Armee-inspektion, commandé par le General der Infanterie Ferdinand von Quast.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

17. I.D.[modifier | modifier le code]

17. Infanterie-Division (Schwerin) : 17e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Arnold von Bauer.

18. I.D.[modifier | modifier le code]

18. Infanterie-Division (Flensbourg) : 18e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Max von Kluge.

X. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps X. Armeekorps (Hanovre) : 10e corps d'armée, issu de la 3.Armee-inspektion, commandé par le General der Infanterie Otto von Emmich.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

19. I.D.[modifier | modifier le code]

19. Infanterie-Division (Hanovre) : 19e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Max Hofmann.

20. I.D.[modifier | modifier le code]

20. Infanterie-Division (Hanovre) : 20e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Alwin Schmudt.

II. Kav.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps II. Kavalleriekorps (Höherer Kavallerie Kommandeur 2) : 2e corps de cavalerie, commandé par le General der Kavallerie Georg von der Marwitz. Chargé de couvrir le front des 1re et 2e armées pendant le déploiement et le siège de Liège, le 2e corps de cavalerie est affecté à la 1re armée à partir du 27 août[11].

2. Kav.D.[modifier | modifier le code]

2. Kavallerie-Division : 2e division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Friedrich Freiherr von Krane.

4. Kav.D.[modifier | modifier le code]

4. Kavallerie-Division : 4e division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Otto von Garnier.

9. Kav.D.[modifier | modifier le code]

9. Kavallerie-Division : 9e division de cavalerie, commandée par le Generalmajor Eberhard Graf von Schmettow.

G.R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps Gardereservekorps (Berlin) : corps de réserve de la Garde, commandé par le General der Artillerie Max von Gallwitz.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

3. G.D.[modifier | modifier le code]

3. Garde-Division (Berlin) : 3e division d'infanterie de la Garde, commandée par le Generalleutnant Karl Litzmann.

1. G.R.D.[modifier | modifier le code]

1. Garde-Reserve-Division (Berlin) : 1er division de réserve de la Garde, commandée par le Generalleutnant Viktor Albrecht.

VII. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VII. Reservekorps (Münster) 7e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Hans von Zwehl.

13. R.D.[modifier | modifier le code]

13. Reserve-Division : 13e division de réserve, levée dans la VIIe région, commandée par le General der Kavallerie Alfred von Kühne.

14. R.D.[modifier | modifier le code]

14. Reserve-Division : 14e division de réserve, levée dans la VIIe région, commandée par le Generalleutnant Wolfgang von Unger.

X. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps X. Reservekorps (Berlin) : 10e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Günther von Kirchbach, remplacé le 30 août par le General der Infanterie von Eben.

2. G.R.D.[modifier | modifier le code]

2. Garde-Reserve-Division : 2e division de réserve de la Garde, levée dans les VIIe et Xe régions, commandée par le Generalleutnant Richard Freiherr von Süsskind-Schwendi.

19. R.D.[modifier | modifier le code]

19. Reserve-Division : 19e division de réserve, levée dans la IXe région, commandée par le General der Infanterie Max von Bahrfeldt.

Landwehr[modifier | modifier le code]

  • 25. gemischte Ldw.-Brig.
  • 29. gemischte Ldw.-Brig.

3e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 3e armée est commandée par le Generaloberst Max von Hausen, remplacé le 12 septembre (il est victime du typhus) par le General der Kavallerie Karl von Einem, avec comme chef d'état-major le Generalmajor Ernst von Hoeppner.

Regroupant cinq corps d'armée soit dix divisions (six d'active, deux de réserve, deux de cavalerie et une brigade de Landwehr), ses 190 540 combattants[n 6] se déploient au sud de Saint-Vith.

Article connexe : 3e armée (Allemagne).
Sommaire :

XI. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XI. Armeekorps (Cassel) : 11e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Otto von Plüskow.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

22. I.D.[modifier | modifier le code]

22. Infanterie-Division (Cassel) : 22e division d'infanterie, commandée par le Generalmajor Karl Dieffenbach.

38. I.D.[modifier | modifier le code]

38. Infanterie-Division (Erfurt) : 38e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Ernst Wagner.

XII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XII. Armeekorps (1. Sachsen) (Dresde) : 12e corps d'armée (1er saxon), commandé par le General der Infanterie Karl Ludwig d’Elsa.

23. I.D.[modifier | modifier le code]

23. Infanterie-Division 1.königliche sachsische Division (Dresde) : 23e division d'infanterie (1re division royale saxonne), commandée par le Generalleutnant Karl von Lindeman.

32. I.D.[modifier | modifier le code]

32. Infanterie-Division 3.königliche sachsische Division (Bautzen) : 32e division d'infanterie (3e division royale saxonne), commandée par le Generalleutnant Horst Edler von der Planitz.

XIX. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XIX. Armeekorps 2. Sachsen (Leipzig) : 19e corps d'armée (2e saxon), issu de la 2.Armee-inspektion, commandé par le General der Kavallerie Maximilian von Laffert.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

24. I.D.[modifier | modifier le code]

24. Infanterie-Division 2. königliche sachsische Division (Leipzig) : 24e division d'infanterie (2e division royale saxonne), commandée par le Generalleutnant Hans Krug von Nidda.

40. I.D.[modifier | modifier le code]

40. Infanterie-Division 4. königliche sachsische Division (Chemnitz) : 40e division d'infanterie (4e division royale saxonne), commandée par le Generalleutnant Leo Götz von Olenhusen.

I. Kav.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps I. Kavalleriekorps (Höherer Kavallerie Kommandeur 1) : 1er corps de cavalerie, commandé par le Generalleutnant Manfred von Richthofen.

G.Kav.D.[modifier | modifier le code]

Garde-Kavallerie-Division (Berlin) : division de cavalerie de la Garde, commandée par le Generalleutnant Adolf von Storch.

5. Kav.D.[modifier | modifier le code]

5. Kavallerie-Division : 5e division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Karl von Ilsemann.

XII. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XII. Reservekorps Sächsischses (Münster) : 12e corps de réserve (saxon), commandé par le General der Artillerie Hans von Kirchbach.

23. R.D.[modifier | modifier le code]

23. Reserve-Division : 23e division de réserve, levée dans les XIIe et Xe régions, commandée par le Generalleutnant Alexander von Larisch.

24. R.D.[modifier | modifier le code]

24. Reserve-Division : 24e division de réserve, levée dans la XIXe région, commandée par le Generalleutnant Oskar von Ehrenthal.

Landwehr[modifier | modifier le code]

  • 47. gemischte Ldw.-Brig.

4e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 4e armée est commandée par le Generaloberst Albert de Wurtemberg (auparavant Generalinspekteur de la 6.Armee-Inspektion à Stuttgart) avec comme chef d'état-major le Generalleutnant Walther von Lüttwitz (remplacé le 26 septembre par le Generalmajor Emil Ilse).

Regroupant cinq corps d'armée soit douze divisions (six d'active, quatre de réserve, deux de cavalerie et une brigade de Landwehr), ses 227 600 combattants[n 6] se déploient autour de Trèves.

Article connexe : 4e armée (Allemagne).
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VI. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VI. Armeekorps (Breslau) : 6e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Kurt von Pritzelwitz.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

11. I.D.[modifier | modifier le code]

11. Infanterie-Division (Breslau) : 11e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Richard von Webern.

12. I.D.[modifier | modifier le code]

12. Infanterie-Division (Neiße) : 12e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Martin Chales de Beaulieu.

VIII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VIII. Armeekorps (Coblence) : 8e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Erich Tülff von Tschepe und Weidenbach.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

15. I.D.[modifier | modifier le code]

15. Infanterie-Division (Cologne) : 15e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Julius Riemann.

16. I.D.[modifier | modifier le code]

16. Infanterie-Division (Trèves) : 16e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Kurt von Lindenau.

XVIII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XVIII. Armeekorps (Francfort-sur-le-Main) : 18e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Dedo von Schenck.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

21. I.D.[modifier | modifier le code]

21. Infanterie-Division (Francfort-sur-le-Main) : 21e division d'infanterie, commandée par le Generalmajor Ernst von Oven.

25. I.D.[modifier | modifier le code]

25. Infanterie-Division Grossherzoglich Hessische Division (Darmstadt) : 25e division d'infanterie (division grand-ducale de Hesse), commandée par le Generalmajor Viktor Kühne.

IV. Kav.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps IV. Kavalleriekorps (Höherer Kavallerie Kommandeur 4) : 4e corps de cavalerie, commandé par le Generalleutnant Gustav von Hollen.

Renforts d'infanterie : Jäg.Btl. 5 et 6

3. Kav.D.[modifier | modifier le code]

3. Kavallerie-Division : 3e division de cavalerie, commandée par le Generalmajor Kurt von Unger.

6. Kav.D.[modifier | modifier le code]

6. Kavallerie-Division : 6e division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Egon Graf von Schmettow.

VIII. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VIII. Reservekorps : 8e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Wilhelm Freiherr von Egloffstein.

15. R.D.[modifier | modifier le code]

15. Reserve-Division : 15e division de réserve, levée dans la VIIIe région, commandée par le Generalmajor Eberhard von Kurowski.

16. R.D.[modifier | modifier le code]

16. Reserve-Division : 16e division de réserve, levée dans la VIIIe région, commandée par le Generalleutnant Wilhelm Mootz.

XVIII. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XVIII. Reservekorps 18e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Kuno Arndt von Steuben.

21. R.D.[modifier | modifier le code]

21. Reserve-Division : 21e division de réserve, levée dans la XVIIIe région, commandée par le Generalleutnant Hermann von Rampacher, remplacé le 2 septembre par le General der Kavallerie Ludwig von Schwerin puis le 7 septembre par le Generalleutnant Ernst von Oidtman.

25. R.D.[modifier | modifier le code]

25. Reserve-Division : 25e division de réserve, levée dans les XIe et XVIIIe régions, commandée par le Generalleutnant Alexander Torgany.

Landwehr[modifier | modifier le code]

5e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond jaune constellé d'aigles noirs, avec au centre une croix de fer noir surchargé de l'aigle prussien.
Étendard du Kronprinz de Prusse.

La 5e armée est commandée par le Generalleutnant Guillaume de Prusse, Kronprinz (prince-héritier) de Prusse, en remplacement du Generaloberst Hermann von Eichhorn (celui-ci, Generalinspekteur de la 7.Armee-Inspektion à Sarrebruck, est victime d'une chute de cheval en mai 1914 et d'une pneumonie) avec comme chef d'état-major le Generalleutnant Konstantin Schmidt von Knobelsdorf.

Regroupant cinq corps d'armée soit dix divisions (six d'active, quatre de réserve et cinq brigades de Landwehr), ses 243 600 combattants[n 6] se déploient de Thionville à Metz.

Article connexe : 5e armée (Allemagne).
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V. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps V. Armeekorps (Posen) : 5e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Hermann von Strantz.

Korpstruppen[modifier | modifier le code]

9. I.D.[modifier | modifier le code]

9. Infanterie-Division (Glogau) : 9e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Eduard von Below.

10. I.D.[modifier | modifier le code]

10. Infanterie-Division (Posen) : 10e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Robert Kosch, remplacé le 8 octobre par le Generalleutnant Alfred von Larisch.

XIII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XIII. Armeekorps (Stuttgart) : 13e corps d'armée (royal de Wurtemberg), commandé par le General der Infanterie Max von Fabeck.

26. I.D.[modifier | modifier le code]

26. Infanterie-Division 1.königliche württembergische (Stuttgart) : 26e division d'infanterie (1re division royale du Wurtemberg), commandée par le Generalleutnant Herzog Wilhelm von Urach.

27. I.D.[modifier | modifier le code]

27. Infanterie-Division 2.königliche württembergische (Ulm) : 27e division d'infanterie (2e division royale du Wurtemberg), commandée par le Generalleutnant Franz Graf von Pfeil und Klein-Ellguth.

XVI. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XVI. Armeekorps (Metz) : 16e corps d'armée, issu de la 7.Armee-inspektion, commandé par le General der Infanterie Bruno von Mudra.

33. I.D.[modifier | modifier le code]

33. Infanterie-Division (Metz) : 33e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Franz Reitzenstein, remplacé le 26 septembre par le Generalleutnant Walther von Lüttwitz.

34. I.D.[modifier | modifier le code]

34. Infanterie-Division (Metz) : 34e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Walter von Heinemann.

V. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps V. Reservekorps 5e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Erich von Gündell.

9. R.D.[modifier | modifier le code]

9. Reserve-Division : 9e division de réserve, levée dans la Ve région, commandée par le General der Infanterie Hans von Guretzky-Cornitz.

10. R.D.[modifier | modifier le code]

10. Reserve-Division : 10e division de réserve, levée dans la Ve région, commandée par le Generalleutnant Hermann von Wartenberg.

VI. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps VI. Reservekorps 6e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Konrad von Goßler.

11. R.D.[modifier | modifier le code]

11. Reserve-Division : 11e division de réserve, levée dans la VIe région, commandée par le Generalleutnant Karl von Suren, remplacé le 3 novembre par le Generalleutnant Friedrich Rüdiger von Hertzberg.

12. R.D.[modifier | modifier le code]

12. Reserve-Division : 12e division de réserve, levée dans la VIe région, commandée par le Generalleutnant Hinko Freiherr von Lüttwitz, remplacé le 30 novembre par le Generalleutnant Hans von Carlowitz.

Landwehr[modifier | modifier le code]

  • 13. (Kgl. Bayer.) Ldw.-Brig.
  • 43. Ldw.-Brig.
  • 45. Ldw.-Brig.
  • 53. Ldw.-Brig.
  • 9. bay.Ldw.-Brig.

6e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 6e armée est commandée par le Generaloberst Rupprecht de Bavière, Kronprinz (prince-héritier) de Bavière (auparavant Generalinspekteur de la 4.Armee-Inspektion à Munich) avec comme chef d'état-major le Generalmajor Konrad Krafft von Dellmensingen.

Comprenant six corps d'armée soit treize divisions (huit d'active, deux de réserve, trois de cavalerie et une brigade de Landwehr), ses 247 700 combattants[n 6] se déploient de Saint-Avold à Sarrebourg.

Article connexe : 6e armée (Allemagne).
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I. bay.A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps I. bayerisches Armeekorps (Munich) : 1er corps d'armée bavarois, commandé par le General der Infanterie Oskar von Xylander (de).

1. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

1. bayerische-Infanterie-Division (Munich) : 1re division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Albert Ritter von Schoch.

2. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

2. bayerische-Infanterie-Division (Augsbourg) : 2e division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Ludwig Ritter von Hetzel.

II. bay.A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps II. bayerisches Armeekorps (Wurzbourg) : 2e corps d'armée bavarois, commandé par le General der Infanterie Karl von Martini.

3. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

3. bayerische-Infanterie-Division (Landau in der Pfalz) : 3e division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Otto Ritter von Breitkopf.

4. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

4. bayerische-Infanterie-Division (Würzbourg) : 4e division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Maximilian Graf von Montgelas, remplacé le 5 novembre par le Generalleutnant Ernst Ritter von Schrott.

III. bay.A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps III. bayerisches Armeekorps (Nuremberg) : 3e corps d'armée bavarois, commandé par le General der Kavallerie Ludwig von Gebsattel.

5. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

5. bayerische-Infanterie-Division (Nuremberg) : 5e division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Gustav Ritter von Schoch.

6. bay.I.D.[modifier | modifier le code]

6. bayerische-Infanterie-Division (Ratisbonne) : 6e division d'infanterie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Maximilian Ritter von Höhn.

XXI. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XXI. Armeekorps (Sarrebruck) : 21e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Fritz von Below.

31. I.D.[modifier | modifier le code]

31. Infanterie-Division (Sarrebruck) : 31e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Albert von Berrer.

42. I.D.[modifier | modifier le code]

42. Infanterie-Division (Sarrebourg) : 42e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Hasso von Bredow.

III. Kav.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps III. Kavalleriekorps (Höherer Kavallerie Kommandeur 3) : 3e corps de cavalerie, commandé par le General der Kavallerie Rudolf Ritter von Frommel.

7. Kav.D.[modifier | modifier le code]

7. Kavallerie-Division : 7e division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Ernst von Heydebreck.

8. Kav.D.[modifier | modifier le code]

8. Kavallerie-Division (Königlich Sächsische) : 8e division de cavalerie (royal saxon), commandée par le Generalleutnant Günther Graf von der Schulenburg-Hehlen, remplacé le 31 octobre par le Generalleutnant Robert Freiherr von Kap-herr.

Bay.Kav.D.[modifier | modifier le code]

Bayerische Kavallerie-Division : division de cavalerie bavaroise, commandée par le Generalleutnant Otto von Stetten, remplacé le 5 novembre par le Generalleutnant Karl Ritter von Wenninger.

I. bay.R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps I. bayerisches Reservekorps 1er corps de réserve bavarois, commandé par le General der Infanterie Karl von Fasbender (de).

1. bay.R.D.[modifier | modifier le code]

1. bayerische-Reserve-Division : 1re division bavaroise de réserve, levée dans la Ire région bavaroise, commandée par le Generalleutnant Alfred Ritter von Göringer.

5. bay.R.D.[modifier | modifier le code]

5. bayerische-Reserve-Division : 5e division bavaroise de réserve, levée dans la IIIe région bavaroise, commandée par le General der Infanterie Friedrich Freiherr Kreß von Kressenstein.

Landwehr[modifier | modifier le code]

  • 5. bay.Ldw.-Brig.

7e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 7e armée est commandée par le Generaloberst Josias von Heeringen (auparavant Generalinspekteur de la 2.Armee-Inspektion à Berlin) avec comme chef d'état-major le Generalleutnant Karl Heinrich von Hänisch.

Comprenant trois corps d'armée soit six divisions (quatre d'active, deux de réserve et quatre brigades de Landwehr), ses 154 380 combattants[n 6] se déploient de Strasbourg à Fribourg.

Article connexe : 7e armée (Allemagne).
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XIV. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XIV. Armeekorps (Karlsruhe) : 14e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Ernst von Hoiningen, remplacé le 31 août par le Generalleutnant Freiherr von Watter.

28. I.D.[modifier | modifier le code]

28. Infanterie-Division (Karlsruhe) : 28e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Kurt von Kehler.

29. I.D.[modifier | modifier le code]

29. Infanterie-Division (Fribourg-en-Brisgau) : 29e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant August Isbert.

XV. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XV. Armeekorps (Strasbourg) : 15e corps d'armée, commandé par le General der Infanterie Berthold von Deimling.

30. I.D.[modifier | modifier le code]

30. Infanterie-Division (Strasbourg) : 30e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Johannes von Eben, remplacé le 29 août par le Generalleutnant Adolf Heinrich Wild von Hohenborn, lui-même remplacé le 7 novembre par le Generalmajor Karl Friedrich Surén, remplacé le 17 décembre par le Generalmajor Friedrich von Gontard.

39. I.D.[modifier | modifier le code]

39. Infanterie-Division (Colmar) : 39e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Theodor Freiherr von Watter, remplacé le 31 août par le General der Infanterie Hugo von Kathen.

XIV. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XIV. Reservekorps 14e corps de réserve, commandé par le General der Artillerie Richard von Schubert.

26. R.D.[modifier | modifier le code]

26. Reserve-Division : 26e division de réserve, levée dans la XIIIe région, commandée par le General der Infanterie Franz Freiherr von Soden.

28. R.D.[modifier | modifier le code]

28. Reserve-Division : 28e division de réserve, levée dans la XIVe région, commandée par le Generalleutnant Curt von Pavel.

Landwehr[modifier | modifier le code]

  • 55. Ldw.-Brig. affectée au renforcement des Deckungstruppen Oberrhein (troupes de couverture du Rhin Supérieur) qui sont chargées de défendre la Haute-Alsace.
  • 1. bay.Ldw.-Brig.
  • 2. bay.Ldw.-Brig.

8e armée[modifier | modifier le code]

Dessin géométrique, fond rouge avec au milieu un carré divisé en quartiers noirs et blancs.
Fanion du commandant d'armée.

La 8e armée est commandée par le Generaloberst Maximilian von Prittwitz und Gaffron (auparavant Generalinspekteur de la 1.Armee-Inspektion à Danzig) avec comme chef d'état-major le Generalmajor Georg von Waldersee, remplacés le 22 août par le Generaloberst Paul von Hindenburg et le Generalmajor Erich Ludendorff.

Regroupant six corps soit treize divisions (six d'active, deux de réserve, une de cavalerie et quatre de Landwehr), ses 230 070 combattants[n 6] se déploient autour d'Insterburg, de Gumbinnen et d'Allenstein.

Article connexe : 8e armée (Allemagne).
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I. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps I. Armeekorps (Königsberg) : 1er corps d'armée, commandé par le Generalleutnant Hermann von François.

1. I.D.[modifier | modifier le code]

1. Infanterie-Division (Königsberg) : 1re division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Richard von Conta.

2. I.D.[modifier | modifier le code]

2. Infanterie-Division (Insterburg) : 2e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Adalbert von Falk.

XVII. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XVII. Armeekorps (Danzig) : 17e corps d'armée, commandé par le General der Kavallerie August von Mackensen.

35. I.D.[modifier | modifier le code]

35. Infanterie-Division (Thorn) : 35e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Otto Hennig, remplacé le 25 novembre par le Generalmajor Johannes von Hahn.

36. I.D.[modifier | modifier le code]

36. Infanterie-Division (Danzig) : 36e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Konstanz von Heineccius.

XX. A.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps XX. Armeekorps (Allenstein) : 20e corps d'armée, issu de la 1.Armee-inspektion, commandé par le General der Artillerie Friedrich von Scholtz.

37. I.D.[modifier | modifier le code]

37. Infanterie-Division (Allenstein) : 37e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Hermann von Staabs.

41. I.D.[modifier | modifier le code]

41. Infanterie-Division (Deutsch Eylau) : 41e division d'infanterie, commandée par le Generalleutnant Leo Sontag, remplacé le 17 septembre par le Generalmajor Alfred von Böckmann puis le 27 novembre par le Generalleutnant Heinrich Schmidt von Knobelsdorff.

1. Kav.D.[modifier | modifier le code]

1. Kavallerie-Division : 1re division de cavalerie, commandée par le Generalleutnant Hermann Brecht.

I. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps I. Reservekorps : 1er corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Otto von Below.

1. R.D.[modifier | modifier le code]

1. Reserve-Division : 1re division de réserve, levée dans les Ire et XXe régions, commandée par le Generalleutnant Sigismund von Foerster.

36. R.D.[modifier | modifier le code]

36. Reserve-Division : 36e division de réserve, levée dans la XVIIe région, commandée par le Generalleutnant Curt Kruge.

I. Ldw.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps D'abord appelée 1. Landwehr-Division ou Landwehr-Division Goltz au début de la mobilisation, l'ajout de renforts à la fin de la période de concentration lui donne la taille d'un corps d'armée, ultérieurement appelé « 1er corps de Landwehr », commandé par le Generalleutnant Georg Freiherr von der Goltz.

Div. Jacobi[modifier | modifier le code]

La division Jacobi est créée à partir de la 1. Landwehr-Division ; elle est commandée par le General der Infanterie Albano von Jacobi.

Div. Einem[modifier | modifier le code]

La division Einem est créée à partir de la 1. Landwehr-Division ; elle est commandée par le Generalleutnant Ernst von Einem.

II. Ldw.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps Landwehrkorps Schlesien : corps de Landwehr silésien, appelé plus tard « 2e corps de Landwehr », commandé par le General der Infanterie Remus von Woyrsch, remplacé le 3 décembre par le Generalleutnant Götz Freiherr von König.

3. Ldw.D.[modifier | modifier le code]

3. Landwehr-Division : 3e division de Landwehr, commandée par le Generalleutnant Götz von König, remplacé le 17 décembre par le Generalleutnant Hermann Rieß von Scheurnschloß.

4. Ldw.D.[modifier | modifier le code]

4. Landwehr-Division : 4e division de Landwehr, commandée par le Generalleutnant Rudolf von Wegener.

Grandes unités autonomes[modifier | modifier le code]

Toutes les unités de l'armée allemande ne sont pas immédiatement affectées aux huit armées. Il y a d'abord le 9e corps de réserve qui reste au nord d'Hambourg avant d'être envoyé en Belgique ; ensuite il y a plusieurs divisions de réserve, de marine et d’Ersatz, affectées rapidement aux différentes armées ; puis des brigades de Landwehr, la plupart elles aussi rapidement envoyées au front ; enfin pour assurer les garnisons, il reste des régiments de Landwehr et des bataillons de Landsturm.

IX. R.K.[modifier | modifier le code]

Kommandierender General Armeekorps IX. Reservekorps : 9e corps de réserve, commandé par le General der Infanterie Max von Boehn. Ce corps, mobilisé et concentré dans la province du Schleswig-Holstein, est chargé de la surveillance de la frontière danoise (l'invasion du Danemark par l'Allemagne a été envisagée en 1899 puis en 1902-1905)[12] et des côtes de la mer du Nord (en cas de débarquement britannique). Quatre brigades de Landwehr lui sont adjointes (les 33e, 34e, 37e et 38e, formant le hoherer Landwehr-kommandeur 1. du Generalleutnant von der Goltz), le tout formant avec le corps d'armée et les bataillons en garnison sur les îles ce qui a été appelé la Nordarmee, l'armée du Nord[13], sous les ordres de Boehn.

Si la Landwehr est très vite envoyée sur le front de l'Est, le corps d'armée est envoyé en Belgique à partir du 23 août, arrivant à Louvain le 25 puis à Bruxelles le 30. Le 3 septembre, il est affecté au siège d'Anvers[14].

17. R.D.[modifier | modifier le code]

17. Reserve-Division : 17e division de réserve, commandée par le Generalleutnant Gustav Wagener.

18. R.D.[modifier | modifier le code]

18. Reserve-Division : 18e division de réserve, commandée par le Generalleutnant Karl Wilhelm von Gronen.

Divisions[modifier | modifier le code]

3. R.D.[modifier | modifier le code]

3. Reserve-Division : 3e division de réserve formée par la IIe région (Poméranie), commandée par le Generalleutnant Kurt von Morgen, elle est rattachée à la 8e armée dès la fin de la mobilisation.

30. R.D.[modifier | modifier le code]

30. Reserve-Division : 30e division de réserve, formée par la XXIe région et la IIIe bavaroise, commandée par le Generalleutnant Karl Albert von Knoerzer. Affectée comme Hauptreserve der Festung Straßburg (réserve principale de la place forte de Strasbourg), elle est rattachée à la 7e armée puis engagée dans les Vosges à partir du 17 août.

33. R.D.[modifier | modifier le code]

33. Reserve-Division : 33e division de réserve, formée par la XVIe région, commandée par le Generalleutnant Viktor Karl Wilhelm Bausch. Affectée comme Hauptreserve der Festung Metz (réserve principal de la place forte de Metz), elle est rattachée à la 5e armée puis engagée le 20 août à Nomeny, ensuite près d'Étain les 24-25 août.

35. R.D.[modifier | modifier le code]

35. Reserve-Division : 35e division de réserve, composée de Landwehr, commandée par le Generalleutnant Max Philipp von Schmettau. Affectée comme Hauptreserve der Festung Thorn (réserve principale de la place forte de Thorn), la division est rattachée à la 8e armée puis engagée autour de Soldau et Thorn.

Marine-Division[modifier | modifier le code]

Marine-Division : division de marine, commandée par l'amiral Ludwig von Schröder. La Marine-Infanterie-Brigade (commandée par le Generalmajor Carl von Wiechmann) est composée à Kiel lors de la mobilisation avec comme noyau d'active le I. Seebataillon complété par des réservistes de la marine. Le II. Seebataillon est à Wilhelmshaven, tandis que le III. est bloqué à Tsingtao (Tsingtau). Le 23 août, la brigade est renforcée avec deux régiments de matelots pour devenir une division, puis elle est envoyée au siège d'Anvers (elle prend position à partir du 6 septembre)[15].

G.E.D.[modifier | modifier le code]

Garde Ersatzdivision : division de remplacement de la Garde, commandée par le Generalleutnant Reinhold von Twardowski. La division est rattachée à la 6e armée, débarque à Saverne le 19 août et reste en réserve lors de la bataille de Sarrebourg le 20.

4. E.D.[modifier | modifier le code]

4. Ersatzdivision : 4e division de remplacement, commandée par le Generalleutnant Albert von Werder. La division est rattachée à la 6e armée, débarque à Téterchen et sert de réserve au 2e corps bavarois le 20 août.

8. E.D.[modifier | modifier le code]

8. Ersatzdivision : 8e division de remplacement, commandée par le Generalleutnant Friedrich von Hausmann. La division est mise à disposition de la 6e armée en août.

10. E.D.[modifier | modifier le code]

10. Ersatzdivision : 10e division de remplacement, commandée par le General der Infanterie Georg Freiherr von Gayl. La division est rattachée à la 6e armée, débarque les 17-18 août à Sarrelouis et mis à la suite du 3e corps bavarois.

19. E.D.[modifier | modifier le code]

19. Ersatzdivision : 19e division de remplacement (saxon), commandée par le Generalmajor Adolf Müller, remplacé le 21 août par le Generalleutnant Otto von Tettenborn. Débarquée le 18 août à Strasbourg, la division est engagée dans la vallée de la Bruche le 20.

Bay.E.D.[modifier | modifier le code]

Bayerische Ersatzdivision : division bavaroise de remplacement, commandée par le General der Infanterie Eugen Ritter von Benzino. La division débarque les 17-18 août à Sélestat, puis est engagée dans les Vosges.

2. Ldw.D.[modifier | modifier le code]

2. Landwehr-Division : 2e division de Landwehr, créée par regroupement des quatre brigades du hoherer Landwehr-kommandeur 2., commandée par le Generalleutnant Adolf Franke, elle est affectée à la 5e armée.

Brigades[modifier | modifier le code]

Des gemischte Landwehr-Brigaden (brigades mixtes de Landwehr), comprenant un petit état-major, de l'infanterie, de la cavalerie et de l'artillerie, sont créées lors de la mobilisation. Plusieurs de ces brigades sont affectées aux différentes armées, pour servir de troupes auxiliaires (prévues notamment pour assurer les sièges des places fortes adverses), mais aussi aux principales forteresses de l'Empire : dans ce dernier cas, leur mission est de servir de Hauptreserve (réserve principale), l'équivalent de la « défense mobile » des places fortes françaises.

  • Königsberg :
    • 9. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 24 et 48) ;
    • Ersatz-Infanterie-Brigade Königsberg ;
    • Reserve-Dragoner-Regiment Nr. 1 ;
    • Ersatz-Kavallerie-Regiment I. A.K. ;
    • Ersatz Feldartillerie-Regiment ;
  • 19. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 47, 72 et 133) à Posen ;
  • 21. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 10 et 38) à Breslau ;
  • 30. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 25 et 65) à Metz (en plus de la 33. R.D.) ;
  • 31. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 30 et 68) à Metz ;
  • 52. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 121 et 123) à Strasbourg (en plus de la 30. R.D.) ;
  • 69. Landwehr-Brigade (Ldw.I.R. 21 et 61) à Graudenz.

Garnisons[modifier | modifier le code]

Des régiments de Landwehr sont affectés comme garnison aux forts (le 1. LIR à Königsberg-Pillau, le 8e à Thorn, le 15e à Thionville, le 17e à Metz, le 39e à Cologne, les 71e et 82e à Strasbourg, le 87e à Mayence, le 101e à Graudenz, le 119e à Neuf-Brisach, le 120e à Strasbourg, le 122e à Ulm, ainsi que les 8.bay.LIR et 10.bay.LIR à Germersheim), tandis que chacun des 24 régiments des Ire, XVIIe et XXe régions forme un bataillon d'Ersatz affecté comme renfort aux garnisons des forteresses de l'Est.

Les îles et côtes allemandes de la mer du Nord reçoivent aussi des troupes d'infanterie à partir du 17 août (au sein de la Nordarmée) :

  • sur l'île de Borkum les 1er et 2e bataillons du 79e régiment de réserve, l'île de Sylt les 1er et 2e bataillons du 85e régiment de Landwehr, l'île de Pellworm le 3e du 85. LIR, chacune de ces trois îles recevant aussi une batterie d'artillerie à pied (Festunggeschütze)[16] ;
  • à Hambourg les 2e et 3e bataillons du 75. LIR, Brême le 1er bataillon et Cuxhaven le 4e du même régiment ;
  • à Rostock le 4e bataillon du 76. LIR, Wismar le 5e du même régiment[17] ;
  • à Wilhelmshaven une brigade d'infanterie de marine formée autour du noyau du II. Seebataillon (base de la future 2e division de marine).

Enfin, les 340 bataillons de Landsturm sont affectés à partir de la fin août pour servir de garnisons dans les territoires occupés, pour la surveillance des voies de communications et comme garnisons des villes de l'intérieur.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chaque division dispose aussi d'unités organiques (Divisionstruppen : D.Trp), telles qu'une compagnie du génie (P. Komp.), une section de pontonniers (Br Trn), une compagnie médicale (San Kp) et une section de téléphonistes (Fernspr. Abt.).
  2. La G.Kav.D. est rattachée au corps d'armée de la Garde en temps de paix.
  3. Les unités d’Ersatz (de remplacement) de l'armée allemande sont composées en août 1914 d'une partie du surplus de réservistes arrivés dans les dépôts, destinées à remplacer les pertes des autres unités. À la mi-août sont constituées 19 brigades à partir de ces unités d’Ersatz (une par région militaire), qui sont regroupées au sein de six divisions d’Ersatz (Ersatzdivisionen) : de la Garde, 4e, 8e, 10e, 19e et bavaroise[6].
  4. Les armées sont déployées avec les divisions de cavalerie en tête, les corps d'active juste derrière et les corps de réserve en queue.
  5. Les communes des cantons de l'Est (Eupen, Malmédy et Saint-Vith), belges depuis 1919 (traité de Versailles), font partie de l'Empire allemand en 1914.
  6. a b c d e f g et h L'effectif d'un corps d'armée est théoriquement de 45 660 hommes, celle d'un corps de réserve de 37 060, d'une division de cavalerie de 5 000 et d'une brigade de Landwehr de 6 500 hommes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Imperial German Army Inspectorates », sur http://home.comcast.net/~jcviser/.
  2. Laparra 2006, p. 47-49.
  3. (en) « OHL - Supreme Army Command », sur http://home.comcast.net/~jcviser/.
  4. Laparra 2006, p. 50-51.
  5. Laparra 2006, p. 55-59.
  6. Laparra 2006, p. 65-69.
  7. Laparra 2006, p. 56.
  8. Pierre-Yves Hénin, Le plan Schlieffen : Un mois de guerre - deux siècles de controverses, Paris, Economica, coll. « Campagne & stratégies » (no 99), , 572 p. (ISBN 978-2-7178-6447-2), p. 230.
  9. Hermann Cron, Imperial German Army, 1914-18: Organisation, Structure, Orders of Battle, Helion & company, 2001, p. 78
  10. Laparra 2006, p. 44 et 52.
  11. Hénin 2012, p. 361-362.
  12. Hénin 2012, p. 115-117.
  13. Reichsarchiv 1925, vol. 1, p. 682.
  14. United State War Office 1920, p. 280.
  15. United States War Office 1920, p. 49.
  16. « Nordarmee (Wk1) », sur http://wiki-de.genealogy.net/.
  17. Reichsarchiv 1925, vol. 1, p. 683.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ce qu'il faut savoir de l'armée allemande, Paris et Limoges, H. Charles-Lavauzelle, , 130 p., in-16 (notice BnF no FRBNF33289394).
  • Walter von Bremen (trad. Jean Schmidt), L'Armée allemande après sa réorganisation : avec l'emplacement des troupes en 1914, Paris, Berger-Levrault, , 73 p. (notice BnF no FRBNF31869231).
  • Edmond Buat, L'Armée allemande pendant la guerre de 1914-1918, grandeur et décadence, manœuvres en lignes intérieures, Paris, Librairie Chapelot, , 70 p. (notice BnF no FRBNF31884910).
  • (en) United States War Office, Histories of Two Hundred and Fifty-One Divisions of the German Army Which Participated in the War (1914–1918) : Compiled from records of Intelligence Section of the General Staff, American Expeditionary Forces, at General headquarters, Chaumont, France, Washington, Governement Printing Office, coll. « War Department Document » (no 905), , 748 p. (lire en ligne).
  • (de) Hermann Cron, Die Organisation des deutschen Heeres im Weltkriege dargestellt auf Grund der Kriegsakten, Berlin, Ernst Siegfried Mittler und Sohn, , 208 p. (LCCN 25024135).
  • (de) Reichsarchiv, Der Weltkrieg 1914 bis 1918 : Die militärischen Operationen zu Lände, Berlin, Ernst Siegfried Mittler und Sohn, 1925-1944, 14 volumes (notice BnF no FRBNF33651056, LCCN 25009688).
    • (de) « Das deutsche Westheer, am 18. August 1914, beim beginn des Vosmarsches », dans Der Weltkrieg 1914 bis 1918, vol. 1 : Die Grenzschlachten im Westen, , 719 p. (lire en ligne), p. 664-687.
    • (de) « Die Deutsche 8. Armee, am 26. August, I. Tag der Schlacht bei Tannenberg », dans Der Weltkrieg 1914 bis 1918, vol. 2 : Die Befreiung Ostpreußens, , 430 p. (lire en ligne), p. 358-365.
  • La Guerre mondiale 1914 - 1918 : traduction de la relation officielle allemande de la Guerre Mondiale [« Der Weltkrieg 1914 bis 1918 »], École supérieure de Guerre, .
  • (de) Hermann Rahne, Mobilmachung : militärische Mobilmachungsplanung und -technik in Preussen und im Deutschen Reich von Mitte des 19. Jahrhunderts bis zum Zweiten Weltkrieg, Berlin-Est, Militärverlag der Deutschen Demokratischen Republik, , 308 p. (LCCN 83242943).
  • Didier Lainé, L'Armée allemande en 1914, Paris, Chromos service, , 297 p. (ISBN 2-9500377-0-4).
  • Jean-Claude Laparra, La Machine à vaincre, de l'espoir à la désillusion : histoire de l'armée allemande, 1914-1918, Saint-Cloud, 14-18 éditions, , 323 p. (ISBN 2-9519539-8-4).
  • (en) Hermann Cron (trad. C.F. Colton), Imperial German Army, 1914-18 : Organisation, Structure, Orders of Battle [« Geschichte des deutschen Heeres im Weltkriege 1914-1918 »], Solihull, Helion & company, (réimpr. 2006, 2008 et 2013), 414 p. (ISBN 1874622701 et 978-1-874622291, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]