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Ordre de Jacques-Cartier

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Ordre de Jacques-Cartier
Armoiries de l'Ordre de Jacques-Cartier
Armoiries de l'Ordre de Jacques-Cartier

Autres appellations La Patente
Création
Dissolution 1965[1]
Nombre de membres 11 000 (1960)[2]
Publications L'Émerillon

L’Ordre de Jacques-Cartier (OJC) était une société dite « secrète » fondée le [3] à Vanier (Ontario) par Albert Ménard, ingénieur civil au ministère des Travaux publics[4], et le curé François-Xavier Barrette[5].

Mission et histoire

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Dix-neuf hommes réunis par Albert Ménard et le curé François-Xavier Barrette[6] tiennent une première réunion de la société secrète des Commandeurs de l’Ordre de Jacques-Cartier le [5].

Esdras Terrien, l'abbé F.-X. Barrette, A. Ménard, É. Lavoie, les avocats Philippe Dubois et Joachim Sauvé, Oscar Barrette et U. Bray étudient les règlements de sociétés existantes, afin d'établir la rédaction de règlements et la constitution de l'Ordre de Jacques-Cartier[7].

L'Ordre était également connu sous le nom « la Patente ». Sa devise était « Pour Dieu et pour la Patrie » et son chant patriotique s'intitulait Honneur et Loyauté[8].

Le but de cette organisation était de faire avancer les intérêts des Canadiens français catholiques par l'entremise d'une élite militante infiltrant autant l'administration que les entreprises privées, et notamment de lutter contre l'influence des loges maçonniques et des orangistes, qui menaient toutes sortes d'actions visant à réduire l'influence des Canadiens français, voire à les assimiler, par exemple en empêchant leur accession à des postes de la fonction publique fédérale, aux écoles d'aviation civile ou à l'accréditation d'instituteur. Ces loges étaient d'autant plus efficaces qu'elles étaient secrètes, d'où l'idée d'utiliser le même genre de tactique pour défendre les intérêts des Canadiens français[9].

L'Ordre était dirigé par un conseil supérieur nommé « Chancellerie » qui regroupait des comités régionaux, eux-mêmes subdivisés en comités locaux (« Commanderies »). L'organisation disposait de son propre journal : L'Émerillon. Elle fera également circuler le Bulletin dont la diffusion sera moindre en comparaison de L'Émerillon[7].

À la suite de dissensions marquées entre l'aile québécoise et le conseil dirigé exclusivement depuis Ottawa en Ontario, l'Ordre est dissous le . L'ordre comptait 11 300 membres en 1955/1956 et environ 5 000[10] lors de sa dissolution en 1965[11].

Parmi les membres fondateurs figurent les représentants suivants, associé à leur rôle lors de la fondation (1926)[7] :

  • François-Xavier Barrette (chapelain),
  • Oscar Barrette,
  • Adélard Chartrand (trésorier),
  • Louis-Joseph Chagnon (secrétaire correspondant),
  • Louis-Joseph Châtelain (secrétaire archiviste),
  • Philippe Dubois (deuxième grand commandeur adjoint),
  • Charles Gautier,
  • Marius Lachaine,
  • Émile Lavoie (chancelier),
  • Moïse Lavoie,
  • Albert Ménard (grand commandeur),
  • Domitien Robichaud (fidéicommissaire)
  • Marcel Robidas (grand commandeur),
  • Esdras Terrien (commandeur-conseil)
  • Achille Pelletier[12] (fidéicommissaire)
  • J. Sauvé (premier grand commandeur)
  • A. Campeau (cérémoniaire)
  • J.-U. Bray (commandeur-conseil)

Les personnes suivantes sont associées de près ou de loin à l'OJC[13] :

Un petit fonds d’archives Ordre de Jacques-Cartier est conservé au centre d’archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[14]. L'Université de Montréal conserve également certains documents relativement aux activités de l'Ordre[15]. Il y a aussi plusieurs documents aux archives de l'Université d'Ottawa au CRCCF[16],[17]. Le Centre d'études acadiennes Anselme-Chiasson à l'Université de Moncton a aussi un fonds d'archives sur l'Ordre de Jacques Cartier. Bibliothèque et Archives Canada conserve enfin un important fonds Ordre de Jacques-Cartier[18]. Raymond Laliberté et Denise Robillard ont effectué et publié des recherches sur les origines de l'ordre.

Notes et références

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  1. Otis et Delisle 2016, p. 391.
  2. Otis et Delisle 2016, p. 390.
  3. CRCCF, « La fondation de l'Ordre de Jacques Cartier (OJC) », dans La présence française en Ontario :1610, passeport pour 2010, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa, 2003, consulté le 3 octobre 2009
  4. Otis et Delisle 2016, p. 386.
  5. 1 2 « Ordre de Jacques Cartier | Les sociétés | Le signe secret | Émissions | Historia », sur lesignesecret.historiatv.com (consulté le )
  6. Denise Robillard, « L’Ordre de Jacques Cartier et les droits des Franco-catholiques en Ontario, 1926-1931 », Études d'histoire religieuse, vol. 74, , p. 93–111 (ISSN 1193-199X et 1920-6267, DOI 10.7202/1006494ar, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 3 Denise Robillard, « L’Ordre de Jacques Cartier et les droits des Franco-catholiques en Ontario, 1926-1931 », Études d'histoire religieuse, vol. 74, , p. 93–111 (ISSN 1193-199X et 1920-6267, DOI 10.7202/1006494ar, lire en ligne, consulté le )
  8. Otis et Delisle 2016, p. 385.
  9. Otis et Delisle 2016, p. 384.
  10. Centre de recherche en civilisation canadienne-française, « L'Ordre de Jacques Cartier, société secrète », sur Vie française dans la capitale, (consulté le )
  11. Marc-André Gagnon, « Ordre de Jacques-Cartier » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. Publié le 15 février 2016. (consulté le ).
  12. Otis et Delisle 2016, p. 385-386.
  13. Alain Rochefort, « Des noms célèbres y sont associés », Le Journal de Québec, (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Fonds Ordre de Jacques-Cartier (P609) », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec (consulté le )
  15. Fonds de l'Ordre de Jacques-Cartier (P0069) (consulté le 2 février 2017)
  16. « Instrument de recherche du fonds Ordre de Jacques-Cartier, CRCCF », sur Université d'Ottawa (consulté le )
  17. Le centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) possède également une exposition virtuelle consacrée à L'Ordre de Jacques-Cartier.
  18. « Bibliothèque et Archives Canada, Fonds Ordre de Jacques-Cartier, MG28 I98. », sur Archives Canada (consulté le )

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Otis et Jean Delisle, Les Douaniers des langues : Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval,
  • Denise Robillard, L'Ordre de Jacques-Cartier, Montréal, Fides, , 544 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Philippe Volpé, L’Ordre de Jacques Cartier en Acadie du Nouveau-Brunswick durant la Grande Dépression, 1933-1939 : Noyautage, extériorisation et nationalisme économique (mémoire de maîtrise (histoire)), Québec, Université Laval, .
  • Marc-André Séguin, « L'Ordre de Jacques Cartier : une société secrète », Le Journal de Québec, (lire en ligne)
  • Marc-André Séguin, « « La Patente » et sa portée », Le Journal de Québec, (lire en ligne)
  • Jean-Christophe Laurence, « Que reste-t-il de «la Patente»? », La Presse, (lire en ligne)
  • G.-Raymond Laliberté, Une société secrète : l’Ordre de Jacques Cartier, Montréal, Hurtubise HMH, coll. « L’homme dans la société », , 395 p..
  • Roger Cyr, La Patente, Montréal, Les Éditions du Jours, 1964, 128 pages.
  • CRCCF, « L'Ordre de Jacques Cartier (OJC) », dans La présence française en Ontario :1610, passeport pour 2010, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa, (lire en ligne)
  • Bilan du Siècle, « 31 décembre 1926 - Fondation de l'Ordre de Jacques-Cartier », dans Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, 2009
  • François LeBlanc, Membership, leadership et activisme au sein de l'ordre de Jacques Cartier en Acadie: le conseil régional 20 (Moncton), 1950-1965, mémoire de maîtrise (histoire), Université de Moncton, Nouveau-Brunswick, 2014.

Liens externes

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