Ordonnancement, pilotage et coordination

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L'ordonnancement, le pilotage et la coordination (OPC) ont pour objet, tout au long du déroulement d'un chantier de bâtiment et travaux publics (BTP), d'organiser et d'harmoniser dans le temps et dans l'espace les tâches élémentaires d'études et de travaux et les actions des différents intervenants.

Définition règlementaire[modifier | modifier le code]

L'ordonnancement, la coordination et le pilotage (dans cet ordre) sont définis à l'article 10 du décret no 93-1268 du 29 novembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d'œuvre confiées par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé[1] :

«  L'ordonnancement, la coordination et le pilotage du chantier ont respectivement pour objet :

a) D'analyser les tâches élémentaires portant sur les études d'exécution et les travaux, de déterminer leurs enchaînements ainsi que leur chemin critique par des documents graphiques ;

b) D'harmoniser dans le temps et dans l'espace les actions des différents intervenants au stade des travaux ;

c) Au stade des travaux et jusqu'à la levée des réserves dans les délais impartis dans le ou les contrats de travaux, de mettre en application les diverses mesures d'organisation arrêtées au titre de l'ordonnancement et de la coordination.  »

L'OPC et les intervenants du chantier[modifier | modifier le code]

L'architecte est le sapiteur capable de concevoir une construction, tant dans sa complexité que dans l'ordre de réalisation des tâches. Par son expérience et sa formation, il est capable d'établir un planning général et d'effectuer la coordination globale de l'ensemble des intervenants.

La loi MOP no 85-704 du 12 juillet 1985 consolidée le 27 mai 2015, a donné une nouvelle identité à la maîtrise d'œuvre de chantier, qui peut entre autres, intégrer une mission OPC. Celle-ci n'est pas systématiquement incluse dans la mission de base, si l'opération est peu importante, le maître d'ouvrage (MOA) a intérêt financièrement à l'intégrer dans la mission de l'architecte.

Le MOA aura tendance à privilégier une mission OPC sous son égide, de manière à avoir une autre perspective de son opération.

La mission de l'OPC a pour objet, dans le cadre d’un marché public ou privé, traité ou non en corps d’état séparés, de définir l’ordonnancement de l’opération et de coordonner les différentes interventions afin de garantir les délais d’exécution et la parfaite organisation du chantier.

L'entrepreneur, quant à lui, exécute les travaux relatifs aux éléments contenus dans les pièces contractuelles, dans un délai imposé par le planning général.

Compte tenu de leur masse de travail sur l'opération, le maitre d’œuvre et l'entrepreneur ne peuvent effectuer les tâches suivantes :

  • organiser le chantier quotidiennement vis à vis des intervenants concernés ;
  • diffuser les plans à l'ensemble des intervenants de l'opération ;
  • coordonner les dits intervenants ;
  • contrôler l'ensemble des effectifs ;
  • mettre au point un planning détaillé évolutif éventuellement compte tenu de l'avancement ou des impératifs voulus ou non du chantier.

Une présence plus fréquente que la visite hebdomadaire est nécessaire sur site. D'où la rémunération nécessaire d'un OPC pour cette prestation.

Celle-ci aura la même valeur, en temps passé sur site, qu'un coordonnateur SPS ou un contrôleur technique. Habituellement il faut que le temps passé sur site soit supérieur à celui des autres participants pour plus de résultat. Par contre il y a lieu de faire jouer la concurrence, lors de l'appel à candidature, il ne s'agit que d'une estimation de valeur qui devra être amendée lors de l’établissement du dossier de consultation des entreprises (DCE).

L'OPC est un instrument stratégique et représente donc une valeur ajoutée économique devenant une partie essentielle du prix de revient de l'opération. Le coût des délais dépassés et des aléas de chantier est trop élevé pour le maitre d'ouvrage, le maitre d’œuvre et l’entrepreneur :

  • le maitre d'ouvrage doit payer mensuellement et mettre en service un bâtiment à la date prévue initialement ;
  • le maitre d’œuvre engage son atelier ou agence, ainsi que son personnel pour mener à bien l’opération ;
  • l'entrepreneur, devra, quant elles sont de son fait, supporter des retenues éventuelles, et la charge de la logistique nécessaire ainsi que le personnel complémentaire pour rattraper les retards engrangés, résultant souvent d'un dysfonctionnement de la coordination absente d'un OPC.

Au niveau de l’exécution d'une commande de travaux, une gestion et un suivi quotidien sont nécessaires pour une maitrise de l’ensemble de l'opération devant se dérouler avec une organisation générale adaptée à celle-ci.

Le déroulement de l'OPC[modifier | modifier le code]

L'OPC est décomposé en plusieurs étapes.

En phase d'étude, il procède tout d'abord une analyse détaillée des pièces du marché, les plans et les cahiers des clauses techniques particulières (CCTP). Ensuite, il prend en compte les contraintes du site, et les formalités nécessaires à la réalisation du chantier.

En parallèle, il élabore le cheminement de la diffusion des documents.

En période de préparation, il met en place l'organisation du chantier avec les entreprises. Il effectue ensuite la mise au point des tâches entre les entreprises. Il détermine la planification et la coordination dans le temps des études d'exécution.

Ensuite il élabore un planning détaillé des travaux, tout en y intégrant des consultations auprès des entreprises intervenantes.

Il intègre également un calendrier des choix et des prototypes nécessaires à la réalisation du chantier, en accord avec les pièces écrites.

En phase d'exécution des travaux, il effectue hebdomadairement des réunions de coordinations, préparées au préalable avec les entreprises.

En parallèle il tient à jour le suivi du contrôle des exécutions, approvisionnements et choix de matériaux et prototypes, sans oublier la comptabilisation des jours d'intempéries et l'état des effectifs présents sur chantier.

Il procède au constat des retards de démarrage ou de fin de tâches planifiées. En cas de besoin, il procèdera à un recalage du calendrier d'exécution.

Hebdomadairement il élabore son compte rendu OPC et le diffuse quarante-huit heures après la réunion de coordination.

Il fait également un état des dates de suivi des documents d'exécution, relatifs au calendrier des études et contrôle leur diffusion.

En phase de réception, il assiste le MOE pour les visites préparatoires à la réception (opérations préalables à la réception ou OPR).

Il établit un calendrier des essais, réceptions techniques et de collecte des procès-verbaux des matériaux.

Il est présent à la réception des travaux.

À la suite de la réception des ouvrages avec ou sans réserves, il organise, anime et contrôle l'exécution de la levée des réserves figurant au procès-verbal de réception.

Enfin pour l'établissement du décompte général des dépenses (DGD), il propose une éventuelle répartition des pénalités, suivant les pièces émises en cours de chantier pour justifier ou non les retards constatés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 93-1268 du 29 novembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d'œuvre confiées par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé, version en vigueur (Légifrance).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]