Orbagna

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Orbagna
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Beaufort
Intercommunalité Communauté de communes Sud-Revermont
Maire
Mandat
Jacques Mazier
2008-2014 2014-2020
Code postal 39190
Code commune 39395
Démographie
Population
municipale
206 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 56″ N 5° 27′ 06″ E / 46.5822, 5.4517 ()46° 34′ 56″ Nord 5° 27′ 06″ Est / 46.5822, 5.4517 ()  
Altitude Min. 199 m – Max. 572 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

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Orbagna

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Orbagna

Orbagna est une commune française, située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vercia Rotalier Rose des vents
Beaufort N
O    Orbagna    E
S
Beaufort Rosay

Elle fait partie de ces villages pittoresques, attachants et encore assez préservés dans l'identité de leur évolution architecturale de la région appelée Sud Revermont. Région de vignes, de pâturages, de vergers séculaires, de pré-bois, composée de petites collines jouxtant le 1er plateau jurassien. Nous sommes au sud-ouest du département du Jura.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Orbagna absorbe la commune éphémère de Crèvecœur[1].

Le village d'Orbagna semble s'être développé en rapport aux sites élevés qui accueillirent de part et d'autre de ses maisons, les châteaux de Beaufort et de Crèvecoeur. Ces châteaux issus du Moyen Âge furent probablement construits sur les vestiges de fortins romains et gaulois. Une voie gallo-romaine venant de Lons-Le-Saunier en direction de Cuiseaux, passait d'ailleurs par la commune de Vercia pour traverser Orbagna, longer ensuite le rebord de la colline dominée par le château de Beaufort. Enfin une autre voie importante passait par Crèvecoeur, au-dessus d'Orbagna, pour rejoindre la cité d'Orgelet puis filer en direction de la rivière d'Ain. Quelques fragments de tuiles et des ruines de constructions romaines, furent, selon A. Rousset (dans son Dictionnaire Géographique, Historique et Statistique - Tome IV - 1854) découverts sur la commune d'Orbagna dans le courant du XIXe siècle. De même, des lieux-dits attachés à la commune évoquent leur origine sans doute lointaine, dont les noms furent transmis de génération en génération, de façon orale jusqu'à être répertoriés sur les documents des siècles précédents, puis indiqués sur les cartes IGN de notre époque : « Les Champs du Tonnerre », « La Citadelle » nom souvent donné aux lieux de hauteur et défensifs d'origine gauloise, « Le Champ de Mars » dévoilant les places militaires romaines, « Le Tertre » évoquant un ancien tumulus, etc...

Le premier seigneur d'Orbagna, fondateur présumé du château de Crèvecoeur dans le courant du XIIIe siècle, serait Égide de Beaufort, issu de la lignée des sires de Beaufort, possesseurs du château du même nom. Famille elle-même issue des célèbres Dramelay qui donnèrent des connétables au Comté de Bourgogne, ou Haute-Bourgogne (ancien nom de la Franche-Comté). L'un des illustres membres de cette famille de barons, sires de Beaufort et de Pésilly entre autres sites, fut Bernard de Dramelay. Quatrième Maître de l'Ordre du Temple, mort en combattant au siège d'Ascalon en 1153, en compagnie d'une quarantaine de ses braves chevaliers qui avaient formé une brèche dans le rempart de la cité assiégée, pour le compte du roi de Jérusalem dont l'armée avait du mal à s'organiser afin de les suivre dans la prise de la ville.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[2] Jacques Mazier    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
352 383 401 398 357 358 349 356 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
326 322 336 347 343 342 346 341 312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307 296 284 231 227 203 209 184 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
171 157 140 165 169 166 164 165 181
2011 - - - - - - - -
206 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]