Opposition à l'oléoduc Dakota Access

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Opposition à l'oléoduc Dakota Access
Description de cette image, également commentée ci-après
Un homme lakota attaché à de la machinerie de construction pour ralentir la construction de l'Oléoduc Access Pipeline près de la Réserve indienne de Standing Rock dans le Dakota du Nord. Été 2016
Informations
Date Depuis
Localisation Drapeau du Dakota du Nord Dakota du Nord
Caractéristiques
Nombre de participants Plusieurs milliers
Répression
Arrestations 270 +
Blessés 167+


L'opposition à la construction de l'oléoduc Dakota Access , aussi connu sous le hashtag #NoDAPL, est un mouvement militant qui a débuté au printemps 2016 aux États-Unis, en opposition au projet de construction de l'oléoduc Dakota Access de l'entreprise Energy Transfer Partners. L'oléoduc projeté doit s'étendre des champs de pétrole de la formation de Bakken dans l'ouest du Dakota du Nord jusqu'au sud de l'Illinois en passant sous les rivières Missouri, Mississippi et sous une partie du Lac Oahe dans la Réserve indienne de Standing Rock . En avril 2016, l'aîné LaDonna Brave Bull Allard de la tribu Sioux de Standing Rock entame la construction d'un campement comme chef-lieu de la sauvegarde du patrimoine culturel sioux et de résistance spirituelle à l'oléoduc[1]. Au cours de l'été 2016, le nombre de campeurs à Standing Rock a augmenté à plusieurs milliers de personnes[2],[3].

Avant la construction, le Corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis a effectué un examen limité du tracé de l'oléoduc et a émis la conclusion qu'il n'y avait pas d'impacts significatifs. Aucune évaluation environnementale complète n'a été réalisée sur l'ensemble du tracé[4]. En mars et avril 2016, l'Agence de protection environnementale, le Département de l'Intérieur des États-Unis et le Conseil consultatif sur la préservation du patrimoine historique ont demandé au corps des ingénieurs de procéder à une étude d'impact et d'émettre une déclaration d'impact sur l'environnement.

Contexte[modifier | modifier le code]

Paysage entourant la rivière Cannonball dans le Dakota du Nord

Soutien via les réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

La manifestation contre le projet de Pipeline du Dakota Access Pipeline à Standing Rock a pris un nouvel essor soulignant de nombreux enjeux, notamment des enjeux environnementaux et sociaux. En effet, la manifestation avait non seulement pour but d’apporter une visibilité aux injustices vécues par la communauté de Standing Rock, mais elle est également devenue une bataille environnementale, notamment avec ses hashtags; NoDAPL, Mni Wiconi (Water is life), Stand with Standing Rock, protect the sacred, etc. Elle a ensuite été supporté par les mouvements sociaux comme Black lives matter, Idle no more, a permis une attention aux droits des peuples autochtones, trop souvent opprimés et oubliés. Cette manifestation, malgré le manque de visibilité, a pris de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux; des millions de gens se sont mobilisés grâce aux réseaux sociaux tels facebook donnant la possibilité de partager des vidéos, et d’ainsi inciter le plus de gens possibles à visionner ces derniers et de s’informer, particulièrement lors de la censure de la part des médias de masse (Fox News, CNN, CBS, etc.) Twitter aussi fût un outil communicationnel assez important, celui-ci étant très populaire aux États-Unis, pays dans lequel se déroula la manifestation à Standing Rock.

Influence des célébrités[modifier | modifier le code]

De nombreuses célébrités se sont joint à ce mouvement et certains se sont même déplacés afin de mettre en lumière les voix étouffées. De nombreuses célébrités ont pris des actions. Shailene Woodley a notamment fait un vidéo en direct (facebook live) qui la montrait se faisant arrêter par la police en manifestant sur les lieux de la réserve du Dakota du Nord, en mars 2016. On dit que 40 000 personnes la regardaient en direct, puis 2.5 millions de personnes l’ont vue au total[5].  Cette dernière a utilisé son statut pour attirer l’attention du public sur cet événement qui manquait de couverture médiatique. On peut également nommer d’autres personnes connues qui ont montré leur désaccord face à la situation, dénonçant les injustices et mettant de la pression sur le gouvernement[6].  De nombreux artistes tels Neil Young, et Mark Ruffalo ont montré leur appui en se mobilisant sur les lieux de Standing Rock. Bernie Sanders était également une de ces personnalités politique, qui a demandé à Obama de prendre une décision à propos du projet de pipeline[7].  Il est pertinent d’ajouter que la mouvement #NoDaPl a bénéficié des élections présidentielles de 2016 pour avoir plus de visibilité[8].

Les acteurs qui ont démontré leur support pour les protestants[modifier | modifier le code]

Suite au dépôt de la poursuite contre le projet de pipeline DaPL, en juillet 2016 par le conseil tribal de Standing Rock, prouvant encore une fois le non-respect des traités de la part du gouvernement et l’injustice vécue par les communauté autochtones, la contestation attira quelques 300 tribus, venues supporter leurs confrères, et réalisant ainsi la plus grande réunion de tribus autochtones depuis longtemps[9].  Cet événement attira peu à peu des activistes et des alliés de partout autour du monde. Avec l’arrivée d’activistes environnementaux et sociaux, le mouvement NoDaPL pris énormément d’ampleur, devenant la plus grande manifestation contre une pipeline de l’histoire. De plus, de nombreux autres mouvements ont unis leurs forces avec la manifestation NoDaPL, dont le mouvement Black lives matter ainsi que les mouvements contre les autres projets de pipeline tels Keystone XL. Nombreux activistes se sont mobilisés pour créer un mouvement mondial de solidarité et afin de promouvoir le respect des droits des minorités trop souvent persécutés, discriminés et censurés. Bref, à travers un réseau d’activistes, détenant chacun de nombreux outils médiatiques tels des sites web, des pages facebook, des journaux indépendants, et bien plus, le combat contre le projet de pipeline a pu se sortir de la censure imposée par le gouvernement et par les intérêts corporatistes[9].

La censure de la part des médias, des forces armées et du gouvernement[modifier | modifier le code]

À vrai dire, le silence médiatique était présent même quand les autochtones ont mis en place certains documents envers le projet de pipeline qui menaçait leurs traités et leurs droits. Tandis que les démarches pour créer le passage de l’oléoduc commence sous le lac Missouri, quand un groupe de protestants entrent illégalement sur le site de construction. C’est à ce moment que les confrontations prennent place, et que les journalistes commencent à publier du matériel sur ce sujet. Au tout début le couvrage médiatique sur les pipelines était quasiment inexistante. Par contre, avec les déroulements qui ont suivis dans les prochains mois, la police et les soldats ont commencé à utiliser des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des grenades[10],  et à partir de ces actions violentes, le couvrage médiatique a commencé à augmenter rapidement. Par ailleurs, si on prend en considération le temps que cela a prit aux journalistes pour rendre sur le territoire indien, il est possible tout de suite de percevoir qu’un délai énorme a été présent, ce qui démontre le fait que les autochtones ont manqué de visibilité à travers les médias dès le début. Malheureusement, il a fallu attendre jusqu’à l’été pour que le New York Times envoient des journalistes pour se rendre sur le territoire indien. Il est à noter que les  médias populaires comme CNN et NBC ont démontré leur présence que vers la fin de l’année 2016[10].  Avant de commencer d’aborder encore plus profondément la censure, il faut comprendre que le fait que la censure existe est un argument incontestable. En effet, Dailymotion a été aussi responsable pour la censure. Une vidéo avait apparu sur l’internet, expliquant les raisons de la protestation contre l’installation du pipeline en quelques minutes, par contre elle a été enlevé par Dailymotion tout de suite. Néanmoins, il est encore possible de voir le vidéo circuler sur Facebook, tandis qu’il a été censuré par Dailymotion. Apparemment, il semble que le vidéo a été blacklisted [11]. En ce qui concerne la surveillance, lors d'une soirée en novembre 2016, des dizaines de manifestants ont été blessés par une bombe à laquelle personne ne s’attendait [12]. Les gens ne savaient pas qui a causé l’explosion. En ce qui concerne cette bombe, les gens n’étaient pas certain s’il s’agissait d’une grenade assourdissante qui provenait d’un officier ou d’une bombe d’un protestant. Cette explosion a causé un grand choc pour la majorité des personnes qui étaient sur place. The intercept a joué un rôle important pour combattre la censure. Comme cela a été indiqué auparavant, certains éléments de vérité restent cachés pour le public général. Par contre, la correspondance publiée a révélé que des agents secrets surveillaient et essayaient de contrôler des informations concernant à l'incident. Ils essayaient de changer le déroulement de cette histoire en restant active dans la région. Cela a démontré une manipulation de l’information, et ainsi de l’opinion publique. Plus spécifiquement, ce qu’il faut saisir, c’est le fait que la surveillance non morale de la protestation à travers l’utilisation de surveillance privée n’a pas été apprécié par le public du tout[12].  


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bravebull Allard, LaDonna, « Why the Founder of Standing Rock Sioux Camp Can’t Forget the Whitestone Massacre », Yes! Magazine, (consulté le 25 octobre 2016)
  2. (en) Louise Liu, « Thousands of protesters are gathering in North Dakota — and it could lead to 'nationwide reform' », Business Insider,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Jim Gray, « Standing Rock: The Biggest Story That No One's Covering », Indian Country Today Media Network (en),‎ (lire en ligne)
  4. The Seattle Times staff, « Live updates from Dakota Access Pipeline protests: ‘It will be a battle here’ », The Seattle Times, (consulté le 26 octobre 2016)
  5. Québecor Média, « L'actrice Shailene Woodley arrêtée dans une manifestation », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  6. (en-US) Daniel Kreps, « Neil Young Pens Message of Solidarity to Standing Rock Protestors », Rolling Stone,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « How did Dakota Access become world's largest pipeline protest? », Argus Leader, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  8. (en) « Idem », Argus Leader,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « N Dakota Pipeline Protest Is a Harbinger of Many More »
  10. a et b Tristan Ahtone, « How media did and did not report on Standing Rock », sur www.aljazeera.com (consulté le 3 décembre 2018)
  11. « Dailymotion censure la vidéo de 3 minutes de Standing Rock, Stopmensonges vous l'a remis sur rutube ;) », Stop Mensonges,‎ (lire en ligne)
  12. a et b « PROTEST POLICING AND THE PRIVATIZATION OF SURVEILLANCE »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Water Protectors : https://www.water-protectors.com/

Articles et informations sur la manifestation: https://www.nodaplarchive.com/

Accès à tous les documents légaux: https://earthjustice.org/cases/2016/the-dakota-access-pipeline

Poursuite du conseil de Standing Rock: https://earthjustice.org/sites/default/files/files/3154%201%20Complaint.pdf

Lettre officielle de Neil Young et Daryl Hannah pour le Président Obama: https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/nov/28/standing-rock-protests-neil-young