Opération Vengeance

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Opération Vengeance

Pendant la Guerre du Pacifique

Description de cette image, également commentée ci-après
L'épave de l'appareil de Yamamoto.
Type Embuscade
Localisation Bougainville
06°47.165′S 155°33.137′E
Planifiée par Drapeau des États-Unis États-Unis
Cible Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Date 18 avril 1943
Issue Réussite
Pertes 1 P38 perdu, 1 pilote tué

L'opération Vengeance (en anglais : Operation Vengeance) est l'opération militaire américaine mise en place pour tuer l'amiral Isoroku Yamamoto de la Marine impériale japonaise le , pendant la campagne des îles Salomon, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'amiral Isoroku Yamamoto à Rabaul, quelques heures avant sa mort.

Isoroku Yamamoto, commandant de la flotte combinée de la marine impériale japonaise, est tué sur l'île Bougainville lorsque son avion de transport est abattu par des avions de chasse de l'armée de l'air des États-Unis opérant depuis Guadalcanal, alors qu'il se rend à Balalae (en) depuis Rabaul. Yamamoto et son état-major volaient sur deux bombardiers moyens (des Mitsubishi G4M), escortés par six chasseurs de la marine (des Mitsubishi A6M), quand ils sont interceptés par une escadrille de seize chasseurs américains (des Lockheed P-38 Lightning) spécialement préparés pour cette opération avec des réservoirs largables supplémentaires, menés par le capitaine Thomas George Lanphier, Jr. (en).

La mission est rendue possible par l'obtention de renseignements sur l'itinéraire de Yamamoto dans la région des îles Salomon via le projet Magic (en). Yamamoto juge en effet utile de faire lui-même une inspection des troupes à la suite de la désastreuse bataille de Guadalcanal et du lancement d'une contre-offensive, l'opération I-Go. La mort de Yamamoto, hautement symbolique, a été décidée par les Américains dans le but d'entamer le moral de l’adversaire, tout en ravivant le moral des forces alliées. C'est aussi une revanche des dirigeants américains sur Yamamoto, organisateur de l'attaque de Pearl Harbor, l'origine de la guerre entre le Japon et les États-Unis. C'est Rex T. Barber (en) qui est désigné comme ayant tué l'amiral, bien que ce point soit à l'origine d'une controverse. De l'escorte de Yamamoto, seul l'as Kenji Yanagiya (en) survivra à la guerre, gravement mutilé.

Le site du crash est découvert le lendemain de l'attaque et le corps de Yamamoto est autopsié, avant d'être incinéré. Ses cendres sont ramenées au Japon à bord du cuirassé Musashi le mois suivant. Au Japon, cet incident porte un nom : 海軍甲事件. L'épave du bombardier est toujours visible dans la jungle[1].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le roman L'Enfer du ciel de James Gant, paru en 1965 dans la série de livres de guerre et d'aventures Marabout Junior (n° 313), relate la préparation et l'exécution de l'opération, ainsi que le sort tragique des aviateurs américains qui participèrent à la mission.

L'épisode 3 de la saison 2 du feuilleton Les Têtes Brûlées est inspirée librement de cette opération.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Yamamoto’s Aircraft Wreck », sur Tony Wheeler's Travels (consulté le 28 novembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Burke Davis, Get Yamamoto, New York, Random House,
  • (en) Donald A. Davis, Lightning Strike: The Secret Mission to Kill Admiral Yamamoto and Avenge Pearl Harbor, New York, St. Martin's Press, (ISBN 0-312-30906-6)
  • (en) Carroll V. Glines, Attack on Yamamoto, New York, Crown, (ISBN 0-517-57728-3)