Opération Nez rouge

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Opération Nez rouge
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L’Opération Nez rouge est un organisme à but non lucratif dont la mission est de valoriser l’adoption d’un comportement responsable pour prévenir la conduite avec des facultés affaiblies.

L'organisme offre un service de raccompagnement bénévole dont les retombées locales profitent à la jeunesse et au sport amateur, ainsi que d'autres activités de sensibilisation.

Description[modifier | modifier le code]

Le service de raccompagnement de l’Opération Nez rouge, offert annuellement durant la période des Fêtes, est confidentiel et gratuit. La totalité des dons versés par les utilisateurs du service est remise à des organismes sans but lucratif dédiés à la jeunesse ou au sport amateur. Chaque année au Canada, ce sont 55 000 bénévoles qui raccompagnent près de 80 000 automobilistes et leurs passagers. Ces bénévoles assurent le service de raccompagnement sur la route en formant des équipes de trois raccompagnateurs, mais aussi les services à la centrale de coordination, comme la téléphonie, la répartition ou la formation.

Le service de l'Opération Nez rouge est rendu par la communauté à la communauté. L'organisme responsable de la tenue de l’Opération Nez rouge dans une localité donnée est communément appelé un maître d'œuvre. Cet organisme recueille et conserve 100 % des dons remis par les utilisateurs, pour financer ses activités sportives ou jeunesse. Le Secrétariat national de l’Opération Nez rouge, situé à Québec, s’occupe de coordonner la campagne à l’échelle nationale et offre un soutien constant aux maîtres d’œuvre. 

Historique[modifier | modifier le code]

En 1984, Jean-Marie De Koninck, professeur de mathématiques à l’Université Laval et entraîneur de l'équipe de natation du Rouge et Or, cherchait une façon originale de financer son équipe.

Un jour, à la fin de , il entend des statistiques sur les graves problèmes causés par la conduite avec les facultés affaiblies, dont le fait que plus de 50 % des accidents mortels sur les routes sont causés par des automobilistes qui ont consommé de l'alcool.

C'est alors que lui vient l'idée de mettre à contribution ses 25 nageurs et nageuses pour offrir aux automobilistes qui ont pris un verre de trop la possibilité d'aller les reconduire chez eux dans leur propre voiture. Avec la collaboration du Service de police de la Ville de Québec et de la station de radio CHRC, la première Opération Nez rouge se déroulait du 13 au .

Dès sa troisième année d'existence, le nombre d'organismes engagés dans l’Opération Nez rouge dans la province est passé à douze.

Au Québec[modifier | modifier le code]

En 2019, à l’occasion de la 36e campagne de l’Opération Nez rouge, 61 communautés au Québec offraient le service de raccompagnement. Grâce à la générosité des quelque 38 475 bénévoles, 52 578 automobilistes québécois ont pu être raccompagnés chez eux en toute sécurité entre le 27 novembre et le 2019.

En 2020, en raison du contexte sanitaire et des impacts sur la logistique, le service de raccompagnement n'a pas pu être mis en place

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En 2021, l’organisation était de retour sur les routes dans plus d’une vingtaine de régions au Québec. Malheureusement, encore une fois en lien avec le contexte sanitaire, l'organisation met fin hâtivement à son service de raccompagnement, et ce, après avoir effectué près de 7000 raccompagnements sur les routes du Québec[1].

Au Canada[modifier | modifier le code]

En 2019, à l’occasion de la 36e campagne de l’Opération Nez rouge, 101 communautés au Canada offraient le service de raccompagnement. Grâce à la générosité des quelque 48 606 bénévoles, 69 029 automobilistes canadiens ont pu être raccompagnés chez eux en toute sécurité entre le 29 novembre et le 2019[source secondaire nécessaire].

En 2020, en raison du contexte sanitaire et des impacts sur la logistique, le service de raccompagnement n'a pas pu être mis en place.

En 2021, après un bref retour avant la période des fêtes, Nez rouge met fin au service de raccompagnement à la suite de l'augmentation des cas de COVID-19[2].

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le concept « Nez Rouge » a été importé en Suisse en 1990 par le Dr Jean-Luc Baierlé[3]. Le service fonctionne en général durant tout le mois de décembre. L'Opération a ramené 31 000 personnes en , dont un quart durant la nuit du Nouvel An. La Fédération Nez Rouge Suisse (NRS) a vu le jour le 2.6.2012[source secondaire nécessaire]. La Fédération Nez Rouge Suisse est responsable de la structure opérationnelle au niveau national. Nez Rouge Suisse supervise l’activité des différentes sections Nez Rouge.

11 663 personnes sont ramenées chez elles en 2002[4]. En 2015, 8 316 chauffeurs ramènent 29 000 personnes[5]. En 2018, Nez Rouge transporte plus de 35 000 personnes en Suisse[6]. En 2020, les seules régions de Suisse qui ne sont pas desservies sont les régions de Bâle, de l'Engadine et du Haut-Valais[7]. En 2021, le nombre total de personnes transportée depuis 1990 est de 493 000[8].

En France[modifier | modifier le code]

En France, le coordinateur des Nez Rouges, Bernard Guth a aidé à la création des comités français en 1991 à Strasbourg puis en Haute-Savoie, dans les Bouches-du-Rhône et dans l'Hérault[réf. nécessaire].

Au Portugal[modifier | modifier le code]

Le concept de l'Opération Nez rouge a aussi été repris au Portugal[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Nez rouge met fin à ses raccompagnements », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  2. « Opération Nez rouge met fin à son service de raccompagnement », sur Le Devoir (consulté le )
  3. « Nez Rouge Suisse fête ses 30 ans avec toujours plus de bénévoles », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  4. « Six fois le tour de la Terre », 24 heures,‎ , p. 7
  5. (de) « Nez Rouge bringt 29'000 Besoffene nach Hause », Blick,‎ (lire en ligne)
  6. « L'Opération Nez Rouge bat un nouveau record », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  7. « Sécurité routière: Nez Rouge a ramené 35 200 personnes à bon port pendant les fêtes », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  8. « Un Nouvel An confiné et calme, un nouveau seuil franchi aux Etats-Unis: les informations du vendredi 1er janvier », Le Temps,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]