Oostvaardersplassen

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Oostvaardersplassen
Oostvaardersplassen.JPG
La zone humide du parc.
Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
60 km2
Administration
Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Création
1968
Patrimonialité
Administration
Staatsbosbeheer
Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas
(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Point carte.svg
Géolocalisation sur la carte : Flevoland
(Voir situation sur carte : Flevoland)
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Les chevaux entretiennent les milieux ouverts de la réserve.
Plan de l'Oostvaardersplassen (mars 2014).

Oostvaarderplassen est une réserve naturelle des Pays-Bas. En dépit de son jeune âge (le polder sur lequel a été établie la réserve n'existe que depuis 1968), elle a une importance internationale en tant que zone humide européenne. Il s'agit d'une réserve close d'environ 6 000 hectares. Le site est protégé en tant que site Ramsar depuis [1].

Oostvaardersplassen peut être divisé en deux secteurs : un sec et un humide.

Faune[modifier | modifier le code]

Dans le secteur humide, le long du lac Markermeer, il y a de grandes roselières, où les oies sauvages viennent souvent s'alimenter. La réserve est principalement connue pour ses mammifères et ses oiseaux ; ce secteur étant devenu un refuge pour de nombreuses espèces dont le cormoran, le héron blanc, l'aigle pêcheur ou Pygargue à queue blanche, la grande aigrette (Ardea alba), la Spatule blanche (Platalea leucorodia), le Butor étoilé (Botaurus stellaris, espèce devenue rare et très menacée).

Le secteur sec était à l'origine une pépinière produisant des saules. Dès la première année d'établissement de la réserve, des centaines de plants par mètre carré se sont développés, faisant craindre le développement rapide d'une saulaie dense c'est-à-dire « fermée » sur la nouvelle réserve, réduisant la valeur de l'habitat pour les oiseaux aquatiques.
Pour éviter ceci, les directeurs du parc y ont introduit ou réintroduits un certain nombre de grands herbivores, pour maintenir le secteur le plus ouvert possible : sont donc présents des konik (parfois présentés comme des Tarpans reconstitués), des chevreuils (Capreolus capreolus), des cerfs et des aurochs de Heck. Ces grands herbivores sont maintenus en liberté toute l'année, sans alimentation supplémentaire ni soins spécifiques. Les cadavres des grands herbivores morts sont laissés aux charognards et nécrophages locaux (sauf bovins et chevaux conformément à la législation), ce qui est rare dans les réserves naturelles (ils sont nettoyés et réduits à l'état d'ossements en une douzaine de jours environ). Les animaux blessés et souffrants peuvent cependant être abattus par un vétérinaire de la réserve.

Justifications écologiques de la présence de grands mammifères[modifier | modifier le code]

Les écologues pensent que l'écosystème qui se forme sous l'influence des grands herbivores ressemble à ceux qui existaient sur les berges des rivières et des deltas de fleuves européens avant leur perturbation par les humains.

Avant qu'ils aient disparu de la zone, les grands herbivores de la région comprenaient des cerfs élaphes, des élans (connus sous le nom d'orignaux en Amérique du Nord), des aurochs, des chevaux (peut-être des tarpans, un cheval sauvage aujourd'hui disparu) et des bisons européens. Puisque les tarpans et les aurochs se sont totalement éteints dans la nature, des chevaux de race Konik (Tarpans reconstitués) et des aurochs-reconstitués ont été introduits, et agissent en tant qu'équivalent fonctionnels, occupant une place écologique similaire. Seuls manquent comme grands herbivores originels l'élan, et le Bison d'Europe. Il est peu probable que les élans soient introduits, mais il est possible que le bison d'Europe le soit, car il remplit un rôle écologique différent de celui des aurochs-reconstitués.

Développements futurs[modifier | modifier le code]

À bien des égards l'Oostvaardersplassen est une zone isolée, sans véritable corridors vers d'autres réserves naturelles.

Le corridor avec le Lepelaarplassen doit être amélioré.

Le corridor d'Oostvaarders est un projet de liaison avec le Horsterwold voisin ce qui donnerait naissance à l'Oostvaardersland, faisant partie de Natura 2000, devrait être achevée en et ferait une superficie totale de 150 km². Cela permettrait aux animaux sauvages de se déplacer vers l'Allemagne et la France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Article du Journal Pour la Science, n° 368, , pages 74 à 80

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Oostvaardersplassen », sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 6 mars 2015)