Onoré agami

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Agamia agami

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L'Onoré agami, dit aussi Héron agami[1], (Agamia agami) est une espèce d'échassiers néotropicaux de la famille des Ardeidae. L'Onoré agami est la seule espèce du genre Agamia. Il fait partie de la sous-famille des Tigrisomatinae. Au Brésil, il est appelé Soco beija-flor, c'est-à-dire « héron-colibri » du fait de ses couleurs chatoyantes.

Description[modifier | modifier le code]

Ce héron présente un aspect assez insolite. Ses pattes sont plutôt courtes, le cou est allongé tout comme le bec, particulièrement mince. Ce dernier est noirâtre, avec un peu de jaune à la base de la mandibule inférieure. Tête grise, gorge blanche, bande gris argenté partant du front et descendant jusqu'à a nuque. Le cou est roux sombre marqué par de fines plumes effilées blanchâtres. Le dos, les ailes et la queue sont vert bouteille irisé, marqué de nuances rousses. Le ventre est roux orangé. Face dénudée et pattes jaunâtres. Iris rougeâtre. Sexes semblables. Le juvénile est plus terne, ventre blanchâtre et dos plus marron. Cet oiseau mesure 66 à 76 cm de longueur.

Comportement[modifier | modifier le code]

Espèce discrète, difficile à observer du fait de son habitat. Plutôt solitaire. Toutefois en période de reproduction, elle devient grégaire, mais généralement en groupes assez petits et se mélange parfois avec d'autres espèces nicheuses. Il arrive que ces hérons se réunissent en groupes assez importants[2]. En Guyane française par exemple on a observé une colonie comptant environ 900 couples dans la Réserve naturelle nationale des marais de Kaw-Roura : la plus grande colonie connue du monde[3]. Le nid, construit dans un arbre, est un assemblage grossier de brindilles tapissé de plumes. La femelle y pondra en moyenne 2 œufs bleutés.

  • Alimentation: L'Onoré agami se nourrit principalement de poissons, ainsi que d'amphibiens, de petits lézards et d'escargots. Il chasse principalement dans les mares et les cours d'eau peu profonds à très faible débit. Il reste généralement en position sans bouger en attendant qu'une proie passe à sa portée, se déplace lentement et parfois chasse depuis un perchoir.
  • Voix: Oiseau assez silencieux, parfois les groupes produisent des séries de bruits ressemblant à des cliquetis ou à des ronflements.

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Heron agami Map.jpg

Espèce très spécialisée de par son habitat. En effet elle ne vit qu'à proximité des zones humides et des cours d'eau forestiers. Elle s'aventure souvent en lisière de forêts lorsqu'il y a végétation dense pour le cacher. Très rare en zone ouverte. Du niveau de la mer jusqu'à 200 m. Cette espèce est sédentaire et aucun signe de nomadisme ne semble avoir été observé

Son aire de répartition couvre une grande partie de l'Amérique tropicale: Péninsule du Yucatan (Mexique), Belize, Nord-est du Guatemala, Nord du Honduras, Est et Sud du Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie (excepté zones andines), Venezuela, Guyana, Guyane française, Suriname, Est du Brésil, Nord de l'Équateur, Extrême sud-est et nord-est du Pérou et Nord de la Bolivie[4].

Conservation[modifier | modifier le code]

Cette espèce a souvent été considérée comme rare ou menacée. En réalité son habitat difficile d'accès et sa nature très craintive expliqueraient cette apparente rareté. Au contraire on a même vu qu'elle pouvait être commune, voir abondante dans certaines zones (Réserve naturelle des marais de Kaw-Roura par exemple)[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce sont deux noms normalisés attribués par le CINFO suivant le placement taxinomique de l'espèce.
  2. http://www.ird.fr/fr/actualites/fiches/2005/fiche225.htm
  3. http://www.innovations-report.com/html/reports/environment_sciences/report-44960.html
  4. "The Herons", James.A.Kushlan, James.A.Hancock, OUP, p 341
  5. "The Herons", James.A.Kushlan, James.A.Hancock, OUP, p 342

Liens externes[modifier | modifier le code]

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