Onjon

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Onjon
Onjon
Maison commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes Forêts, Lacs, Terres en Champagne
Maire
Mandat
Michel Canot
2020-2026
Code postal 10220
Code commune 10270
Démographie
Gentilé Gozets, Gozettes
Population
municipale
254 hab. (2018 en augmentation de 1,6 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 46″ nord, 4° 16′ 57″ est
Superficie 22,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brienne-le-Château
Législatives Première circonscription
Localisation
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Onjon

Onjon est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Onjon
Longsols
Onjon Val-d'Auzon
Bouy-Luxembourg Rouilly-Sacey Piney

Onjon fait partie de la grande plaine de la Champagne pouilleuse : c'est-à-dire que le pays n'est ni accidenté, ni montagneux, ni plat. Le sol présente une, assez grande, quantité de petits monticules dont le plus élevé atteint à peine 200 mètres. Ces monticules sont en général de très peu d'étendue, ils laissent entre eux des vallées étroites et peu profondes dont plusieurs n'ont pas d'issue. C'est à cause de la grande quantité de ces vallées que le sol, bien qu'étant d'une certaine aridité, produit cependant d'assez bonnes récoltes. Le village occupe le fond et les pentes d'un vallon ouvert au nord et au sud et qui coupe le territoire en deux parties égales.

Les limites sont indiquées par des terrains vagues appelés "confins ": on dira par exemple " la confin " de Longsols. La voie de Troyes à Lesmont et à Montiérender, comme le nom de Chemin-de-Sorges, dite aussi Chemin-des-Romains, sépare le finage d'Onjon de celui de Piney[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Onjon a été connu sous différentes formes comme :

  • En 1145 Ungio
  • En 1197 Honjon
  • En 1200 Onjon
  • En 1222 Ognon et Oignon
  • En 1222 Oingnon
  • En 1249 Onion
  • En 1297 Onogoi
  • Au XVIIIe Onjo

Le cadastre de 1819 cite au territoire : Bonne-Idée[2], Cerisiers, Closet, Cortin-Mortey, Maison-Dieu, Mal-Grange, Motte-Sautour, Moulin à Vent, Petit-Nuisement, Petit Onjon, Picotins, Pré Sainte-Marie, Tout-y-Faut, Valentine, Vide-Bourse et le Voué.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Onjon est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie était aux comtes de Champagne, Henri en 1187 promit aux habitants de ne jamais les mettre hors de ses mains. Passant au roi de France avec le comté, c'est surement la base de la création d'une mairie royale.

Les habitants avaient usages communs avec les habitants de Piney, Brantigny au Thièmoy[7], ruisseau formé du grand et petit ru se jetant dans l'Auzon et en propre le Marais pour une pâture de quatre-vingt arpents ainsi que deux demi-journées au Viel saulcé et Toutifau.

En 1789, la communauté dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Onjon était le siège d'une Mairie royale qui comprenait aussi Bouy-Luxembourg, Nuisement pour partie, Vau-Seurey, Tout-y-Faut. Entre le et le , Onjon était chef-lieu de canton.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Max Populus    
mars 2008 En cours Michel Canot[8]
Réélu pour le mandat 2020-2026[9]
DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 254 habitants[Note 3], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
536521493462425449437416408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410406407378377370335330318
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
317331309318302283273269300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
328284245228232240244244250
2017 2018 - - - - - - -
250254-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancien fief de la Motte-d'Ojon, il relevait de la Tour-Sainte-Parisse, ayant eu comme seigneurs : gaucher de Chamigny en 1399, Robert Fontanes en 1504, Nicole de Villemaur en 1556 jusqu'au sieur du Mottet en 1761[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri d'Arbois de Jubainville, Répertoire archéologique du département, 1861, 121.
  2. Ferme aussi connue comme Morté ou Mortey.
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  7. Archives nationales, T 125¹², aveu de Piney.
  8. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  9. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21600278
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Charles Lalore, Les sires et les barons de Chacenay, L. Lacroix (Troyes), (lire en ligne), p. 165.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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