Ondjaki

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Ondjaki
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Ondjaki (2012)
Nom de naissance Ndalu de Almeida
Naissance (44 ans)
Luanda, Drapeau de l'Angola Angola
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture portugais
Genres

Ondjaki est le pseudonyme de l'écrivain et réalisateur angolais Ndalu de Almeida, né à Luanda le . Il est l'auteur de romans, de nouvelles, de recueils de poèmes et d'ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse. Il a aussi réalisé un documentaire sur sa ville natale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ondjaki fait des études à Luanda avant de s'inscrire à la faculté de sociologie de l'université de Lisbonne. En 2010, il obtient un doctorat en Études africaines. Le sujet de sa thèse porte sur l'écrivain angolais José Luandino Vieira.

Sa carrière d'écrivain commence en 2000 avec la publication de son premier recueil de poésie Actu Sanguíneu, suivi par l'écriture d'une autobiographie de son enfance intitulée Bonjour camarades (Bom dia camaradas) en 2001.

Après avoir fréquenté pendant six mois les cours de l'université Columbia à New York, il réalise en 2007 avec Kiluanje Liberdade un film documentaire intitulé Oxalá cresçam pitangas - histórias da Luanda (Pourvu que les pitangas[1] grandissent - histoires de Luanda).

Il est un auteur réputé de littérature d'enfance et de jeunesse, genre qui lui vaut de nombreux prix, dont le Prix Jabuti 2010 pour AvóDezanove e o segredo do soviético, paru en 2008.

En 2012, le critique littéraire du journal The Guardian, Zukiswa Wanner, le considère comme l'un des cinq meilleurs écrivains africains avec Léonora Miano, H. J. Golakai, Chika Unigwe et Thando Mgqolozana.

Lauréat du Prix José Saramago 2013 pour son roman Les Transparents (Os Transparentes), il fait aussi partie des 39 écrivains âgés de moins de 40 ans venant de l'Afrique sub-saharienne à être sélectionnés par le festival Hay pour le projet Africa39.

Ses livres sont traduits en français, espagnol, italien, allemand, serbe, anglais, chinois, polonais et suédois.

Il vit actuellement en Angola, à Luanda

Style[modifier | modifier le code]

Ondjaki propose des récits à résonance autobiographique, narrant des histoires juvéniles dans les décors illustrant la vie des humbles sous le marxisme angolais. L'intention n'est pas de dresser un portrait historique, mais de repeindre l'histoire de l'Angola. Les scènes banales de la vie angolaises sont ses points d'intérêt et suscitent des tensions romanesques. À contre-courant des stéréotypes, il décrit un pays plein de fantaisie[2].

Né en 1977, Ondjaki a grandi dans une Angola ivre de pétrole et de guerre, où les gens du peuple se sont tissés leurs propres réseaux culturels et sociaux. L'auteur utilise un lyrisme lusophone réinventé à la sauce angolaise, conférant ainsi plus de réalisme aux faits rapportés[3], et se permet alors de tirer des traits dans un registre satirique tragi-comique[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Bom Dia Camaradas (2001)
    Publié en français sous le titre Bonjour camarades, traduit par Dominique Nédellec, Genève, éditions Joie de lire, coll. « Récits », 2004 (ISBN 2-88258-282-X)
  • O Assobiador (2002), court roman
  • Quantas Madrugadas Tem A Noite (2004)
  • Os Transparentes (2012)
    Publié en français sous le titre Les Transparents, traduit par Danielle Schramm, Paris, éditions Métailié, coll. « Bibliothèque portugaise », 2015 (ISBN 979-10-226-0166-5) ; réédition, Paris, Points, no P4313, 2017 (ISBN 978-2-7578-6086-1)
    Prix Littérature Monde - Saint Malo 2016
  • O convidador de pirilampos (2017)
  • AvóDezanove e o Segredo do Soviético
    Publié en français sous le titre GrandMèreDixneuf et le secret du Soviétique, traduit par Danielle Schramm, édition Métailié, coll "Bibliothèque portugaise", 2021 (ISBN 979-10-226-1096-4)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Momentos de Aqui (2001)
  • E se Amanhã o Medo (2005)
  • Os da minha rua (2007)
    Publié en français sous le titre Ceux de ma rue, traduit par Dominique Nédellec, Genève, éditions Joie de lire, coll. « Rétroviseur », 2007 (ISBN 978-2-88258-404-5)
  • Sonhos azuis pelas esquinas (2014)
  • O céu não sabe dançar sozinho (2014)

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • Actu Sanguíneu (2000)
  • Há Prendisajens com o Xão (2002)
  • Materiais para confecção de um espanador de tristezas (2009)
  • dentro de mim faz Sul, seguido de Acto sanguíneo (2010)
  • Os modos do mármore (2015)

Littérature d'enfance et de jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Ynari: A Menina das Cinco Tranças (2004)
  • AvóDezanove e o segredo do soviético (2008)
  • O leão e o coelho saltitão (2008)
  • O voo do Golfinho (2009)
  • a bicicleta que tinha bigodes (2011)
  • Uma escuridão bonita (2013)
  • O Carnaval da Kissonde (2015)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Os vivos, o morto e o peixe-frito (2009)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Sagrada Esperança pour le recueil de nouvelles E se Amanhã o Medo (Angola, 2004)
  • Prix António Paulouro pour E se Amanhã o Medo (Portugal, 2005)
  • Finaliste du prix “Portugal TELECOM” (Brésil, 2007), pour Bonjour camarades (Bom dia Camaradas)
  • Grand Prix APE pour le recueil de nouvelles Ceux de ma rue (Os da minha rua), (Portugal, 2007)
  • Finaliste du prix “Portugal TELECOM” (Brésil, 2008), pour Ceux de ma rue (Os da minha rua)
  • Grinzane for Africa Prize - Young Writer (Etiópia/Italia/2008)
  • Prix FNLIJ 2010 “littérature en Langue Portugaise”, pour AvóDezanove e o segredo do soviético [Brésil]
  • Prix Jabuti, catégorie ‘juvenil’, pour AvóDezanove e o segredo do soviético (2010)
  • Finaliste du prix Littéraire de São Paulo 2010, pour AvóDezanove e o segredo do soviético [Brésil]
  • Finaliste du prix “Portugal TELECOM” (Brasil, 2010), pour AvóDezanove e o segredo do soviético
  • Prix Caxinde do Conto Infantil, pour Ombela, a estória das chuvas (Angola, 2011)
  • Prix Bissaya Barreto 2012, pour a bicicleta que tinha bigodes (Portugal, 2012)
  • Prix FNLIJ 2013 “literatura em Língua Portuguesa”, pour a bicicleta que tinha bigodes [Brésil]
  • Prix José Saramago 2013 pour Les Transparents (Os transparentes)[5]
  • Prix FNLIJ 2014 “literatura em Língua Portuguesa”, pour Uma escuridão bonita [Brésil]
  • Prix Jabuti, catégorie ‘juvenil’, pour le livre Uma escuridão bonita (2014)
  • Prix Littérature Monde (étranger) Festival Étonnants Voyageurs (2016) pour Les Transparents

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Italie
    • “Il Fischiatore” - [O Assobiador]
      Éditions : Lavoro, 2005 ; traduction de Vincenzo Barca
    • “Le aurore della notte” - [Quantas madrugadas tem a noite]
      Éditions : Lavoro, 2006 ; traduction de Vincenzo Barca
    • “Buongiorno compagni!” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Iacobelli, 2011 ; traduction de Livia Apa
  • Uruguay
    • “Buenos días camaradas” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Banda Oriental, 2005 (Uruguay seulement) ; traduction de Ana García Iglesias
  • Suísse
    • “Bom Dia Camaradas: Ein Roman aus Angola”
      Éditions : NordSüd 2006 ; traduction de Claudia Stein
  • Espagne
    • “Y si mañana el miedo” - [E se amanhã o medo]
      Éditions : Xordica, 2007 ; traduction de Félix Romeo
    • “Buenos dias camaradas” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Txalaparta, 2010 ; traduction de Ana García Iglesias
  • Angleterre (UK)
    • “The Whistler” - [O Assobiador]
      Éditions : Aflame Books, 2008 ; traduction de Richard Bartlett
  • Canada
    • “Good Morning Comrades” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Biblioasis (droits pour Canada/USA), 2008 ; traduction de Stephen Henighan
  • Mexique
    • “Buenos dias camaradas” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Almadía, 2008 ; traduction de Ana García Iglesias
  • Argentine
    • “El Silbador” - [O Assobiador]
      Éditions : Letranómada, 2011 ; traduction de Florencia Garramuño
    • "Os transparentes"
      Éditions : Letranómada, 2014
  • Serbie
    • “Dobar dan, drugovi” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Krativni centar, 2009 ; traduction de Ana Kuzmanović-Jovanović
  • Suède
    • [O Assobiador]
      Éditions : Tranan, 2009 ; traduction de Yvonne Blank
    • [Bom dia camaradas]
      Éditions : Tranan, 2010 ; traduction de Yvonne Blank
    • [Ynari: a menina das cinco tranças]
      Éditions : Tranan, 2010 ; traduction de Yvonne Blank
  • Cuba
    • “Buenos dias, compañeros” - [Bom dia Camaradas]
      Éditions : Editorial Gente Nueva, 2010 ; traduction de Ana Garcia Iglesias
  • Pologne
    • [Avó Dezanove e o segredo do soviético]
      Éditions : Karakter 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les pitangas sont des fruits typiques du Brésil qui ressemblent à des cerises
  2. Pierrette et Gérard Chalendar, « Ondjaki ou l'écriture heureuse », sur Africultures.com,
  3. Isabelle Rüf, « La «saudade» des anciennes colonies portugaises d’Afrique », sur Letemps.ch,
  4. Sandra Teixeira, « La Poétisation d'une réalité absurde : le regard de l'enfant sur l'Angola dans Bonjour camarades d'Ondjaki », sur Revues.org
  5. (es) « El angoleño Ondjaki gana el Premio Saramago con una novela sobre las desigualdades de Angola », sur Elmundo.es,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (pt) João Carlos Vitorino Pereira, « Un regard critique et amusé sur l'idéologie officielle au temps du parti unique dans Bom dia camaradas, d'Ondjaki », in L'Afrique lusophone post-coloniale : changements et perspectives (actes de la journée d'étude du , Université Lumière-Lyon 2), Instituto Camões, Lisboa ; Archives contemporaines, Paris, 2012, p. 59-102 (ISBN 978-2-8130-0060-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]