Omraam Mikhaël Aïvanhov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Omraam Mikhaël Aïvanhov

Mikhaël Ivanoff dit Omraam Mikhaël Aïvanhov (31 janvier 1900, Serbtzi, Macédoine - 25 décembre 1986, Fréjus, France) est un ésotériste bulgare, fondateur de la Fraternité blanche universelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Arrivé en France le 22 juillet 1937, il perfectionne sa connaissance du français en écoutant les gens et la radio, en allant au cinéma et au théâtre. Il donne sa première conférence publique à Paris le 31 janvier 1938, à la Salle du Luxembourg, place de la Sorbonne. On l'appelle « frère Michaël »[1]. Ses conférences sont sténographiées et seront publiées ultérieurement.

Seconde guerre mondiale et suites[modifier | modifier le code]

L'Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes (UNADFI) et le magazine L'enfant d'abord (qui qualifie son discours de « creuses divagations, compilation superficielle de diverses niaiseries, de faux bon sens et de franc délire ») rapportent que « plusieurs journaux » (dont un seul est cité, le mensuel local le Cactus Varois) affirment qu'il aurait eu de bonnes relations avec la Gestapo durant la seconde guerre mondiale, et qu'il aurait sauvé des juifs[2],[3],[FBU 1]. Après la guerre, le lieutenant-colonel Lagarde signe un certificat attestant de son engagement dans la résistance à partir de 1943[4]. Le général Pierre Billotte (1906-1992), qui fut le Chef d'État-Major du Général de Gaulle à Londres, ainsi que Maurice Chevance, dit Chevance-Bertin (1910-1996), l'un des quatre généraux des Forces Françaises de l'Intérieur pendant la deuxième guerre mondiale, avec Jacques Chaban-Delmas (1915-2000), Pierre de Benouville (1914-2001) et Alfred Malleret-Joinville (1911-1960), auraient soutenu la demande de naturalisation de Mikhaël Ivanoff dans les années 1960 et 1970[3].

En 1945, il apprend le décès de Peter Deunov, alors qu'il croyait jusque-là préparer sa venue en France.[Mal dit]


Viols, emprisonnement, et réhabilitation[modifier | modifier le code]

Arrêté le 21 janvier 1948, connu d'après Pierre Péan, « pour des pratiques alliant occultisme à la sexualité la plus débridée[5] », Mikhael Ivanoff est condamné le 17 juillet 1948 à quatre ans de prison et dix ans d'interdiction de séjour[3] par la 12e chambre correctionnelle de Paris, pour « excitation de mineures à la débauche »[réf. souhaitée] (on parle de « viols »[6],[3],[FBU 1],[7] — « quatre jeunes danseuses » pour Pierre Péan[5]).


Fin de vie[modifier | modifier le code]

Il décède au Bonfin, près de Fréjus, le 25 décembre 1986, quelques mois avant la publication de son décret de naturalisation à la nationalité française[8], pour lequel il a reçu le soutien de Pierre Billotte et de Maurice Chevance[3].

La Fraternité blanche universelle (FBU)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fraternité blanche universelle.

La Fraternité Blanche Universelle est décrite dans le rapport de la Commission parlementaire sur les sectes en France (1995) comme « un mouvement spirituel et initiatique proposant un ésotérisme syncrétique, fondée l'identification avec les forces christique et solaire, les lois du karma et la "galvanoplastie spirituelle" »[9]. L'UNADFI considère que « la FBU d’aujourd’hui doit toujours être considérée comme une organisation dangereuse dont l’effet peut être désastreux sur certaines personnes »[2].


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Geyraud, L'occultisme à Paris, Paris, Emile-Paul frères,‎ 1953, 183 p., p. 93
  2. a et b La Fraternité Blanche Universelle sur le site de l'UNADFI
  3. a, b, c, d et e L'enfant d'abord, juillet-août 1990, no 143 : "Maternités sous influence des sectes" lire en ligne
  4. « Attestation du lieutenant colonel Lagarde » (consulté le 26/08/2014)
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées pean.
  6. Continental Daily Mail, 17.02.1950. Yves Tenret
  7. Renaud Marhic et Alain KerLidou, Sectes et mouvements initiatiques en Bretagne, Rennes, Terre de brume, 1996. G. Feuerstein, o.c., p. 75, 305.
  8. Journal officiel du 11 octobre 1987
  9. sur le site de l'assemblée nationale

Issues d'ouvrages et d'auteurs édités par la FBU :

  1. a et b Svezda, Vie et Enseignement en France du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, Sèvres, F.B.U., 1971, p. 133.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]