Omission

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Définition[modifier | modifier le code]

Le terme vient du bas latin « omissio », « omittere ». Il recouvre différents niveaux de signification :

  • l'action d'oublier ou de négliger de faire, ou de dire ;
  • l'action de ne pas comprendre un ou plusieurs éléments dans une énumération ou dans la description d'un ensemble ;
  • le fait de passer sous silence.

Signification et portée de l'omission[modifier | modifier le code]

Résultat d'une erreur simple[modifier | modifier le code]

Ce peut être une simple erreur, commise par ignorance ou méconnaissance. (voir droit à l'erreur.)

Résultat d'un état d'inconscience[modifier | modifier le code]

Ce peut être le résultat d'un état d'inconscience, dont le caractère non volontaire est ambigu : Les psychologues pointent que l'omission peut correspondre à un «Acte manqué».

Résultat d'une action volontaire[modifier | modifier le code]

Ce peut être une faute franche, une manipulation, lorsque l'omission résulte d'un acte volontaire ou délibéré ou d'une volonté de dissimulation : (omerta, Loi du silence).

L'omission et ses conséquences selon l'enseignement de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Dans l'enseignement de l'Église, une omission est un manquement à faire ce que l'on peut faire et/ou que l'on devrait faire. Considérée comme étant une erreur, elle devient faute ou péché si elle est commise avec une intention consciente, et a fortiori lorsqu'elle est commise de manière délibérée.

Le péché par omission est l'une des quatre formes de péchés, avec le péché en pensée, en parole, et par action[1]. Ces quatre formes de péchés sont explicitement citées dans le Confiteor (Je confesse à Dieu).

L'apôtre Paul se réfère à ce péché directement lorsqu'il affirme « Car je ne fais pas le bien que je veux, ... »[2]. L'apôtre Jacques se réfère également à ce péché dans son épître : « Celui donc qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas, commet un péché. »[3]

Le degré de la faute par omission se mesure :

  • par la dignité de la vertu et l'ampleur du précepte auquel s'oppose l'omission ;
  • par le fait qu'une personne fait quelque chose dont elle est seule responsable et dont elle sait que son incapacité à faire ou à maitriser la situation créée est évidente. Par exemple, une personne sait que boire jusqu'à l'ivresse la mettra dans un état d'incapacité, et pourtant boit.

Notes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]