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Omar m'a tuer

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le film, voir Omar m'a tuer (film).
Article détaillé : Affaire Omar Raddad.

« Omar m'a tuer » est une phrase d'accusation retrouvée en lettres de sang près du corps de Ghislaine Marchal, découvert sans vie par les gendarmes dans la cave de son domicile le à Mougins. Cette inscription est célèbre pour la faute de grammaire qu'elle contient, l'accord correct étant « Omar m'a tuée ».

Elle semble imputer le crime à Omar Raddad, jardinier de Ghislaine Marchal. Les gendarmes ont remarqué des fautes similaires dans des documents saisis de la victime mais son authenticité est cependant contestée[1]. En tant qu'indice ambigu, la phrase est devenue l'emblème de toute l'affaire criminelle, au point de servir de titre au film qui met à l'écran l'histoire de ce meurtre.

Son erreur de grammaire est imitée volontairement dans un grand nombre de pamphlets. Le premier détournement connu de l'expression date du , dans une tribune publiée dans le journal Le Monde par André Rousselet, « Édouard m'a tuer », où il rend le Premier ministre d'alors, Édouard Balladur, responsable de son éviction de la présidence de Canal+[2]. Ces détournements ne semblent pas jouer sur l'ambiguïté énigmatique de la phrase originale et fonctionnent comme simple variation humoristique sur le thème de l'accusation d'outre-tombe[3], l'infinitif fautif évoquant par métonymie les lettres de sang. En septembre 2011, il y a déjà pas moins de douze livres publiés dont le titre suit cette matrice syntaxique[2], dont Sarko m'a tuer.

Notes et références

  1. http://www.police-scientifique.com/omar-raddad/les-expertises-en-%C3%A9criture/
  2. a et b François Krug, « Sarko m'a tuer » : pourquoi le titre de Rue89 vous a choquer », Rue89,
  3. Le modèle d'une telle accusation se rencontre dans l'histoire biblique du meurtre d'Abel par Caïn (Genèse 4, 10) : « La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. »