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Omar Ibn Al Faridh

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Omar Ibn Al Faridh
Portrait d’Omar Ibn Al Faridh par Khalil Gibran, 1917.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Le CaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
عمر بن علي بن الفارضVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Omar Ibn Al Faridh ou Ibn al-Fârid (en arabe ابن الفارض), né en 1181 au Caire et mort dans cette même ville en 1235, est un poète arabe et égyptien. C'est un des plus grands poètes mystiques du soufisme au XIIe siècle.

Il naît le au Caire[1].

Son père est notaire[2] et une personnalité importante du gouvernement. Ibn al-Fârid suit lui-même sa scolarité dans une école de droit religieux[1]. Très jeune, il fait des retraites dans des oasis proches de la ville[3]. Il vit quelque temps à La Mecque, où il croise Omar Sohrawardi[1]. Il devient maître de hadith mais aussi de poésie[4]. Il refuse cependant les propositions qui lui sont faites d’écrire des chants de propagande politique[réf. souhaitée].

Mort le , il est enterré au pied des collines où il cherchait retraite, au cimetière de Qarâfa près du Caire[1].

Sa poésie est entièrement d’inspiration soufie et plusieurs de ses poèmes ont été écrits, selon les sources, en état de ravissement spirituel. On considère ceux-ci comme un des sommets de la mystique de langue arabe. Ils sont encore appris et vénérés aujourd’hui[5].

Ibn Al-Fârid est connu pour sa poésie mystique d'inspiration bachique. Le vin est pour lui l'allégorie de l'ivresse spirituelle[6]. Son poème le plus célèbre est précisément intitulé Le poème bachique (Al-Khamriya)[7]. Dans un autre poème, Naẓm as-sulūk Le poème de la voie »), l'amour profane est une allégorie de l'amour mystique[1]. Ce poème, composé de 760 vers qui riment en -ti est, pour cette raison, aussi appelé at-Ta'iyat al-kubra ou « La grande Taiya »[2].

Ces poèmes lui ont valu le surnom de « sultan des amoureux »[4].

  • L'Éloge du vin (Al Khamriya), poème mystique de Omar Ibn Al Faridh et son commentaire par Abdalghani an Nabolosi, traduits de l'arabe avec la collaboration de Abdelmalek Faraj et précédés d'une étude sur le soufisme et la poésie mystique musulmane (avec la coll. d'Émile Dermenghem), Paris, Véga, 1931.
  • Poèmes extraits du Diwan d'Omar Ibn-Faredh ; par M. Grangeret de La Grange, Dondey-Dupré père et fils (Paris), 1823[7].
  • La grande Taiyya, la voie mystique, traduction Claudine Chomez, Paris, La Différence, 1987.

Bibliographie

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Le Vin éternel. Sur Ibn al-Fâriḍ, Paris, Orizons, 2014.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 (en) « Ibn al-Fāriḍ », Encyclopedia Britannica, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  2. 1 2 (en) Arberry, The poem of the way, Emery Walker, (lire en ligne)
  3. Encyclopædia Universalis, « Biographie d'IBN AL-FĀRIḌ (1181-1234) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  4. 1 2 (en) Th Emil Homerin, « Ibn al-Farid: Kubaiyat, Ghazal, Qasida », dans Windows on the House of Islam: Muslim Sources on Spirituality and Religious Life, University of California Press, , 194–202 p. (ISBN 978-0-520-91990-7, DOI 10.1525/9780520919907-047/html, lire en ligne)
  5. Source : Le Livre des Haltes, Émir Abd el-Kader, traduction de Abdallah Penot, Dervy, Paris 2008, avec l’aimable autorisation de M. Jean Annestay.
  6. Dîwân Ibn Al-Fârid, Dâr Al-kutub Al-'ilmiyya, 2004.
  7. 1 2 ʿUmar ibn ʿAlī Šaraf al Dīn Abū al Qāsim (1181-1235) Auteur du texte Ibn al-Fāriḍ, Poèmes extraits du Diwan d'Omar Ibn-Faredh ; par M. Grangeret de La Grange, (lire en ligne)

Liens externes

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