Olrik

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Olrik
Personnage de fiction apparaissant dans
Blake et Mortimer.

Logo des éditions Blake et Mortiner, le personnage est Olrik.
Logo des éditions Blake et Mortiner, le personnage est Olrik.

Origine Occidentale
Sexe Masculin
Espèce Humain
Cheveux Noirs
Activité Criminel
Caractéristique Cruel, machiavélique
Adresse Multiples
Entourage Basam-Damdu
Sharkey
Razul
Jack
Ennemi de Philip Mortimer
Francis Blake

Créé par Edgar P. Jacobs
Première apparition Le Secret de l'Espadon
Éditeurs Lombard

Le colonel Olrik est un personnage de fiction créé par Edgar P. Jacobs pour sa série de bande dessinée Blake et Mortimer. Il est le principal antagoniste du capitaine Francis Blake et du professeur Philip Mortimer.

Fiche d'identité du personnage[modifier | modifier le code]

Identité[modifier | modifier le code]

L'identité du colonel Olrik est totalement obscure ; on ne lui connaît que ce nom. Il se fait appeler Ilkor dans La Machination Voronov, une anagramme d'Olrik. On ne sait d'où lui vient ce grade de colonel mais il est qualifié de « renégat » par Blake dans Le Secret de l'Espadon. Il faudra attendre L'onde Septimus pour qu'enfin un pan du mystère se dévoile.

Signalement[modifier | modifier le code]

Un homme assez grand (1,80 mètre d'après un avis de recherche radiophonique français dans S.O.S. Météores) avec les cheveux noirs, le nez aquilin et une petite moustache. Il porte souvent un monocle à l'œil gauche dans la série animée dérivée de la bande dessinée.

Olrik présente un cas original d'auteur s'identifiant au méchant de ses histoires, puisque son physique est assez évidemment inspiré de celui d'Edgar P. Jacobs jeune.

Nationalité[modifier | modifier le code]

Sa nationalité est inconnue. Il en change aussi souvent que de lieu de résidence, en fonction de sa situation. Il se décrit seulement comme « un Occidental » dans Le Secret de l'Espadon, mais dans Le Bâton de Plutarque (qui, rappelons-le, n'a pas été écrit par Edgar P. Jacobs), il est décrit comme un spécialiste des langues slaves, possédant des références dans l'armée hongroise, ayant fui ce pays lors du rapprochement de ce dernier avec l'Allemagne nazie[1].

Principaux traits de caractère[modifier | modifier le code]

Olrik est l'incarnation parfaite du méchant qu'on croit disparu mais qui réapparaît à chaque fois pour se venger des héros. Homme d'action hors pair, d'où le fait qu'en de multiples occasions des volontés malveillantes fassent appel à ses services, le colonel est en même temps un personnage cultivé, ce qui lui sert lorsqu'il intrigue dans le vol d'objets d'arts en tout genre. S'il a de nombreux talents, il les utilise toujours à des fins criminelles. Un de ses traits majeurs est sa fourberie : à moult reprises, il se travestit en figure amicale et sympathique derrière laquelle il dissimule ses agissements aussi longtemps que nécessaire, se préparant à frapper dans le dos.

« Olrik est surtout un individualiste forcené, peu soucieux de voir le monde courir à sa perte, pourvu que son confort et son bien-être personnels n'en soient pas affectés. »

— La damnation d'Edgar Jacobs, page 125.

Dans une interview de 1967 accordée à Jean Alessandrini, Jacobs donnera encore ces quelques indices :

« C'est un homme qui possède une solide culture générale. Son origine ethnique est indéterminée. Il est peut-être balte. Socialement, il est issu d'une bonne famille. […] Les membres de son entourage, Sharkey ou Razul, destinés à le faire valoir, ne sont que des repoussoirs, qu'il traite comme tels. Il les oublie dès qu'ils ne le servent plus et les remplace par d'autres… »

Rôle dans chacun des albums[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

On sait que le colonel est recherché par toutes les polices du monde pour les crimes qu'il a commis quand il était au service de l'empereur Basam-Damdu lors de la troisième guerre mondiale narrée dans Le Secret de l'Espadon.

Bien que ses projets criminels soient souvent contrecarrés à temps, il arrive presque toujours à échapper à la justice.

Dans plusieurs albums et dès Le Mystère de la Grande Pyramide, il est accompagné par son fidèle lieutenant et homme de main Sharkey. Le malfrat Jack, ainsi que Youssef, sont aussi de ses séides.

Olrik apparaît dans tous les albums, à l'exception de deux d'entre eux.

  • Dans Le Piège diabolique (1960), le seul antagoniste est le professeur Miloch ; Olrik est alors détenu à la prison de la Santé, à la suite de son arrestation dans S.O.S. Météores (1958). Il ne sortira de sa geôle que dans l'album suivant, L'Affaire du collier (1963).
  • Dans Le Serment des cinq Lords, la même raison explique l'absence d'Olrik. D'un point de vue temporel, ce récit, en ce qu'il se déroule à la fin de l'année 1954, s'insère entre L'Étrange Rendez-vous (lequel se déroule en octobre 1954), à la fin duquel le bandit a été arrêté par le FBI, et La Malédiction des trente deniers (septembre 1955), dans lequel on assiste à son évasion spectaculaire. De plus, les adversaires, dans cet album, recourent à l'assassinat de sang froid et à la torture, méthodes peu conformes à la classe d'Olrik.

Troisième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1946, lorsqu'éclate la Troisième Guerre mondiale, Olrik est chef du 13e bureau et conseiller militaire de l'empereur Basam-Damdu (Le Secret de l'Espadon). Son but est de trouver le capitaine Francis Blake et le professeur Philip Mortimer pour empêcher la construction de l'Espadon, avion supersonique, à laquelle s’attellent les deux personnages. Olrik apparaît dès la première planche de l'album, avant même les deux protagonistes principaux. Dès lors, le colonel Olrik ne cessera de croiser sur sa route ces deux personnages. On croit qu'il périt lors du bombardement de la base de Lhassa par l’avion supersonique, qui entraîne la chute définitive de l'Empire Jaune.

Pillage de tombes en Égypte[modifier | modifier le code]

Trois ans après la fin du conflit, Olrik est devenu le chef d'une organisation criminelle qui agit en Égypte tentant de retrouver la tombe et le trésor de l'empereur Akhénaton (Le Mystère de la Grande Pyramide). C'est un des deux seuls albums où il travaille à son propre compte (avec L'Affaire du collier). Travaillent sous ses ordres des antagonistes récurrents, comme le benzendjas Razul ou encore Sharkey. Il se trouve une nouvelle fois confronté à son adversaire de guerre, le professeur Mortimer, qui ne s’est rendu originellement au Caire que pour assouvir sa passion pour l’égyptologie. Quand il apprendra que Francis Blake, de l’Intelligence Service, est sur le point de se rendre lui aussi en Égypte pour participer à la lutte contre son réseau, le colonel planifie l’assassinat du capitaine. Il charge de cette tâche un tueur particulièrement compétent, qu’on ne connaîtra que sous le nom de Jack (qu’on retrouvera dans l’Affaire Francis Blake). Cependant, ce dernier échoue dans sa mission; et Blake rejoint Mortimer sur le territoire égyptien. Les deux amis, avec l’aide de la police égyptienne et de l’exubérant commissaire Kamal, mettent l’organisation de pillage hors d’état de nuire. Lorsque la villa où la bande était planquée est prise d’assaut par les forces de l’ordre, Olrik parvient à passer entre les mailles du filet, en se déguisant sous les traits du propriétaire de cette villa, le collectionneur Grossgrabenstein. À la fin de l’aventure, dans les profonds sous-sols de la pyramide de Khéops, il subit la malédiction du cheik Abdel Razek, et perd la raison.

Cobaye de l'onde Méga[modifier | modifier le code]

Errant quelque temps dans le désert africain, Olrik est recueilli, au Soudan, par le professeur Jonathan Septimus, lequel le prend sous sa coupe et le ramène au Royaume-Uni. Le docteur, l’ayant surnommé Guinea Pig[2], le transforme en instrument humain d’expérience. En tant que premier cobaye du télécéphaloscope, c’est Olrik qui, sous sa cape noire et ses lunettes à vision infrarouge, sera la main de la Marque jaune, laquelle terrorise Londres en décembre 1952 (La Marque jaune). À la fin de l’album, Mortimer, par le prononcé de la même formule (« Par Horus demeure ») que celle du cheik Abdel Razek quelques années plus tôt, libère Olrik, non seulement de l’emprise psychologique du cheik, mais aussi de l’Onde Méga. Dès qu’il retrouve la lucidité, l’aventurier se débarrasse de Septimus. Interrompu par l’irruption de Scotland Yard dans le laboratoire, il n’a pas le temps d’en faire de même de Mortimer. S'il parvient à s’enfuir, in extremis, par les égouts de Londres il reste encore sous le choc mental de ses dernières aventures et c'est dans l'Onde Septimus que l'on va apprendre non seulement comment son esprit a été libéré mais aussi découvrir un des aspects de sa vie personnelle.

Rôle dans les albums de Jean Van Hamme[modifier | modifier le code]

Un an après l'affaire de L'Onde Septimus, Olrik assiste une puissance étrangère ennemie du Royaume-Uni à monter un réseau d'espionnage dans le pays (L'Affaire Francis Blake). Le colonel gère une partie de ce dernier sous l'identité d'Archibald Templeton. À la fin de l’album, lequel se déroule au mois de juin 1954, il s’échappe à nouveau, aux commandes d’un petit hydravion dont il a pris les commandes quelques instants avant l’arrivée des SAS à Ardmuir Castle, au nord de l’Écosse.

Il reprend l’uniforme qu’il portait pendant la guerre pour revenir au service de l'empereur Basam Damdu, aidé par des hommes du LXXXIe siècle, qui souhaitent faire exploser une bombe H dans l’Ouest américain (L'Étrange Rendez-vous). Nous sommes alors en octobre 1954. Le FBI, ayant eu vent de la présence du malfaiteur sur le territoire américain, fait appel à Blake pour que le capitaine du MI5 aide le Federal Bureau dans la traque d’Olrik. Le colonel est effectivement arrêté par le FBI quelques minutes avant le désamorçage de la bombe nucléaire par le professeur Mortimer. À la fin de cet album, l’aventurier préférait faire exploser la charge atomique sur l’immense barrage du Hoover Dam, plutôt que d’être capturé par la police fédérale. L’aventurier est interné au pénitencier de Jacksonville.

En 1955, le comte Von Stahl, ancien officier SS, le fait évader de cette prison, afin que le bandit travaille à son compte dans la recherche des trente deniers de Judas. À la fin de cet album, il disparaît au fond d’une crevasse en tentant d'achever Blake et Mortimer à coups de mitraillette, mais en ressort après le départ de ces derniers.

La reprise d'activités archéologiques[modifier | modifier le code]

L‘année suivante, Olrik est dans l'archipel des Açores, où il s'est mis au service d'un gouvernement intéressé par la découverte d'orichalque (L'Énigme de l'Atlantide). Grimé en Senhor Luis, il va duper Blake et Mortimer. Une fois au sein de la cité de l'Atlantide, il se met au service des Barbares, ennemis des Atlantes. À la fin de l'album, il cherche désespérément une issue au monde souterrain. Une fois de plus, il s’en sortira. Comme le dit si justement la capitaine Blake à la page 40 du Mystère de la Grande Pyramide, « les mauvaises herbes ont la vie dure ». Étant donc parvenu à regagner la surface de l’océan Atlantique — on ignore par quel moyen —, l’aventurier est ensuite recruté par les services secrets soviétiques.

Au service des Soviétiques[modifier | modifier le code]

En 1957, Olrik, sous l'anagramme d'Ilkor, est passé à la solde du KGB (La Machination Voronov). Il va empêcher les services secrets britanniques de se procurer puis de trouver un remède à la mortelle bactérie Z. Fait prisonnier par les Britanniques, un accord est conclu selon lequel il sera échangé avec Nastasia Wardynska, agent infiltré chez l’ennemi et prisonnière du KGB soviétique. Trois mois plus tard, la nuit de l’échange (début octobre 1957) qui se déroule de part et d'autre d’un pont marquant la frontière entre les deux Allemagnes, Olrik se jette dans les eaux froides de l’Elbe pour échapper à une captivité au Goulag. Il sera pourtant rattrapé et fait prisonnier des Soviétiques.

En 1958 Olrik est utilisé à nouveau comme arme, à l'instar de la Marque Jaune, par la princesse Gita, fille de l'empereur indien Açoka. À la fin de l’aventure Les Sarcophages du 6e continent, et ce que les lecteurs n’apprendront que dans l’album suivant, l’esprit du colonel a rejoint l’enveloppe charnelle de Mortimer. Il rentre donc au Royaume-Uni dans la peau de son ennemi de toujours, et en se faisant passer devant tous pour le professeur (Le Sanctuaire du Gondwana). Il se lancera alors sur la piste d'une civilisation fantastique dont le berceau semble niché dans les entrailles du cratère du Ngorongoro, non loin du lac Victoria. Capturé, ainsi que le Benzendjas, par les deux héros en fin d’album, il est embarqué à bord du Flying Yacht de Lord Archibald qui quitte l’Afrique. Au cours du vol, le professeur Labrousse lui administre une dose de sédatif avant de l’immerger dans un des sarcophages placés en soute de l’appareil. Mortimer entre, lui, dans l’autre sarcophage, et les deux personnages réintègrent chacun leur corps. À la suite de ces péripéties, le colonel est incarcéré dans une prison anglaise, dans laquelle on le retrouve dans Le Testament de William S.. À la fin de cet album, il est toujours en prison. Nous ne saurons comment il se tire de ses draps que dans le prochain album d’Yves Sente et André Juillard.

Activités criminelles en France[modifier | modifier le code]

En région parisienne, Olrick participe à une organisation internationale provoquant des catastrophes climatiques dans les pays occidentaux afin de faciliter une invasion militaire (soviétique, peut-on supposer) et dont le chef est le professeur Miloch. C'est sous l'identité de Per Henrik Quarnstron (monsieur Henri) qu'Olrik intervient dans S.O.S. Météores. Il sera arrêté à la fin de l’album et incarcéré à la prison de la Santé, vraisemblablement pendant quatre ans. Il mettra à profit cette période pour parfaire ses connaissances en archéologie, ce jusqu'à ce que son lieutenant Sharkey organise son évasion. Celle-ci a lieu au début de l'Affaire du collier : au cours du transfert du criminel vers le palais de justice de Paris pour une confrontation avec Blake et Mortimer, le camion cellulaire stoppe au-dessus d’une plaque d’égout dans un embouteillage volontairement provoqué, Olrik et ses complices disparaissent dans les catacombes du sud de Paris. Quelques jours plus tard, il s’empare du collier de la reine. À la fin de l’album, sa planque, ancien poste de commandement de la résistance situé passage des Postes dans le 5e arrondissement, est investie par les hommes du commissaire Pradier. Après une violente fusillade, l’ensemble de la bande est arrêté, y compris Sharkey, mais Olrik n'était pas là lors de l’intervention. Une nouvelle tentative de capture dans le parc Montsouris échoue elle aussi. Le colonel parvient à quitter l'Île-de-France et à s’évaporer.

Quelques années plus tard, Olrik est agent du « Groupe Scorpio », une organisation criminelle qui tente de s'emparer, au Japon, des découvertes du cybernéticien Akira Satō (Les 3 Formules du professeur Satō).

Mort[modifier | modifier le code]

À la fin de l'album Les 3 Formules du professeur Satō, l'hélicoptère qui transporte Olrik est percuté par le Samurai, le robot volant que son complice Kim, l'assistant félon du professeur Satō, pensait contrôler. L’hélicoptère explose en plein vol tandis que le robot désemparé s'écrase sur le sous-marin pirate qui devait permettre aux bandits de s’échapper. Les débris métalliques s’étant abîmés dans la mer du Japon, il est à présumer qu’Olrik, Kim et Sharkey ont péri corps et âmes dans la catastrophe. Dans la version animée extraite de l'album, les trois malfaiteurs sortent indemnes du désastre après avoir enfilé leur tenue de plongée sous-marine.

Cet album, outre qu’il est le dernier de Jacobs, et n’a pas été terminé par lui, est surtout celui qui relate les événements les plus tardifs. En effet, tous les albums étant parus après celui-ci, tant ceux de Jean Van Hamme, Antoine Aubin et Ted Benoit, que ceux d'Yves Sente et André Juillard, se déroulent à une époque antérieure, peut-être par une volonté de leurs auteurs de ne pas contredire la trame originelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Sente, André Juliard, Le Bâton de Plutarque, Editions BLAKE & MORTIMER, (ISBN 978-2-8709-7193-2), page 33
  2. Soit précisément Cochon d'Inde, nom français exact du cobaye.