Olivier Souêtre
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Infanterie de marine (- |
Ol(l)ivier Marie Souêtre (forme de l'état civil) ou Olivier Souvestre, né le à Plourin-lès-Morlaix et mort le à Paris, est un poète et chansonnier français.
Il participe à la Commune de Paris et au mouvement anarchiste, dont il se fait le chansonnier.
Souêtre ou Souvestre ?
[modifier | modifier le code]Son nom originel de Souvestre avait été modifié en Souêtre, en 1800, par un secrétaire de mairie étourdi[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et formation
[modifier | modifier le code]Il naît à Plourin-lès-Morlaix[2].
Il intègre le séminaire à Quimper, mais finit par abandonner. Il en tirer son roman Mickaël, kloarec breton[2].
À 20 ans, il est incorporé dans l’infanterie de marine, à Rochefort ; il est libéré après deux ans comme fils aîné de veuve[1].

Vie à Paris
[modifier | modifier le code]À 26 ans, alors qu’il veut faire du théâtre, il part pour Paris, où il découvre une autre réalité sociale, révolutionnaire et socialiste[2].
Il compose en 1851 le cantique en breton Ar Roue Gralon ha Kêr-Is sur la cité d'Ys[3].
En 1858, il occupe un emploi de bureau à la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans[1].
Sa correspondance avec Le Scour, publiée par François Jaffrennou[4], le montre de plus en plus sensible aux idées révolutionnaires et de plus en plus critique sur l'Église catholique, ce qui semble distendre les liens avec Jean Pierre Le Scour, puisque celui-ci ne dédie plus, en 1868, sa chanson An hini a garan à son ami, mais à son épouse[5].
Durant la Guerre franco-prussienne, Olivier Souëstre s’engage dans la Garde nationale[2]. Il devient officier-payeur au 151e bataillon des Fédérés, et est blessé lors des combats d'Issy-les-Moulineaux, par une balle qui le laisse aphone[1].

Une fois la République stabilisée et la répression anti-communarde arrêtée, il se met à écrire les paroles de plusieurs chants révolutionnaires et anarchistes en français, dont, en 1883, La Marianne, « sur une musique de Léon Trafiers »[1]. Dédiée à sa première interprète, Fernande d'Erlincourt, cette œuvre été traduite dans plusieurs langues et fut un chant emblématique des mouvements sociaux européens jusqu’à ce que L'internationale soit mise en musique en 1888 et lui vole la vedette[6].
La compagnie d’Orléans ne le reprend pas ; il devint correcteur d’imprimerie, puis employé au Comptoir national d'escompte de Paris[1].
En 1888 est joué l'opéra "Le Roi d'Ys" sur une musique d'Édouard Lalo, librement inspiré de l'œuvre de Souêtre, mais, celui-ci, que beaucoup croient mort, n'est pas perçu comme l'une des sources du livret, alors même qu'on publie le texte en français sans nom d'auteur. Un spécialiste, comme Anatole Le Braz suppose même, pendant un certain temps, que la complainte est une œuvre populaire très ancienne[7].
Décès
[modifier | modifier le code]Il meurt au 5e arrondissement de Paris et est enterré le au cimetière de Bagneux[1].
Postérité
[modifier | modifier le code]La compagnie du théâtre de la Corniche organise en 2021 une pièce qur la vie d’Olivier Souëstre, intitulée Du séminaire aux barricades[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « SOUÊTRE Olivier, dit Souvestre – Maitron » (consulté le )
- https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/un-poete-de-plourin-les-morlaix-a-l-origine-d-un-des-plus-grands-hymnes-de-lutte-sociale-e1497904-14af-11ec-acf0-3f32804666b8
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/tresor-du-breton-ecrit-5301878
- ↑ Le Consortium breton, no 14-17, 1928.
- ↑ Joseph Ollivier, Pierre Le Roux. Catalogue bibliographique de la chanson populaire bretonne sur feuilles volantes. Quimper : Le Goaziou, 1942. Article Souêtre, Olivier. p. 348
- ↑ Dictionnaire biographique Le Maitron, « Souêtre Olivier, dit Souvestre », sur maitron.fr, (consulté le ).
- ↑ La source principale sur Olivier Souêtre à Paris est un article de François Jaffrennou, paru, dans le Consortium breton, no 14, février 1928. Jaffrennou avait recueilli une partie de la correspondance de Le Scour et, en particulier, les lettres d'O. Souêtre" à son "parrain".
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ollivier, Joseph. Catalogue bibliographique de la chanson populaire bretonne sur feuille volante. Quimper : Le Goaziou, 1942. p. 347.
- Almanach illustré de la chanson du peuple pour 1907. Paris : La Publication sociale - R. Mouton et Delesalles, 1906.
- Souêtre, Olivier. Mikaël, kloarek breton. Paris : Poulet-Malassis, 1862.
- Souêtre Olivier, Leroy Achille. Fusillé deux fois : épisode de la Semaine sanglante et La Commune ressuscitée, Paris, Le Prolétaire, 1881.
- S. n. Gwerz Gralon ha kear Is. Morlaix : Impr. Haslé, 1851. 8 p.
Liens externes
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- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la musique :
- Olivier Souêtre. La Cité de l'égalité. Paris : Impr. A. Leroy : 1896. Disponible en ligne : [1]