Olivier Lebleu

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Olivier Lebleu
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Biographie
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Activité

Olivier Lebleu est un écrivain et traducteur français, né le à L'Isle-Adam. Il explore divers modes d’écriture (roman, livre historique, poésie, théâtre, scénario, documentaire). Ses sujets de prédilection sont l’Histoire, la transmission, la filiation. Il vit à La Rochelle depuis 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont originaires du même petit village du Nord de la France, situé au bord de la frontière belge. Bien que né et élevé dans le Val d’Oise, Olivier Lebleu reste attaché à ses racines ch’ti. Il a grandi dans une famille nombreuse, avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants[1]. Lecteur vorace, il s’essaie très tôt à l’écriture.

Parallèlement à des études d’anglais, il s’intéresse aux médias, tout en pratiquant l'art dramatique en semi-professionnel. Débutant sur une radio libre, il collabore dans la presse écrite, avant de travailler dans la production audiovisuelle pendant dix ans. S’installant à La Rochelle en 2002, il devient enseignant et formateur en français et en anglais.

Se consacrant à son travail d’écrivain, il est alors animateur d’ateliers d’écriture, conférencier, documentariste et traducteur littéraire.

Comédie musicale[modifier | modifier le code]

La première œuvre primée d’Olivier Lebleu est le scénario d’une comédie musicale Gospel Bus, qui a reçu le prix Fondation Beaumarchais du Spectacle Vivant en 1995.[réf. nécessaire]

Le titre Gospel Bus est une allusion au boycottage historique lancé par Martin Luther King dans les années 1950 contre les bus, à la suite de l’acte de résistance civil de Rosa Parks le . Pour rallier à la cause des Droits Civiques les communautés des différentes villes, des militants noirs et blancs affrètent des autobus privés, qui deviennent la cible de violentes attaques, verbales comme physiques. Le titre du spectacle est aussi une référence aux troupes itinérantes de "gospel bus" qui tournaient aux États-Unis pour diffuser dans les paroisses noires le message spirituel délivré par ces chants rythmés aux paroles directement inspirées par des épisodes de l’Évangile.

Gospel Bus est un spectacle mêlant fiction théâtrale et interprétation de chansons tirées du répertoire de la "reine du gospel" Mahalia Jackson, par une troupe d'une douzaine de comédiens-chanteurs noirs et blancs. Une rencontre permet de lier tous les "tableaux" historiques retraçant l'histoire du Gospel et replaçant chaque chanson dans son contexte de création. Dans les années 1950, dans une petite ville du sud des États-Unis, deux femmes d'âge mûr, une Noire d'origine modeste et une Blanche de classe moyenne, se retrouvent à attendre ensemble sous un abri l'arrivée de l'autobus. Une pluie battante les contraint à cette promiscuité, gênante à cette époque où sévit la ségrégation...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le premier ouvrage publié d’Olivier Lebleu est une biographie du chanteur Mike Brant : Mike Brant, La Voix du Sacrifice (Publibook, 2000)[2]. Écrite sous l’angle du transgénérationnel, elle montre comment Moshé Brand dit « Mike Brant » a hérité du traumatisme de ses parents, tous deux rescapés du camp de concentration d’Auschwitz. Le frère du chanteur, Zwi Brand, en signe la préface.

Jeune, beau, riche, célèbre et adulé, Mike Brant s'est suicidé le . On sait moins qu'il était un enfant de la génération sacrifiée des survivants de l'Holocauste. Que ce stentor des hits-parades fut muet jusqu'à l'âge de trois ans et demi. Né dans un camp britannique sur Chypre, aux côtés des émigrants de l'Exodus 47, Moshé Brand a grandi déchiré entre l'accouchement périlleux d'une Israël assiégée et les promesses dorées d'une carrière de crooner international. Derrière le mythe du play-boy israélien aux mille et une conquêtes, se cache le destin pathétique d'un exilé tourmenté par ses origines. Derrière le rêve du chanteur idolâtré dans la France d'après 68, se révèle la tragédie d'un talent d'exception piégé par son propre succès.

Le réalisateur israélien Erez Laufer a adapté la biographie d’Olivier Lebleu en documentaire audiovisuel. Son film « Mike Brant, Laisse-moi t’aimer » sera primé en Israël et sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2003.[réf. nécessaire][3]Clin d’œil du destin, le documentaire est projeté dans la salle de l’ancien Festival, devenu l’hôtel Noga Hilton (aujourd’hui, le JW Marriott Cannes), à l’endroit même où Mike Brant fut révélé au public français lors du gala du MIDEM de 1970.

Romans[modifier | modifier le code]

L’Étranger de la famille[modifier | modifier le code]

En 2001, Olivier Lebleu publie son premier roman L'Étranger de la Famille aux éditions H&O. L’histoire est largement inspirée de son coming-out familial. Paradoxalement, le recours à la fiction sera son moyen d’exprimer ses émotions les plus intimes. À la demande d’une inspectrice d’académie, le roman devient support de conférences sur l’homophobie, données par Olivier Lebleu à l’IUFM de Poitiers en 2006, à l’attention de futurs documentalistes.[réf. nécessaire]

Passer la nuit[modifier | modifier le code]

Son second roman Passer la Nuit est publié en 2003 aux éditions H&O. Sélectionné pour le Prix Chronos 2004 (catégorie Lycées, vingt ans et +), le roman finit en deuxième position (après Oscar et la Dame en rose, de Eric-Emmanuel Schmitt)[4].

Le Fil de la falaise[modifier | modifier le code]

En , Olivier Lebleu publie son troisième roman, le premier d'une toute nouvelle maison d'édition créée à La Rochelle par Olivier Ginestet. Le Fil de la falaise, raconte le parcours d'un homme (hétérosexuel) en rupture avec sa vie professionnelle, ses amours, sa famille. Le stress d'un test HIV l'oblige à reconsidérer cette existence insatisfaisante. Après une semaine passée sur une île française, la rencontre de personnages mémorables et la résolution d'un fait divers historique, il ne sera plus jamais le même.[6]

La Tête sous l’eau (trilogie)[modifier | modifier le code]

Rédigé en 2010, au cours d’une résidence d’auteur en Pays-de-Loire (Liré, association « La Turmelière »), La Tête sous l’eau est une trilogie consacrée à la manipulation mentale dans le couple. Lucie, une photographe jusqu’ici désabusée par ses relations amoureuses, a le coup de foudre pour Stéphane, un agent immobilier séduisant, mystérieux, brillant en société, mais semblant cacher de secrètes blessures. Très vite, ils s’installent dans une splendide maison au bord d’un fleuve... L’homme se révèle être un terrible manipulateur. Au bout d’un parcours laborieux et au prix d’efforts déchirants, Lucie parviendra à lui échapper et, même, à exposer publiquement le vrai visage de son tourmenteur, celui d’un pervers narcissique. Le premier tome "Le Courant" est publié par les éditions AMOK le , le second tome "La Crue" le .

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Le Deshéritage[modifier | modifier le code]

En 2003, Olivier Lebleu apporte sa contribution à un recueil de nouvelles commandé par H&O et baptisé Le Premier Festin, pour une littérature de la différence. L’auteur y publie un texte, intitulé Le Deshéritage[5], qui raconte un épisode autobiographique. Au décès du grand-père, une famille nombreuse doit vider sa maison, louée depuis un demi-siècle. Les souvenirs remontent, en rires et larmes. Le partage des objets et des souvenirs se déroule dans le calme et le respect. Mais que peut-on emporter lorsque, comme le narrateur, on est attaché au son des cloches de l’église du village, au spectacle de la brume sur la rivière bordant le jardin, au vol des colombes au-dessus de la pelouse si bien entretenue ?

Notre locataire[modifier | modifier le code]

En 2018, Olivier Lebleu remporte le Prix Marie de Buttlar de l'association La Saintonge Littéraire pour une nouvelle directement inspirée de ses recherches historiques. Pendant la période de l'Occupation à La Rochelle, des maisons particulières étaient réquisitionnées pour héberger du personnel militaire ou civil oeuvrant pour les autorités allemandes. Une citoyenne rochelaise a tenu son journal de ses locataires imposés. L'un d'entre eux retient en particulier son attention... L'histoire qui connait des rebondissements contemporains est authentique.

Livres historiques[modifier | modifier le code]

En s’installant en 2002 à La Rochelle, Olivier Lebleu se lance dans l’écriture d’ouvrages historiques, qu'il présente régulièrement en conférences[6].

Meyer et Schirlitz, les Meilleurs Ennemis[modifier | modifier le code]

Consacré à la Libération rochelaise en 1945 et écrit en collaboration avec Robert KALBACH, Meyer et Schirlitz, les meilleurs ennemis est publié chez Geste éditions en 2005.

L’ouvrage a remporté le Prix Mélusine de la Société des Auteurs de Poitou-Charentes et le Prix des Mouettes 2005 du Conseil Général. Olivier Lebleu a adapté l’ouvrage pour la télévision : « Les Loups de l’Atlantique » reçoit le Prix Beaumarchais Fiction TV en 2005 et devient finaliste au Grand Prix du Meilleur Scénario (Sopadin).[réf. nécessaire][7]

Les Avatars de Zarafa[modifier | modifier le code]

Dès 2004, Olivier Lebleu s’intéresse à la dépouille naturalisée de la girafe qui habite le palier du Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle depuis 1931 : il s’agit de la girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali, la première arrivée vivante en France. Les Avatars de Zarafa, première Girafe de France – chronique d’une girafomania 1826-1845 est publié fin 2006 (éd. Arléa, 200 pages, 110 illustrations)[8].

Sur un ton volontiers humoristique, mais dans un propos authentiquement historique, Les Avatars de Zarafa décrit l’incroyable destin de notre girafe nationale, depuis le désert du Kordofan (actuel Soudan) jusqu'au Jardin du Roi (actuelle Ménagerie du Muséum National) et pour finir, au Muséum de La Rochelle. Rédigé comme un journal chronologique et richement illustré, le livre montre comment le grand quadrupède fut instrumentalisé par les hommes politiques, les scientifiques, les journalistes et les commerçants. Le récit s'articule autour de trois thématiques : histoire et politique (Empire ottoman, indépendance grecque et règne de Charles X), science et religion (débat sur l'origine des espèces), art et commerce (girafomania et merchandising).

Salué par la critique, prix de l’Académie de Saintonge 2008[9], l’ouvrage fait d’Olivier Lebleu le spécialiste français de cette anecdote animalière aux multiples tenants et aboutissants. Pour la réédition du livre Une girafe pour le Roi du journaliste-écrivain Gabriel Dardaud, véritable redécouveur de l'anecdote dans les années 1950, l'éditeur Élytis demande à Olivier Lebleu d'écrire une préface et des annotations en 2007[10].

Producteur du dessin animé « Zarafa » (sorti le ), Prima Linea le sollicite comme référent historique et le distributeur Pathé lui confie la conception d’une promotion nationale (expositions, conférences). L'auteur collabore à un ouvrage pour enfants publié chez Nathan en , Le Roman de Zarafa. Grand succès[non neutre] en salle, le film a fait 1,4 million d’entrées en France[réf. nécessaire][11]. En , l’auteur est invité en Égypte par le Centre des Études Alexandrines (Jean-Yves Empereur, CNRS) et l’Institut français d’Alexandrie pour une série de conférences sur la Girafe dans ce port-même où Zarafa s’est embarquée en 1826 pour rallier la France[12]. Filmé au Musée d’Île-de-France du Château de Sceaux, Olivier Lebleu apparaît dans le documentaire constituant le bonus du DVD « Zarafa » (sorti le ).

Maires Courage de La Rochelle[modifier | modifier le code]

À la suite de l'incendie de l'hôtel de ville de La Rochelle le [13], Olivier Lebleu décide de coordonner et co-écrire un ouvrage collectif sur les Maires Courage de La Rochelle. Publié en aux éditions du CroîtVif [14], ce livre est né d'une question ancienne : est-ce la vertu de quelques hommes qui fit La Rochelle ou La Rochelle qui suscita des vocations aussi brillantes[15] ?

Rédigé par dix contributeurs (qui ont renoncé à leurs droits d'auteur au profit de la reconstruction du bâtiment), le texte met en perspective la fonction de premier magistrat à travers les riches heures rochelaises (XIIe-XXe). Les biographies de ces dix maires rochelais permettent de saisir la quotidienneté du métier d'élu, sans pour autant négliger le contexte historique de leurs actions.

Lisible sur ses murs, le passé historique de La Rochelle fut préservé à travers les siècles par la volonté d’une population soucieuse de placer ses « franchises, libertés, usages et coutumes » avant même son respect à l’autorité nationale. La ville « belle et rebelle » paiera souvent cher cette ambition. Elle dut aussi trouver des chefs capables de tenir ce rôle, de mener cette fronde, d’incarner cette résistance commune et communale.

Basée sur le critère de courage, dans toutes ses variantes de nature et d’intensité, la liste des "maires courage" inclut : Guillaume de Montmirail, qui le premier au XIIe siècle embrassa les responsabilités de maire de La Rochelle ; Jean Chaudrier au XIVe, qui eut l’ingéniosité et l’audace de chasser l’Anglais du château Vauclerc ; Pierre Doriole, qui cumula au XVe les fonctions de maire rochelais et de chancelier de France ; son contemporain Jean Mérichon, qui dut à ses talents d’édile le privilège d’être réélu cinq fois ; Jean Guiton, qui résista tant qu’il put à l’effroyable siège de 1628 ; Paul Garreau, qui poursuivit l’empereur Napoléon pour lui arracher notre statut de préfecture ; Émile Delmas, plus tard dans le siècle, qui inaugura le port de La Pallice et relança ainsi l’économie locale ; Léonce Vieljeux qui, malgré l’âge et au prix de sa vie, se dressa face à l’occupant pendant la Seconde Guerre mondiale ; Michel Crépeau enfin, décédé en 1999, qui fit preuve de nombreuses audaces politiques.

La Rochelle libérée (Journal de Poche)[modifier | modifier le code]

En , à l’occasion du 70e anniversaire de la libération de La Rochelle, Olivier Lebleu s'associe à l'illustrateur David Unger pour réaliser un album illustré racontant sous forme de chronique les vingt dates essentielles de l’histoire de la « Poche ». Contenant des dessins originaux, il s'agit d'un ouvrage autoédité de 48 pages, à visée pédagogique, destiné aux jeunes générations, aux enseignants et aux formateurs.

La « Poche de La Rochelle » est la seule parmi celles de l’Atlantique à avoir, de à , maintenu une population relativement nombreuse, négocié un statu quo secret avec l’ennemi, évité les combats intra-muros, échappé à une destruction programmée et bénéficié d’une libération par des forces françaises. Cette situation unique et privilégiée ne fut pas l’effet de la Providence, mais le résultat de l’action inspirée, obstinée et courageuse d'une poignée d'hommes et de femmes, civils ou militaires, fonctionnaires ou Résistants. On remarque notamment l'action du négociateur français, le commandant Hubert Meyer, auprès de l'amiral allemand Ernst Schirlitz responsable de la Festung[16].

Documentaires audiovisuels[modifier | modifier le code]

Nos mémoires secrètes : voyage en Psychogénéalogie[modifier | modifier le code]

En 2008, Olivier Lebleu écrit deux documentaires pour la télévision : il trouve le sujet, définit la problématique, convainc des intervenants, mène les interviews, propose une trame de montage et rédige, au besoin, le commentaire.

Réalisé par Jean-Pierre Gras, Nos mémoires secrètes : voyage en Psychogénéalogie est diffusé en sur France 2 dans la case documentaire « Infrarouge ».

Un traumatisme non résolu peut se transmettre de génération en génération, par une communication non verbale, qui trouve son chemin à travers l’inconscient familial. Et les dégâts peuvent être redoutables. L’enjeu est de se débarrasser de ces souffrances héritées, pour choisir et construire sa vie en pleine conscience. Conceptualisée en 1998 par Anne Ancelin-Schützenberger dans son ouvrage Aïe, mes aïeux [17]! cette discipline connaît par la suite un certain développement. À travers quatre histoires différentes, le documentaire explore cette forme de thérapie, en la présentant comme une exploration aux confins de l’inconscient et des filières insoupçonnées de la mémoire. Antoine (26 ans) entame une démarche auprès d’une thérapeute spécialisée et confronte ses interrogations aux récits de trois femmes (38, 53 et 57 ans) malmenées, désemparées, puis parvenues à une apaisante résolution après un long cheminement.

Aller plus haut[modifier | modifier le code]

La même année, Olivier Lebleu écrit Aller plus haut consacré à l’œuvre de l’association « À Chacun son Everest », fondée en 1994 par le Dr Christine Janin, médecin et alpiniste mondialement reconnue. Cette association aide à la reconstruction des enfants et adolescents victimes de maladie grave. Réalisée par Jeanne Mascolo, le documentaire est diffusé en sur France 2, dans l’émission jeunesse « KD2A ».

Ateliers d’écriture[modifier | modifier le code]

Au printemps 2010, Olivier Lebleu entre en résidence d’auteur dans les Pays-de-Loire (Liré, association La Turmelière) pour écrire son troisième roman. Le reste du temps, il multiplie les interventions publiques (débats, lectures, signatures) et s’initie à l'animation d’ateliers d’écriture auprès du grand public, de collégiens ou de détenus en prison. Il détaille ces activités et confie ses impressions dans un blog spécialement créé. Le résultat de ces travaux a été publié par La Turmelière sous la forme d’un recueil intitulé Des deux rives Ils écrivent[18].

Dès lors, Olivier Lebleu conçoit et anime régulièrement des ateliers pour tout type de publics. En , l’atelier « Raconte-moi d’où tu viens », inspiré du parcours de Zarafa, est créé pour les habitants de Villeneuve-les-Salines (17)[19].

Poésie[modifier | modifier le code]

La Traversée du soldat[modifier | modifier le code]

Pendant sa résidence en Pays-de-Loire en 2010, Olivier Lebleu compose un long poème en vers libres, intitulé La Traversée du jeune soldat et inspiré d'un fait de guerre authentique résumé par cet extrait du Journal Officiel du , page 784, 2ème colonne : « Ordre 363 – Est inscrit au Tableau Spécial de pour prendre rang du 12-10-40. MALAGANNE André, Pierre, Julien, Aspirant 3ème Division légère de Cavalerie, Groupement de Saint-Laumer : le , maintenu au nord du Pont de Oudon pour surveiller l’arrivée de l’ennemi et donner le signal de faire sauter le pont, a ouvert le feu sur un détachement blindé qui se présentait. Son fusil-mitrailleur s’étant enrayé et sommé de se rendre, a tué à coups de revolver un sous-officier allemand, puis le pont venant de sauter, a traversé la Loire à la nage sous le feu de l’ennemi.»

Les Enfances Pastel[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du printemps des poètes 2012 sur le thème « Enfances », Olivier Lebleu, en collaboration avec la plasticienne Anne SARRAZIN, a animé un atelier d’écriture avec les élèves de la classe de CM2 de M. Laurent Maury de l'école élémentaire « Yvan Pommaux » de Saint-Xandre (Charente-Maritime). La bibliothèque municipale de Saint-Xandre a édité le résultat des travaux communs sous forme d’un livre de poésies illustrées, intitulé Les Enfances Pastel.

Pondi ma Chérie[modifier | modifier le code]

Lors de sa résidence à Pondichéry en novembre et (accueilli par l’Alliance française, grâce au Centre Intermondes de La Rochelle), Olivier Lebleu donne des conférences [20], anime des ateliers d’écriture, participe à desévénements au sein de l’Alliance française et contribue à l’écriture du livre anniversaire des 125 ans de l'AF de Pondichéry. Dès son retour en , il donne une conférence sur son expérience indienne à l’invitation du centre culturel de Bry-sur-Marne[21]. Devenu ami lors de son séjour avec l’acteur-metteur en scène pondichérien Koumarane Valavane, Olivier anime une présentation de ce dernier en , lorsque Koumarane vient à son tour en résidence à La Kumarane-Valavane_Centre-Intermondes Rochelle[22]. Lors de cette soirée, l'acteur indien donne une lecture publique du poème de l'écrivain français : Pondi ma Chérie[23].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Entre 1984 et 1989, pendant ses études d’anglais qui aboutirent à une Maîtrise (Sorbonne-Paris IV), Olivier Lebleu fut comédien et membre d’une troupe au statut semi-professionnel. Ces trois années lui ont permis de connaître le ressenti d’un acteur sur scène.

En 2005, l’adaptation de son second roman, en coécriture avec l’acteur-metteur en scène J.-F. Vlérick, Derrière la porte, est remarquée par le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point[réf. nécessaire][24]. Une lecture publique organisée au Théâtre des Champs-Élysées avec Tsilla Chelton et Micha Lescot.[réf. nécessaire]

Son « tour de ville spécial Zarafa » (mini-fiction historique en cinq saynètes sur la première Girafe de France) a été jouée à plusieurs reprises par les guides-acteurs de l’Office de tourisme rochelais, en .

Au Bonheur des Ogres[modifier | modifier le code]

En , Olivier Lebleu a écrit, pour le compte de la compagnie rochelaise « Arscénic », l’adaptation théâtrale du roman de Daniel Pennac Au Bonheur des Ogres (Gallimard, 1985). Les premières représentations se déroulent à La Rochelle en [25].

Le Talisman de la Girafe[modifier | modifier le code]

En , la comédie historique qu'Olivier Lebleu a consacrée à l'un épisode de l'histoire de Zarafa, première girafe de France, est créée dans les jardins du Muséum d'Histoire naturelle de La Rochelle, dans une mise en scène de l'actrice et metteure en scène Ivola Pounembetti[26]. La pièce à costumes est à six personnages et entièrement en alexandrins. Elle est rejouée pendant une semaine en , puis à nouveau en septembre lors des Journées du Patrimoine 2017, dans le cadre de la Porte Royale à La Rochelle. Lors de ces représentations, le rôle du Préfet de Marseille est tenu par l'auteur lui-même. La pièce reçoit le label Théâtre au Collège pour l'année scolaire 2017-2018, décerné par le département de la Charente-Maritime. Son texte intégral est publié en par l'éditeur rochelais Amok[27].

L'argument de la pièce est le suivant. Marseille, . Des notables sont conviés par l’épouse du Préfet des Bouches-du-Rhône à rencontrer la Belle Africaine, cadeau du pacha d’Égypte au roi Charles X, lors d’un « dîner à la girafe ». Dans la cour de préfecture, l’animal attend paisiblement au milieu de son étable. Voici les invités : une actrice impertinente, la Mère supérieure d’un couvent, un journaliste imprévu. Entre les convives, la girafe et son gardien franco-égyptien Joseph, c’est le choc des natures et des cultures, arbitré par un Préfet passionné par sa « pupille ».

La Voix de ma Mère[modifier | modifier le code]

Pour son 50e anniversaire, en 2016, Olivier Lebleu écrit un one-man-show, qu'il appelle one-man-chanté et baptise "La Voix de ma Mère". Mêlant reprises de chansons des années 1970 et anecdotes humoristiques, racontant comment sa mère a bercé son enfance avant de perdre sa voix suite à une opération de la thyroïde, le spectacle est créé en 2017[28], pour être repris ensuite en 2019.

Traduction[modifier | modifier le code]

Entre 2011 et 2012, Olivier Lebleu poursuit un Master 2 Traduction littéraire professionnelle (Charles V, Paris VII). Reçu avec mention Très bien,[réf. nécessaire] il se spécialise en tant que traducteur de non-fiction.

Une Duchesse américaine[modifier | modifier le code]

Sa première traduction officielle est publiée en (Tallandier) sous le titre Une Duchesse américaine, New York – Londres – Paris, mémoires. Au tournant du XIXe siècle, une jeune et riche héritière américaine épouse un aristocrate anglais soucieux avant tout de sauver le château de famille et d’assurer la pérennité de son titre... L’histoire débute comme le scénario d’une superproduction romanesque – sauf qu’ici, tout est authentique. Consuelo Vanderbilt, descendante de milliardaires, divorcée du 9e duc de Marlborough et devenue épouse Balsan, raconte son éducation de petite fille privilégiée, son mariage forcé, son décalage culturel, ses rencontres avec les têtes couronnées ou l’élite artistique et intellectuelle, son combat pour l’émancipation des femmes et la protection de l’enfance. Un second mariage, d’amour cette fois, avec Jacques Balsan, un aventurier français de bonne famille, la propulse dans la France des années Trente. Elle y conjuguera de nouvelles mondanités avec son action philanthropique.

Régulièrement réédités dans les pays anglo-saxons depuis 1952[réf. nécessaire][29], les mémoires de Consuelo Vanderbilt Balsan ont servi d’inspiration à Robert Altman pour son film Gosford Park en 2002 et fourni le cadre authentique d’une série télévisée, Downton Abbey, qui bat des records d’audience à travers le monde. L’auteur-traducteur Olivier Lebleu signe également préface, postface et notes.

L'Arche avant Noé[modifier | modifier le code]

En , Olivier Lebleu traduit pour les éditions Lattès L'Arche avant Noé d'Irving Finkel. Cet érudit, spécialiste de l'écriture cunéiforme, conservateur au British Museum, a traduit une tablette d'argile racontant l'histoire du Déluge mille avant la rédaction de la Bible. Le livre est une enquête aux sources de la première écriture au monde, de ce mythe universel d'une épisode de submersion et la rédaction du livre le plus lu et le plus célèbre[30].

Au Bonheur des manuscrits refusés[modifier | modifier le code]

En , Olivier Lebleu poursuit sa collaboration avec l'auteur Irving Finkel dans un autre registre : la fiction. Publié à nouveau chez Lattès, ce roman imagine une bibliothèque britannique n'accueillant que des manuscrits refusés par les éditeurs. Dans un cadre aussi farfelu que réaliste, le conservateur haut en couleur de cette "bibliothèque des refusés", associé à des collaborateurs tout aussi excentriques, connaît des aventures désopilantes, mais basées sur une hypothèse des plus sérieuses : des chefs-d'œuvre n'échappent-ils pas aux décideurs d'un monde littéraire bien trop souvent soumis à des injonctions commerciales [31]?

Autres traductions littéraires[modifier | modifier le code]

Vers une économie à trois zéros (zéro pauvreté, zéro chômage, zéro émission carbone) par Muhammad YUNUS (JC Lattès, )[32], Wallis la scandaleuse par Anne SEBBA (Tallandier, )[33], Salement bon pour la santé, par Dr Josh AXE (JC Lattès, )[34], Peggy Guggenheim, le choc de la modernité par Francine Prose (Tallandier, )[35], Jane Austen, une passion anglaise par Fiona Stafford (Tallandier, )[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article « Les legs d’Olivier Lebleu » dans le Journal de La Rochelle no 90 de décembre 2011 : http://www.ville-larochelle.fr/fileadmin/www.ville_larochelle.fr/fluidbooksArchive/fluidbook-90/index.html#/35
  2. Mike Brant, la Voix du sacrifice (2000) sur le site de l’éditeur Publibook : http://www.publibook.com/librairie/auteur.php?id=46
  3. « Mike Brant — Laisse Moi t‘aimer (2002) :: Erez Laufer Films », sur www.erezlauferfilms.com (consulté le 15 juillet 2015)
  4. Présentation de l’auteur sur le site du Prix Chronos de Littérature : http://www.prix-chronos.org/auteurs/lebleu.htm
  5. Présentation d’un recueil Le Premier Festin (2003) sur le site des éditions H&O : http://www.ho-editions.com/panier/description.php?II=77&UID=2012082411362586.201.217.122
  6. Article « Le périple de Zarafa la girafe » sur la conférence d’Olivier Lebleu à Arnay-le-Duc dans le Bien Public du 11/05/12 : http://www.bienpublic.com/edition-de-beaune/2012/05/11/le-periple-de-zarafa-la-girafe
  7. « Meyer et Schirlitz, les meilleurs ennemis - Témoignages - Récits - Geste Editions - Editeur, diffuseur et distributeur de livres - Geste Editions - Editeur, diffuseur et distributeur de livres », sur www.gesteditions.com (consulté le 15 juillet 2015)
  8. Présentation des Avatars de Zarafa (2006) sur le site de l’éditeur Arléa : http://www.arlea.fr/Les-Avatars-de-Zarafa-premiere
  9. Rapport de Bernard Mounier sur Les Avatars de Zarafa prix de l’Académie de Saintonge 2008 : http://www.academie-saintonge.org/fiche_palmares.php?id=326
  10. Présentation d’Une girafe pour le Roi (2007, réédition) de Gabriel Dardaud, préfacé et présenté par Olivier Lebleu, sur le site de l’éditeur Elytis : http://www.elytis-edition.com/ficzarafa.htm
  11. Box office du film Zarafa (lire en ligne)
  12. Article « Zarafa rapproche les continents » par Jennifer Delrieux dans Sud-Ouest le 14/07/2012 : http://www.sudouest.fr/2012/07/14/zarafa-rapproche-les-continents-769321-650.php
  13. 2013 Incendie de l'hôtel de Ville de la Rochelle
  14. Vif
  15. Sud Ouest
  16. http://www.sudouest.fr/2015/05/06/leur-accord-a-sauve-la-ville-1912595-1391.php
  17. Anne Ancelin Schützenberger, Aïe, mes aïeux ! Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d’anniversaire, transmission des traumatismes et pratique du génosociogramme (1998), Paris, Desclée de Brouwer. (17e édition élargie, 2004).
  18. Présentation du recueil Des deux rives Ils écrivent sur le site de la médiathèque d’Ancenis (44) : http://mediathequeancenis.bibli.fr/opac/index.php?lvl=author_see&id=21004
  19. Interview d’Olivier Lebleu pour le journal télévisé de Télé Villeneuve en février 2012 : http://www.collectif-villeneuve.com/informations-pratiques/t%C3%A9l%C3%A9-villeneuve/t%C3%A9l%C3%A9-villeneuve-fevrier
  20. conférences
  21. Le Parisien
  22. Rochelle
  23. La Francoindienne
  24. « Théâtre du Rond-Point, Paris - Direction Jean-Michel Ribes », sur www.theatredurondpoint.fr (consulté le 15 juillet 2015)
  25. [1]
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Liens externes[modifier | modifier le code]