Olivier Kaeppelin

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Olivier Kaeppelin
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Olivier Kaeppelin est un commissaire d’exposition, critique d’art et écrivain, né le à Rio de Janeiro au Brésil.

Il a été directeur délégué chargé des programmes à France Culture puis conseiller du président de Radio France pour les programmes culturels et le développement de la politique culturelle du groupe de 1999 à 2004[1], directeur des Arts Plastiques du Ministère de la Culture et de la Communication de 2004 à 2010[2], directeur du Projet Palais de Tokyo de 2009 à 2011, puis directeur de la Fondation Maeght de 2011 à fin 2017[3].

Études et enseignement[modifier | modifier le code]

Olivier Kaeppelin a fait des études de sociologie (licence et maîtrise) à la Sorbonne Université. Il est diplômé d’études approfondies de sociologie de l’Université Paris-Nanterre et licencié de Lettres modernes à l’Université Paris 7 Jussieu. Il a été chargé de recherches à l’École pratique des hautes études a enseigné à l’Université Paris-VIII au département Littérature, à l’Université Panthéon-Sorbonne au département Histoire de l’art ainsi qu’à l’école des Beaux-Arts de Nantes.

Homme de radio[modifier | modifier le code]

Homme de radio, Olivier Kaeppelin a produit de nombreuses émissions sur la littérature, la création, le théâtre et la ville contemporaine à France Culture. Il a contribué, aux côtés d’Alain Veinstein, à la création des Nuits Magnétiques à partir de 1979. Entre 1999 et 2004, au sein de Radio France, il est successivement directeur-adjoint de France Culture, chargé des programmes, puis conseiller du Président de Radio France pour les programmes culturels et le développement de la politique culturelle du groupe.

Activités d'écrivain et de collaborateur de revues[modifier | modifier le code]

Créateur de revues littéraires et artistiques (Exit, Le grand huit), Olivier Kaeppelin a été le collaborateur de nombreux journaux, magazines et revues littéraires, notamment Art Press, Beaux-Arts Magazine, Change, La Quinzaine Littéraire, L'Autre journal, L’Ennemi, Libération, Opus…

Il est l'auteur d'ouvrages de poésie chez différents éditeurs. Ses poèmes sont traduits en anglais et en italien dans différentes anthologies. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages et textes sur l'art et les artistes, ainsi que sur le théâtre équestre Zingaro[4], notamment aux Éditions Flammarion[5], Actes Sud[6] et La Différence.

Il a écrit des essais et textes sur l’art, notamment sur Gérard Gasiorowski, Daniel Dezeuze, Richard Baquié, Imi Knoebel, Richard Deacon, Enzo Cucchi, Wolfgang Gäfgen, Gunther Brüs, Bernard Moninot, Jaume Plensa, José-Manuel Broto, Pierrette Bloch, Erik Dietman, Joan Miró, Jonathan Lasker, Yan Pei Ming, Jacques Monory, Damien Cabanes, Gérard Garouste[7], Shim Moon-Seup, Philippe Cognée, Bernard Basile, Jean-Claude Rugirello, Markus Raetz, Claire-Jeanne Jézéquel, Gilgian Gelzer, Claudine Drai, Lee Bae, Gloria Friedman, Djamel Tatah, Eduardo Arroyo[5]

Commissariat d'expositions[modifier | modifier le code]

Il est à l’initiative de manifestations de grande ampleur comme La Triennale (La Force de l'art), dont la première édition s'est tenue au Grand Palais, en 2006 et de Monumenta, manifestation qui propose à un artiste de notoriété internationale d'investir la Nef du Grand Palais : Anselm Kiefer en 2007, Richard Serra en 2008, Christian Boltanski en 2010, Anish Kapoor en 2011, Daniel Buren en 2012, Emilia et Ilya Kabakov en 2014 et Huang Yong Ping en 2016.

Il est également à l'origine de « Dans la nuit, des images », événement consacré à l'art et au film numérique dont la conception et le commissariat ont été assurés par Alain Fleischer et le Fresnoy, en 2008 au Grand Palais. Olivier Kaeppelin a été commissaire ou co-commissaire d’exposition notamment pour l’exposition universelle de Séville, la Villa Médicis, le FRAC des Pays de la Loire, la Biennale de Venise, le Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq, le Musée des Beaux-Arts de Nantes, le Credac d’Ivry, le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, les Ateliers du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (l’ARC) ainsi que d'expositions en Corée, en Allemagne, en Chine, etc.

Ces dernières années, il fut le responsable, au Palais de Tokyo, des projets de Sophie Calle et d’Amos Gitai ainsi qu'à la Fondation Maeght, des expositions consacrées à Erik Dietman, Fabrice Hyber, Gloria Friedmann, Djamel Tatah, aux collections de grands collectionneurs européens Giuliano Gori, Bernard Massini ou à des expositions thématiques comme celle aux côtés de Bernard-Henri Lévy consacrée aux rapports entre l’art et la philosophie, sans oublier une importante exposition « Miró, l’Arlequin artificier » au Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture et « Blickachsen 9 » à Bad Homburg et Francfort, 9e édition d’une des manifestations majeures consacrées à la sculpture dans l’espace public en Allemagne.

Il est en 2014 le directeur artistique de la Biennale internationale de Busan (Corée du Sud)[8].

En 2015, il est co-commissaire d’une exposition Alberto Giacometti au Kunstmuseum Pablo Picasso de Münster en Allemagne, il organise également les expositions consacrées à Jörg Immendorff, Gérard Garouste[9] et aux sculpteurs contemporains Richard Deacon, Sui Jianguo et Henk Visch (« 3 hommes dans un bateau ») à la Fondation Maeght.

En 2016, Olivier Kaeppelin présente l’exposition Gérard Gasiorowski à Lascaux ainsi que l’exposition événement de Christo puis celle de Pascal Pinaud à la Fondation Maeght. Il organise par ailleurs l'exposition "Les Messagers" au château de Biron.

En 2017, à l'occasion de la 57e édition de la Biennale de Venise, il participe en tant qu'écrivain à l'exposition "Le Lien des Mondes" autour de Claudine Drai, aux côtés de Guy Martin et Hubert Barrère, au Magazzino Gallery du Palais Contarini-Polignac de Venise. La même année, il organise l’exposition "Vivantes natures" au Château de Biron en Dordogne, les expositions d’A.R. Penck[10], d’Eduardo Arroyo[11] et "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" à la Fondation Maeght ainsi que l'exposition à ciel ouvert de Shangying Liu dans le désert de Mongolie intérieure en Chine. Il est également commissaire de l’exposition "Pariétal" à Lascaux et co-commissaire des expositions Giacometti au musée National Art Center de Tokyo et au Musée municipal de Toyota au Japon. La même année, il présente l'exposition "Miró – Welt der monster" au Max Ernst Museum de Brühl en Allemagne.

Il est à l’origine des expositions consacrées à Lee Bae[12] et Jan Fabre[13] programmées en 2018 à la Fondation Maeght.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Archives Radio France »
  2. « Communiqués de presse », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 6 février 2018)
  3. « Olivier Kaeppelin a quitté ses fonctions de directeur de la Fondation Maeght, Actualités - Fondation Marguerite et Aimé Maeght | Art Moderne et Contemporain », sur www.fondation-maeght.com (consulté le 6 février 2018)
  4. Librairie Flammarion, Zingaro, un théâtre pour les chevaux - Olivier Kaeppelin - F1rst (lire en ligne)
  5. a et b Olivier Kaeppelin, « Eduardo Arroyo de Olivier Kaeppelin - Editions Flammarion », sur editions.flammarion.com (consulté le 6 février 2018)
  6. « KAEPPELIN, Olivier | Actes Sud », sur www.actes-sud.fr (consulté le 6 février 2018)
  7. « Découvrez : Gérard Garouste : En chemin par Olivier Kaeppelin, Hortense Lyon, Adrien Maeght, Marc-Alain Ouaknin chez Flammarion », sur sudoc.info (consulté le 6 février 2018)
  8. « Olivier Kaeppelin dévoile la liste des artistes de la Biennale de Busan 2014 », Le Quotidien de l'art, no 609,‎ (lire en ligne)
  9. « Gérard Garouste, follement peintre », sur Le Monde.fr (consulté le 6 février 2018)
  10. « A. R. Penck, entre art pariétal et graffitisme », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 6 février 2018)
  11. « Exposition : les rébus à surprise d’Eduardo Arroyo », sur Le Monde.fr (consulté le 6 février 2018)
  12. « Lee Bae, Expositions - Fondation Marguerite et Aimé Maeght | Art Moderne et Contemporain », sur www.fondation-maeght.com (consulté le 6 février 2018)
  13. « Jan Fabre, Expositions - Fondation Marguerite et Aimé Maeght | Art Moderne et Contemporain », sur www.fondation-maeght.com (consulté le 6 février 2018)