Olivier De Schutter

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Olivier De Schutter

Olivier De Schutter est un juriste belge et professeur de droit international à l'université catholique de Louvain[1]. Il a assumé entre 2008 et 2014, le mandat de rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation (en) du Conseil des droits de l'homme à l'Organisation des Nations unies. Il est, depuis 2015, membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels[2] de l'ONU.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Olivier De Schutter s'est spécialisé dans le domaine des droits de l'homme après la fin de ses études de droit effectuées à l'université catholique de Louvain et à l'université Harvard. Il a contribué à fonder la Délégation permanente de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) auprès de l'Union européenne (1992-1993) et il est docteur en droit depuis 1998. Il est, depuis 1999, professeur à l'université de Louvain et professeur associé à Sciences Po, à Paris. Il a été professeur invité dans plusieurs universités étrangères, parmi lesquelles l'université de New York, l'université Columbia et l'université de Californie à Berkeley.

La gouvernance européenne et les droits fondamentaux dans l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, Olivier De Schutter a travaillé sur les questions de gouvernance au sein de l'Union européenne, ainsi que la protection des droits fondamentaux dans l'Union européenne. Il a collaboré avec la Cellule de prospective de la Commission européenne entre 1995 et 1997, dans le cadre d'un programme de séminaires visant à étudier les conditions d'une réforme de la gouvernance européenne: plusieurs des propositions résultant de ces séminaires ont par la suite influencé la rédaction d'un Livre blanc[3] de la Commission européenne sur la gouvernance européenne, présenté en juillet 2001, issu des travaux sur la réforme de la gouvernance européenne entamés à la suite de la crise causée par la chute de la Commission présidée par Jacques Santer. A la demande de la Commission européenne, Olivier De Schutter a préparé deux rapports qui ont nourri les discussions du Groupe de travail II (Charte des droits fondamentaux et adhésion de l'Union à la Convention européenne des droits de l'Homme) de la Convention européenne présidée par V. Giscard d'Estaing (2002-2003). Il a ensuite coordonné le réseau UE d'experts indépendants en matière de droits fondamentaux[4], un groupe d'experts de haut niveau venus de l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne chargé de faire des recommandations à la Commission européenne et au Parlement européen sur la mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Ce groupe d'experts a travaillé de 2002 à 2007, avant que lui succède l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui a repris une partie de ses missions.

Le rapport[5] qu'Olivier De Schutter a présenté à l'occasion de la Conférence internationale Francqui des 8 et 9 mai 2014 résume ses propositions portant sur la manière dont l'Union européenne pourrait se réformer afin de favoriser sa capacité d'apprentissage, en vue d'accélérer la transition sociale et écologique.

Le droit à l'alimentation et la réforme des systèmes alimentaires[modifier | modifier le code]

Progressivement, Olivier De Schutter s'est spécialisé dans les droits économiques et sociaux. Entre 2004 et 2008, il a assumé la fonction de Secrétaire général de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), une organisation non gouvernementale basée à Paris regroupant alors environ 160 organisations de défense des droits de l'homme à travers le monde (elles sont aujourd'hui 178 organisations membres). Il a ensuite été nommé le rapporteur spécial des Nations unies (en) sur le droit à l'alimentation, poste auquel il a succédé au Suisse Jean Ziegler en 2008, et qu'il a assumé jusqu'au 30 mai 2014 après le renouvellement de son mandat en 2011. À ce titre, il présentait ses rapports à l’Assemblée générale des Nations unies et au Conseil des Droits de l’Homme portant sur les obstacles à la réalisation du droit à l’alimentation et sur les moyens de les surmonter. Près de la moitié de ces rapports étaient consacrés aux pays où il a conduit des missions officielles au cours de son mandat, parmi lesquels figurent des pays d'Afrique (Bénin, Cameroun, Madagascar, Afrique du Sud, Malawi), d'Asie (Chine, Malaisie, Syrie), d'Amérique centrale et latine (Mexique, Guatemala, Brésil, Nicaragua), ainsi qu'un pays de l'OCDE (Canada). Les thèmes qu'il a abordés dans ses rapports thématiques sont, notamment: le rôle de la protection sociale dans la sécurité alimentaire; les pratiques de firmes de l'agroalimentaire; la contribution de l'égalité de genres à la lutte contre la malnutrition; l'agroécologie et le droit à l'alimentation (voir sur ceci le film de Marie-Monique Robin, Les moissons du futur ); l'impact de la libéralisation du commerce des produits agricoles sur le droit à l'alimentation (voir la vidéo de son débat avec Pascal Lamy à Genève le 11 mai 2009); l'impact de la spéculation financière sur la volatilité des prix des produits agricoles ( voir son débat avec Terry Duffy sur BBC Hardtalk, en mars 2011); ou les moyens de lutter contre l'obésité (voir par exemple le film de Sylvie Deleule et Rémy Burkel, De la drogue dans nos assiettes, en 2013 ). (Ces rapports sont disponibles sur le site du Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme des Nations unies. Par ailleurs, un site spécifique est créé pour permettre de suivre les activités du Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation[6].) Les conclusions auxquelles il a abouti au terme de son mandat sont synthétisées dans le rapport final qu'il a présenté au Conseil des Droits de l'Homme en mars 2014.

Dans ses travaux sur la gouvernance, Olivier De Schutter met l'accent sur les vertus d'une perspective expérimentaliste, qui favorise l'innovation sociale comme manière d'accélérer l'apprentissage collectif et permet de surmonter la division entre dirigeants et exécutants en donnant aux acteurs sociaux une plus grande place dans l'identification des solutions qui répondent le mieux aux situations qu'ils vivent. Il s'attache actuellement à développer cette perspective aussi bien dans le cadre de la lutte contre la pauvreté que dans le cadre de la transition écologique. Pour lui, notre échec aussi bien à éradiquer la faim et la pauvreté et à opérer la transition vers une société bas carbone tient notamment à notre incapacité à miser sur les motivations des acteurs concernés, et, dans notre manière d'envisager le pouvoir et son exercice, à donner aux plus pauvres comme aux innovateurs sociaux qui préparent la société de demain un rôle suffisant. Les réglementations juridiques et les incitants économiques sont indispensables pour la transition sociale et écologique, mais celle-ci ne sera effective que si l'on peut également garantir la participation effective des personnes affectées à l'identification des obstacles rencontrés comme à la mise sur pied des solutions qui les concernent.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le 21 juillet 2012, le Roi Albert II élève Olivier De Schutter au rang de Baron. En 2013, sur recommandation d'un jury international présidé par le Pr Eric Maskin de l'université Harvard, prix de la Banque de Suède en Sciences économiques (prix Nobel d'Économie), le prix Francqui lui a été décerné en reconnaissance de sa contribution à la théorie de la gouvernance, au droit de l'Union européenne, et au droit international des droits de l'homme.

Commandeur du Mérite wallon Commandeur du Mérite wallon (C.M.W.) 2012

Publications[modifier | modifier le code]

  • Publications d'Olivier De Schutter [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page personnelle d'Olivier De Schutter
  2. Comité des droits économiques, sociaux et culturels
  3. Livre blanc
  4. Réseau UE d'experts indépendants en matière de droits fondamentaux
  5. http://www.srfood.org/images/stories/pdf/otherdocuments/Framing4.pdf
  6. http://www.srfood.org

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]