Olivier Bosc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bosc.

Olivier Bosc, né en 1969, est un bibliothécaire, sociologue et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence en 1993, son premier domaine de recherche concerne l'œuvre d'Ernst Jünger. Il s'attache notamment à mettre en lumière les liens entre l'homme et l'œuvre autour de la figure peu étudiée de l'anarque. Ces premiers travaux ont été publiés en italien en 1998.

Dans sa thèse de science politique soutenue en 2001 à l'université Paris-Dauphine sous la direction de Dominique Colas[1], Olivier Bosc s'attache à la question des foules au tournant du XIXe siècle en remettant au goût du jour l'œuvre du criminologue italien Scipio Sighele (1868-1913) et à travers lui de l'école italienne de criminologie dont les chefs de file sont Cesare Lombroso et Enrico Ferri. C'est de cette thèse qu'Olivier Bosc tire son livre La foule criminelle (Fayard, 2007), qui a reçu le Prix national de criminologie 2008 décerné par l'Académie des sciences morales et politiques.

Il intègre l'enssib en 2000 dont il sort conservateur des bibliothèques l'année suivante[2]. Olivier Bosc est ensuite nommé à la BnF. Trois ans plus tard il devient conseiller technique (livre, archives, langue française et langues de France) au cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication (2004 à 2007). Dans le cadre de ces fonctions, il a travaillé sur la question du numérique et de la culture (lancement du comité de pilotage de la Bibliothèque numérique européenne, préfiguration d'Europeana, préfigurant l'action d'envergure internationale de l'actuel président,Bruno Racine ; études sur le livre numérique) ; lancement de la mission livre 2010). Il est ensuite en poste à la Bibliothèque nationale de France et est, depuis septembre 2009, conservateur de la bibliothèque et des archives du château de Chantilly[3], mis à la disposition de la Fondation pour la sauvegarde et le développement du domaine de Chantilly (qui s’est vu confier par l’Institut de France la gestion de ce patrimoine pour une durée de vingt ans). Il est commissaire d'expositions comme "Paul Morand l'Européen", organisée par l'Ambassade de France à Bucarest aux Archives nationales de Roumanie (2009). Membre de la Commission Tessier sur la numérisation des bibliothèques, il est coauteur du rapport remis au ministre de la Culture et de la Communication en janvier 2010.

Depuis 2013, en plus de ses fonctions à Chantilly, il pilote le dossier Numerisation et valorisation du patrimoine immatériel de l'Institut de France dans le cadre des Investissements d'avenir ; à ce titre il fait office de secrétaire général de la webradio Canal Académie.

En outre il est, depuis juillet 2013, président de la fondation Louis Jou, aux Baux-de-Provence.

Olivier Bosc est chargé de cours à Sciences Po Paris depuis 2007. Il dispense deux enseignements. Un électif en premier cycle intitulé Peuple fiction. Populismes et anti-populismes, hier et aujourd'hui et dans le cadre du Master affaires publiques un enseignement intitulé "State of the Art & Beyond. La culture à l'heure du numérique". Enfin il est membre du comité de rédaction de Mil neuf cent : Revue d'histoire intellectuelle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Foule criminelle. Politique et criminologie dans l’Europe du tournant du XIXe siècle, Paris, Fayard, 2007, 499 p. (ISBN 978-2-213-63377-0)
  • L’uomo della foresta. Un approccio alla figura dell’anarca in Ernst Jünger, trad. it. d’A. Colla, Milan, SEB, 1998, 80 p.

Rapport[modifier | modifier le code]

  • Rapport sur la numérisation du patrimoine écrit [participation à la mission Tessier]. Rapport remis en janvier 2010. Lire ici

Références[modifier | modifier le code]