Olivier Berruyer

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Olivier Berruyer
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Olivier Berruyer, né le à Bron, est un blogueur français, actuaire de profession.

Il administre depuis 2011 le blog les-crises.fr, où il traite d'économie et de géopolitique et présente ses analyses sur les crises de toute nature. Adepte d'une ligne hétérodoxe, son site est présenté par Le Parisien Magazine comme « le premier blog économique de France » en 2014.

Lors de la crise ukrainienne, Olivier Berruyer publie une série d'articles polémiques qui font croître sa notoriété et cristallisent dans le même temps les opinions à son égard. Des journalistes et politologues l'accusent alors de relayer des auteurs conspirationnistes et la propagande du Kremlin, tandis que d'autres estiment que le blogueur est accusé à tort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Originaire de Lyon, il est diplômé de l'Institut de science financière et d'assurances et, en Formation continue, du Programme Général de Management (2008) de l'EM Lyon Business School[1].

Il est actuaire, profession chargée de la gestion du risque dans l’assurance et la finance, spécialisé en prévoyance collective. Entre 2011 et 2012, il est membre du Bureau de l'Institut des actuaires[2].

Association DiaCrisis et blog[modifier | modifier le code]

Olivier Berruyer est surtout connu pour son activité de blogueur sur le site les-crises.fr, qu'il lance en 2011. En 2013, Le Monde relaie les données du site Ebuzzing, qui classe le blog Les Crises n° 2 des blogs les plus consultés dans le domaine de l'économie, et 124ème toutes catégories confondues[3]. En 2014, Le Parisien Magazine le place dans la liste des 30 blogueurs les plus influents, estimant que son site est le « premier blog économique de France »[4].

Le site traite d'analyses économiques, des crises bancaires, monétaires et institutionnelles[5], de géopolitique et des différentes formes de propagande. Le but de ce blog personnel, selon l'auteur, « est aussi de donner des visions et analyses divergentes pour élargir son champ de réflexion ou mieux percevoir des analyses diffusées à l’étranger »[6]. Il est donc proposé une dizaine d'articles traduits de l’anglais chaque semaine.

Selon l'Observatoire du journalisme, le site a une « ligne idéologique et économique proche de celle de Jacques Sapir, c’est-à-dire souverainiste, eurosceptique, et critique à l’encontre de l’ultralibéralisme et de la financiarisation de l’économie »[5]. En 2016, le journal en ligne Contrepoints cartographie la blogosphère économique, et place le site de Berruyer dans le groupe des « hétérodoxes », au côté de Jacques Sapir, Frédéric Lordon, et Paul Jorion, qui ont en commun selon Contrepoints un point de vue très critique envers le courant de pensée « néolibérale » et les « institutions en place »[7].

Le site web est porté par l'association DiaCrisis, qui a comme objectifs officiels « la recherche scientifique et l'éducation, ainsi que l'amélioration de l'information et de la culture du public, notamment à propos des crises de toute nature auxquelles est ou sera confrontée notre Société » et « l'amélioration des moyens dont elle dispose pour les comprendre, en diminuer l’ampleur et les gérer. »[8].

Engagements et prises de positions politiques[modifier | modifier le code]

Critique des médias de masse[modifier | modifier le code]

Le site Les Crises se veut un contre-poids face aux médias coupables à ses yeux de créer « du consentement » chez les citoyens, en lieu et place « de les aider à se faire eux-mêmes leur propre opinion »[9]. Olivier Berruyer plaide pour une information impartiale, dépouillée de tout parti pris, considérant que ce n'est pas le cas actuellement. Lors d'un entretien à RT, il exprime le fait que « les citoyens ont l'impression d'être très bien informés », alors qu'en réalité, on subit d'après lui « le dogme du politiquement correct ». S'il exclut le « complot et le fait que des gens tirent les ficelles », il souligne néanmoins l'impact de cette tendance dogmatiste, notamment sur les questions internationales. Un problème qu'il résume en une phrase : « Dans les médias, il n'y a pas de complot, il y a des gens qui pensent pareil »[10][réf. insuffisante].

En décembre 2016, alors que Noam Chomsky est honoré à Paris pour la réception de la Médaille d'or de Philologie spéciale, Olivier Berruyer participe à l'organisation d'une rencontre privée sur invitation avec ce dernier dans le quartier des Halles[11].

Selon Les décodeurs, le site les-crises.fr prend parti contre ce qu'il estime être de la « propagande » dans les médias occidentaux, notamment lorsque ceux-ci parlent de la Russie[12].

Le 26 août 2017, Olivier Berruyer et la journaliste Aude Lancelin, intervenant à la conférence « Faut-il dégager les médias ? » organisée par La France insoumise, évoquent leurs expériences personnelles pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive « maccarthyste » des médias « mainstream » à l’égard des idées « alter système »[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Dans Les faits sont têtus (2013), Olivier Berruyer présente une synthèse de ses réflexions sur les origines des crises. S'opposant aux économistes, qui selon lui sont trop centrés sur leur domaine et sur des modèles mathématiques, il attribue les crises à leur aveuglement et à celui des hommes politiques, qui croient à une croissance que lui juge impossible[14].

En 2012, il dénonce vivement le projet de loi de séparation bancaire de Pierre Moscovici, qu'il juge être un projet de « réforme a minima ». Selon lui, la protection des dépôts des particuliers passe forcément par une scission bancaire complète[15].

Il est auditionné, en qualité de président de l'association DiaCrisis, le par la commission des finances de l'Assemblée nationale et, le 20, par celle du Sénat sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires[16],[17].

A partir de juin 2014, il participe à l'association Les Éconoclastes, qui regroupe surtout des économistes et des professionnels des milieux financiers[18].

Politique[modifier | modifier le code]

Olivier Berruyer rejoint le parti Nouvelle Donne lors de sa création en 2013[19], soutenant notamment la position du parti en faveur de la régulation bancaire[5].

En janvier 2015, il appelle à boycotter la manifestation d'hommage aux journalistes de Charlie Hebdo, afin de pas « s'associer à l'OTAN », plusieurs chefs d'État membres de cette organisation étant présents dans le défilé, et il déclare : l’OTAN « annonçait le lendemain du massacre avoir largué 5 000 bombes en Irak ? (et on s’étonne donc des retours de flamme ?) ». Il s'abstient aussi de rejoindre le défilé en raison de la présence du président d'Ukraine. Il considère de plus que les caricatures de Mahomet et des musulmans à l'origine de la fusillade « ne sont pas drôles, ne véhiculent aucun message, ne poussent pas à la réflexion : ce sont de simples provocations gratuites, sans talent, destinées à choquer, humilier, blesser » tout en précisant qu'il ne pense pas qu'il faille les interdire. Concernant la liberté d’expression, il fait le pendant entre leur traitement et celui de caricatures d'un proche de Dieudonné qu'il publie sur son blog[20].

Accusations de conspirationnisme et de relais de la propagande russe[modifier | modifier le code]

En 2014, Olivier Berruyer publie sur son blog de nombreux articles qui accusent les médias occidentaux de traiter avec partialité la révolution ukrainienne et la guerre du Donbass, notamment en sous-estimant le rôle de l'extrême droite ukrainienne. Il exprime aussi cette vision lorsque la parole lui est donnée à la télévision[21],[22],[5]. Pour Marc Cohen, rédacteur en chef de Causeur, il est bien documenté sur ces sujets et son site « est un enchantement permanent pour internaute critique »[23]. C'est à cette période que l'audience de Les Crises décolle. Le Parisien Magazine constate que Berruyer, à cause de ses billets « polémiques », est devenu « la cible d'attaques politiques », une « rançon de sa nouvelle gloire »[4].

En mai 2014, la journaliste Caroline Fourest accuse Olivier Berruyer – qui l'avait lui-même accusée sur son blog de manipuler l'information sur la crise ukrainienne – de soutenir les informations délivrées par Russia Today, qu'elle juge être une « propagande grossière et mensongère »[24]. Au même moment, Berruyer déclare sur le plateau de Arrêt sur images : « Le travail que j’essaye de faire sur mon blog, c’est de dénoncer ce qui se passe en France, au niveau de la propagande en France. La propagande russe il y en a, qu’ils s’en occupent, moi j’essaye de voir ce qui concerne les Français, ce qui me concerne, et que j’ai mon mot à dire de ce qu’il se passe en France »[25].

En septembre 2016, Olivier Berruyer se dit victime d'une « campagne de dénigrement » après une série de tweets de Rudy Reichstadt, webmestre du site Conspiracy Watch, et affirme notamment qu'il ne soutient pas tous les contenus qu'il publie sur Les Crises, et même qu'il peut en critiquer[26]. Reichstadt répond que Les Crises « occupe une place toute particulière dans la complosphère », car il « fait fonction de trait d'union entre des sites ouvertement complotistes et le web non-complotiste ». Il reproche à Berruyer de relayer des auteurs et hommes politiques accusés de conspirationnisme, comme Paul Craig Roberts, Annie Lacroix-Riz, François Asselineau, Nafeez Ahmed, ou encore Maxime Chaix. Selon Reichstadt, si Berruyer prétend lutter contre le complotisme, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, et pour les droits de l’homme, ce ne serait qu'une simple déclaration d'intention, même s'il lui arrive en effet de « donner des gages ». Tout en reconnaissant que les-crises.fr publie des informations « intéressantes et en rien problématiques », Reichstadt dénonce en particulier le positionnement du site sur les événements de la place Maïdan. D'après lui, ce positionnement conforte la propagande russe qui donne une vision manichéenne de la destitution du président Ianoukovytch, en surestimant le rôle de l'extrême droite ukrainienne, et en occultant « totalement le rôle d’organisations non moins fascisantes côté russe »[26].

Selon le site The Times of Israel, Berruyer se défend des accusations de complotisme « en mettant en avant ses articles anti-conspirationnistes »[9].

En août 2017, dans le contexte de la crise au Venezuela, Les Crises diffuse une caricature anti-israélienne dont Conspiracy Watch rapporte qu'elle circulait sur le « web complotiste » depuis quatre ans : on y voit « la mort habillée d’un drapeau américain, dont la faux sanglante est floquée d’un drapeau israélien »[9]. Olivier Berruyer affirme ensuite qu'il n'avait pas remarqué dans le dessin ce détail « illisible » : il conserve l'illustration sur son site en masquant le drapeau israélien[9].

Accusations par Les Décodeurs[modifier | modifier le code]

L'outil Décodex des Décodeurs du journal Le Monde, outil proposant d'indiquer un niveau de fiabilité pour les sites internet, classe dans un premier temps les-crises.fr en rouge, c'est-à-dire dans les sites non fiables. Les décodeurs estiment ensuite avoir « mal qualifié » le blog, alors qu'il s'agit selon eux d'« un blog d’opinion russophile qu’il faut prendre comme tel ». Ils le rangent donc dans la catégorie orange, c'est-à-dire un site à consulter avec prudence, « en raison de ses invités parfois douteux, aux frontières du conspirationnisme »[27],[12]. En ce qui concerne le classement initial en rouge du site les-crises.fr, Le Figaro affirme que « pour justifier son choix, Le Monde s'appu[yait] sur une source unique : un article issu d'un blog hébergé par… Le Monde. »[28]. D'après Arrêt sur images, cet article du blog du Monde critiquait une analyse de Berruyer sur la crise ukrainienne, estimant notamment que cette analyse se serait appuyée sur une fausse citation d'un ancien président de la Commission européenne (en réalité cette citation utilisée par Berruyer était exacte)[29].

Suite à ce classement, Olivier Berruyer critique les Décodeurs, comparant le Décodex à une « liste maccarthyste » ou à l'Index de l'Église catholique, et accuse Le Monde d'user de son image pour le discréditer sans argument valable[28]. Il est soutenu par la journaliste Aude Lancelin, auteur du Monde libre, un « brûlot remarqué sur les dérives du journalisme » selon Le Figaro[28], ou encore par Jacques Sapir, qui voit dans le Décodex « une nouvelle forme de censure »[30]. Frédéric Lordon, autre économiste hétérodoxe, estime que le traitement qui a été réservé à Olivier Berruyer par les Décodeurs est « indigne »[31].

Le 15 décembre 2016, Les Décodeurs publient un article, « dénonçant » selon Libération « une intox sur le dernier hôpital d’Alep, reprise sur son site par Olivier Berruyer ». Les Décodeurs y qualifient Berruyer de « blogueur économique – qui frise souvent le conspirationnisme » [32]. La notice du site les-crises.fr sur le Décodex est modifiée de nouveau[33],[12]. Le 24 février 2017, Samuel Laurent, responsable des Décodeurs, poste un tweet où il traite Berruyer de « faussaire en croisade contre » Les Décodeurs[32]. Le 16 mars 2017, Les Décodeurs publient un nouvel article intitulé «Les mille et une ruses de l’industrie de la désinformation», dans lequel ils affirment que des centaines d’articles ont été supprimés du blog les Crises, ce qu'ils commentent ainsi : « Pour qui veut continuer de diffuser des informations trompeuses ou erronées tout en conservant une crédibilité intacte, il est fondamental de cacher ses erreurs »[32]. Dans une interview accordée à RT, il déclare envisager d'arrêter son blog en raison de l'« opération de diffamation » du Monde, et se dit « haï par les grands médias »[34].

Olivier Berruyer porte plainte pour diffamation en réaction aux articles du 15 décembre 2016 et du 16 mars 2017, ainsi qu'au tweet du 24 février 2017. Ces plaintes sont déposées entre le 14 mars et le 22 mai 2017 auprès du tribunal de grande instance de Paris. Berruyer annonce également sur son blog, le 1er février 2018, son intention d'attaquer la société éditrice du Monde pour le préjudice moral qu'aurait subi son blog à cause du « Décodex » des Décodeurs, prévoyant de réclamer 100 000 euros de réparation[32].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Participation[modifier | modifier le code]

  • Jacques Sapir (directeur de publication) : L'euro est-il mort ?, Editions du Rocher, 13 octobre 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Olivier Berruyer », Atlantico, (consulté le 19 février 2018)
  2. L'Institut des actuaires renouvelle son Bureau et élit son nouveau Président - Institut des actuaires, 23 juin 2011 (voir archive)
  3. « Pas de crise pour Les-Crises.fr », sur Le Monde.fr (consulté le 26 février 2018)
  4. a et b Benjamin Jérôme, « Les 30 blogueurs les plus influents : Olivier Berruyer », Le Parisien Magazine,‎ , p. 46
  5. a, b, c et d « Olivier Berruyer », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  6. https://www.les-crises.fr/a-propos/
  7. Thomas Renault, « Découvrez la blogosphère économique française ! », Contrepoints,‎ (lire en ligne)
  8. L'association DiaCrisis - Les-crises.fr
  9. a, b, c et d « Le site Les Crises relaie une caricature anti-Israël et corrige son erreur », sur The Times of Israel.com, (consulté le 28 août 2017).
  10. https://francais.rt.com/entretiens/19510-olivier-berruyer-interview-medias
  11. https://francais.rt.com/france/29935-noam-chomsky-donne-conference-exceptionnelle-paris
  12. a, b et c « Les Crises est-il une source d'information fiable? | Le Monde.fr », sur Le Monde.fr (consulté le 10 février 2017)
  13. Zineb Dryef, « Thomas Guénolé, le politologue devenu éditorialiste « Insoumis » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  14. Intégrisme économique : La grande illusion - Caroline Castets, Le Nouvel Économiste, 19 mars 2013
  15. Philippe Mabille, « Le projet de loi bancaire est une réforme Canada Dry. Renforçons plutôt nos banques ! », sur La Tribune,
  16. « Rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale, p. 254 »
  17. « Liste des personnes auditionnées par la commission des finances du Sénat »
  18. « Biographies »
  19. « Nouvelle Donne » : un parti qui promet qu’il tiendra ses promesses », sur Terra Eco.net, (consulté le 28 août 2017).
  20. Charlie : Berruyer n'ira pas manifester - Arrêt sur images, 11 janvier 2015
  21. BFMbusiness, « Olivier Berruyer: Ukraine, un tiers du gouvernement composé de néo-nazis », (consulté le 26 février 2017)
  22. « Les médias français pro-Ukraine ? », sur Dailymotion, arrêt sur images, 9 mai 2014 (consulté le 11 mars 2017)
  23. Marc Cohen, « Ukraine : ce qu’on vous cache à la télé, c’est chez Olivier Berruyer », sur Causeur, (consulté le 26 mars 2016).
  24. Caroline Fourest, « À propos des yeux ensanglantés de l'Ukraine », sur Le Huffington Post,
  25. « Ukraine : "En occident, la propagande russe l'a emporté" : Journalistes contre blogueurs : deux logiques », sur Arrêt sur images,
  26. a et b Une réponse à Olivier Berruyer - Rudy Reichstadt, Conspiracy Watch, 6 septembre 2016
  27. Samuel Laurent, « Décodex, notre outil de vérification de la fiabilité des sources, évolue », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  28. a, b et c Eugénie Bastié, « «Qui fact-checkera les fact-checkeurs ?» : le Decodex du Monde suscite des critiques », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  29. « "Fausses infos" ? Berruyer répond au Decodex du Monde », @rrêt sur images,‎ (lire en ligne)
  30. « Merci DECODEX… », RussEurope,‎ (lire en ligne)
  31. https://blog.mondediplo.net/2017-02-22-Charlot-ministre-de-la-verite
  32. a, b, c et d « Où en est l'affaire opposant les Décodeurs du «Monde» au blog les Crises ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  33. « Les Crises est-il une source d’information fiable? | Le Monde.fr », archive.is,‎ (lire en ligne[archive du ])
  34. https://francais.rt.com/entretiens/33763-fin-blog-decodex-operation-calomnie-monde-fake-news-olivier-berruyer-confie L'avenir de son blog, «l'opération de calomnie» du Monde, fake news : Olivier Berruyer se confie], RT France, 9 février 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]