Olivier Babeau

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Olivier Babeau
Olivier Babeau 2019.jpg
Olivier Babeau en 2019.
Fonction
Président
Institut Sapiens (d)
depuis
Biographie
Naissance
Activité

Olivier Babeau, né le 26 mars à Neuilly-Sur-Seine, est un professeur, économiste et essayiste français.

Professeur d'économie, puis maître de conférences à l’Université Paris Dauphine en 2006, il a été conseiller pour la prospective au cabinet du Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement (2007-2008) puis conseiller chargé des discours auprès du Premier ministre en 2009[1]. Il a été directeur des études et porte-parole de la Fondation Concorde jusqu’en 2017.

Il préside depuis 2017 l’Institut Sapiens[2], dont il est le co-fondateur.

Il a publié de nombreux articles, notamment dans Les Échos[3]. Il a été également chroniqueur à L’Opinion d’octobre 2017 à fin 2019[4]. Il signe une tribune régulière dans Le Figaro depuis 2019[5]. Il collabore avec ses tribunes à de nombreux magazines[6],[7],[8],[9].

Origines et études[modifier | modifier le code]

Olivier Babeau est le fils de l'économiste André Babeau[10] et le frère du dirigeant d'entreprise Emmanuel Babeau. Après une scolarité à l’Institution Notre-Dame de Sainte-Croix, où il obtient un baccalauréat B en 1993, Olivier Babeau sort diplômé en juin 1999 de l’École Supérieure de Commerce de Paris, auquel s’ajoute un DEA en philosophie morale et politique, qu’il a suivi en parallèle à l’université Paris IV Sorbonne.

Par la suite, malgré son admission à l’Institut d’études politiques de Paris, il poursuit à l'ENS Cachan où il sera reçu en troisième année. Il obtient un an plus tard une agrégation d’économie et gestion.

En 2001, Olivier Babeau se voit diplômé d’un deuxième DEA, en économie des institutions avec mention bien, à l’université Paris X Nanterre.

Le 2 décembre 2005, il soutient sa thèse de doctorat Le manager et la transgression ordinaire des règles : le cas des cabinets de conseil en management, pour laquelle il obtiendra les félicitations du jury, une proposition pour le prix de thèse ainsi qu’une subvention pour publication[11].

En juin 2009, il obtient une agrégation des Universités en sciences de gestion.

Carrière d’enseignant[modifier | modifier le code]

En 2002, Olivier Babeau entame sa carrière d’enseignant en devenant professeur agrégé détaché dans le supérieur à l’université Paris X Nanterre.

Il devient maître de conférence et chercheur en Marketing Stratégie et Prospective à l’université Paris-Dauphine en septembre 2006, poste qu'il conserve jusqu'en juin 2007, avant de le reprendre en juillet 2008. Il enseigne ensuite les sciences économiques et de gestion à l'université Paris VIII Vincennes Saint Denis jusqu’en 2014. Depuis, il est professeur à l’université de Bordeaux[12].

Institut Sapiens[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2017, Olivier Babeau est président de l’Institut Sapiens, qu'il a co-fondé avec Dominique Calmels. L’Institut Sapiens est un organisme à but non lucratif dont l’objectif est d'influencer le débat économique et social[12].

L’Institut Sapiens se veut le premier représentant d’une think tech modernisant radicalement l’approche des think tanks traditionnels[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les échecs du consultant : les comprendre et les éviter. Ecrit en collaboration avec Paul Ohana 2008, éditions ESKA.
  • Olivier Babeau, La transgression ordinaire des règles dans les organisations, Paris, Editions ESKA, , 312 p. (ISBN 978-2-7472-1834-4)
  • Olivier Babeau, 80 questions sur le travail du dimanche, Paris, Editions ESKA, , 135 p. (ISBN 978-2-7472-2057-6) Réédité en version mise à jour en septembre, 2015 sous le titre : 100 questions sur le travail du dimanche
  • Les nouvelles énergies « pour les nuls »  Juin 2013, Collection « Pour les nuls actu », éditions First. En partenariat avec Europe 1.
  • Plus de 50 questions sur l’avenir de l’industrie automobile en Europe (dir.) Décembre 2015, MA éditions.
  • La Nouvelle Ferme des Animaux, fable politique et économique à l’usage des hommes- Janvier 2016 , Manitoba/Les Belles Lettres. [13]
  • Le nouveau désordre numérique. Comment le digital fait exploser les inégalités, 3 sept. 2020 Editions Buchet-Castel [17]

Articles publiés dans des revues à comité de lecture[modifier | modifier le code]

  • Entre discours et conviction : pourquoi nous soutenons des idées auxquelles nous ne croyons pas - Revue Recherches Sociologiques, vol. XXXV, n°3, pp. 45-59, 2004.
  • La transgression : une dimension oubliée de l’organisation - Revue française de gestion , vol. 34, n°183, pp. 201-219, 2008. Ecrit en collaboration avec Jean-François Chanlat.
  • Le décalage entre travail prescrit et travail réel : la dimension absente des manuels de management - Revue Gestion 2000, n°4, 2008.
  • Déviance ordinaire, innovation et gestion, l’apport de Norbert Alter - Revue française de gestion, n°210, pp. 33-50 2008. Ecrit en collaboration avec Jean-François Chanlat.

Chapitres dans des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Management stratégique, mise en scène et consulting in La fabrique de la stratégie, une perspective multidimensionnelle, D. Golsorkhi (éd.), éditions Vuibert 2006 pp. 197-217.
  • La transgression ordinaire des règles dans les cabinets de conseil en management in Recherche en Management et Organisation, M. Kalika, P. Romelaer (eds), Economica 2006, pp. 245-260.
  • Granting disorder a role in ethics in Business Ethics as Practice: Representation, Discourse and Performance', C. Carter, S. Clegg, M. Kornberger, S. Laske & M. Messner (eds), Edward Elgar publishing, 2007, pp. 32-48.
  • Le conseil en management comme utile parodie in Une perspective critique du management, D. Golsorkhi, I. Huault & B. Leca (eds), Presses Universitaires de Laval, 2009, pp. 407-422.
  • Les sciences du management : un pont entre art et industrie in L'art au risque de l'Industrie, Bauhaus et Art Faber - Hommage de la France au Bauhaus, J. Duval-Hamel et M. Le Morvan (eds), éditions du Signe 2019.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Fargues, « Olivier Babeau, hétérodoxe et libéral », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020).
  2. a et b Marie Visot, « Olivier Babeau, agitateur d'idées », sur Le Figaro.fr, (consulté le 26 octobre 2020)
  3. https://www.lesechos.fr/journalistes/?id=6620
  4. https://www.lopinion.fr/auteur/olivier-babeau-280594
  5. Olivier Babeau, « Olivier Babeau: «Profitons de la crise pour redonner du sens au tourisme» », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020).
  6. Olivier Babeau, « L'écologie radicale : Entretenir la peur pour mieux transformer la société », sur Valeurs actuelles (consulté le 26 octobre 2020)
  7. La Rédaction, « Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général » », sur Journal de l'économie (consulté le 26 octobre 2020)
  8. « Les contrats à impact au service de l'ESS », sur La Tribune (consulté le 26 octobre 2020)
  9. Guillaume Grallet, « Les réseaux sociaux libèrent la force de la foule », sur Le Point, (consulté le 26 octobre 2020)
  10. « André Babeau : «Le patrimoine financier des Français n'est pas assez diversifié» », sur Le Revenu, (consulté le 28 août 2020).
  11. « Le leadership territorial, de l'ancrage singulier aux canevas institutionnels : les trajectoires de gouvernance », sur www.theses.fr (consulté le 26 octobre 2020)
  12. a et b « Olivier Babeau », sur Les Echos (consulté le 26 octobre 2020)
  13. Olivia Recasens, « Olivier Babeau : "L'État a été détourné au profit de ceux qui font partie du système" », sur lepoint.fr, (consulté le 28 août 2020).
  14. « « L’horreur politique. L’État contre la société », d’Olivier Babeau », sur Contrepoints, (consulté le 28 août 2020).
  15. Le Monde, « « La grande question de l’Etat est au cœur du malaise français » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020).
  16. Eugénie Bastié, « Olivier Babeau: «L'hypocrisie est la condition de toute vie en société» », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020).
  17. Le nouveau désordre numérique. Comment le digital fait exploser les inégalités

Liens externes[modifier | modifier le code]