Olivier Ameisen

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Olivier Ameisen
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Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Médecin, cardiologue, universitaire, essayisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
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A travaillé pour

Olivier Ameisen, né le à Boulogne-Billancourt (Seine) et mort le à Paris, est un médecin cardiologue franco-américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivier Ameisen est né de parents juifs polonais.

Il obtient son baccalauréat en fin de seconde et entame aussitôt des études de médecine en 1969 après avoir été tenté par une carrière de pianiste classique.

Pendant son service militaire, il est le médecin de Matignon (1980-81).

Il s'installe aux États-Unis en 1983, cardiologue à l'hôpital presbytérien de New York. Il exerce cette spécialité aux États-Unis jusqu'en 1998[1].

Après des recherches exhaustives dans la littérature médicale, il fait une découverte qui sera publiée en 2004 : l'utilisation d'un décontractant musculaire, le baclofène, pour soigner l'alcoolisme chronique[2].

Ce médicament — qu’il s’est auto-administré quotidiennement en adaptant un protocole utilisé dans des modèles animaux – l'a guéri de son alcoolisme[3] comme il le raconte dans son livre Le dernier verre publié en 2008.

Il se lance dans une lutte acharnée afin de faire reconnaître ce myorelaxant qui supprime le craving (envie irrépressible de boire) lié à l'alcool. Cela devient le « combat de sa vie »[3] durant lequel il doit faire face à de nombreuses polémiques de la part d'addictologues qui conservent leur faveur au traitement de l'alcoolisme par l’abstinence[1].

Plusieurs associations de patients et de médecins se créent : "Aubes" ,"Baclofène" , 'Resab", "Olivier Ameisen"

Un essai clinique est lancé en 2012. Son traitement sera officiellement reconnu par l'ANSM le lors d'un colloque à l'Hôpital Cochin[4].

Il meurt le à Paris d'un infarctus du myocarde[5].

Entourage familial[modifier | modifier le code]

Son père, Emanuel, avait été ingénieur en France après avoir suivi des études à Grenoble dans les années 1930. Engagé volontaire, il avait été fait prisonnier de guerre, envoyé dans un stalag pour Juifs en Poméranie pendant que son épouse, Claire Ameisen, était arrêtée, déportée de France et rescapée d' Auschwitz[6]. Libéré, il revient en France où il dirigera, entre autres, l'entreprise d'Helena Rubinstein, épouse de son oncle, l'éditeur Edward Titus. Sa mère, Janine, artiste peintre, a été condisciple en philosophie à l'Université de Cracovie du futur Jean-Paul II avant d'être déportée. Elle est survivante d'Auschwitz. Son frère, Jean Claude Ameisen, est connu notamment pour sa présidence du Comité consultatif national d'éthique en France[7], sa sœur, Éva Ameisen, est stomatologue et auteur-compositeur.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laure Noualhat, « Après (dé)boire », sur Libération.fr,
  2. Elsa Vigoureux, « Olivier Ameisen, défenseur du baclofène, est mort », sur Libération.fr (consulté le 20 juillet 2013)
  3. a et b Coline Garré, « Décès du Pr Olivier Ameisen à 60 ans », Le Quotidien du médecin,‎ (lire en ligne)
  4. Baclofene-Alcoolisme, « Colloque baclofène du 3 juin 2013 », sur Dailymotion (consulté le 8 janvier 2016)
  5. « Olivier Ameisen, l'apôtre du Baclofène, est mort » Le Monde, 19 juillet 2013.
  6. Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Serge Klarsfeld, édité et publié par Beate et Serge Klarsfeld, 1979
  7. Béatrice Gurrey, « Jean Claude Ameisen, l'alchimiste », sur LeMonde.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]