Olivia Rosenthal

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Olivia Rosenthal
Description de cette image, également commentée ci-après

Olivia Rosenthal en 2014.

Naissance 1965
Paris, France
Activité principale
Distinctions
Prix Wepler, 2007
Prix Pierre-Simon « Éthique et société », 2007
Prix franco-allemand Candide, 2009
Prix Alexandre-Vialatte, 2011
Prix du livre Inter 2011
Prix Ève-Delacroix, 2011
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Romans, théâtre, scénario

Œuvres principales

Olivia Rosenthal, née en 1965 à Paris, est maîtresse de conférences en littérature à l'Université de Paris VIII, écrivaine, romancière et dramaturge et performeuse française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivia Rosenthal est née à Paris en 1965. Élève au lycée Jules-Ferry (1975-1982), elle est admise, après deux ans de classe préparatoire au lycée Henri-IV, à l'École normale supérieure (1984). Elle obtient une agrégation de lettres modernes (1987), puis un doctorat (1992, avec une thèse sur la poésie amoureuse du XVIe siècle). Élue en 1993 maîtresse de conférences en littérature à l'Université de Rennes, elle enseigne depuis 1999 à l'Université de Paris VIII. Elle y crée en 2013, avec Lionel Ruffel et Vincent Message, l'un des premiers masters de création littéraire de l'enseignement supérieur français.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Olivia Rosenthal commence à publier à 33 ans, d'abord des essais tirés de ses travaux universitaires (en 1998, aux Éditions Champion), puis à partir de 1999 des romans (aux éditions Verticales), et des pièces de théâtre à partir de 2004.

Elle recueille de nombreux prix littéraires: en 2007, le prix Wepler et le prix Pierre-Simon « Éthique et réflexion » pour On n'est pas là pour disparaître ; en 2011, le Prix du Livre Inter, le Prix Alexandre-Vialatte et le Prix Ève-Delacroix pour Que font les rennes après Noël ?

Sa première pièce, Les félins m'aiment bien, est créée en 2005 à Saint-Denis, dans une mise en scène d'Alain Ollivier avec Valérie Crunchant (Cérès) et Florence Payros (Marianne). En 2008, elle écrit Les Lois de l’hospitalité, mis en scène par Marie Vialle aux Subsistances à Lyon (reprise en 2011).

À partir de 2005, elle réalise, en collaboration avec des cinéastes (Olivier Ducastel, Laurent Larivière), des écrivains (Denis Lachaud, Michaël Batalla, Patrick Chatelier), des chorégraphes (Julia Cima) ou des metteurs en scène (Robert Cantarella, Chloé Moglia), des performances pour divers lieux et festivals (festival d’Avignon, de Manosque...), Ménagerie de verre, Subsistances de Lyon, Le Lieu unique à Nantes, Scène nationale de Poitiers, Théâtre national de Bordeaux Aquitaine, le Grand R (scène nationale de La Roche-sur-Yon), Fondation d'entreprise Ricard, le Bal, Festival Hors Pistes au Centre Pompidou, Théâtre Ouvert, Maison de la poésie, Musée de la chasse…).

En 2008, elle achève une pièce sonore intitulée Viande froide pour le Cent Quatre, lieu culturel où elle est accueillie en résidence en 2006-2007. Elle est auteur invitée au Grand R (scène nationale de La Roche-sur-Yon), durant la saison 2008-2009, en résidence à Bobigny (dans le cadre du programme « écrivains en Seine-Saint-Denis ») en 2009-2010 et en résidence à l'Espace 1789 de Saint-Ouen pour l'écriture pour son livre Ils ne sont pour rien dans mes larmes.

Depuis 2008, elle s'est engagée aussi dans un projet sur « L'architecture en paroles » qui fait vivre un bâtiment ou un lieu, non par son architecture, mais par les paroles de ceux qui y habitent, y travaillent, ou le traversent. Le premier volet a été réalisé lors d’une résidence au 104, sous la forme d’une pièce sonore et d’un texte, Viande froide (Nouvelles éditions Lignes/ éditions CENTQUATRE, 2008). Le deuxième volet de ce projet, diffusé sous la forme d’une pièce sonore dans l’exposition organisée par le musée Carnavalet sur L'Impossible photographie: les prisons parisiennes 1851-2010, est publié sous le titre "Maison d’arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris" dans le catalogue de cette exposition. Pour le troisième volet, Olivia Rosenthal a travaillé avec Philippe Bretelle (graphiste) sur la ville de Bobigny. Elle a conçu avec lui des affiches collées sur certains bâtiments de la ville et ils ont réalisé ensemble (avec l'aide du musicien Pierre Avia) une performance musicale intitulée C'est très loin d'ici. Toujours avec Philippe Bretelle, elle a composé une œuvre visuelle pour l'inauguration du tramway de Brest (commande de Brest métropole océane).

Depuis 2009, Olivia Rosenthal s'est également tournée vers le cinéma. Elle a composé deux performances sur la manière dont le cinéma change nos vies, a publié Ils ne sont pour rien dans mes larmes (Verticales, 2012) sur le même thème, a écrit deux courts-métrages de fiction (Les larmes et Tous les adultes ne sont pas méchants, mis en scène par Laurent Larivière). Elle a aussi écrit un livre Toutes les femmes sont des Aliens autour de quelques films d'anthologie (Alien, Les oiseaux, Bambi…) pour le collectif Ildi eldi! qui reprend ses textes et en fait des spectacles multimédia.

Thématique de son œuvre[modifier | modifier le code]

La voix d'Olivia Rosenthal est singulière dans la littérature contemporaine, notamment parce qu'elle aime, à la manière des écrivains classiques, importer dans la fiction de la pensée, de la philosophie, de la science. Fantaisie et tragédie, observation méticuleuse du réel et métaphysique, comique et émotion, registre du conte ou des films, se mêlent dans ses textes, dont les sujets sont extrêmement divers, mais qui tous ont en commun d'explorer la nature humaine jusque dans sa part d'animalité. Pour cela, elle porte un intérêt tout particulier à la langue, et à l'articulation de ses propres obsessions avec l'inquiétante familiarité de la parole des autres.

L'œuvre d'Olivia Rosenthal parle de nos peurs et de nos angoisses (la mort, l'enfermement, la perte de mémoire, etc.) en tentant de leur inventer des antidotes (le jeu, le création, l'enfance) pour nous apprendre à survivre et à nous libérer. Ses livres suivent le parcours intérieur de personnages qui sont toujours sur le point de rompre leurs liens et de transgresser les interdits qu’eux-mêmes se sont forgés pour rester dans le rang. Depuis quelques années, elle écrit à partir d'entretiens qui participent à l'écriture de ses fictions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Dans le temps, Éditions Verticales, 1999
  • Mes petites communautés, Éditions Verticales, 1999
  • Puisque nous sommes vivants, Éditions Verticales, 2000
  • L'Homme de mes rêves ou les mille travaux de Barnabé le sage devenu Barnabé le bègue à la suite d'une terrible mésaventure qui le priva quelques heures durant de la parole, Éditions Verticales, 2002
  • Les Sept Voies de la désobéissance, collection Minimales, Éditions Verticales, 2004. Traduit en hongrois Az engedetlenség hét útja, Nyitott Kônyvmühely, 2007 (par Ilona Kovács)
  • Les Fantaisies spéculatives de J. H. le sémite, Éditions Verticales, 2005
  • On n’est pas là pour disparaître, Éditions Verticales, 2007. Traduit en anglais We're not here to disappear, Otis Books/Seismicity Editions, 2015 (par Béatrice Mousli Bennett)
  • Viande froide : Reportages, Cent-Quatre éditions/ Nouvelles Éditions Lignes, 2008
  • Maison d'arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris dans L'impossible photographie: les prisons parisiennes 1851-2010, Paris-Musées, 2010.
  • Que font les rennes après Noël ?, éditions Verticales, 2010. Traduit en Italien Che fanno le renne dopo Natale? Nottetempo, 2011 (par Cinza Poli)
  • Ils ne sont pour rien dans mes larmes, éditions Verticales, 2012 Traduction partielle They Are for Nothing in Our Tears, La Presse, Provincetown, 2016 (par Béatrice Mousli Bennett).
  • Mécanismes de survie en milieu hostile, éditions Verticales, 2014
  • Toutes les femmes sont des Aliens, éditions Verticales, 2016

Théâtre[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Donner à voir : écriture de l’image dans l’art de poésie au XVIe siècle, éditions Champion, 1998
  • (dir.), À haute voix. Diction et prononciation aux XVIe et XVIIe siècles, Klincksieck, 1998

Filmographie[modifier | modifier le code]

Court-métrage[modifier | modifier le code]

  • Les Larmes, 2010, fiction de 26 min, réalisation de Laurent Larivière, production Senso Films (scénario)
  • Tous les adultes ne sont pas méchants d'après la nouvelle « Sacha s'en va », 2013, réalisation de Laurent Larivière, production Senso Films
  • Mes enfants, 2015, fiction de 15 min autour de films d'archives amateurs, Production Conseil général et Ciclic dans le cadre de la "Mémoire des images d'Eure-et-Loir".

Film d'animation[modifier | modifier le code]

  • La Nuit américaine d'Angélique, animation de 7 min, dessins de Joris Clerté et Pierre-Emmanuel Lyet, production Senso Films et Donc Voila production (court-métrage sélectionné aux Césars), 2013

Autres créations[modifier | modifier le code]

Pièces sonores[modifier | modifier le code]

  • Viande froide, Texte et voix : Olivia Rosenthal, son Hélène Ducret. Commande du lieu culturel le 104 à Paris, 2008
  • Maison d'arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris. Texte : Olivia Rosenthal, son Hélène Ducret. Pour l'exposition l'Impossible photographie - prisons parisiennes 1851-2010, musée Carnavalet 2010
  • La ronde, récit-balade. Texte et voix : Olivia Rosenthal, musique : Pierre Aviat. Commande du Grand Paris Express, gare de Fort d'Issy Vanves Clamart, 2016

Performances[modifier | modifier le code]

  • Les Auteurs n’aiment pas qu’on les confonde avec leurs personnages, créée au festival « Correspondances » de Manosque en septembre 2005 (performance reprise aux Subsistances à Lyon, au Lieu unique à Nantes, au Théâtre-Scène nationale de Poitiers)
  • Le Vertige 15 min 30 s, créée avec le cinéaste Olivier Ducastel pour le festival « Tous coupables », organisé à la Ménagerie de Verre en janvier 2006 (reprise au Lieu unique à Nantes et au Théâtre-Scène Nationale de Poitiers et au festival Actoral en 2007-2008). Cette performance a été entièrement transformée grâce à une collaboration avec Chloé Moglia (disciplines aériennes). Le spectacle tiré de cette collaboration (Le Vertige) a été créé dans le cadre des Sujets à Vif (festival d'Avignon/ SACD) en juillet 2012 (reprise en avril 2013 au CENTQUATRE)
  • Écrivains en colère, avec Denis Lachaud, créée au marché du théâtre, place Saint-Sulpice à Paris, en juin 2006
  • Olivia Rosenthal et Denis Lachaud dépassent les bornes, avec Denis Lachaud, créée à l'Escale du Livre, Bordeaux, en mars 2008
  • Olivia Rosenthal et Denis Lachaud parlent de l'autre sexe, avec Denis Lachaud, créée au grand R, scène nationale de la Roche-Sur-Yon, mars 2009
  • Aura compris 6, avec Robert Cantarella (créée au festival d'Avignon en juin 2007)
  • Es-tu là?, avec Patrick Chatelier, créée à l'Anis Gras, en juin 2008
  • Les Larmes chantier, avec Laurent Larivière, créée au festival Actoral, septembre 2008; Les Larmes performance, avec Laurent Larivière, créée au Trident, scène nationale de Cherbourg en avril 2010.
  • Petite pièce avec Olivia, avec Carlotta Sagna, créée pour le festival Concordan(s)e à Bagnolet, en 2009
  • La peur, Performance autour du film de Jacques Tourneur, La féline avec Laurent Larivière, (création Montévidéo, actoral, Marseille), 2009-2011
  • Le Vertige, spectacle conçu et réalisé avec Chloé Moglia pour les Sujets à Vifs (festival d'Avignon/SACD), juillet 2012
  • Noise india, lecture musicale conçue et réalisée avec Eryck Abecassis (compositeur et vidéaste), créée en 2012 au Générateur (Gentilly).
  • Mécanisme de survie en milieu hostile, Extrait d'un chapitre du roman. Lecture Olivia Rosenthal, composition musicale de Pierre Aviat (première à la basilique Saint-Denis), 2014
  • Bambi & Co, lecture musicale avec Antoine Oppenheim (première à la Maison de la poésie), 2016
  • Les rats, lecture musicale avec Eryck Abecassis (première à l'espace Khiasma) dans le cadre du Festival Brouhaha, les mondes du contemporain, 2016

Divers[modifier | modifier le code]

  • La maladie de A., exposition multimedia en collaboration avec Philippe Bertin (photographe) (à Limoges, Lille, Dijon, etc.)
  • « Science fiction», dans le recueil l'Aujourd'hui du roman, édition Cécile Defaut, 2005
  • Retombée, installation photographique et vidéo, en collaboration avec Philippe Bertin pour l'exposition « Le suicide en face » à la Cité des sciences et de l'industrie, Paris, 2007
  • « Recette pour ne pas », dans le recueil Seize nouvelles, éd. Thierry Magnier, 2008
  • « La zone d'inconfort : s'emparer de la vie des autres », dans le recueil Assise du roman, titre 87, 2008
  • « Nous jouons avec le chien», dans le recueil A quoi jouons nous ?, édition Cécile Defaut, 2008
  • « La zone d'inconfort : s'emparer de la vie des autres », dans le recueil Assise du roman, titre 87, 2008
  • Fantaisie Littéraire, texte extrait du livre On n'est pas là pour disparaître, dit et mis en musique par Mendelson, édition le bec en l'air, 2008
  • « C'est le moment ou jamais de disparaître», dans le recueil Action restreinte, théories & expériences de la fiction : faire le vide, Epernay, 2008
  • « La bête et la bête ISO 11784», dans l'ouvrage La Meute, publié dans le cadre de Estuaire Nantes / Saint-Nazaire 2009 par l'artiste Stéphane Thidet, Nantes 2009.
  • « Sacha s'en va », nouvelle cinématographique publiée dans Sacha Lenoir, édition Capricci, 2010
  • « assignés à résidence » texte réalisé en collaboration avec le graphiste Philippe Bretelle, paru dans De(s)génération peuple des voix 12, 2010
  • « Signes de vie », création d'un mur graphique et typographique en collaboration avec Philippe Bretelle (Brest, Quartier de Pontanézen), commande de Brest Métropole Océane, 2012
  • « Le G... est l'Avenir de l'homme », dans Contemporary French & Francophone Studies, volume 15, 2012
  • « Forêt vierge », dans la revue canadienne Les écrits, 2012
  • « Le climat n'est pas bon », dans le recueil Parlement sensible Du souffle dans les mots (30 écrivains s'engagent pour le climat), Artaud 2015
  • Retour de Kigali, restitution littéraire, musical et audiovisuel autour des texte produits lors d'un atelier d'écriture mené au Rwanda avec des artistes français et rwandais. Avec Dorcy Rugamba (texte), Gaël Faye (musique), Elitza Gueorguieva (vidéo). Création à Théâtre Ouvert (centre des dramaturgies contemporaines), 2016

Études critiques sur Olivia Rosenthal[modifier | modifier le code]

  • Marie-Odile André, « Hériter la mémoire ? - Olivia Rosenthal et la maladie de A », Un retour des normes romanesques dans la littérature française contemporaine, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2010
  • Geneviève Jolly, « Une partition didascalique plurielle : "Les félins m'aiment bien" d'Olivia Rosenthal », Le texte didascalique à l'épreuve de la lecture et de la représentation, Pessac : Presses universitaires de Bordeaux ; Tunis Sud édition, 2007
  • Alain Ollivier, « Olivia Rosenthal : un texte pour la scène : "Les félins m'aiment bien" », Littérature, 138, juin 2005
  • Nancy Murzilli, « L'expérimentation du dispositif chez Olivia Rosenthal : Les Larmes hors le livre », Cahiers de narratologie, 23, décembre 2012 (disponible en ligne)
  • Termite Marinella, « Fleurs d'amertume : Delaume et Rosenthal », Écrire le fiel, Bari, Graphis, 2010
  • Olivia Rosenthal : le dispositif, le monde et l'intime, Journée d'études, le 19 octobre 2012, Université Jean-Monnet-Saint-Étienne (disponible en ligne)
  • Olivia Rosenthal, l'esprit animal, le Matricule des anges n°171, mars 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]

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