Olga Nikolaïevna de Russie (1895-1918)

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Olga Nikolaïevna de Russie
Sainte orthodoxe
Image illustrative de l’article Olga Nikolaïevna de Russie (1895-1918)

Titre Grande-duchesse de Russie
Biographie
Dynastie Romanov
Nom de naissance Olga Nikolaïevna Romanova
Naissance
Tsarskoïe Selo,
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 22 ans)
Iekaterinbourg,
Drapeau de la république socialiste fédérative soviétique de Russie RSFS de Russie
Père Nicolas II de Russie
Mère Alix de Hesse-Darmstadt

Blason de Olga Nikolaïevna de RussieSainte orthodoxe

La grande-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie (Olga Nikolaïevna Romanova, en russe : Ольга Николаевна Романова), née le ( du calendrier julien) à Tsarskoïe Selo et assassinée avec toute sa famille le à Iekaterinbourg, est un membre de la famille impériale de Russie. Elle est la fille aînée du tsar Nicolas II et de la tsarine Alexandra Feodorovna.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

(De gauche à droite) Les grandes-duchesses Maria, Olga, Tatiana et Anastasia en 1904.

La grande-duchesse Olga naît le à Tsarkoïe Selo. Elle est la fille aînée de l'empereur Nicolas II de Russie et de l'impératrice Alexandra, née Alix de Hesse et du Rhin. Elle a trois petites sœurs, les grandes-duchesses Tatiana, Maria et Anastasia et un frère, le tsarevitch Alexis. Sa marraine est son arrière-grand-mère par sa mère, la reine Victoria. Olga est la plupart du temps avec sa sœur Tatiana ; elles partagent d'ailleurs la même chambre et sont connues comme « la grande paire », tout comme leurs deux plus jeunes sœurs, les grandes-duchesses Maria et Anastasia qui se font surnommer « la petite paire ». Elle est aussi très proche d'Anastastia, dont elle est de six ans la sœur aînée.

Olga est blonde châtain avec des yeux bleus lumineux et un long visage. Elle est considérée comme moins jolie que ses sœurs Maria et Tatiana, mais son apparence s'est améliorée pendant son adolescence. Lili Dehn[Qui ?] note :

« La grande-duchesse Olga était l'aînée des quatre sœurs. Elle était une fille très aimable et tout le monde l'aimait dès le premier regard. En tant qu'enfant, elle avait un physique ordinaire mais, à quinze ans, elle est devenue très belle. Elle était légèrement plus grande que la moyenne, elle avait un teint frais, de profonds yeux bleus, une masse de cheveux châtain clair et de jolies mains. C'était une fille intelligente avec un caractère doux. »

Depuis son plus jeune âge, elle est connue pour son grand cœur, son désir d'aider les autres, son honnêteté, mais aussi pour son tempérament fort et sa désobéissance. D'ailleurs, un jour pendant son enfance, elle perd patience en posant pour un portrait et se fâche contre le peintre. Les précepteurs et les gouvernantes d'Olga remarquent que la jeune fille est parfois autoritaire et impulsive. À l'inverse de ses frère et sœurs, Olga aime beaucoup lire et travailler à ses leçons. Son précepteur Pierre Gilliard note d'ailleurs qu': « Olga possédait un cerveau remarquablement rapide, elle avait de grandes capacités de raisonnement et d'initiative. »

Adolescence[modifier | modifier le code]

Les grandes-duchesses Maria et Olga en 1914.

« Sa principale caractéristique est... une forte volonté », écrit l'amie de sa mère, Anna Vyroubova, qui rappelle les difficultés d'Alexandra à maintenir sa fille aînée calme, et ajoute : « Admirable qualité chez une femme ». Olga, tout comme ses frère et sœurs, adore jouer au tennis et faire de la natation avec son père pendant leurs vacances d'été et se confie à lui lors de leurs longues promenades. Bien qu'elle aime beaucoup sa mère, elle entretient avec elle des relations tendues à l'adolescence, « Sur chaque proposition que je lui fais, Olga devient insolente et chaque dispute se termine par « Je fais ce que je veux » », écrit Alexandra dans une lettre adressée à Nicolas, le . Alexandra se plaint également de la mauvaise humeur et de la réticence de sa fille à rendre visite aux blessés qui se font soigner dans l'hôpital aménagé au palais d'Hiver. En 1913, Olga se plaint dans une lettre adressée à sa grand-mère, l'impératrice douairière Marie Feodorovna, des dépressions incessantes d'Alexandra : « Comme d'habitude, son cœur n'est pas bien, cela devient désagréable », écrit Olga. La reine Marie de Roumanie (cousine de la tsarine) qui rencontre Olga et ses sœurs lors d'un voyage d'État de Nicolas en Roumanie, indique dans ses mémoires qu'Olga agit en fonction de ses désirs.

À l'adolescence, Olga est souvent grondée par ses parents qui veulent qu'elle soit plus patiente avec ses jeunes sœurs et plus polie avec ses serviteurs, avec qui elle a de nombreuses disputes lorsqu'ils refusent de répondre à ses désirs. Olga répond à cela qu'elle va essayer de faire de son mieux pour arranger la situation, mais ce n'est pas facile, car, selon Olga, certains serviteurs s'énervent contre elle sans aucune raison. Toutefois, l'une des femmes de chambre du nom de Esberg déclare à sa nièce que les serviteurs ont parfois de bonnes raisons de se disputer avec Olga, car la grande-duchesse aînée est une enfant gâtée, capricieuse et paresseuse.

Romances et perspectives matrimoniales[modifier | modifier le code]

Les grandes-duchesses Olga, Tatiana et Maria avec Pavel Voronov en 1913.

En , un bal costumé se tient au palais de Livadia pour célébrer son seizième anniversaire et son entrée dans le monde. Avant la Première Guerre mondiale, il y a des discussions à propos d'un mariage entre Olga et le prince Carol de Roumanie, mais Olga n'aime pas Carol. Au cours d'une visite en Roumanie au printemps 1914, Alexandra doit lutter pour que sa fille accepte de parler avec le prince héritier de Roumanie. Le prince Édouard, fils aîné de George V d'Angleterre, et le prince héritier Alexandre de Serbie sont également évoqués comme possibles prétendants, mais aucun n'est sérieusement envisagé. Olga confie d'ailleurs à son précepteur, Pierre Gilliard, qu'elle veut se marier avec un Russe et rester vivre en Russie.

À la fin de 1913, Olga tombe amoureuse de Pavel Voronov, un officier subalterne sur le yacht impérial, mais une relation serait impossible en raison de leur différence de rang. Voronov se fiance donc quelque temps plus tard avec une femme de « son rang ». « C'est triste, affligeant. », écrit Olga dans son journal le jour du mariage de Voronov. Plus tard, dans ses journaux de 1915 et 1916, Olga mentionne fréquemment un homme du nom de Mitia avec une grande affection.

Olga tombe également amoureuse en 1915 d'un soldat blessé nommé Dimitri Tchakh-Bagov, d'ailleurs selon Valentina Tchebotareva, qui côtoie Olga durant la Première Guerre mondiale, Dimitri Tchakh-Bagov est Mitia.

Il y a encore beaucoup d'autres prétendants ; parmi eux, il y a le cousin germain d'Olga, Boris Vladimirovitch de Russie. Mais Alexandra refuse l'idée de ce mariage du fait de leur grande différence d'âge : « Une jeune fille inexpérimentée souffrirait terriblement d'un tel mariage », écrit la tsarine. Elle est également consciente que « le cœur d'Olga était ailleurs ».

Début de l'âge adulte et Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le tsar Nicolas II avec ses enfants, les grandes-duchesses Anastasia, Olga, Tatiana, Maria et le tsarévitch Alexis entourés de soldats en 1916.

Olga connaît sa première scène de violence à l'âge de quinze ans, lorsqu'elle assiste à l'assassinat du ministre du gouvernement Piotr Stolypine au cours d'un spectacle à l'Opéra de Kiev. « Olga et Tatiana sont traumatisées car elles ont vu tout ce qui s'est passé », écrit Nicolas à sa mère, l'impératrice douairière Marie Feodorovna, le , « ... Tatiana ne se remet pas de ce qui vient de se passer, elle ne cesse de pleurer, et elles ont toutes les deux mal dormi. »

Lors de la Première Guerre mondiale, Olga, formée par la chirurgienne Vera Gedroitz, soigne les soldats blessés avec sa mère et sa sœur Tatiana au « lazaret personnel de Sa Majesté impériale », aménagé dans le palais d'Hiver. Cependant, en raison de la mort sous ses yeux de soldats, elle devient nerveuse et de mauvaise humeur. Sa sœur Maria écrit dans une lettre adressée à son père qu'Olga, lors d'un caprice, a cassé trois volets d'une fenêtre avec un parapluie le . Quelque temps plus tard, selon les mémoires de Valentina Tchebotareva, Olga, lors d'une crise de colère, détruit les porte-manteaux du vestiaire de l'hôpital militaire où elle travaille. À compter du , ne parvenant plus à supporter la vision des soldats blessés, elle se contente d'un travail d'aide-soignante, prenant les températures, distribuant les médicaments et faisant les lits. Elle reçoit des injections d'arsenic en , considéré à l'époque comme un traitement contre la dépression et les troubles nerveux.

Selon les proches de la cour, Olga connaît l'état financier et politique du pays pendant la guerre et la révolution. Elle saurait également combien le peuple russe n'aime pas son père et sa mère, « Olga comprit la situation mieux que n'importe quel membre de la famille, y compris ses parents. À ce moment-là, elle avait peu d'illusions quant à son avenir et celui de sa famille, et en conséquence était souvent triste et inquiète », rappelle Gleb Botkine[Qui ?].

Révolution et captivité[modifier | modifier le code]

De gauche à droite : les grandes-duchesses Maria, Olga, Anastasia et Tatiana en captivité à Tsarskoïe Selo en 1917.

Au cours de la révolution russe de 1917, la famille impériale est emprisonnée au palais d'été de Tsarskoïe Selo. Puis, en raison des mouvements révolutionnaires qui font rage à Saint-Pétersbourg, la famille impériale est transférée à Tobolsk, pour sa sécurité, puis, quelque temps plus tard, à Ekaterinbourg, en Sibérie, dans la villa Ipatiev, également désignée sous l'expression « la maison à destination spéciale ». « Cher ami, vous devez savoir que ce qui nous arrive est horrible... », écrit Olga dans une lettre à un ami de Tobolsk. Dans une autre lettre à Tobolsk, Olga écrit : « ... Le père rappelle que le mal qui est dans ce monde deviendra encore plus puissant, et que ce n'est pas le mal qui vainc le mal, mais l'amour... »

Cette prière écrite par les grandes-duchesses Olga et Tatiana, à Ekaterinbourg, est destinée à un ami et déposée dans un livre. Elle est découverte par des fidèles du tsar, après la mort de la famille impériale en 1918.

« Seigneur donne-nous, dans ces jours tumultueux, la patience, afin que nous supportions la famine et la souffrance qui menacent dans notre pays. Dieu de vérité, la force dont nous avons besoin, donne-la nous, afin que nous pardonnions à ceux qui nous torturent ; que nous portions la lourde charge de la croix sur nous ; que nous prenions comme modèle, le plus grand qui est ton humilité. Lorsqu'ils nous pillent et nous offensent, lorsqu'ils nous mutilent et nous exploitent, nous t'appelons, Christ-Sauveur ! Aide-nous, afin que nous survivions à ces dures épreuves. Seigneur de ce monde, Dieu de toute création, nous te demandons grâce, prête-nous la paix de l'âme, oh Seigneur, dans ces moments les plus durs. Et au seuil de notre tombe, souffle ta puissance éternelle sur nous, tes enfants, qui cherchons ta puissance et qui te prions dans l'humilité, ainsi que pour nos ennemis. »

Dans les effets personnels d'Olga, on retrouve un livre sur l'histoire de Napoléon Ier, écrit par son fils resté fidèle à son père déchu jusqu'à la fin de sa vie. Ce qui reflète sa propre volonté de rester fidèle à son père qu'elle adorait[Interprétation personnelle ?].

Il y a un rapport selon lequel Nicolas II aurait donné un petit revolver à sa fille Olga, qu'elle dissimule dans un coffre lors de sa captivité à Tsarskoïe Selo et à Tobolsk. Mais juste avant leur transfert à Iekaterinbourg, l'arme est découverte par un geôlier, elle l'abandonne à regret et est laissée sans armes.

La dernière photo prise de la grande-duchesse Olga et du tsarévitch Alexis lors de leur trajet de Tobolsk vers Ekaterinbourg en mai 1918.

La famille impériale est séparée en avril 1918 lors du transfert de Nicolas II, Alexandra et Maria à Ekaterinbourg. Les trois autres jeunes filles sont restées à Tobolsk avec Alexis, car celui-ci souffre d'une crise d'hémophilie. L'impératrice choisit Maria pour les accompagner à Ekaterinbourg car le moral d'Olga est trop bas pour faire ce voyage et le caractère fort de Tatiana est nécessaire pour prendre soin d'Alexis. À Tobolsk, Olga et ses sœurs ont cousu des bijoux dans leurs vêtements, dans l'espoir de les cacher aux bolcheviques. En , les enfants restants sont transférés à Ekaterinbourg. Cette nuit-là[Laquelle ?], les gardes interdisent aux jeunes femmes de verrouiller les portes de leur chambre à coucher. De ce fait, Olga, Tatiana et Anastasia demeurent entièrement vêtues. Les gardiens à la recherche des joyaux les harcelent, et même les bousculent, car elles ne veulent pas dire où ils se trouvent.

Pierre Gilliard, le précepteur des enfants du tsar, décrit dans son Journal la dernière fois qu'il voit les enfants impériaux. Le , Gillard et les quatre enfants (Olga, Tatiana, Anastasia et Alexis) sont transférés de Tobolsk à Tioumen sur le « Rouss » (le bateau qui les a emmenés huit mois plus tôt.) Les gardes de celui-ci sont nerveux et brutaux envers les enfants et leurs compagnons. Au moment de monter dans le train en gare de Tioumen, sans qu'il s'y attende, Gillard est séparé des enfants. À Ekaterinbourg, le , il les voit pour la dernière fois, depuis la fenêtre du train. Olga, Tatiana et Anastasia avancent dans la boue, traînant leurs lourds bagages. Alexis, qui ne peut plus marcher, est porté par le matelot Klementi Nagorny : « Je voulus sortir, mais je fus brutalement repoussé dans le wagon par la sentinelle. » Pour Gillard, ce sont des souvenirs douloureux : « Je revins à la fenêtre. Tatiana s'avançait la dernière, portant son petit chien et traînant péniblement une lourde valise brune. Il pleuvait et je la voyais s'enfoncer à chaque pas dans la boue. Nagorny voulut se porter à son aide : il fut violemment rejeté en arrière par un des commissaires. »[1]

Olga aurait été profondément déprimée et aurait perdu beaucoup de poids au cours des derniers mois de sa vie, « Elle était mince et pâle, et avait l'air très malade. » écrit l'un des gardes, Alexandre Strekotine, dans ses Mémoires, « Elle a fait quelques promenades dans le jardin et a passé la plupart de son temps avec son frère. » Un autre gardien rappelle que les rares fois qu'elle allait marcher dans le jardin, elle reste immobile, « ce qui rendait facile à lire ses émotions » dit-il. Plus tard, Olga se fâche avec sa jeune sœur Maria, car elle la trouve trop respectueuse envers les gardes, indique Strekotine.

Le , des prêtres locaux d'Ekaterinbourg célébre un service religieux privé pour la famille impériale et indique qu'Olga, contrairement à la coutume, tombe à genoux au cours de la prière aux morts. Olga a vingt-deux ans quand elle est tuée avec sa famille dans la villa Ipatiev à Iekaterinbourg le . Le massacre est perpétré par les hommes de Yourovski, probablement sous l'ordre direct de Lénine. D'après un témoignage[De qui ?], Olga aurait regardé mourir sa sœur Tatiana, avant d'être tuée à son tour.

Après le massacre, les corps de la famille impériale sont chargés dans un camion, puis transférés dans une forêt proche de Ekaterinbourg. Déshabillées, arrosées d'essence, brûlées puis défigurées à l'acide sulfurique, les victimes sont jetées dans un puits de mine d'où elles sont, quelques jours plus tard, retirées pour être ensevelies sous un chemin forestier.

Rumeurs et découverte des corps[modifier | modifier le code]

Les grandes-duchesses Olga et Tatiana avec leur précepteur, Pierre Gilliard, en 1911.

Avant la découverte des corps de la famille impériale, plusieurs personnes déclarent être des membres survivants de la famille Romanov. Une femme du nom de Marga Boodts prétend en 1956 être Olga. Mais c'est sauf erreur[De qui ?] la seule qui se réclame du titre de cette grande-duchesse impériale. Elle vit dans une villa au bord du lac de Côme en Italie et est aidée à être reconnue comme telle, grâce à l'appui de l'ancien Kaiser Guillaume II, son parrain et par le Pape de l'époque, Pie XII. Un cousin germain allemand des enfants Romanov, Sigismund de Prusse (1896-1978) atteste l'avoir rencontrée en et l'avoir identifiée après des échanges avec elle sur des souvenirs d'enfance. Cependant, à l'époque, la plupart des historiens affirme qu'Olga est morte avec le reste de sa famille. Les choses changent ensuite.

Tout d'abord Marina Grey et Marc Ferro, se fondant sur l'enquête d'Anthony Summers et de Tom Mangold avec des diagnostics différents quant à la longévité de la survie affirment qu'il n'y aurait pas eu massacre des Romanov à la maison d'Ipatiev mais évacuation à Perm sous autorité de leurs geôliers bolcheviks de l'impératrice et de ses quatre filles menacés par la prochaine entrée () des troupes contre-révolutionnaires et de leurs alliés étrangers. Si la première pense que toute la famille décéde quelques années plus tard pendant la guerre civile russe, le second pense - témoignages et documents à l'appui - que deux d'entre elles au moins, Maria et Olga, survivent plusieurs décennies et restent en contact. La première aurait eu une descendance - son petit-fils Alexis Durazzo en 1982 - et aurait fait révéler par testament rédigé en 1970 la forfaiture du massacre et les contacts qu'elle garda toute sa vie avec sa sœur Olga qui était bien Marga Boodts.

Mais en 1991, les corps de la famille impériale et de leurs proches sont finalement retrouvés dans une fosse commune dans les bois des environs d'Ekaterinbourg. La tombe a été trouvée près d'une décennie plus tôt, mais a été tenue secrète du fait qu'à cette époque, la Russie était encore communiste. À la grande surprise des archéologues, les corps d'Alexis et d'une de ses sœurs, probablement Maria, sont portés disparus.

Le , Nicolas II est inhumé avec les membres de sa famille (sauf Alexis et Maria, dont les corps n'ont pas encore été retrouvés) et les quatre membres de sa suite dans la Cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. Ils sont inhumés en présence des descendants de la famille Romanov, notamment du prince Nicolas Romanov, chef de la maison impériale de Russie. Le , Nicolas et sa famille sont été canonisés par l'Église orthodoxe de Russie qui les considère comme martyrs. Dans le calendrier de l'Église orthodoxe russe, Sainte Olga est fêtée le  ; les martyrs impériaux sont fêtés ce même jour : Saint tsar Nicolas, sainte tsarine Alexandra, Sainte Tatiana, Sainte Maria, Sainte Anastasia, saint tsarévitch Alexis. Mais le patriarche de Moscou Alexis II refuse de se rendre à l'inhumation de , au motif peut-être qu'il a pu être informé du passage de Maria et Olga au Vatican sous le pontificat de Pie XII, avoué par une de ses fidèles, Sœur Pasqualina Lehnert au seuil de sa mort, en , peu après la parution de l'ouvrage d'Alexis Durazzo[Interprétation personnelle ?]. Par ailleurs, Marga Boodts est enterrée en par la famille allemande des Romanov avec le commentaire "En souvenir d'Olga Nicolaievna, fille aînée du tsar Nicolas II, (1895-1976)". Mais la tombe est détruite en 1995.

Le , une archéologue russe annonce la découverte de deux corps à Iekaterinbourg qui semblent correspondre à la description des lieux où les corps de Maria et d'Alexis ont été inhumés, d'après les Mémoires de Yourovski. Les archéologues affirment que les restes retrouvés appartiennent à un garçon de dix à quinze ans et à une jeune femme de dix-neuf ou vingt ans. Tels étaient bien les âges des deux enfants du tsar au moment de leur mort, Maria ayant dix-neuf ans et Alexis treize. Des tests ADN sont lancés pour déterminer si c'est bien là les restes des deux enfants Romanov.

Le , selon les conclusions préliminaires de l'expertise génétique, les ossements découverts le aux abords d'Iekaterinbourg appartiennent bien à des enfants du dernier empereur russe, confie à RIA Novosti le chef du bureau régional de l'expertise médico-légale de Sverdlovsk[Quoi ?], Nikolaï Nevoline. « Les analyses ADN effectuées à Iekaterinbourg et à Moscou ont confirmé notre hypothèse. Une fois ces expertises terminées, leurs résultats seront comparés à ceux de nos collègues étrangers », a déclaré l'interlocuteur de l'agence. Les conclusions définitives de l'expertise génétique devaient être publiées en avril ou en mai 2008[2].

Le , Edouard Rossel, gouverneur de la région de Sverdlovsk[Quoi ?], déclare : « Le plus grand laboratoire génétique des États-Unis a confirmé leur identité : les corps retrouvés en août 2007, sont bien les corps des deux enfants du tsar Nicolas II, la grande-duchesse Maria et le tsarévitch Alexis [...] Nous avons à présent retrouvé la famille au grand complet. » Cette confirmation met un terme à l'histoire tourmentée de la famille impériale de Russie et oblige à renoncer aux spéculations sur la survie des deux enfants de Nicolas II à ce massacre[3].

Monument érigé à la mémoire des enfants martyrs d'Ekaterinbourg[modifier | modifier le code]

Le , jour anniversaire de la naissance de la grande-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie, un monument d'une hauteur de 2,9 mètres, d'un poids de 2 tonnes est inauguré dans le monastère de Ganina Iama près d'Ekaterinbourg en Oural. Le métropolite Vikenti de Tachkent préside cette cérémonie précédée d'une liturgie. Ce monument à la mémoire des enfants du dernier tsar de Russie est une œuvre du sculpteur russe Igor Akimov. Ce monument représente les cinq enfants impériaux (Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexeï descendant du paradis). Un monument dédié au tsar Nicolas II de Russie et à son épouse est inauguré dans le monastère Ganina Iama quelque temps auparavant[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • www.fr.rian.ru (photographies du monument dédié aux enfants martyrs de Iekaterinbourg)