Olea europaea subsp. maroccana

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Olea europaea subsp. maroccana est une sous-espèce de l'olivier commun présente dans le sud du Maroc et le Haut-Atlas.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un arbre quand il est âgé, pouvant atteindre 20 m de haut. Le tronc est noueux, au bois dur. Mais dans beaucoup de cas, l’olivier prend un aspect buissonneux, avec à peine quelques mètres de haut : on explique cette forme comme un moyen de défense de l’arbre, la forme ramassée et compacte permet de mieux lutter contre les vents et les animaux qui broutent le feuillage.

Les feuilles sont lanceolées, acuminées à apex brun-rougeâtre, progressivement contractées en un pétiole de 2-7 millimètres de long.

Le taxon est proche sur le plan morphologique et génétique de Olea europaea subsp. guanchica des Canaries, cet olivier serait issu d'une souche ancestrale originaire d'Afrique tropicale [2].

La taxonomie de cet échantillon pose un problème car les olives ne sont pas pointues comme l'indique la diagnose de la sous-espèce maroccana [3].

Le spécimen de la photo ci-contre prise en 1965 au nord-est de Casablance (vallée de l'oued Mellah) avait été déterminé comme « Oleastre ». À la lumière de nos connaissances actuelles en 2013, cette détermination est remise en question (Oleastre ou O.e. maroccana).

Olea europaea subsp. maroccana oued Mellah ou Oleastre ?

Localisation[modifier | modifier le code]

La plante, qui a été décrite par les botanistes comme type, vient de la localité d'Ida-ou-Tanane (Maroc, versant sud du Haut-Atlas)[4].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Olea salicifolia M.Barbero & al.
  • Olea maroccana Greuter & Burdet
  • Olea laperrinei subsp. maroccana

Données de biologie moléculaire[modifier | modifier le code]

Selon les travaux de M. Médail et al. (2001): « Le polymorphisme de l'ADN nucléaire et cytoplasmique démontre que cet arbre est un taxon bien différencié et rélictuel, probablement issu d'une unité ancestrale d'Afrique tropicale. Nos résultats de recherches réfutent les opinions de plusieurs auteurs qui considèrent la subsp. maroccana comme un intermédiaire entre l'olivier cultivé (O. europaea ssp. europaea) et l'olivier saharien (O. europaea ssp. laperrinei (Batt. & Trab.) Cif.). En accord avec les analyses des ADN chlorophylliens et des ADN mitochondriaux, l'Olivier marocain et l'Olivier Canarien (O. europaea ssp. guanchica P. Vargas et al.) sont apparentés et appartiennent au même sous-taxon. Cette affinité biogéographique est fortement soutenue par les études phylogénétiques récentes. La viabilité à long terme du taxon O. e. subsp.maroccana est menacée par divers facteurs : (1) distribution limitée et nombre réduit d'individus dans des populations isolées, (2) processus de fragmentation relatif avec la pression de l'homme et des troupeaux, et (3) flux de gênes putatifs entre ce taxon et l'olivier cultivé. De manière à assurer une survie à long-terme de cet olivier endémique, un programme spécifique de conservation doit être mis en place dans un proche futur. »

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • page bibliographique : Références bibliographiques Olea europaea subsp. maroccana consulté le
  • Breton C., Médail F. & Bervillé A. 2005 - Olea europaea subsp. maroccana : cette sous-espèce est-elle justifiée ? J. Bot. Soc. Bot. France, 30: 19-25.
  • Médail F., Quézel P., Besnard G. & Khadari B. 2001 - Systematics, ecology and phylogeographic significance of Olea europaea L. ssp. maroccana (Greuter & Burdet) P. Vargas et al., a relictual olive tree in south-west Morocco. Botanical Journal of the Linnean Society, 137: 249-266.
  • (en) Adriana Chiappetta et Innocenzo Muzzalupo (2012). Botanical Description, Olive Germplasm - The Olive Cultivation, Table Olive and Olive Oil Industry in Italy, Dr Innocenzo Muzzalupo (Ed.), (ISBN 978-953-51-0883-2), InTech, DOI: 10.5772/51836. Disponible sur : Cliquez ici. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

  1. IPNI, consulté le 1 août 2020
  2. Médail et al., 2001
  3. Breton et al., 2005
  4. Teline (BVSOM)

Liens externes[modifier | modifier le code]