Ol' Dirty Bastard

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Ol' Dirty Bastard
Surnom ODB, BZA, Ason Unique, Osirus, The Specialist, Dirt McGirt, Big Baby Jesus, Young Dirty
Nom de naissance Russell Tyrone Jones
Naissance
Brooklyn, New York, [(États-Unis]]
Décès (à 35 ans)
New York
Activité principale Rappeur, parolier, producteur exécutif
Genre musical Hip-hop, rap East Coast, rap hardcore
Années actives 19892004
Labels Loud Records, RCA Records, Elektra Records, Roc-A-Fella Records, Sure Shot Recordings, NuTech Digital, Dame Dash Music Group, Koch Records

Ol' Dirty Bastard, de son vrai nom Russell Tyrone Jones ( à Brooklyn à New York), est un rappeur américain. Il est l'un des membres fondateurs du groupe Wu-Tang Clan, originaire de Staten Island, qui se popularisera grâce à son premier album Enter the Wu-Tang (36 Chambers)[1],[2].

Après le lancement du Wu-Tang Clan, Ol' Dirty Bastard se lance dans une carrière en solo et contribue en tant que rappeur et producteur au sein du groupe Fugees. Cependant, sa carrière professionnelle est entachée par des démêlées judiciaires menant à son incarcération. Il décède le 13 novembre 2004 d'une overdose de drogue, deux jours avant son 36e anniversaire[3]. Avant son décès, Jones parvient à enregistrer son troisième album solo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et succès[modifier | modifier le code]

Fresque en hommage à Ol' Dirty Bastard, en 2005.

Né dans une famille de huit enfants, Russell Tyrone Jones est le cousin de Prince Rakeem (RZA)[4]. Avec RZA et GZA, soit le trio fondateur du Wu-Tang, ils sortent Enter the Wu-Tang (36 Chambers) en 1993. ODB est emprisonné, ce qui ralentit son rythme de production artistique. Il sort un album en 1995, Return to the 36 Chambers: The Dirty Version qui reprend la recette du premier album du Wu-Tang avec deux titres phares du hip-hop des années 1990, Shimmy Shimmy Ya et Brooklyn Zoo. Il collabore avec Mariah Carey (Fantasy (Remix)) en 1995 et Pras Michel (Ghetto Supastar) en 1998.

En février 1998, Jones est témoin d'un accident de voiture depuis la fenêtre de son studio d'enregistrement à Brooklyn. Lui et un ami parviennent à sauver une petite fille de 4 ans. Elle est transportée à l'hôpital pour brûlures aux premier et second degré. Sous un faux nom, Jones rend fréquemment visite à la petite fille, jusqu'à ce que les membres de sa famille et les médias s'en aperçoivent[5]. En 1999, Ol' Dirty Bastard écrit et publie son second album, Nigga Please. La même année, il est payé $30 000 pour participer à l'album The Amazing Jeckel Brothers d'Insane Clown Posse[6].

Ol' Dirty Bastard part à Miami[réf. nécessaire]. En prise avec la justice, ODB ne participe pas vraiment à l'enregistrement de The W (il ne pose que sur un titre en feat avec Snoop Dogg), un album du Wu-Tang, mais il reste un membre à part entière du Wu-Tang Clan qui lui dédicace son troisième album. En cavale et recherché par la police fédérale, son arrestation sur un parking de Philadelphie fin novembre 2000, ponctue la tournée de promotion du Wu-Tang pour The W.

Durant son dernier séjour en prison, la compagnie de disque Elektra met fin à son contrat et il signe avec une compagnie indépendante qui met sur le marché un album dont ODB ne connaissait même pas l'existence en 2002. En 2001, il participe, sur un morceau, à l'album hommage à Phil Collins, Urban Renewal. À sa sortie de prison en 2003, Damon Dash, le copropriétaire de Roc-A-Fella Records, signe ODB. À ce moment ODB prend le pseudonyme de Dirt McGirt et planifie de retourner en studio avec l'intention de présenter un album pour le début de 2005. Le tout avec des collaborations de grandes stars du rap telles que Ludacris, The Neptunes, Kanye West et les membres de Wu-Tang Clan.

Décès[modifier | modifier le code]

Le , Ol' Dirty Bastard décede dans un studio d'enregistrement, à cause d'un mélange de cocaïne et d'un anti-douleur opioïde, le tramadol[7]. Le rappeur aurait subi une surdose de ces deux substances, selon les médecins légistes, ce qui aurait causé les douleurs à la poitrine dont il s'est plaint, puis la mort. Il décède à deux jours de ses 36 ans.

Démêlées judiciaires[modifier | modifier le code]

Ol' Dirty Bastard est appréhendé en 1993 pour agression au second degré et tentative de vol, puis est blessé par arme à feu à l'abdomen en 1994 lors d'un conflit avec un autre rappeur[4]. En 1997, il est arrêté pour non versement de la pension alimentaire de trois de ses 13 enfants. En 1998, il plaide coupable pour avoir tenté d'agresser son épouse ; la même année, il est victime d'un cambriolage dans sa résidence. Il est blessé au dos et au bras, sans gravité[8].

Le 14 juillet 1999, peu avant les événements avec Amadou Diallo, deux membres de la Street Crimes Unit tirent à huit reprises sur ODB (Russell Jones) l'accusant de s'être fait tirés dessus à Bedford-Stuyvesant[9],[10]. En février 1999, il est arrêté pour conduite sans permis et port illégal d'un gilet pare-balle (interdit à cette période)[11]. Quelques semaines après son retour à New York, il est arrêté pour possession illégale de cocaïne[12].

En 2012, le FBI publie son casier judiciaire après requête[13].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums collaboratifs[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Posthume[modifier | modifier le code]

Featurings[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Show & Prove (album Daddy's Home de Big Daddy Kane)
  • 1995 : Nuttin' But Flavor (single de Funkmaster Flex)
  • 1995 : Duel Of The Iron Mic (album Liquid Swords de GZA)
  • 1995 : Fantasy (album Daydream de Mariah Carey)
  • 1996 : Stricly HIP-HOP (album Afrocalypse d'Afro Jazz)
  • 1996 : Woo-Hah!! Got You All In Check (Remix) (single de Busta Rhymes)
  • 1997 : Fix (Main Mix) (single de Blackstreet)
  • 1997 : Hip Hop Drunkies (album Likwidation des Alkaholiks)
  • 1997 : Say Nothin' (album This Is Not A Love Song de Omar Lye-Fook)
  • 1998 : If You Don't Know (album Heavy Mental de Killah Priest)
  • 1998 : Nowhere To Run (de Chef Aid: The South Park Album)
  • 1998 : Shining Star (album The Last Shall Be First de Sunz Of Man)
  • 1998 : For The Money (album The Recipe de Mack 10)
  • 1998 : Ghetto Supastar (That Is What You Are) (de la bande originale du film Bulworth)
  • 1999 : Bitches (album The Amazing Jeckel Brothers de Insane Clown Posse)
  • 1999 : Prepare For The Buddha Monk (album Visions Of The 10th Chamber de Popa Wu)
  • 1999 : Kiss Of A Black Widow (album Bobby Digital In Stereo de RZA)
  • 1999 : Crash Your Crew (album Beneath The Surface de GZA)
  • 2000 : Violence (album S.D.E. de Cam'ron)
  • 2000 : Wreck (Mankind Theme) (de WWF Aggression)
  • 2001 : Black Widow Pt. 2 (album Digital Bullet de RZA)
  • 2001 : Sussudio (de Urban Renewal)
  • 2002 : Doe Rae Wu (album The Sting de Wu-Tang Killa Beez)
  • 2003 : Pop Shit (album The Neptunes Present... Clones de The Neptunes)
  • 2003 : We Pop (album Birth Of A Prince de RZA)
  • 2003 : When You Hear That (single de Beanie Sigel)
  • 2004 : Dirty (album Detroit Deli (A Taste of Detroit) de Slum Village)
  • 2004 : Dirty and Thirsty (album Rapper's Delight de Melbeatz)
  • 2004 : Some Girls (Dance With Women) (album Schizophrenic de JC Chasez)
  • 2004 : Old Man (album No Said Date de Masta Killa)
  • 2005 : Blah-Blah-Blah (album Chain Letter de Brooke Valentine)
  • 2005 : Break That (album The Problem de Mathematics)
  • 2005 : Thirsty (de la bande originale du film Blade: Trinity)
  • 2005 : Specially Trained Ninja (album Now Justice de Zu Ninjaz)
  • 2005 : Where's Your Money? (album The Big Bang de Busta Rhymes)
  • 2006 : 9 Milli Bros (album Fishscale de Ghostface Killah)
  • 2006 : Where Brooklyn At? (single de Bekay)
  • 2006 : Build Me Up (album Blue Collar de Rhymefest)
  • 2006 : Dirty Mef (album 4:21...The Day After de Method Man)
  • 2007 : Toxic (album Version de Mark Ronson)
  • 2008 : Do it For (par Brooklyn Zu)
  • 2009 : Strange Enough (album The Spirit of Apollo de N.A.S.A., featuring Karen O)
  • 2011 : Not For Télévision Remix 2011 (album US Alien (Chapter one) de Rockin' Squat)
  • 2012 : Bless it feat Fefe Bess et Say (du groupe TPC) voir le featuring

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Official Site of the Wu-Tang Clan », Wu-Tang Corp. (consulté le 16 juillet 2010).
  2. (en) « Ol' Dirty Bastard | Music Videos, News, Photos, Tour Dates, Ringtones, and Lyrics », MTV (consulté le 16 juillet 2010).
  3. (en) Jon Zahlaway, « Autopsy shows Ol' Dirty Bastard died of accidental drug overdose », LiveDaily,‎ (consulté le 2 février 2012).
  4. a et b (en) Huey, Steve, « Ol' Dirty Bastard Biography », sur AllMusic (consulté le 2 août 2011).
  5. (en) « Ol’ Dirty Bastard Saves Child », sur MTV,‎ (consulté le 2 mars 2010).
  6. Joseph Bruce et Hobey Echlin, ICP: Behind the Paint, Royal Oak, Michigan, Psychopathic Records,‎ , 414–433 p. (ISBN 0-9741846-0-8), « Big Money Hustlas ».
  7. (en) Joseph Patel, « Ol' Dirty Bastard Died From Drug Overdose », MTV,‎ (consulté le 12 août 2011).
  8. (en) Anni Layne, « Ol' Dirty Bastard Leaves Hospital After Robbery Shooting », Rolling Stone,‎ (consulté le 10 décembre 2014).
  9. (en) Lowe, Jamie. Digging for Dirt: The Life and Death of ODB, 2008. Faber & Faber.
  10. (en) Kocieniewski, David. Success of Elite Police Unit Exacts a Toll on the Streets, The New York Times, 15 février 1999.
  11. (en) « Murder, Gun Trafficking and Rap Robberies: In Depth with Ol’ Dirty Bastard’s Surreal FBI File », Vice,‎ (consulté le 10 décembre 2014).
  12. « ODB Pleads Guilty To Drugs Charge – The Wu-Tang Clan rapper admits possession of 20 vials of crack cocaine », NME,‎ (lire en ligne).
  13. (en) Rich Jones, « Ol' Dirty Bastard's FBI File », Gun.io,‎ (consulté le 12 janvier 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]