Oksana Chatchko

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Oksana Chatchko
Oksana Shachko - 8 March 2009.jpg
Oksana Chatchko le 8 mars 2009 lors de la Journée internationale des droits des femmes.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 31 ans)
Paris ou MontrougeVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
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Оксана ШачкоVoir et modifier les données sur Wikidata
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Femen (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique

Oksana Chatchko, parfois écrit Oxana Shachko voire Oksana Shachko[1] (ukrainien : Оксана Шачко), née le à Khmelnytsky en Ukraine et morte le à Montrouge, est une artiste peintre et militante activiste féministe libertaire ukrainienne.

Avec Anna Hutsol et Aleksandra Shevchenko, elle est l'une des trois fondatrices du mouvement Femen, créé en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Oksana Chatchko nait à Khmelnytsky, une ville typiquement soviétique de l'ouest de l'Ukraine[2] dans une famille pratiquant la religion orthodoxe. Ses parents travaillent tous deux dans une usine et à la chute du régime soviétique, les usines ferment. Dans une situation de crise économique et politique où tout manque[2], ses parents perdent leur travail, et son père, alcoolique, déserte sa famille[3].

Formation[modifier | modifier le code]

En 1995, à 8 ans, Oksana Chatchko intègre l'école Nikosh, normalement réservée aux adultes et réputée pour son enseignement de la peinture d'icônes orthodoxes, dont elle sort diplômée[4],[5],[6]. Ses œuvres sont alors exposées par son école dans plusieurs expositions collectives en Ukraine et aux États-Unis[5]. À l'âge de dix ans elle reçoit des commandes de l'Église orthodoxe pour réaliser des fresques.

Elle veut alors entrer au couvent[4], ce dont sa mère et sa famille la dissuade[7]. Impressionnée par le refus de sa mère qui pourtant est croyante et va à l'Église régulièrement, elle commence à s'interroger sur le sens de sa foi[2]. Plus tard, à l'âge de 14 ans, elle rejette la religion orthodoxe, car elle estime que les prêtres se comportent plus comme des marchands que des gens de Dieu[7]. Elle continue cependant son école de peinture d'icônes pour gagner sa vie[8].

Elle se tourne alors vers l'activisme en rejoignant le Komsomol, organisation des jeunes communistes[2]. Leur activité va de la création d'un parti des jeunes communistes au nettoyage des statues de Lénine. Le groupe se heurte à la haine qu'éprouve la population envers le communisme après l'effondrement de l'URSS, et à la suspicion de la hiérarchie du parti communiste[2].

En 2000, elle entre à l'université libre de Khmelnytsky pour suivre des études de philosophie, ce qui provoque chez elle une crise de conscience[9]. C'est à cette époque qu'elle commence à s'indigner du peu de place laissé aux femmes pour exprimer leurs idées et leur créativité[2]. Elle fonde avec d'autres étudiants le « Centre des nouvelles perspectives », qui lutte d'abord contre la corruption et pour les droits des étudiants. C'est alors qu'elle rencontre Anna Hutsol et Aleksandra Shevchenko[2]. Elle indiquera plus tard dans le documentaire Je suis Femen que cette expérience forge ses conceptions philosophiques et politiques, qui en font une militante pour défendre les droits des femmes et la liberté d'expression[9].

Co-fondatrice de Femen[modifier | modifier le code]

Annie Le Brun rencontre Aleksandra Shevchenko et Oksana Chatchko (co-fondatrices de Femen) à Paris le 9 septembre 2013, après qu'elles se sont échappées d'Ukraine.

Nouvelle éthique[modifier | modifier le code]

En 2003, elle participe à la création, en tant qu’artiste, de « Nouvelle éthique », un groupe de jeunes filles de 5 ou 6 personnes à ses débuts, et rapidement d'une centaine[2]. Le groupe part de la lecture de textes fondamentaux (Clara Zetkin et August Bebel entre autres)[10] pour se forger ses propres conceptions philosophiques et politiques. Il ne se définit pas d'emblée comme féministe, mais se veut un groupe luttant contre le préjugé selon lequel les filles seraient stupides et incapables[2].

Drame de l'hôpital de Khmelnytsky[modifier | modifier le code]

En 2008, un évènement marquant détermine la future orientation des activités du groupe. Quatre femmes décèdent faute de soins adéquats dans un hôpital de Khmelnytsky et le groupe intervient pour dénoncer publiquement la corruption des médecins de l'hôpital[2].

Elles manifestent avec des posters, des draps et du sang au centre ville en criant. Leur action est couverte par des journalistes, et des mesures sont prises, jusqu'au licenciement du directeur[2],[10]. Anna Hutsol, Aleksandra Shevchenko et Oksana Chatchko réalisent alors que si elles veulent « changer les choses », elles doivent agir, et qu'elles ont trouvé un moyen efficace de le faire en attirant l'attention et en poussant les gens à parler[2]. Elles décident alors de partir pour Kiev, où « les médias sont partout »[2].

Naissance de Femen[modifier | modifier le code]

Oksana Chatchko fonde en 2008 le mouvement Femen avec Anna Hutsol et Aleksandra Shevchenko[11], avec pour objectif de réveiller les consciences et de pousser les Ukrainiennes à se battre pour leurs droits. La première apparition publique des militantes de Femen remonte à juin 2008, lorsque deux étudiantes en maillot de bain protestent dans une fontaine de la Maïdan contre les coupures d'eau[12]. Par la suite les militantes Femen ont pour thématique centrale le tourisme sexuel en Ukraine, avec des actions comme « L'Ukraine n'est pas un bordel »[13],[14].

La Liberté guidant le peuple - Eugène Delacroix.

En août 2009, pour forcer les médias à relayer les actions de Femen, elle prend ainsi l'initiative de montrer sa poitrine lors d'une manifestation à Kiev[15], inspirant ainsi au groupe la méthode qui sera ensuite reprise par d'autres militantes féministes dans d'autres pays. Dans le petit atelier qu'elle loue à Kiev, Oksana Chatchko fabrique et peint sans cesse les « armes » que les Femen vont désormais utiliser dans leur lutte : costumes, masques, pancartes, et dessins à même le corps[9]. Chatchko est à l'origine de la création de l'imagerie militante et esthétique de Femen : peinture sur un buste nu et couronnes de fleurs[6].

Le 19 décembre 2011, Oksana Chatchko, Inna Schevchenko et Alexandra Nemchinova manifestent en Biélorussie pour protester contre la dictature du président Alexandre Loukachenko à l'occasion du premier anniversaire de sa réélection controversée. Devant le siège du KGB à Minsk, munies de fausses moustaches, en référence à la moustache de Loukachenko, elles se déshabillent avant d'être arrêtées quelques heures plus tard sur le quai de la gare par plusieurs hommes, et emmenées en bus dans une forêt de la région de Gomel, où pendant la nuit, par une température glaciale, elles subissent des sévices. Abandonnées, elles finissent par atteindre un village d'où elles ont pu joindre Anna Hutsol. Le 21 décembre, Oksana Chatchko, Inna Schevchenko et Alexandra Nemchinova détaillent leur calvaire lors d'une conférence de presse à Kiev[16].

Le 4 mars 2012, lors de l'élection présidentielle russe, Oksana Chatchko, Anna Deda et Irina Fomina font irruption dans un bureau de vote à Moscou, où le Président du gouvernement de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a voté 20 minutes plut tôt. Ayant inscrit sur leurs torses nus des slogans hostiles à Vladimir Poutine et cherchant à s'emparer symboliquement de l'urne électorale où il a glissé son bulletin de vote, elles protestent de cette manière contre sa volonté de redevenir Président de la fédération de Russie pour la troisième fois, alors que lors de l'élection présidentielle russe de 2008, Vladimir Poutine n'a pu briguer un troisième mandat en raison de la limite constitutionnelle de deux mandats. Le 10 décembre 2007, Vladimir Poutine a apporté son soutien au Premier vice-président du gouvernement Dmitri Medvedev comme candidat à sa propre succession, qui a remporté l'élection présidentielle, et quatre ans plus tard, Dmitri Medvedev ne brigue pas un nouveau mandat présidentiel, mais soutient Vladimir Poutine à sa succession. À la suite de cette action, elles sont immédiatement placées en garde à vue et sont jugées le soir même. Oksana Chatchko est condamnée à douze jours de prison, Anna Deda de dix jours et Irina Fomina de cinq jours[17],[18].

Le 17 août 2012, à Kiev, les Femen scient une croix de bois pour protester contre la détention et le jugement des Pussy Riot, arrêtées pour avoir chanté une prière punk dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou le 21 février 2012. Ce jour là, les trois Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina ont été condamnée à deux ans de camp de travail pour vandalisme[19],[20]. Le groupe se sent sous la pression des services secrets russes et ukrainiens[21],[22]. Inna Shevchenko est la première militante Femen à quitter l'Ukraine pour s'établir à Paris, sans même prévenir ses comparses, alors qu'elles encourent toutes danger similaire selon Olivier Goujon[23].

Le 18 septembre 2012, Chatchko est à Paris pour l'ouverture officielle du centre Femen France. Elle pose alors au Louvre devant La Liberté guidant le peuple, le tableau d'Eugène Delacroix, qui serait une de ses inspirations[24],[25] car représentant une femme à la poitrine dénudée menant une révolution.

En juillet 2013, le Président Russe, Vladimir Poutine et le Patriarche Cyrille de Moscou se rendent en Ukraine pour célébrer le 1 025 anniversaire de la Christianisation de la Russie kiévienne, en présence du Président d'Ukraine, Viktor Ianoukovitch. Vladimir Poutine profite de ce voyage pour appeler l'ex-république soviétique à une intégration économique avec la Russie. Le 27 juillet, Oksana Chatchko, Yana Zhdanova, Oleksandra Chevchenko, et un ancien photographe de l'AFP, Dmitri Kostioukov, ont été emmenées en voiture vers un lieu inconnu par des hommes en civil alors que les Femen voulaient manifester contre cette visite. Oksana Chatchko et Dmitri Kostioukov, après avoir été si durement frappés, ont dû être emmenés à l'hôpital avant de passer la nuit au poste. Le lendemain, les quatre ont été conduits jusqu'à un tribunal de Kiev. Les trois femmes ont été inculpées de hooliganisme mineur, tandis que Dmitri Kostioukov est accusé de ne pas avoir obtempéré aux injonctions de la police[26],[27].

Réfugiée politique à Paris[modifier | modifier le code]

Oksana Shachko, during a Femen protest in Pari.jpg
Oksana Chatchko, durant une performance des Femen à Paris en 2012.

De plus en plus harcelée par les autorités ukrainiennes comme par les services secrets russes, comme en août 2013, lorsque Oksana Chatchko tente de leur échapper, elle se casse les deux poignets. Avec Anna Hutsol et Sacha Chevtchenko, elles se réfugient à l'ambassade de France, avant de quitter l'Ukraine pour se réfugier en France en septembre 2013, où elle demande l'asile politique[28], ce qu'elle n'obtiendra qu'en 2015. Oksana Chatchko est d’abord accueillie au Lavoir moderne, un théâtre alternatif du quartier de la Goutte-d'Or, aujourd'hui fermé après expulsion[4],[29]. Elle s'installe ensuite à Clichy dans un squat d’artistes dont une aile est occupée par Femen France.

Oksana Chatchko entre vite en désaccord avec Inna Shevchenko, qui mène la section Femen France[30], récemment créée. Oksanna Chatchko refuse d'intégrer cette section pour demeurer uniquement Femen International[30]. Les tensions entre les militantes ne cessent d'augmenter. Chatchko rejette notamment la forme d’autorité qu'essaie d'instaurer Inna Shevshenko[30] et dénonce une dérive fashion ou tendance, plutôt qu'une vraie rébellion[9]. Elle rejette le pouvoir pyramidal et autoritaire mis en place par Inna Shevshenko, à l’opposé de la pratique des Femen « historiques » dont elle fait partie et dans laquelle toutes les décisions sont prises en commun[3],[23],[31],[32],[33]. Oksana Chatchko défend un fonctionnement ouvert du mouvement : « Femen, c’est une idée, la lutte contre le patriarcat, le sextrémisme et une manière de manifester. Si une femme, n’importe où, dans n’importe quel pays, adhère à nos idées et à nos méthodes, elle peut se déclarer Femen »[30]. Après la parution du livre d'Olivier Goujon, Femen, Histoire d'une trahison, Aleksandra Shevchenko explique lors d'une interview qu'elle et Oksana Chatchko ont été écartées du mouvement par Inna Schevchenko[31],[23].

Expulsée de sa chambre par un groupe de nouvelles recrues Femen françaises, Oksana Chatchko vit alors dans une grande précarité. Elle s'éloigne définitivement des Femen en 2014 et se consacre davantage à la peinture[33],[4]. Elle finit par trouver en 2018 un petit studio à Montrouge[4].

Travail artistique et expositions en France[modifier | modifier le code]

En 2016, le curateur Azad Azifovitch propose à Oksana Chatchko sa première exposition personnelle à Paris. Ses œuvres s'inspirant d'icônes religieuses, et articulées autour du thème de l’apocalypse, sont exposées à la galerie Mansart à Paris, sous le titre « Iconoclast » du 12 mai au 16 juin 2016 [5].

En juillet 2016 elle expose à Nevers à l'Espace Usanii dans l'exposition « Who's that girl »[34]. Le même mois, le centre d’art contemporain de la chapelle Saint Sylvain fait l’acquisition d’une double icône à l’occasion des Journées européennes du patrimoine[35],[36].

Elle enchaîne ensuite les expositions personnelles ou collectives, notamment à Paris, Bruxelles ou Copenhague, jusqu’à sa dernière en juin 2018 à la galerie 22 Visconti, non loin de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Elle intègre les Beaux-Arts à Paris en 2017[6],[37].

La dernière exposition de son vivant a lieu à Paris en juin 2018. Ses icônes, dont un tryptique de croix orthodoxes se transformant en kalashnikov, sont alors exposées dans le cadre de l’exposition « Talking about a Revolution » consacrée à la révolution et à Mai 68, à la galerie 22 Visconti[38].

Circonstances de sa mort[modifier | modifier le code]

Oksana Chatchko meurt à Paris, à l'âge de 31 ans, à la suite d'un suicide[39],[40] par pendaison[41]. Inna Chevtchenko annonce, de sa propre initiative, le 24 juillet à l'AFP qu'Oksana Chatchko a été retrouvée sans vie à son domicile[42].

Selon Libération, il ne s'agirait pas de sa première tentative de suicide, fait confirmé dans Le Temps[43], et l’artiste n'aurait pas donné de nouvelles d'elle depuis deux jours[4].

L'artiste est incinérée au crématorium du Père Lachaise dans l'intimité[44]. Ses cendres sont enterrées au cimetière de Khmelnytsky sa ville natale, en Ukraine.

Œuvre[modifier | modifier le code]

icône vidéo Vidéo externe
Émergence artistique : Oksana Shachko,

Oksana Chatchko revendique les performances des Femen comme une forme « totalement » artistique[2] :

« Nous avons utilisé l'art pour parler de grands problèmes. Comme iconographe, à certains moment, j'ai voulu faire des images iconiques de notre mouvement. Après deux ans à chercher, je pense que je suis arrivé à créer cette image : la fille avec une couronne de fleur dans la chevelure, la position dure avec le poing levé et les jambes tendues, les slogans sur le corps, et le visage en colère. »[2]

Le matériel et les « armes » graphiques utilisées par le mouvement sont largement sa production[9]. Olivier Blanckart considère ainsi qu'elle a inventé une grammaire esthétique de l'activisme[7].

Son oeuvre la plus récente, sans rompre avec son engament, rompt avec ces codes, et choisit « d’autres moyens pour agir », et revient à la peinture d'icônes, forme de représentation des saints et du Christ dans la religion orthodoxe. Objets de vénération, elles doivent obéir à des canons artistiques[9]. Dans ses icônes, Oksana Chatchko applique les techniques traditionnelles, comme l'encollement sur bois, la pose du tissu, l'utilisation de tempera et de la feuille d'or[9]. L'imagerie orthodoxe est détournée[6], mais l'oeuvre reste, selon Christophe Dauphin, dans le champ du sacré, un sacré qui « a quitté la stricte et très codifiée célébration des personnages bibliques, pour s’incarner dans des êtres humains à part entière et envahir l’espace même de la vie contemporaine »[9].

En s'appropriant les figures religieuses traditionnelles, Oksana Chatchko les transforme, souvent dans la provocation[9],[45]. Dans les icônes présentés à la Galerie Mansard[5] une Vierge Marie en burqa dénonce l'image de soumission donnée de la femme par la religion[46]. Une œuvre inspirée de La Pêche miraculeuse dans l’Évangile selon saint Luc, montre les migrants qui se noient en Méditerranée, leurs mains qui émergent, tendues, hors de l’eau, dans un dernier sacrifice[9]. Plus loin dans « l'interrogation sur le sens de la religion », dont elle constatait qu'elle est « davantage possible en France »[9], Oksana Chatchko joue de l'ambivalence sexuelle des personnage, et dévoile le sexe du Christ[9],[45]. Son art, « déjà fort et inédit »[9], bouscule la parole religieuse et politique[9], et veut convaincre que « le véritable art, c’est la révolution, et toute œuvre doit porter un message politique et social »[5].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • (en) « Oksana Shachko: Counter-Religious Iconography », 032c,‎ (lire en ligne) ;
  • Christophe Dauphin, « Oksana Shachko », Les Hommes sans épaules, no 44,‎ (lire en ligne) ;
  • (en) Armelle Leturcq, « A meeting with Oksana Shachko », Crash Magazine,‎ (lire en ligne) ;
  • Quentin Girard, « Oksana Chatchko : mort d'une Femen désabusée », Libération,‎ (lire en ligne) ;
  • (ru) « "Ее убил Париж". Жизнь и смерть Оксаны Шачко » [« Paris l'a tuée. Vie et mort d'Oksana Chatchko »], Радио Свобода [Radio Free Europe],‎ (lire en ligne) ;
  • Galia Ackerman, « "Oksana Chatchko était une vraie révolutionnaire, une artiste qui voulait transformer le monde" », Le Huffington Post (Blogs),‎ (lire en ligne).

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Everyday Rebellion, réalisé par Arash T. Riahi et Arman Riahi, (1 h 58 min), Autriche / Suisse / Allemagne, 2013.
  • Die Ukraine ist kein Bordell, réalisé par Kitty Green, primé au festival de Venise en 2013.
  • Nos seins, nos armes ! (1 h 10 min), réalisé par Caroline Fourest et Nadia El Fani, Nilaya Productions, première diffusion sur France 2 le 5 mars 2013 [lire en ligne, voir en ligne].
  • Je suis Femen, réalisé par Alain Margot, h 35, Caravel Production (Suisse) et Luminor Films Distribution (France) 2014. Prix du jury du festival Visions du réel à Nyon en 2014 et prix du public au Festival international du film policier de Liège en 2015 [Allociné, Swiss Films; Voir en ligne].
    Oksana Chatchko est la figure centrale du documentaire qui expose « les ressorts d’une révolte mêlée d’élan artistique, de conviction politique et d’enthousiasme »[47]. Alain Margot tourne ce film entre mars 2011 et septembre 2013 en suivant les activités des Femen en Ukraine[47]. Il a déjà réalisé avec Olivier Kohler le documentaire Les militantes aux seins nus pour l'émission Temps Présent en 2011[48]. Il restera proche de l’artiste.
  • Naked War (58 min), réalisé par Joseph Paris, production : La Clairière Production (France), LCP La Chaîne parlementaire (France) et Arte distribution (France/Allemagne), 2014 [Voir l'extrait 1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La transcription correcte de son nom en français est « Oksana Chatchko », mais les sources francophones utilisent parfois la transcription en anglais, « Oxana Shachko » ou un mélange des deux : « Oksana Shachko ».
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (en) Armelle Leturcq, « A meeting with Oksana Shachko », Crash Magazine,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Flore Olive, « Oksana Chatchko, l'icône brisée des Femen », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  4. a, b, c, d, e et f Quentin Girard, « Oksana Chatchko : mort d'une Femen désabusée », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  5. a, b, c, d et e « Iconolaste // Oksana Shachko », sur Galerie Mansart (consulté le 24 juillet 2018)
  6. a, b, c et d Constance Vilanova, « Oksana Chatchko, première des Femen... et peintre d’icônes orthodoxes », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  7. a, b et c (en) Naomi Rea, « Oksana Shachko Invented a Grammar of Activism: How the Co-Founder of FEMEN Used Art as a Powerful Feminist Statement », artnet News,‎ (lire en ligne)
  8. Marie-Pierre Genecand, « Pour Oxana Shachko, les Femen sont «sexy ET en colère!» », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Christophe Dauphin, « Oksana Shachko », Revue Les Hommes sans épaules, no 44,‎ (lire en ligne)
  10. a et b (en) « Swiss films: Je suis Femen », sur www.swissfilms.ch (consulté le 25 juillet 2018)
  11. Bouton 2015, p. 10.
  12. (en) Piotr Pogorzelski, « New Eastern Europe - Ukraine is not a Brothel », (consulté le 26 juillet 2018)
  13. Natalia Radoulova, « Féminisme. L’Ukraine n’est pas un bordel ! », Courrier international,‎ (lire en ligne)
  14. Ivan Villa, « L'Ukraine n'est pas un bordel... les féministes sont dans la rue! », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  15. Flore Olive, « Femen Les féministes venues du froid », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  16. (en)Ukrainian Activist Group Accuses Belarusian KGB Of Kidnapping, Abuse, Radio Free Europe, 21 décembre 2011
  17. Mathieu Molard, Les activistes de Femen en prison : "une décision politique", L'Obs, 5 mars 2012
  18. (pt) Feministas seminuas invadem seção eleitoral na Rússia em protesto, Globo.com
  19. (en) Dominique Mosbergen, « Pussy Riot Trial: Topless FEMEN Activist Chainsaws Memorial Cross In Ukraine (VIDEO, NSFW) », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  20. Les Pussy Riot condamnées à deux ans de camp pour "vandalisme", Le Monde, 17 août 2012
  21. Collectif Femen, Manifeste Femen: Analyse de leurs combats, Les Éditions Utopia, (ISBN 9782919160983, lire en ligne)
  22. BFMTV, « Ukraine: les Femen ferment leur bureau à Kiev », BFMTV,‎ (lire en ligne)
  23. a, b et c TV5MONDE, « FEMEN: "Sextrémisme" et trahisons... racontées par Sacha Shevchenko et Olivier Goujon », (consulté le 25 juillet 2018).
  24. « Paroles de femmes ukrainiennes en lutte contre toutes les discriminations - Gauchebdo », Gauchebdo,‎ (lire en ligne)
  25. « Paroles de femmes ukrainiennes en lutte contre toutes les discriminations », sur Alain Margot (reproduction de l'article de Gauche Hebdo), (consulté le 25 juillet 2018)
  26. Poutine à Kiev: trois Femen inculpées d'hooliganisme, La Presse (Montréal), 28 juillet 2013
  27. Poutine en Ukraine: trois Femen arrêtées, L'Express, 27 juillet 2013
  28. Oksana Chatchko, l'icône brisée des Femen, Paris Match, 4 août 2018
  29. « Baisser de rideau retardé pour le Lavoir Moderne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  30. a, b, c et d Quentin Girard, « Les Femen, combien de divisions ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  31. a et b Le Figaro, «Femen ne porte plus la parole des femmes», (consulté le 25 juillet 2018).
  32. « Femen : une dérive sectaire ? », O - L'Obs,‎ (lire en ligne).
  33. a et b « Oksana Chatchko, co-fondatrice du mouvement Femen, s'est suicidée à Montrouge », sur RT France, (consulté le 26 juillet 2018).
  34. rédaction journal du centre, « Iconographie - L’artiste ukrainienne Oxana Shachko, iconoclaste icône de retour à Nevers ! », www.lejdc.fr,‎ (lire en ligne)
  35. rédaction JDC, « Journées du Patrimoine - L'édition 2016 dans la Nièvre en 30 clichés », www.lejdc.fr,‎ (lire en ligne)
  36. France 3 Bourgogne-Franche-Comté, « Nevers : Oxana Shachko, l'une des co-fondatrices des Femen, expose », (consulté le 26 juillet 2018)
  37. « À 31 ans, Oksana Chatchko, co-fondatrice des Femen, s'est suicidée », Flair.be,‎ (lire en ligne)
  38. « Exposition. Mai 68, et si on parlait révolution? », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  39. (en) « One of FEMEN's Co-Founders Commits Suicide in Paris - Reports », Sputnik, .
  40. « La cofondatrice des Femen, Oksana Chatchko, s’est suicidée à Paris », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  41. « Oksana Chatchko : mort d'une Femen désabusée », Libération
  42. « Oksana Chatchko, cofondatrice des Femen, s'est suicidée », Wort.lu,‎ (lire en ligne)
  43. Chams Iaz, « «Oksana Chatchko était comme une muse pour moi» », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  44. « Le pot commun.fr : pour oxana », sur www.lepotcommun.fr (consulté le 9 août 2018)
  45. a et b Emergence Artistique, « EMERGENCE ARTISTIQUE #8 : Oksana Shachko, 14/06/2018, Paris », (consulté le 24 juillet 2018).
  46. Ronan Tésorière et Amandine Pointel,, « L'ex-femen iconoclaste expose sa Vierge Marie en burqa », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  47. a et b « “Je suis Femen”: sur les pas d’Oksana Chatchko », sur www.philomag.com (consulté le 28 juillet 2018)
  48. Les militantes aux seins nus, Radio télévision suisse, Temps Présent, 26 mai 2011