Okja

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Okja
Description de l'image Okja Film logo.png.
Titre original 옥자
Réalisation Bong Joon-ho
Scénario Bong Joon-ho
Jon Ronson[1]
Acteurs principaux
Sociétés de production Lewis Pictures
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre aventure fantastique
Durée 120 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Okja (hangeul : 옥자 ; RR : Ok-ja) est un film d'aventure fantastique américano-sud-coréen coécrit et réalisé par Bong Joon-ho, sorti en 2017.

Ce long-métrage est sélectionné et projeté au Festival de Cannes en avant d'être disponible sur Netflix[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lucy Mirando qui est à la tête de la société Mirando Corporation annonce la création de cochons géants. Vingt-six seront élevés par le monde selon les spécificités locales et au bout de dix ans, un des cochons sera couronné le plus beau cochon.

Mija vit avec son grand-père dans les montagnes sud-coréennes en compagnie d'un de ces cochons qu'elle appelle Okja.

Alors qu'Okja est l'objet de lutte entre la société Mirando Corporation et les membres du Front de Libération Animale, Mija fait tout son possible pour retrouver sa meilleure amie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Version française

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Après la réalisation de Snowpiercer, le Transperceneige (설국열차) et la production de Sea Fog : Les Clandestins (해무) (réalisé par Shim Sung-bo avec qui il a également écrit le scénario), Bong Joon-ho révèle en son projet intitulé Okja (옥자). L'histoire est celle une jeune fille et d'un étrange animal nommé Okja, et se déroule entre la Corée du Sud aux États-Unis (le déroulement devait être à peu près à 40 % aux États-Unis et 60 % en Corée du Sud[5]). Bong Joon-ho est également l'auteur du scénario, avec Jon Ronson qui l'avait déjà annoncé en fin sur son compte Twitter[6]. L'histoire n'est pas sans rappeler celle de son film The Host (괴물, 2006) sauf qu'il précise également qu'il ne s'agit pas d'« un film de monstre, mais un film sur un animal gigantesque et gentil »[7].

À l'origine, cette nouvelle a été présentée comme une coproduction avec les États-Unis et l'Afrique du Sud[8].

Le réalisateur annonce sa joie au magazine The Hollywood Reporter, en , à propos du fait que Netflix et Plan B Entertainment coproduisent son film, tourné en anglais, dont le budget est d'environ 50 000 000 dollars, soit 8 000 000 dollars de plus que Snowpiercer, le Transperceneige, et n'en déplaise au producteur Harvey Weinstein en rapport à la réduction du montage du Transperceneige[9], Bong Joon-ho gère de plus belle sa production en toute liberté[4].

Distribution de rôles[modifier | modifier le code]

Tilda Swinton confie en interview sur Collider.com, en , qu'elle retrouve le réalisateur pour qui elle avait interprété le rôle ambigu d'une femme dictatoriale occupant les fonctions de Premier ministre dans Snowpiercer, le Transperceneige : « Je sais de quoi il s'agit, mais je ne sais pas si je peux vous le dire dès maintenant. […] C'est imminent, et très excitant. Je suis absolument ravie de ce projet »[10]. Pour ce film, elle interprète la directrice d'une entreprise et sa sœur jumelle[11].

Sur The Wrap en début , se révèlent les noms des acteurs Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Kelly Macdonald et Bill Nighy qui feraient partie du casting[12],[13] et qui sont finalement tous engagés en novembre[4]. Cependant, quelques jours après, Bill Nighy abandonne le projet pour des raisons professionnelles dues aux incompatibilités de dates[14]. Paul Dano y joue comme activiste de la cause animale[11].

La jeune Ahn Seo-hyeon, âgée de douze ans, est pressentie, au début de , pour le rôle de Mija[11], la fille accompagnant l'étrange animal[15].

Devon Bostick , principalement connu pour son rôle de Jasper Jordan dans la série Les 100, rejoint les acteurs pour interpréter le personnage de Silver[réf. nécessaire].

En , Lily Collins rejoint les acteurs pour interpréter une anarchiste nommée Red[14] ainsi que l'acteur Steven Yeun, connu depuis la série The Walking Dead; suivent Shirley Henderson, Daniel Henshall, Byeon Hee-bong, Yoon Je-moon et Choi Woo-sik[16].

En , l'acteur de Breaking Bad Giancarlo Esposito se joint aux acteurs[17].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le directeur de la photographie Darius Khondji, connu pour avoir travaillé aux côtés de David Fincher pour Seven (1995), de Wong Kar-wai pour My Blueberry Nights (2007) et bien d'autres réalisateurs renommés, est confirmé, en début , et rejoint l'équipe de la production. Bong Joon-ho avait pris l'habitude de travailler avec Hong Kyeong-pyo pour ses trois derniers films — dont Mother (마더, 2009), Snowpiercer, le Transperceneige (설국열차, 2013) et, en tant que producteur, Sea Fog : Les Clandestins (해무, 2014)[18].

Bong Joon-ho et l'équipe du tournage commencent à filmer le à Séoul en Corée du Sud[11], avant de s'envoler pour Vancouver pour les prises au côté de Jake Gyllenhaal[19], du 31 juillet au 21 août de la même année[20], et à New York[21],[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Marketing[modifier | modifier le code]

Les médias américains dévoilent, en mi-, les photos de tournage à New York, où l'on remarque les acteurs en tenues à la fois étrange et étonnante : Jake Gyllenhaal est vêtu d'un costume des années 1970 et Tilda Swinton, d'une extravagante robe rose[22].

La distribution Netflix, en fin , révèle les deux premières photos du film sur lesquelles se trouvent, l'une et l'autre, la jeune Ahn Seo-hyeon dans une ambiance inquiétante et Lily Collins en pleine action urbaine, et l'une de ses planches du storyboard du réalisateur[23].

Sorties internationales[modifier | modifier le code]

L'équipe du film au festival de Cannes 2017

Netflix informe, en , que la projection d'Okja n'aura pas lieu dans les salles nationales françaises comme à l'étranger et qu'il sera directement diffusé le même jour sur la chaîne Netflix dans le monde entier[2].

Avant sa première diffusion, ce film est sélectionné et projeté au Festival de Cannes en .

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,1/5, et des critiques spectateurs à 4,3/5[26].

Pour Étienne Sorin du Figaro, « Okja n'est pas un film hollywoodien. [...] Le film de Bong Joon-ho se situe quelque part entre Steven Spielberg (E.T.), Hayao Miyazaki (Mon voisin Totoro) et Terry Gilliam (L'Armée des douze singes). On ne voit pas grand monde capable de faire tenir ensemble le film de monstre, la fable écologique et la satire anticapitaliste sans que le tout n'ait le goût d'un pudding indigeste[27]. » Tout en rajoutant que le film aurait mérité un prix au festival de Cannes, L'Obs offre le même rapprochement avec l'œuvre de Spielberg et celle de Miyazaki[28].

Pour Luc Chessel de Libération, « Okja est infiniment divertissant. [...] Okja est captivant, par sa forme et par son contenu emportés par son rythme. [Le film] prend son ampleur spectaculaire au long de péripéties toujours plus explosives et toujours plus allégoriques, puisqu'il s’agit d’une pure parabole. Okja décrit intégralement notre monde au cours d’un récit empreint de moralité, porteur d'un enseignement clairement subversif. Son pur message, puisqu'il a l’audace d’en délivrer un de façon distincte - et si consciemment accordée à sa diffusion « de masse » - pourra être reçu sur son versant antispéciste, marxiste, radicalement humaniste, ou tout cela ensemble, et il aura toujours raison : il se livre totalement à l'interprétation[29]. »

Pour Isabelle Regnier du Monde, « Le film de Bong Joon-ho allie burlesque, merveilleux et critique du capitalisme mondialisé »[30].

Seul Joachim Lepastier des Cahiers du cinéma mentionne trois étoiles, expliquant que « l'aisance indéniable du cinéaste n’empêche pourtant pas une impression de molle étrangeté dégagée par le projet lui-même »[31].

Box-office[modifier | modifier le code]

Au jour de sa sortie, Okja se trouve au quatrième rang du box-office sud-coréen avec 995 918 spectateurs dans 94 salles malgré d’autres films Anarchist from Colony (박열) de Lee Joon-ik, Real (리얼) de Lee Sa-rang et Transformers: The Last Knight de Michael Bay[32].

Distinction[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Nick Romano, « Bong Joon Ho’s « Okja » Starts Filming with Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal », sur Collider, (consulté le 23 avril 2016).
  2. a et b (en) « Bong Joon-ho's « Okja » to be released only through netflix, not in theaters », sur HanCinema, (consulté le 23 avril 2016).
  3. (en) Pierce Brosnan, « Production Begins on BONG Joon-ho/Netflix Film OKJA », sur Korean Film Council, (consulté le 12 mai 2016).
  4. a, b et c Elodie Bardinet, « Brad Pitt et Netflix soutiennent « Okja » de Bong Joon-ho », sur Première, (consulté le 23 avril 2016).
  5. (en) Sonia Kil, « Big Names of Korean Cinema to Return behind the Lens », sur Korean Film Biz Zone, (consulté le 23 avril 2016).
  6. (en) Jon Ronson, « By the way - writing my first post-Frank screenplay. it's for the brilliant Bong Joon-Ho. Well, he wrote the first draft, me the second. », sur Twitter, (consulté le 24 avril 2016).
  7. (en) « Bong Joon-ho's newest « Okja », "It's not a monster movie" », sur HanCinema, (consulté le 23 avril 2016).
  8. (en) « Upcoming Korean-South African-American movie « Okja » », sur HanCinema, (consulté le 23 avril 2016).
  9. « 20 minutes de coupes dans « Le Transperceneige » pour sa sortie américaine », sur Première, (consulté le 23 avril 2016).
  10. (en) Ha Sung-tae, « Tilda SWINTON Will Join Bong Joon-ho for Future Project », sur Korean Film Biz Zone, (consulté le 23 avril 2016).
  11. a, b, c et d (en) Rumy Doo, « « Okja » begins shooting in Seoul, Yeun joins cast », sur The Korea Herald, (consulté le 24 avril 2016).
  12. (en) Jeff Sneider, « Jake Gyllenhaal, Paul Dano Eyed to Join Tilda Swinton in « Snowpiercer » Director’s Monster Movie », sur The Wrap, (consulté le 23 avril 2016).
  13. Léo Moser, « Jake Gyllenhaal dans un film de monstre signé Bong Joon-ho ? », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 23 avril 2016).
  14. a et b (en) James White, « Lily Collins joins Jake Gyllenhaal in « Okja » », sur Empire, (consulté le 23 avril 2016).
  15. (en) EJB, « Ahn in line for role in Bong Joon-ho's new film », sur The Korea Times, (consulté le 23 avril 2016).
  16. (en) Borys Kit, « Walking Dead » Star Steven Yeun Joins Bong Joon-Ho's Sci-Fi « Okja », sur The Hollywood Reporter, (consulté le 23 avril 2016).
  17. (en) Rebecca Ford, « Giancarlo Esposito Joining Bong Joon-Ho's Sci-Fi « Okja » », sur The Hollywood Reporter, (consulté le 23 juin 2016).
  18. (en) Pierce Conran, « Darius Khondji to Shoot BONG Joon-ho’s « Okja » », sur Korean Film Biz Zone, (consulté le 23 avril 2016).
  19. (en) Scott Brown, « Jake Gyllenhaal coming to Vancouver to shoot sci-fi drama « Okja » », sur The Province, (consulté le 10 juin 2016).
  20. (en) Dave Trumbore, « « The Predator », « Death Note » and « Okja » Filming Dates and Locations Revealed », sur Collider, (consulté le 16 juin 2016).
  21. (en) Pierce Conran, « Netflix and Plan B Board BONG Joon-ho’s « Okja » », sur Korean Film Biz Zone, (consulté le 23 avril 2016).
  22. (en) Dan Cain, « Like you've never seen them before! Jake Gyllenhaal sports a thick moustache while Tilda Swinton dons a blonde wig as they film « Okja » in New York », sur Daily Mail, (consulté le 30 juillet 2016).
  23. C. T., « « Okja » : Premières photos mystérieuses du prochain film de Bong Joon-ho », sur AlloCiné, (consulté le 5 janvier 2017).
  24. « « Okja » : Critique spectateurs », sur AlloCiné, (consulté le 8 juillet 2017)
  25. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « « Okja » : Critique presse », sur AlloCiné, (consulté le 8 juillet 2017)
  26. « Okja », sur Allociné (consulté le 1er juillet 2017).
  27. Étienne Sorin, « Okja : du grand art et du cochon », sur Le Figaro, (consulté le 1er juillet 2017)
  28. Nicolas Schaller, « Jurassic Pork », L'Obs, no 2747,‎ , p. 94.
  29. Luc Chessel, « Okja, dollars et du cochon », sur Libération, (consulté le 1er juillet 2017).
  30. Isabelle Regnier, « Okja : une bête et sa belle, seules contre tous », sur Le Monde, (consulté le 1er juillet 2017).
  31. « Cahiers du cinéma : Retour de Cannes », Magazine, no 734,‎ (lire en ligne).
  32. (en) « 'Okja' ranks fourth on opening day despite theaters' boycott », sur The Korea Herald, (consulté le 30 juin 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]