Okahandja
| Pays | |
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| Région | |
| Altitude |
1 650 m |
| Coordonnées |
| Population |
45 159 hab. () |
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| Jumelage |
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| TGN | |
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| Indicatif téléphonique |
6228 |
| Site web |
(en) okahandja.org |
Okahandja est une ville de 45 000 habitants[1] de la région d'Otjozondjupa au centre de la Namibie, à 70 km au nord de Windhoek. Elle constitue une étape vers le parc national d'Etosha, et une ville importante pour la communauté Héréro.
Toponymie
[modifier | modifier le code]En langue Héréro, Okahandja signifie "le lieu où convergent deux rivières", en référence aux rivières Okakango et Okamita[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Un village fut fondé vers 1800 par les Hereros et les Nama[3]. En 1827, un pasteur allemand de la Société des missions du Rhin, Heinrich Schmelen, est le premier européen à se rendre sur le site[4]. En 1844, deux missionnaires sont assignés en permanence à Okahandja. En 1870, la mission ouvre la première école dans ce village.
Les Héréro vivant à Okahandja étaient alors la puissance la plus importante du sud-ouest Africain Allemand, de sorte qu'à partir de 1884, les allemands tentèrent de parvenir à un accord contractuel avec les Héréros - avec au début un succès modéré. En 1888, les fonctionnaires allemands furent même chassés d'Okahandja et durent se réfugier à Otjimbingwe. Cependant, après le renforcement de la Schutztruppe, les relations avec les Allemands se sont améliorées, de sorte qu'en 1890 un accord de protection fut à nouveau conclu avec Curt von François à Okahandja. En 1894, l'armée allemande établit une base militaire alors qu'Okahandja reçoit le statut de village. Les relations entre les autorités coloniales et les Héréros, qui étaient initialement assez harmonieuses, se détériorèrent sensiblement en raison de diverses incompétences, des attaques des agriculteurs allemands et de l'autoritarisme des entreprises allemandes et, lorsque la majorité des forces coloniales fut bloquée dans le sud par le soulèvement des Bondelswarts, elles culminèrent avec un soulèvement des Héréro à propagation rapide le 12 janvier 1904, qui commença à Okahandja ; Cette guerre ne s'est terminée que sept mois plus tard avec l'anéantissement presque complet des Héréro lors de la bataille de Waterberg et leur expulsion ultérieure dans le désert.
Entre 1970 et 1989, la ville est la capitale de l'Hereroland, un bantoustan instauré par le régime colonial du Sud-ouest Africain.
Les grands chefs coutumiers Samuel Maharero, Jan Jonker Afrikaner et les leaders namibiens Hosea Kutako et Clemens Kapuuo sont enterrés à Okahandja.
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Gare d'Okahandja en 1903
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Église de la mission rhénane construite en 1870
Transports
[modifier | modifier le code]La ville se trouve à l'intersections des routes nationales A1, B1 et B2, constituant un important carrefour routier entre la capitale Windhoek, le nord du pays (en particulier le parc national d'Etosha), et les villes côtières de Swakopmund et Walvis Bay.
La gare d'Okahandja, située sur la ligne Windhoek-Swakopmund, a été construite en 1902 pendant la domination coloniale de l'Allemagne impériale sur le Sud-Ouest africain allemand. Aujourd'hui, il appartient au réseau ferroviaire Trans-Namib[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en-US) « Otjozondjupa Region – Namibia Statistics Agency | Census Disemination » (consulté le )
- ↑ (en-US) « Okahandja Constituency - Otjozondjuparc - Portal Ariel », sur Otjozondjuparc (consulté le )
- ↑ (en) « Okahandja Constituency » (consulté le )
- ↑ (en) Klaus Dierks, « Biographies of Namibian Personalities, R-Z » (consulté le )
- ↑ (en) Klaus Dierks, « THE DEVELOPMENT OF THE NAMIBIAN RAILWAY NETWORK », sur klausdierks.com, (consulté le )
