Ogooué-Ivindo
| Ogooué-Ivindo | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Chef-lieu | Makokou |
| Démographie | |
| Population | 63 293 hab. (2013) |
| Densité | 1,4 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 0° 36′ 00″ nord, 12° 42′ 00″ est |
| Superficie | 4 607 500 ha = 46 075 km2 |
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L’Ogooué-Ivindo est une province du Gabon située dans la partie nord-est du pays, frontalière au Congo.Elle couvre une superficie de ~46 075 km² (la plus vaste du Gabon) et présente la densité de population la plus faible parmi les provinces du pays. La province tire son nom des fleuves Ogooué et Ivindo. Son chef-lieu est la ville de Makokou, et les habitants de la province sont appelés les Ogivins.
Le sous-sol est est très riche ; le principal minerai est le fer, mais il y a aussi de l’or et d’autres ressources naturelles[1].

L’histoire de l’Ogooué-Ivindo est marquée par l’exploration, la colonisation et le développement des principales villes[1].
En 1874, le marquis de Compiègne et Alfred Marche remontent le fleuve Ogooué jusqu’à l’embouchure de l’Ivindo. La ville de Booué est fondée en 1883 par Pierre Savorgnan de Brazza et devient un poste militaire en 1887.
La ville de Makokou est créée en 1908, la même année qu’un soulèvement des populations Bakota, dont le chef Kiba est capturé. Makokou devient un poste militaire en 1912, suivie de la création de Mékambo en 1914.
En 1936, Booué est désignée chef-lieu de la région de Djouah, puis en 1958, Makokou devient le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, marquant son rôle administratif central dans la région.
Mékambo s’appelait Mékambomoibandomana qui signifie "les hommes portent un brancard en bois".
Makokou tire son origine du mot Mekoko qui signifie "cailloux"est lié à la présence de rochers à l’origine d’une série de chutes et de rapides dans le lit de l’Ivindo.
L’Ivindo veut dire "rivière noire" en référence à la couleur sombre de l’eau.
Géographie
[modifier | modifier le code]Elle se situe au nord-est du pays et est frontalière du Congo-Brazzaville.
C’est la province la plus vaste du pays et celle dont la densité de population est la plus faible (63 293 habitants pour 46 075 km2 en 2013 soit 1,4 hab./km²)[2].
L’Ogooué-Ivindo possède d’importantes richesses naturelles, notamment un potentiel minéral fondé sur l’exploitation de l’or et du fer[1].
La forêt, encore peu exploitée, constitue la principale ressource renouvelable de la province, couvrant environ 87 % de sa superficie. Cependant, le département de la Lopé présente de nombreuses bandes de savanes verdoyantes au sein des forêts denses.
Le relief de la province est accidenté et ponctué de plusieurs massifs. Les plus notables sont :
- les chaînes de Mokéko, au sud-ouest, qui abritent le mont Brazza ;
- le mont Belinga, au nord-est, culminant à 1 024 mètres d’altitude.
La diversité linguistique caractérise aussi cette région, qui abrite plusieurs ethnies. Ainsi, on y rencontre des Kotas, des Fangs, des Bakwélé et bien d'autres petits sous-groupes tels que les Mahongwés. Sans oublier les Pygmées, premiers habitants du pays, les Simba, les Akélés et les Okandé.
Sur le plan touristique, la province comprend également des sites très appréciés des visiteurs étrangers: Parc national de la Lopé, Parc national d’Ivindo, Parc national de Minkébé ou encore le Parc national de Mwagna.
Dans celui de l'Ivindo, vous pourrez apercevoir les plus grandes et plus belles chutes d'Afrique centrale (les chutes de Kongou et de Mingouli) ; on y trouve une concentration impressionnante de singes et de gorilles.
Le premier romancier gabonais, Robert Zotoumbat, est originaire de Mékambo.
Divisions administratives
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La province a pour gouverneur Mme. Christiane Leckat[3].
L'Ogooué-Ivindo est divisée en quatre départements (chef-lieu entre parenthèses) :
Références
[modifier | modifier le code]- « Province de l'Ogooué Ivindo au Gabon | Amazing GABON » [archive du ], sur Amazing Gabon (consulté le )
- ↑ Résultats globaux du recensement général de la population et des logements de 2013 du Gabon (RGPL-2013), Libreville, Direction générale de la statistique, (lire en ligne), p. 6, tableau 4
- ↑ La rédaction d'Info241, « Gabon : Nouveaux gouverneurs et préfets nommés ou reconduits (...) », sur Info241.com, (consulté le )