Officium Defunctorum

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L'Officium Defunctorum est une œuvre de Tomás Luis de Victoria, composée en Espagne en 1603 et publiée en 1605[1], à la suite du décès de l'impératrice Marie d'Autriche. Avec son Officium Hebdomadæ Sanctæ (1585), cette composition est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de Victoria.

Historique[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la dernière publication de Victoria[or03 1] puisque aucune composition écrite après cette date[or03 2] n'est connue.

Marie d'Autriche (1528 Madrid - † 1603 Déchaussées royales à Madrid). 
Tomás Luis de Victoria (1548 Ávila, probablement près de la résidence de sainte Thérèse d'Avila - † 1611 Déchaussées royales à Madrid). 
Marguerite d'Autriche (sœur Marguerite de la Croix, 1567 Vienne - † 1633 Déchaussées royale à Madrid.) 
À partir de 1587, Tomás Luis de Victoria était en service pour l'impératrice dans ce monastère des Déchaussées royales[or03 3]. Après le décès de celle-ci, il accumula encore ses fonctions : un des trois aumôniers et organiste de l'abbaye[or03 4].

Le 27 août 1611, Tomás Luis de Victoria passa de vie à trépas dans ce monastère à l'âge de 63 ans[sr 1], en qualité de prêtre, d'aumônier, de maître de chapelle et d'organiste, mais non de compositeur. Il est vrai qu'en rendant hommage à l'impératrice, la qualité de l'œuvre arrivait au sommet de la musique du siècle d'or espagnol. De surcroît, les musicologues considèrent aujourd'hui que cet Officium est bien capable de représenter toute la musique de la Renaissance a capella, si florissante et si évoluée[or03 5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Le folio 28v, dans la publication originale, se consacrait à la table des matières[sr 2] :

  • Missa pro defunctis, 6 voc., 1v - 18r ;
  • Versa est in luctum, 6 voc., 18v - 21r ;
  • Responsorium, Libera, 6 voc., 21v - 25r ;
  • Lectio, Tædet, 4 voc, 25v - 28r.

La partition contemporaine se construit des pièces détaillées. Tout comme son Officium Hebdomadæ Sanctæ (1585), les parties en monodie étaient laissées en grégorien, lesquelles sont, dans ce requiem, entonnées normalement par le second soprano (Cantus II). D'après une édition critique[sr 3] (pour la traduction, voir Requiem) :

Ordre de l'exécution[modifier | modifier le code]

En dépit de la distribution du manuscrit, on a tendance à placer la dernière pièce Tædet animam meam au début. En effet, de grandes obsèques se commencèrent au soir du 22 avril 1603 avec les vêpres de requiem. Et le lendemain matin, les offices de matines (dit Dirige, Domine) et de laudes précédèrent la célébration de la messe de requiem. Donc, il est assez vraisemblable que cette lecture II, réservée aux matines des morts, avait été chantée cette aube-là, dans l'église Saint-Pierre-Saint-Paul à Madrid (actuellement remplacée par la cathédrale)[8].

Caractères[modifier | modifier le code]

Œuvre de maturité[modifier | modifier le code]

Tomás Luis de Victoria disposait deux mois pour la composition. Sans doute le musicien put-il bénéficier encore de deux ans pour l'amélioration[9]. Il s'agit d'une œuvre de maturité et il faut donc écarter l'hypothèse du testament musical d'un compositeur mourant[or03 6].

Cet Officium est structuré avec beaucoup de soin. Ainsi, l'offertoire reste, au milieu du requiem, plus sombre, conduit par la voix d'Altus alors que le Christe eleison est moins sombre entre deux parties de Kyrie eleison, omettant la voix de Bassus. Cette composition en quatre voix supérieures donne un ton plaintif[8]. Au lieu de trois fois de Kyrie eleison répétés comme le grégorien[sr 16], le compositeur fit conclure un Kyrie développé[sr 17], après ce Christe. On trouve, dans le Libera me, Domine, l'alternation entre les Cantus I et II, probablement inspirée par le double chœur de la basilique Saint-Marc à Venise.

Mais surtout, cette œuvre demeure un hommage au chant grégorien. Par le soprano II, chaque pièce se commence avec la mélodie grégorienne. Mais il n'existe plus le cantus firmus en notes égales. La mélodie suivante est paraphrasée par les Cantus I et II, faisant la texture musicale pour une magnificence de lumière[8]. Aussi chaque voix y participe-t-elle aisément à évoluer l'élan mélodique et l'harmonie. Le prêtre-compositeur n'oublia pas à respecter la liturgie. La durée d'exécution ne dépasse pas trop celle du requiem en grégorien. Par exemple, le début du Sanctus par le Cantus II ne se compose que de trois seules notes, et le chœur les suit aussitôt.

Caractéristique de chaque pièce[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Si de nombreuses messes de requiem en polyphonie existaient déjà au XVIe siècle et surtout en Italie[or03 7], l'œuvre de Victoria aurait contribué à remplacer la musique des obsèques en monodie par la polyphonie[or03 8],[10]. En effet, on compte, en particulier entre 1600 et 1630, plus de 40 messes de requiem italiennes[or03 8]. Ce qui était certain est, simplement, que Tomás Luis de Victoria n'hésita pas à envoyer son œuvre à Rome[or03 9].

Toutefois, la Contre-Réforme, à laquelle le prêtre-compositeur était toujours fidèle, alla plus loin. Si le Saint-Siège gardait son silence si longtemps après le concile de Trente, c'était en faveur de la rédaction du cérémonial de Clément VIII sorti en 1600, durant plus de 30 ans. Ce premier cérémonial, un véritable guide liturgique, autorisait et recommandait l'usage de l'orgue, en alternance avec la chorale. Dans le même XVIIe siècle, les messes accompagnées des instruments, y compris le requiem, devinrent rapidement courantes[11],[12]. Cela peut expliquer pourquoi disparut la totalité des exemplaires imprimés en 1605, à l'exception de celui des archives de Segorbe. Or, on ignore encore la raison exacte.

L' Officium Defunctorum fut redécouvert au XIXe siècle, à la suite de l'évolution du Mouvement cécilien. Franz Xavier Haberl, qui dirigeait le mouvement à Ratisbonne, avait besoin des preuves, non seulement pour promouvoir la musique sacrée mais aussi afin d'empêcher la reforme liturgique, conduite par l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, à savoir restauration du chant grégorien authentique[13]. Dans ces optiques, il avança la présentation des œuvres de qualité, notamment celles de Giovanni Pierluigi da Palestrina et celles de Victoria. Une transcription de l'Officium Defunctorum avait été effectuée, en 1835, par le prédécesseur de Haberl, Carl Proske, en profitant des copies conservées à Rome[or03 10], qui étaient vraisemblablement envoyées par le compositeur avant son décès[or03 9].

La première publication en partition contemporaine fut par conséquent effectuée par Haberl en 1874. En France, Charles Bordes se passionnait, surtout pour son enseignement à la Schola Cantorum de Paris[or03 9]. Un autre promoteur se trouvait en Angleterre : sir Richard Runciman Terry († 1938), converti en catholicisme, appréciait la qualité des pièces de Victoria et faisait les exécuter à la cathédrale de Westminster. De nos jours, de nombreux groupes britanniques suivent ce musicologue[14].

C'était Henri Collet († 1951) qui aurait créé une légende en tant que chant du cygne de Victoria. Il considérait, d'après ce mot dans la préface, que l'œuvre présentait, avec l'analogie du requiem de Mozart, le testament du compositeur ainsi que de la gloire de l'époque d'or[or03 6],[or03 11].

Au XXe siècle, l'œuvre conservait une immense popularité dans les domaines d'exécution et d'enregistrement. Ainsi, lors des obsèques en Espagne de Manuel de Falla en 1947, ce requiem fut adopté en faveur de la célébration religieuse[or03 9].

En admettant que la diffusion de Felipe Pedrell en 1909 ait considérablement contribué à faire connaître ce chef-d'œuvre[or03 9], des musicologues trouvèrent que sa rédaction était assez loin d'être édition critique. D'où, à partir des travaux de David Wulstan (1978)[15], plusieurs publications se succédèrent en consultant un exemplaire original conservé à la cathédrale de Segorbe. L'enregistrement aussi se continue toujours, avec ces éditions critiques.

Publication[modifier | modifier le code]

Publication originale[modifier | modifier le code]

Il s'agissait de la publication, tout comme les pièces de l'époque, en notation mensurale blanche, à savoir notation sans barre ni armure[16]. D'où, l'œuvre reste musique en prose pour laquelle l'interprétation doit respecter cette caractéristique.

  • 1605 :
    Thomæ Ludouici DE VICTORIA, Abulensis, sacræ Cæsaræç Maiestatis Capellani.
    Officium Defunctorum, sex vocibus IN OBITV ET OBSEQVIIS Sacræ Imperatricis., NVNC PRIMVM IN LVCEM ÆDITVM, Cum permissu superiorum.
    MATRITI, Ex Typographia Regia. M.DC.V.[8],[sr 18]
  • 2000 :
    Officium Defunctorum, tome I, Caja de Ahorros de Ávila, (ISBN 978-84-930-203-6-1)
    — fac-similé de la publication originale conservée aux archives de la cathédrale de Segorbe[17].

Partition contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1874 : Franz Xaver Haberl, Officium Defunctorum, publié dans la seconde série de la Musica divina[or03 12],[sr 4]
    — à la différence des publications suivantes, cette édition était issue de la transcription de Carl Proske († 1861), prêtre-musicologue, qui l'effectua le 22 avril 1835 à Rome, dans les archives de San Giacomo degli Spagnoli. Selon les études d'Owen Rees (2019), il s'agirait de la première publication après celle du compositeur en 1605[or03 10],[18].
  • 1909 : Felipe Pedrell, dans son Opera omnia : ex antiquissimis, iisdemque rarissimis, hactenus cognitis editionibus in unum collecta, ..., tome VI p. 124 - 151, Breitkopf & Härtel, Leipzig
    — de nos jours, considérée comme édition problématique et manquante d'authenticité[or03 9] ; en fait, Felipe Pedrell n'était pas capable, avant sa publication, d'accéder aux copies originales conservées aux archives à Segorbe selon la publication de 1605, à cette époque-là une seule source sure[19],[20].
  • 1978 : David Wulstan, Requiem à 6 (1605), série Voces musicales 1:5, Oxenford Imprint, Oxford, 44 p.[ec 1],[21],[or03 13]
    — partition principalement restaurée avec la publication originale[21].
  • 1988 : Bruno Turner, Officium defunctorum - Requiem 1605, série Mapa mundi A75, Vanderbeek & Imrie, Lewis, ISMN M-57011-075-9, 44 p.[22]
    — de même, Bruno Turner consulta la notation originale en faveur de son édition[8].
  • 1990 : Michael John Noone, Missa pro Defunctis a 4 (1583) ; Requiem responsories (1592) ; Officium Defunctorum a 6 (1605) / Transcribed and edited by Michael Noone, Boethius Press, Aberystwyth (ISBN 0-86314133-1)[23],[sr 4],[24]
    — cette édition aussi est issue de la publication originale de 1605[23].
  • 1994 : Jon Dixon, Requiem Mass for Six Voices and Setting for the Office of the Dead, tome V51[25], JOED Music, Carshalton Beeches[sr 4],[26]
    — Jon Dixon est éditeur et responsable de sa publication[25] ; il s'agirait également d'une édition sure car Paul McCreesh en adoptait pour son enregistrement[27].
  • 2000 : Samuel Rubio, Officium Defunctorum a seis voces, Estudio y transcripción, tome II, Caja de Ahorros de Ávila, (ISBN 978-84-930-203-8-5), 103 p. [partition en ligne d'après l'exemplaire de l'université de Michigan]
    édition critique selon la publication originale conservée au musée de la cathédrale de Segorbe ; il s'agit de l'édition posthume de Samuel Rubio († 1986)[2], ancien président de la Société espagnole de musicologie et professeur de conservatoire de Madrid[17].
  • 2014 : José Perpigñán Artíguez, Magín Arroyas Serrano et Vincente Martinez Molés, Officium Defunctorum, Catedral de Segorbe, Segorbe, (ISMN 979-0-9013174-1-3)[20]
    — cela est également la publication posthume de la transcription PM31/13 de José Perpigñán Artíguez († 1928), copiée en 1897 et anciennement utilisée par Felipe Pedrell en 1909[20].

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux enregistrements de qualité. Afin de distinguer correctement de la Missa pro defunctis (1583), leur titre est souvent détaillé avec des précisions : Officium Defunctorum, à 6 voix, Madrid, 1603, 1605. Mais il existait parfois des confusions de titre.

  • 1958 : Choir of the Abbay of Mount Angel sous la direction de Dom David Nicholson et the Portland Symphonic Choir sous Robert Zimmerman, Requiem Mass, RCA Victor LSC-2254[ec 2]
  • 1959 : The Netherlands Chamber Choir, Officium Defunctorum (Mass for the Dead), interprété par Felix de Nobel, Angel Records 35668[or03 14]
  • 1960 : The Dessoff Choirs, Missa pro defunctis à 6, interprété par Paul Boepple, Fantasy Records SD-8035[ec 3]
  • 1965 : Prazstí madrigalisté, Officium defunctorum, interprété par Miroslav Venhoda, Teldec AW6.41273[ec 4]
  • 1967 : Berkshire Boy Choir, Missa Pro defunctis, interprété par George Guest, British Broadcasting Corporation BBC67[ec 5]
  • 1968 : Choir of St John's College, Requiem Mass, sex vocibus, interprété par George Guest, Argo ZRG570[28]
  • 1974 : Coro de Radiotelevisión Española, Officium Deffunctorum (sic), interprété par Alberto Blancafort, colección de Música Antigua Española XXI, Hispavox HHS020
  • 1977 : Escolania de Montserrat, Missa Pro Defunctis 6 vocum, interprété par Ireneu Segarra, EMI IC06599602Q[ec 6]
  • 1981 : Cuarteto Vocal Tomás Luis de Victoria (SATB) et solistes supplémentaires, Officium Defunctorum, Madrid 1605, interprété par Samuel Rubio, Columbia Records dans SCE991/995[ec 7],[or03 14]
  • 1986 : The Sydney University Chamber Choir, In Celebration of the 1986 Papal Visit[29] - The Victoria Requiem, interprété par Neil McEwan, Australian Broadcasting Corporation L38676[or03 14]
  • 1987 : The Tallis Scholars, Requiem, interprété par Peter Phillips, Gimell Records CDGIM012[ec 8] [écouter en ligne]
  • 1987 : The Choir of Westminster Cathedral, Requiem, Officium Defunctorum (1605), interprété par David Hill, partition de Bruno Turner, Hyperion Records CDA66250[8],[28]
  • 1995 : Gabrieli Consort, Requiem, Officium defunctorum - 1605, interprété par Paul McCreesh, Archiv Produktion 447 095-2[28],[or03 14] [écouter en ligne (Kyrie)]
  • 1996 : Magnificat, Officium Defunctorum, interprété par Philip Cave, Linn Records CKD060[28],[or03 14]
  • 2002 : La Stagione Armonica, Requiem for Empress Maria of Austria (Madrid 1603), interprété par Sergio Balestracci, Symphonia puis PanClassics PC10235[or03 14]
  • 2003 : Musica Ficta, Requiem, interprété par Raul Mallavibarrena, Enchiriadis EN2006[28],[or03 14]
  • 2003 : Chœur in illo Tempore, Requiem 1603, interprété par Alexandre Traube, Gallo CD-1129[30]
  • 2005 : Armonico Consort, Requiem, interprété par Christopher Monks, Deux-Elles Records DXL1112[28]
  • 2005 : The Sixteen, Requiem 1605, Officium Defunctorum, interprété par Harry Christophers, CORO COR16033[28],[or03 14]
  • 2006 : Capella de Ministrers & Cor de la Generalitat Valenciana, Requiem, interprété par Carles Magraner, Licanus 615[28]
  • 2007 : The Ebor Singers, Requiem æternam, interprété par Paul Gameson, Boreas Music BMCD702[31]
  • 2011 : Tenebrae, Requiem mass, 1605, interprété par Nigel Short, Signum Classics SIGCD248[or03 14] [écouter en ligne (Kyrie)]
  • 2012 : KammerChor Saarbrücken, Requiem, Officium defunctorum 6 voc., interprété par Georg Brün, Rondeau ROP6042[or03 14]
  • 2012 : Collegium Vocale Gent, Officium Defenctorum, interprété par Philippe Herreweghe, PHI LPH005
  • 2015 : Choir of Clare College, Requiem, interprété par Graham Ross, Harmonia Mundi HMU907617

Il ne faut pas confondre ces enregistrements à 4 voix avec ceux de l'Officium Defunctorum à 6 voix. George Guest et cette schola enregistrèrent toutes les deux œuvres.

  • 1970 : Choir of St John's College, Requiem mass (1583), interprété par George Guest, Argo SXL29043[ec 9]
  • 2011 : Ensemble Plus Ultra, Missa Pro defunctis, interprété par Michael Noone, Archiv Produktion, disque 1 de 477 9747 (10 DC)

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p.  358
  2. p.  232
  3. p.  209
  4. p.  200
  5. p.  192
  6. p.  203
  7. p.  198
  8. p.  211
  9. p.  189
  • Samuel Rubio, Officium Defunctorum a seis voces, Estudio y transcriptión, tome II, Caja de Ahorros de Ávila, 2000 (ISBN 978-84-930-203-8-5) (voir ci-dessus Publication)
  1. p.  9
  2. p.  14
  3. p.  103
  4. a b c d et e p.  10
  5. p. 33 - 38
  6. p. 39 - 43
  7. p. 44 - 48
  8. p. 49 - 59
  9. p. 60 - 65
  10. p. 66 - 69
  11. p. 70 - 76
  12. p. 77 - 83
  13. p. 84 - 93
  14. p. 94 - 102
  15. p. 97 ; l'édition de Rubio manque de ce terme me selon la Vulgate.
  16. p. 40 - 41
  17. p. 41 - 43
  18. p.  13
  • Owen Rees, Victoria's Officium defunctorum (1605) in Context, dans le livre Etudios Tomás Luis de Victoria Studies (ISBN 978-84-89457-49-2) p. 103 - 114, collection Musica Hispana Textos, Instituto Complutense de Ciencias Musicales, Madrid 2013[1]
  • Owen Rees, The Requiem of Tomás Luis de Victoria (1603), Cambridge University Press, Cambridge 2019, (ISBN 978-1-107-05442-4) 261 p. [extrait en ligne]
  1. p.  3
  2. p. 3, note n°10 ; Owen Rees reste prudent : « [logiquement,] l'absence d'indice ne signifie pas [nécessairement] l'indice d'absense. »
  3. p.  12
  4. p.  25
  5. p.  1 - 2
  6. a et b p. 2 - 4
  7. p.  7
  8. a et b p.  8 ; si l'on documente la publication de 1550 à 1650, le nombre dépasse 80 messes italiennes.
  9. a b c d e et f p.  11
  10. a et b p.  215
  11. p. 3, note n° 8 : « Le chant du cygne, le grave Requiem, la sereine déploration de la foi espagnole toute entière, ramassée dans cette œuvre particulière comme dans mainte page du musicien mourant, mais immortel, et qui entre dans la gloire à l'heure même d'un obscur trépas. » (Henri Collet, Victoria, p. 197, Paris 1914)
  12. p.  128
  13. p.  217
  14. a b c d e f g h i et j p.  254

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en)http://www.tomasluisvictoria.es/en/node/2611
  2. a et b https://data.bnf.fr/fr/12498293/samuel_rubio/
  3. https://gregorien.info/chant/id/8522/0/fr
  4. https://gregorien.info/chant/id/5501/10/fr
  5. Selon la Vulgate, eloquium.
  6. Selon la Vulgate, videbis.
  7. Bruno Turner donnait tuæ.
  8. a b c d e et f https://www.hyperion-records.co.uk/notes/66250-B.pdf
  9. La partition de l'Officium Hebdomadæ Sanctæ avait été améliorée avant sa publication, en comparaison d'un manuscrit utilisé auparavant au Vatican (selon les études effectuées dans les années 1960).
  10. http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/34022/ANM_2007_315.pdf (présentée par l'Institut de l'information scientifique et technique)
  11. Voir surtout Denise Launay, La musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804, 1993
  12. Certes, entre 1600 et 1603, la composition de Victoria diminua. Néanmoins, il n'est pas certain que la publication du cérémonial ait affecté cette diminution, car ce livre, avec un grand nombre d'images pour la précision, coûtait tellement cher que son effet apparut plus tard. Donc, il est possible que le compositeur ait terminé sa vie, sans connaître les détails du cérémonial. Aucun document ne mentionnait la réaction de Victoria.
  13. Les rédactions de Haberl, qui n'avait pas assez de connaissance musicale, se caractérisaient de nombreuses modifications non justifiées, surtout pour l'Édition médicéenne (1614/1615) et l'Officium Hebdomadæ Sanctæ de Victoria (1585). Mais il attribuait l'origine de son édition néo-médicéenne (édition de Ratisbonne) à saint Grégoire le Grand ainsi que la rédaction à Palestrina. Avec cette fausse autorité, l'édition était en usage au Vatican.
  14. (en)https://www.gramophone.co.uk/features/focus/tomás-luis-de-victoria-—-a-400th-anniversary-profile
  15. Musicologue de l'université d'Oxford ; https://data.bnf.fr/fr/13753600/david_wulstan/
  16. https://www.hyperion-records.co.uk/notes/66250-B.pdf p. 14
  17. a et b https://searchworks.stanford.edu/view/4522265
  18. La bibliothèque nationale de France garde un renseignement d'une publication d'extrait, probablement tenue en 1835. On ignore son détail : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44892415w
  19. (es)(en)https://www.jstor.org/stable/41959412?seq=1 (voir Abstract) ; il s'agissait de la publication des cahiers d'un maître de chapelle José Perpigñán Artíguez († 1928) ; d'où, il faut éviter l'usage de cette édition, loin d'être édition critique.
  20. a b et c (en)https://hispanicpolyphony.eu/publication/22829
  21. a et b https://searchworks.stanford.edu/view/261737
  22. https://searchworks.stanford.edu/view/291488
  23. a et b https://iucat.iu.edu/ius/479700
  24. https://books.google.fr/books?id=5WiPxNmi_LEC&pg=PA86
  25. a et b https://www.jstor.org/stable/1003592?seq=1#page_scan_tab_contents dans la liste
  26. http://kicp.uchicago.edu/~tcrawfor/music/Solomon/Programs/program_v2.pdf p. 4 References
  27. https://dldc1.lib.uchicago.edu/vufind/Record/2610889/Details
  28. a b c d e f g et h https://diginole.lib.fsu.edu/islandora/object/fsu:175592/datastream/PDF/view p. 159 - 160 ; l'attribution à l'année 2000 de l'enregistrement d'Alberto Blancafort i París (1928 - † 2004) est fausse, car ce créateur du Coro de Radiotelevisión en 1958 ne restait plus en fonction, déjà dans les années 1990.
  29. Du pape Jean-Paul II.
  30. Enregistré en avril 2003, lors du 400e anniversaire de ce requiem, à Saint-Michel de Riaz
  31. (en)http://docplayer.net/35839552-Office-phone.html voir Sound Recordings