Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants

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L'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) est un organisme français de lutte contre le trafic de stupéfiants à compétence nationale notamment dans les Outre-mer. C'est un service spécial de la Sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF) de la direction centrale de la Police judiciaire.

Il compte actuellement environ 140 hommes, qui exercent leurs compétences d'initiative ou en renfort des services territoriaux de la Sécurité publique ou de la PJ.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'OCRTIS est créé par décret le 3 août 1953, selon les recommandations de la Convention internationale sur les stupéfiants signée à la Société des nations le 26 juin 1936, reprises dans l'article 35 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 de l'ONU[1].

En 2001, les unités opérationnelles de l'Ocrtis sont confiées à François Thierry[2]. François Thierry recrute le baron du trafic de hachisch Sofiane Hambli après son arrestation en 2009. Son avocate, Anne-Claire Viethel, la compagne de François Thierry[3], qualifie la peine de "sévère" lorsque son client est condamné à 13 ans de prison[4].

En mars 2016, François Thierry est nommé à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire[2], puis « officiellement soupçonné d’avoir pris une part active au trafic » et mis en examen en 2017[5]. 70 policiers de l'OCRTIS déposent leurs armes en signe de protestation en octobre 2017[6].

Répondant à la volonté de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, de placer les acteurs de la lutte au plus près des sources de production de la cocaïne, une antenne Caraïbe de l’OCRTIS est créée à Fort-de-France par l’arrêté du .

Implantations[modifier | modifier le code]

Toulouse

Statistiques[modifier | modifier le code]

Les données pour les années 1999-2008 concernant la lutte contre le trafic de cannabis sont les suivantes[7].

Années Nombre de saisies
de résine
Quantité saisies
de résine(kg)
Nombre de saisies
d'herbe
Quantité saisies
d'herbe (kg)
1999 39 214 52 176 4 854 3 382
2000 43 987 64 096 5 839 4 865
2001 40 014 48 710 5 784 3 922
2002 48 945 58 195 7 417 6 146
2003 56 574 78 374 9 119 3 997
2004 63 728 103 705 10 208 3 931
2005 62 396 83 470 10 205 3 062
2006 57 848 67 891 10 201 3 773
2007 66 500 34 182 11 381 3 047
2008 85 096 71 000 12 074 3 422

Le nombre d'interpellations liées au cannabis a été d'environ 76 000 en 1999 et de 152 845 en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/Organisation/Direction-Centrale-de-la-Police-Judiciaire/Lutte-contre-la-criminalite-organisee/Office-Central-pour-la-Repression-du-Trafic-Illicite-des-Stupefiants
  2. a et b « François Thierry : tuyaux, «tontons» et tonnes de shit », sur http://www.liberation.fr/, (consulté le 23 mai 2016).
  3. « Stups, un trafic d'Etat : le point sur les révélations de «Libération» », sur http://www.liberation.fr/, (consulté le 23 mai 2016).
  4. « Un trafiquant de drogue de haut vol condamné à treize ans de prison », sur http://www.lepoint.fr/, (consulté le 23 mai 2016).
  5. Richard Schittly, « L’ex-patron des « stups » mis en examen pour trafic de drogue », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2017)
  6. Jean-Michel Décugis, « Les policiers des stups déposent leurs armes », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2017)
  7. (fr) Question N° : 48583 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier (Union pour un Mouvement Populaire - Lozère), Assemblée nationale française