Office (librairie)

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L'office est un mode d'approvisionnement des librairies qui concerne les nouveautés. Il s'agit d'un contrat par lequel le libraire s'engage auprès d'un fournisseur à lui commander un certain volume de livres parmi les nouveautés et qui lui permet de renvoyer les invendus, plus de trois mois et moins de douze mois après la parution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Louis Hachette eut l'idée de proposer aux libraires la possibilité de renvoyer les invendus. Cela constituait, et constitue toujours, l'un des meilleurs arguments de vente possibles[1]. Aujourd'hui, la production éditoriale repose en grande partie sur ce principe, auquel on reproche souvent d'être responsable de l'inflation éditoriale.

Choix des livres[modifier | modifier le code]

Office « à façon »[modifier | modifier le code]

Les diffuseurs des maisons d'éditions envoient des représentants qui proposent aux libraires les titres à paraître susceptibles de leur convenir. Ils prennent note des quantités choisies, qui constituent l'office. Celui-ci peut aussi être travaillé par le libraire à partir de documents (argumentaires et bons de commande), car il n'est pas toujours rentable pour un diffuseur d'envoyer des représentants[2].

Grille d'office[modifier | modifier le code]

La grille d'office sert à définir un office par défaut, dans le cas où il n'a pas été possible de travailler l'office « à façon ». Elle indique la quantité souhaitée pour chaque catégorie de livres (classés par thème et par importance de tirage).

Enjeux[modifier | modifier le code]

  • L'inscription à l'office est l'un des critères qui permettent au libraire d'obtenir une meilleure remise de son fournisseur ; en France, le prix du livre est fixe, le libraire ne décide donc pas de sa marge mais essaie d'obtenir une bonne remise.
  • Il arrive qu'un titre ne soit pas choisi autant que prévu ; le représentant ou son supérieur décide parfois, de façon absolument illégale, d'expédier ce titre aux libraires dans des quantités plus importantes que convenu. Ce phénomène (qui a le don d'irriter les libraires) porte le nom d'« office sauvage ». Entrent également dans cette catégorie certains « livres-événements » pour lesquels aucune information préalable n'a été fournie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le métier de libraire - Institut National de Formation de la Librairie, Michel Ollendorff, Didier Bénévent, Olivier L'Hostis, Jean-François Loisy et al. - Électre-Éditions du Cercle de la Librairie - Paris - (ISBN 2-7654-0933-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bien que l'office ait un coût logistique que les libraires prennent beaucoup plus au sérieux de nos jours.
  2. les points de vente du livre sont classés par les diffuseurs en librairies du premier niveau, du second niveau, hypermarchés, grandes surfaces spécialisées et autres points de vente. Les librairies reçoivent régulièrement la visite des représentants quand elles sont du premier niveau, et moins régulièrement quand elles sont du second niveau.

Articles connexes[modifier | modifier le code]