Offensive du Sud de l'Ukraine

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Offensive du Sud de l'Ukraine
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte montrant l'offensive du Sud de l'Ukraine au .
Informations générales
Date - en cours
Lieu Oblast de Kherson, Oblast de Mykolaïv, Oblast de Zaporijjia, Crimée
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Ukraine UkraineDrapeau de la Russie Russie
Commandants
Drapeau de l'Ukraine Valeri Zaloujny
Drapeau de l'Ukraine Oleksandr Syrsky
Drapeau de la Russie Valeri Guerassimov

Drapeau de la Russie Oleg Salioukov
Drapeau de la Russie Nikolaï Ievmenov

Drapeau de la Russie Sergueï Dronov
Forces en présence
Forces armées de l'Ukraine Forces armées de la Fédération de Russie
Environ 13 000 hommes[1]
Pertes
Drapeau de l'Ukraine 9 morts au moins[4],[3]Drapeau de la Russie 1 croiseur (Moskva) et plusieurs bateaux de classe Raptor
Civils : Drapeau de l'Ukraine 13 morts au moins[2],[3]

Invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022

Batailles

Chronologie de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022
–––––
Offensive de Kiev


Offensive du Nord-Est


Offensive du Donbass


Offensive du Sud


Frappes aériennes dans l'Ouest de l'Ukraine


Guerre navale


Débordement

Coordonnées 46° 30′ nord, 34° 00′ est

L'offensive du Sud de l'Ukraine est un théâtre d'opérations en cours lors de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. Depuis leur base en Crimée annexée par la Russie, les forces armées russes ont attaqué les provinces (oblasts) de l'oblast de Kherson, de l'oblast de Mykolaïv et de l'oblast de Zaporijjia dans le sud de l'Ukraine[5]. Le 24 février 2022, les forces russes ont engagé les forces armées ukrainiennes[6].

Le 15 mars 2022, ministère russe de la Défense annonce que les forces russes ont capturé tout le territoire de l'oblast de Kherson. Avant le 8 mars, un détachement russe se dirigeait vers le nord-ouest le long de la rive est du Boug méridional. Cependant, selon l'Institut pour l'étude de la guerre, il est probable que les forces ukrainiennes aient stoppé cette avancée car les forces russes furent confrontées à des problèmes croissants d'approvisionnement et de logistique[7]. Des éléments de l'offensive du Sud unirent leurs forces à des éléments de l'offensive de l'Est de l'Ukraine pour encercler et bombarder conjointement la ville de Marioupol. En prenant totalement la ville, les forces russes des deux offensives pourront ainsi établir une liaison terrestre reliant la Crimée au reste de la Russie.

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite de l'annexion de la Crimée par la Russie après la révolution ukrainienne de Maïdan, les tensions sont restées vives entre le gouvernement ukrainien (soutenu par la communauté internationale) et Moscou[8]. Depuis quelques mois, les Forces armées de la fédération de Russie organisaient des exercices de masses à la frontière ukrainienne[9]. Ces exercices regroupant des milliers de soldats russes inquiétaient les Ukrainiens tout comme certains États, le président Biden demande l'évacuation des citoyens américains[10]. La Crimée avait par ces exercices été renforcée de dix mille combattants russes[11].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Capture du sud de l'oblast de Kherson par les Russes[modifier | modifier le code]

Image de vidéosurveillance montrant des véhicules blindés russes traversant la frontière depuis la Crimée.

Après l'annonce de Poutine du début d'une « opération militaire spéciale » en Ukraine, des explosions ont eu lieu partout dans le pays, notamment à Kherson[12]. Les gardes-frontières ukrainiennes ont posté une vidéo montrant des véhicules blindés traverser la frontière depuis la Crimée pour révéler l'invasion[13],[14].

La flotte russe a mis en place un blocus maritime empêchant tout navire de commerce d'atteindre les côtes ukrainiennes[15]. L'île des Serpents a été attaquée et prise par des navires russes[16],[17]. En réaction le gouvernement ukrainien a interdit la circulation de navires en mer d'Azov. Le soir, les forces ukrainiennes ont stoppé les russes sur le pont autoroutier d'Antonivka, à Kherson. Selon le gouverneur de l'oblast de Mykolaïv, Vitaliy Kim, des renforts ont été dépêchés. L'objectif serait d'empêcher les Russes de transférer leurs troupes sur la rive droite du fleuve Dniepr[18]. La bataille de Kherson est en cours.

Le 25 février, le ministère de la Défense a informé que le canal de Crimée du Nord a été débloqué et que l'approvisionnement en eau pourra commencer lorsque les pompes seront prêtes[19]. Les forces russes ont avancé vers Nova Kakhovka[20]. La ville de Mélitopol a été prise par les troupes russes à 06:00 (GMT)[21].

La ville de Kherson ne serait pas tombé. Les Russes seraient toujours bloqués derrière le pont autoroutier d'Antonivka. Plusieurs pertes civiles et militaires sont à déplorer[22].

Un débarquement par la mer d'Azov près de la ville de Marioupol a été rapporté par le Pentagone. Il s'agirait de plusieurs milliers de soldats se dépêchant dans l'Est du pays des forces vraisemblablement plus aguerris que celles présentes au Nord[23].

À 19 h 11 (UTC+2) le 26 février, le maire d'Olechky Yevhen Rychtchouk annonce que les combats s'étant déroulés dans la journée ont eu pour conséquence de détruire un gazoduc près du village de Sahy (ru), privant ainsi de gaz les habitants d'Olechky, de Solontsi (uk) et d'Hola Prystan. Selon lui, la gravité des dégâts rend impossible la reconstruction du gazoduc aussi longtemps que les combats se poursuivront[24].

Le lendemain, les autorités russes affirment avoir encerclé la ville, le ministère de la défense russe soutient aussi que « La ville de Guenitchesk et l'aérodrome de Tchernobaïevka près de Kherson ont également été pris sous contrôle »[25],[26].

Avance russe dans le nord de l'oblast de Kherson, l'est de l'oblast de Mykolaïv et l'ouest de l'oblast de Zaporijia[modifier | modifier le code]

Le 28 février, selon le ministère russe de la Défense, les forces russes ont capturé la ville d'Enerhodar, ainsi que les environs de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Ces informations sont réfutés par le maire de la ville, Dmitri Orlov[27],[28]. Une vidéo publiée ultérieurement montre des civils locaux empêchant un convoi russe d'entrer à Enerhodar en érigeant des barricades, les forçant au repli[29].

Les responsables ukrainiens accusent les forces russes d'utiliser des civils rassemblés dans des villages autour de Kherson comme boucliers humains afin de pouvoir traverser un pont stratégique vers Kherson[30].

Au petit matin du , les forces russes débutent leur attaque de Kherson par l'ouest, avançant depuis l'aéroport international de Kherson vers l'autoroute de Mykolaïv. Ils parviennent à encercler la ville et atteindre le village voisin de Komychany[31]. Plus tard dans la journée, les forces russes font leurs entrées à Kherson[32].

Le maire de Melitopol, Ivan Fedorov, annonce la prise de la ville par les forces russes[33]. L'information est confirmée par un responsable du département américain de la Défense[34].

Les forces russes bombardent également Bachtanka et Mykolaïv. Selon des responsables ukrainiens, un important convoi russe a été attaqué et vaincu pendant la nuit près de Bachtanka, forçant l'adversaire à se retirer vers la ville voisine de Novyï Bouh. Un communiqué annonce « plusieurs dizaines de véhicules blindés [russes] détruits lors de l'attaque »[35]. Vitaliy Kim déclare que pendant l'opération, un hélicoptère ukrainien a été détruit, mais ses pilotes ont survécu[36].

Les forces russes encerclent Enerhodar, avant qu'un convoi pénètre dans la ville vers 14 h 00. Selon le maire, la ville rencontre des difficultés à se procurer de la nourriture[37].

Au petit matin du 2 mars, les forces russes capturent des zones de Kherson, notamment la place centrale de la ville[38]. Plus tard dans la soirée, la reddition de la ville est annoncé par Igor Kolykhaïev, qui ajoute qu'un commandant russe prévoit de mettre en place une administration militaire dans la ville[39].

Les forces russes bombardent dans la matinée Voznessensk et tentent par la suite de prendre la ville[40]. Cette ville occupe une position stratégique tant pour les forces russes qu’ukrainiennes : il s'agit d'une voie d’accès par le sud à la centrale nucléaire de Konstantinovka et d'une porte d’entrée par le nord du grand port d’Odessa.

Selon le responsable ukrainien Anton Herashchenko, des bombardements russes ont touché de nombreuses maisons à Marioupol, faisant quatre morts[41].

Dans la soirée, un missile non identifié touche le MVS Banglar Samriddhi, un cargo bangladais bloqué dans le port près d'Olbia (oblast de Mykolaïv) depuis le début de l'invasion, tuant un ingénieur bangladais[42],[43].

Le 3 mars, une forte résistance fait toujours rage dans le nord de l'oblast de Kherson, ainsi que dans la ville de Marioupol[44],[45]. Les autorités annoncent que des centaines de civils de Marioupol ont été tués depuis le début du siège[46],[47]. Le maire Dmitri Orlov déclare qu'un important convoi russe est entré à Enerhodar[48].

Les forces russes prennent le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Au cours des violents combats, un incendie se déclare dans un centre de formation à l'extérieur du complexe principal, qui sera rapidement éteint[49].

Des volontaires locaux et des soldats ukrainiens parviennent à repousser les troupes russes de Voznessensk pendant la journée, forçant la plupart d'entre eux à se retirer à 64 km à l'est et d'autres à fuir dans les forêts voisines. Dix soldats russes seront faits prisonniers. Selon des responsables ukrainiens, les forces russes ont perdu 30 véhicules dans la bataille et plus d'une centaine de soldats. Dix civils ont été tués dans les combats[40].

Le 4 mars, des responsables locaux déclarent que les forces russes ont capturé une partie de la périphérie de Mykolaïv. Les forces ukrainiennes ont repris l'aéroport international de Mykolaïv, capturé par les forces russes plus tôt[50]. Dans la matinée, les forces russes capturent la totalité d'Enerhodar et la centrale nucléaire à proximité[51].

L'Ukraine fait sauter un pont ferroviaire à la frontière avec la Transnistrie pour empêcher les 1 400 soldats russes stationnés dans le territoire sécessionniste de la Moldavie de pénétrer en Ukraine[52].

Le 5 mars, Orlov déclare que les forces russes contrôlent le périmètre d'Enerhodar et la centrale électrique, tandis que les autorités locales sont autorisées à garder le contrôle du fonctionnement de la ville[53]. Les forces russes sont brièvement entrées dans Houliaïpole (qui, selon les forces ukrainiennes, a été attaquée pendant la nuit alors qu'elles faisaient face à des bombardements et des frappes aériennes[54]), avant d'être repoussées[55].

Le 7 mars, l'administration militaire régionale ukrainienne de l'oblast de Zaporijjia annonce que les forces russes ont jusqu'à présent capturé les villes de Berdiansk, Enerhodar, Melitopol, Vassylivka, Tokmak et Polohy dans cet oblast[56]. Les forces armées ukrainiennes déclarent avoir coulé le patrouilleur Vassili Bykov, qui a participé au bombardement de l'île des Serpents au début de l'invasion[57]. Cette information sera plus tard démentie, lorsque le navire est photographié le 16 mars, faisant sont entrée dans le port de Sébastopol sans dommage évident[58].

L'armée de l'air ukrainienne frappe la base aérienne militaire de l'aéroport international de Kherson dans la journée, des responsables ukrainiens affirment que plus de 30 hélicoptères russes ont été détruits. L'imagerie satellite démontre cependant un nombre inférieur[59].

Le 9 mars, les troupes russes pénètrent dans la ville de Skadovsk à 08 h 45. Selon des riverains, ils se sont postés sur la place centrale avant d'être chassés par des manifestants. Ils ont ensuite investi un bâtiment de la police nationale d'Ukraine avant de vandaliser le bâtiment du conseil municipal. D'après Le maire Oleksandr Yakovlev, les soldats ont emporté des ordinateurs du bâtiment du conseil municipal en ordonnant aucun rassemblement politique pendant leur passage[60].

Le lendemain, l'état-major ukrainien rapporte que la Russie a déployé un bataillon de la 336e brigade d'infanterie navale de la flotte de la Baltique vers Mykolaïv. Au nord-ouest de Mykolaïv, les forces russes et ukrainiennes se sont affrontées à Voznessensk. « Les forces russes éprouvent probablement des difficultés à avancer vers le nord-ouest au-delà du fleuve Inhoul », communique l'Institut pour l'étude de la guerre[61].

De violents bombardements frappent Mykolaïv dans la soirée, provoquant plusieurs incendies. Vitali Kim signale « des hostilités actives près de Gourivka » au nord de la ville[62].

Impasse et contre-attaques ukrainiennes[modifier | modifier le code]

Selon le gouverneur Vitali Kim, au 11 mars, les forces ukrainiennes ont repoussé les troupes russes vers l'est de 15 à 20 kilomètres et ont également encerclé certaines unités négociant une reddition[63].

Le 12 mars, les forces ukrainiennes revendiquent avoir détruit deux hélicoptères russes dans le raïon de Skadovsk pendant la journée[64]. Une vidéo est publiée sur les réseaux sociaux montrant l'un des hélicoptères détruits[65]. Oleksandr Yakovlev déclare plus tard que Skadovsk est « libérée » de l'armée russe, celle-ci ayant quittée la ville deux jours plus tôt, s'installant cependant en périphérie[66].

Le maire de Dniproroudne, Yevhen Matveyev, est arrêté le 13 mars par des soldats russes selon Oleksandr Starukh. Il avait auparavant rejoint les manifestations du « bouclier vivant » contre l'occupation russe de la région le 27 février. Les forces russes ont également commencé à imposer leur autorité dans l'oblast de Kherson, imposant des restrictions à Nova Kakhovka, Kakhovka et Tavriisk[67]. Une colonne des forces russes entre à Skadovsk dans l'après-midi s'installe en périphérie[68]. Vitali Kim affirme que 200 véhicules des forces russes ont été détruits à l'aide d'artillerie et encerclés près de Vassylivka, dans les environs de Melitopol[69]. Le quartier général russe aurait également été détruit[70].

Le 14 mars, une frappe aérienne russe sur Snihurivka à 06 h 00 tue un civil et endommage cinq bâtiments, selon le Service d'urgence de l'État[71]. Selon le conseil municipal de Marioupol, 2 357 civils ont été tués pendant le siège de la ville[72].

Les forces russes annoncent le 15 mars la capture de la totalité du territoire de l'oblast de Kherson[73]. Plus tard, l'armée de l'air ukrainienne a de nouveau frappé la base aérienne militaire de l'aéroport international de Kherson, détruisant plusieurs hélicoptères russes[74]. Gennady Korban, chef de l'état-major des forces de défense territoriales de oblast de Dnipropetrovsk, déclare que la région est préparée pour une offensive russe contrairement aux oblasts de Kherson et de Zaporijjia. Il ajoute que les forces russes sont déployées dans les localités de Velyka Oleksandrivka, Novovorontsovka et Arkhanhelske[75].

Les navires de débarquement de la marine russe s'approchent de la côte d'Odessa en trois groupes, impliquant notamment le navire de débarquement de la classe Ivan Gren Pyotr Morgunov[76]. Des avions de chasse et des navires de guerre russes attaquent des localités de l'oblast d'Odessa pendant la journée selon des responsables ukrainiens. Les attaques contre l'une des localités dans la matinée ont fait deux blessés[77].

Contre-offensive ukrainienne[modifier | modifier le code]

Le 16 mars, les forces russes ont ciblé pour la première fois des zones civiles dans la ville de Zaporijjia, avec des roquettes frappant la gare de Zaporozhye-2. La ville servit de premier accueil sûr pour les réfugiés fuyant Marioupol[78]. Oleksandr Yakovlev, le maire de Skadovsk, est arrêté par des soldats russes dans la journée, avant d'être relâché quelques heures plus tard[79]. Le maire de Melitopol, Ivan Fedorov, est également libéré. Certains responsables ukrainiens affirme qu'il a été libéré à la suite d'une « opération spéciale »[80],[81],[82]. Cependant, d'après l'attachée de presse du président ukrainien Zelensky, Darya Zarivnaya, le maire a été échangé contre neuf conscrits russes capturés par les forces ukrainiennes[83].

Selon le gouvernement ukrainien, ses forces ont lancé une contre-offensive près de Mykolaïv en direction de Kherson et affirme avoir capturé la ville de Posad-Pokrovske[84]. Le contrôle ukrainien de la ville sera confirmé de manière indépendante cinq jours plus tard[85].

Le 20 mars, la Russie ayant complètement encerclé Marioupol, exige une reddition complète de la ville, à laquelle Zelensky répond d'un refus direct[86].

Le 24 mars, les forces russes entrent dans le centre de Marioupol, s'emparant notamment d'une l'église. Selon l'administration municipale, les Russes tentent de démoraliser les habitants en communiquant publiquement des revendications de victoires russes, y compris des déclarations selon lesquelles Odessa a été capturée[87].

Le 27 mars, alors que les forces russes entament la deuxième phase de leur invasion de l'Ukraine, la vice-première ministre ukrainienne, Olha Stefanychyna, déclare que Marioupol « n'existe tout simplement plus », les objectifs de la Russie « n'ont rien à voir avec l'humanité ». Elle résume : « Ils [les habitants de Mariupol] n'ont accès à l'eau, à aucun approvisionnement alimentaire, à quoi que ce soit. Plus de 85% de la ville est détruite »[88].

Le 10 avril, les forces ukrainiennes ont fait des progrès significatifs et repoussé l'armée russe dans la zone autour de Kherson, gagnant du terrain à Osokorkivka et Oleksandrivka. Les contre-attaques russes échouent à reprendre le territoire perdu, tandis que l'Ukraine continue à harceler les aérodromes russes locaux[89]. La contre-offensive ukrainienne met la Russie sur la défensive dans le sud de l'Ukraine, l'obligeant à se concentrer sur la fortification de Kherson et l'amélioration de ses défenses aériennes[90]. Les guérilleros commencent également à attaquer des cibles russes dans le sud, notamment un groupe opérant apparemment à Melitopol[91]. Le 18 avril, la 80e brigade d'assaut aérien ukrainienne affirme avoir repris un certain nombre de villages près de Mykolaïv[92]. Deux jours plus tard, la Russie contre-attaque et obtient quelques territoires dans les environs d'Oleksandrivka[93].

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]