Bataille de la Ghouta orientale

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Bataille de la Ghouta orientale
Description de cette image, également commentée ci-après
Situation actuelle à Damas et dans la Ghouta orientale.
  •      Zone contrôlée par le régime syrien et ses alliés
  •      Zone contrôlée par les rebelles
  •      Zone contrôlée par les rebelles sous cessez-le-feu
  •      Zone contrôlée par l'État islamique
  •      Zone contestée
Informations générales
Date - en cours
(5 ans, 5 mois et 7 jours)
Lieu Damas et ses environs
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienne InfoboxHez.PNG Hezbollah
Organisation Badr
Brigade des Fatimides
Harakat Hezbollah al-Nujaba
Saraya al-Khorasani
PFLP-GC Flag.svg FPLP-CG
Fatah Flag.svg Fatah al-Intifada
Logo of Jaysh al-Islam.jpg Jaych al-Islam
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre Al-Liwaa.svg Union islamique Ajnad al-Cham
Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra (2012-2016)
Flag of Jabhat Fatah al-Sham.svg Front Fatah al-Cham (2016-2017)
Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Hayat Tahrir al-Cham (depuis 2017)
Flag of Ahrar ash-Sham.svg Ahrar al-Cham
Liwa Fajr al-Umma
Aknaf Beit al-Maqdess
Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Drapeau de la Syrie Bachar el-Assad
Drapeau de la Syrie Maher el-Assad
Drapeau de la Syrie Issam Zahreddine
Drapeau de la Syrie Ali Smender †
Drapeau de la Palestine Ahmed Jibril
Logo of Jaysh al-Islam.jpg Zahran Allouche
Logo of Jaysh al-Islam.jpg Abou Himam al-Buwaydani
Flag of Syria 2011, observed.svg Abed al-Naser Shmer
Al-Liwaa.svg Abou Mohammed al-Fateh
Flag of Syria 2011, observed.svg Khaled al-Haboush
inconnu
Forces en présence
Drapeau de la Syrie
70 000 hommes[1]
500 chars
Jaych al-Islam :
10 000 à 25 000 hommes

Ajnad al-Cham :
3 000 hommes

Faylaq al-Rahmane :
2 000 à 7 000 hommes

Flag of Jabhat al-Nusra.jpg
750 à 1 000 hommes[2]
3 000 hommes[3]
Pertes
inconnues 18 800 morts au moins
50 000 blessés
(rebelles et civils)[4],[5]
inconnues

Guerre civile syrienne

Coordonnées 33° 30′ 24″ nord, 36° 19′ 28″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de la Ghouta orientale

La bataille de la Ghouta orientale a lieu lors de la guerre civile syrienne. Après l'échec de leur offensive lors de la bataille de Damas, au cours de l'été 2012, les rebelles se replient et poursuivent le combat dans des quartiers périphériques de Damas et des villes et des villages de la Ghouta, aux alentours de la capitale. Progressivement les rebelles se retrouvent encerclés dans plusieurs poches : la principale se situant à l'est avec la ville de Douma et les quartiers de Qaboun, Barzeh et Jobar. Au sud, les insurgés résistent principalement dans les quartiers de Yarmouk, Qadam, Hajar al-Aswad, Beit Sahem et Yalda et dans les villes de Daraya et de Mouadamiyat al-Cham.

Plusieurs groupes rebelles participent aux combats : le plus puissant dans le gouvernorat de Rif Dimachq étant le mouvement salafiste Jaych al-Islam, dirigé par Zahran Allouche. Des groupes affiliés à l'Armée syrienne libre — comme Faylaq al-Rahmane, le Liwa Shuhada al-Islam et Faylaq al-Cham — sont également présents, ainsi que Ahrar al-Cham, l'Union islamique Ajnad al-Cham et le Front al-Nosra, qui se rebaptise Front Fatah al-Cham en 2016, puis se fond dans le Hayat Tahrir al-Cham à partir de 2017. Le régime syrien conserve quant à lui plusieurs de ses forces d'élite dans la capitale, avec notamment des éléments de la Garde républicaine. Il est également renforcé, dés le début du conflit, par de nombreuses milices chiites venues d'Irak, du Liban, d'Iran, d'Afghanistan et du Pakistan. Ces dernières invoquent la protection de la mosquée de Sayyida Zeinab, un haut lieu de pèlerinage chiite au sud-est de Damas, pour justifier leur intervention aux côtés des forces de Bachar el-Assad.

Pris en étau, les rebelles perdent progressivement du terrain. L'État islamique s'empare du quartier de Hajar al-Aswad en juillet 2014, puis du quartier de Yarmouk en avril 2015. La ville de Daraya est reprise par le régime en août 2016, suivie par celle de Mouadamiyat al-Cham en octobre 2016.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Damas.

Damas, la capitale politique syrienne, est un secteur stratégique déterminant dans une guerre civile qui s'éternise. De nouvelles forces militaires, ainsi que des armes plus destructrices y apparaissent pour essayer de faire basculer définitivement le conflit.

À cette époque, et après une première longue bataille, la capitale Damas a été momentanément pacifiée par les troupes loyalistes. Les combats se sont déplacés vers des secteurs stratégiques au sud-ouest et proches des frontières libanaises et israéliennes.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Début du siège de Yarmouk[modifier | modifier le code]

Situation en octobre 2012.

En août 2012, les combats éclatent dans le quartier de Yarmouk, un ancien camp de réfugiés palestiniens administré par l'UNRWA[6],[7],[8]. Les Palestiniens se déchirent entre ceux qui soutiennent le régime — avec le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) — et ceux qui soutiennent la rébellion — avec notamment Aknaf Beit al-Maqdess, un groupe proche du Hamas, et le Liwa al-Assifa[6],[9].

Situation en novembre 2012.

Fin 2012, les combats tournent à l'avantage des rebelles qui chassent le FPLP-CG de Yarmouk[6]. En décembre 2012, Yarmouk est bombardé pour la première fois depuis le début du conflit, ce qui provoque l'exode de la très grande majorité des habitants[10],[7]. Le quartier est ensuite assiégé par les loyalistes[11],[6],[12]. Les habitants vivent dans des conditions très dures : entre début 2013 et avril 2015, 170 à 200 personnes meurent de malnutrition et d'absence de médicaments selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)[11],[6],[13],[14],[15],[9].

Offensive rebelle de février 2013[modifier | modifier le code]

Situation en février 2013.

Le , les rebelles lancent une grande attaque, surnommée « bataille de l'Armageddon » contre les troupes loyalistes défendant Damas. Ils entrent dans le district damascène de Jobar. Ces derniers effectuent également des attaques sur Adra au nord-est de la capitale[16],[17].

Le , l'opposition s'empare d'un autre point de contrôle de l'armée syrienne dans le district de Jobar bien que l'OSDH affirme que les combats pour l'autoroute continuent et que les forces gouvernementales ont repris le secteur après avoir bombardé les positions rebelles[18].

Le , les rebelles déploient des camions chargés de canons anti-aériens dans le district de Jobar afin de consolider leurs progrès réalisés dans le quartier Est de Damas[19]. Le , un Scud syrien touche le centre de commandement de la brigade insurgée Liwa al-Islam[20] à Douma, blessant son commandant, Cheikh Zahran Allouche et tuant d'autres rebelles[21].

Le , trois attentats à la voiture piégée visent des cibles de l'armée dans le quartier Barzeh de Damas. L'OSDH affirme que 22 personnes, pour la plupart des soldats, ont été tuées[22]. Le lendemain, un nouvel attentat fait au moins 83 morts à Damas. Les séries d'attentats meurtriers qui frappent la Syrie depuis le début de l'année 2013 sont revendiqués pour la plupart par le Front al-Nosra[23].

Le , alors que les positions des groupes armés semblent figées, le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem affirme pour la première fois que le régime est prêt au dialogue avec les rebelles armés. Mais trois jours plus tard, Washington oppose une fin de non recevoir en annonçant la fourniture pour la première fois d'aides directes à la rébellion. Deux jours plus tard, l'OSDH affirme que les rebelles ont tiré plusieurs obus de mortier sur le département militaire, judiciaire et de littérature de l'université de Damas.

Le , des combats sont signalés à Daraya entre l'armée et les rebelles après que ces derniers eurent pris en embuscade une colonne syrienne tentant de pénétrer dans la ville[24]. Le , des tirs de roquette rebelles touchent les quartiers-généraux de l'armée syrienne, à Damas[25]. Le , trente déserteurs sont tués près de Damas, dans une embuscade loyaliste alors qu'ils tentaient de rejoindre l'est de Ghouta sous contrôle rebelle[26].

Le , les rebelles attaquent au mortier le palais présidentiel et l'aéroport international de la capitale. Il n'y a aucune certitude qu'il y ait eu des pertes parmi les rangs de l'armée loyaliste[27]. Le , les insurgés lancent l'un des bombardements les plus importants du centre de Damas depuis le début du conflit. Des mortiers touchent la place Ummayad, les quartiers-généraux du Parti Baas, les services de renseignement de l'armée de l'air et la télévision d'État, progressant dans le district de Kafr Sousa[28]. Le , des tirs de mortiers rebelles touchent l'université de Damas, tuant 15 étudiants et en blessant 7 autres[29].

Contre-offensive loyaliste[modifier | modifier le code]

Situation en mars 2013.

Le , l'armée syrienne, soutenue par ses chars, lance une contre-offensive à l'Est de Damas. Elle impose bientôt un siège au district de Ghouta tenu par les rebelles[30].

Le , au moins vingt personnes sont tuées dans des raids aériens et des barrages d'artillerie gouvernementaux au nord-est de Damas. Les rebelles se regroupent dans les quartiers de Qaboun et Barzeh afin de limiter le risque d'être exposés à d'éventuelles armes chimiques et ainsi combattre les forces gouvernementales dans des combats rapprochés[31].

Le , l'armée syrienne reprend le village d'Otaiba à l'est de Damas, qui était occupé depuis huit mois par les rebelles. Les loyalistes reprennent aussi plusieurs villages près de la frontière libanaise. Les rebelles, qui commencent à reculer, accusent le Hezbollah libanais d'envoyer des « troupes d'élite » afin de soutenir al-Assad[32].

Le , un avion israélien exécute un survol du palais présidentiel à Damas. Selon l'ASL, il vient d'attaquer un centre de recherche d'armes chimiques, près de Damas[33].

Le , le Premier ministre syrien Wael al-Halki échappe de peu à une tentative d'assassinat: sa voiture a été la cible d'un attentat à la bombe dans le district de Mazzeh à Damas[34]. Le 30 avril, une bombe explose dans le centre-ville de Damas, tuant au moins 13 personnes[35].

Le , ce sont six attaques aériennes israéliennes qui sont menées contre des cibles militaires dans la région de Damas. Israël a aussi lancé des roquettes sur le centre de recherches de Jamraya (nord de Damas) que son aviation avait déjà attaqué le 29 janvier 2013. Une quinzaine de soldats syriens ont été tués[36],[37],[38]. Le , un journaliste du journal français Le Monde écrit que les forces de Bachar el-Assad auraient utilisé des armes chimiques dans la région de la capitale[39].

Carte de la "Vieille ville" (au centre de Damas), située au sud de la rivière Barada et à l'ouest du district de Jobar

Le , un attentat à la voiture piégée, dans le district de Jobar, tue au moins huit soldats et blesse des civils[40]. Le , vingt-sept rebelles sont tués dans une embuscade tendue par l'armée dans l'est du district de Ghouta alors qu'ils tentaient de percer le blocus militaire; ceci afin de permettre l'arrivée de renforts et d'approvisionnements[41].

Le , la télévision d'État syrienne indique que l'armée a repris Ahmadiyeh dans la banlieue de Damas[42]. Trois jours plus tard, l'armée syrienne lance vainement des opérations militaires afin de reprendre le district de Qaboun[43].

Le , le Hezbollah et l'armée loyaliste livrent bataille aux rebelles près de l'hôpital de Khomeini. Le lendemain, les forces gouvernementales continuent leur progression. Ils reprennent du terrain en s'emparant de plusieurs villages près de Damas. Dans le même temps, les rebelles indiquent être toujours encerclés dans le district de Ghouta où ils sont isolés[44].

Le , les forces loyalistes tuent au moins 49 combattants rebelles, dans un faubourg stratégique de Damas, près d'Adra. La route était utilisée par les rebelles depuis plusieurs mois pour faire entrer des armes à Damas[45]. Le , au moins 62 rebelles sont tués par l'armée syrienne, dans un secteur à l'ouest de la ville industrielle d'Adra, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)[46],[47].

Le 1er octobre 2013, les rebelles pénètrent de nouveau dans le district de Jobar, aidés par de l'armement lourd saoudien.

Attaque chimique dans la Ghouta orientale en août 2013[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de la Ghouta.
Emplacements des explosions chimiques le 21 août 2013.

Le 21 août, une attaque chimique particulièrement meurtrière a lieu dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas. Selon diverses estimations, entre 355 et 1 845 personnes sont tuées, dont un grand nombre de femmes et d'enfants. Les deux camps s'accusent mutuellement d'être responsable de l'attaque. Pour les pays occidentaux, la « ligne rouge » est franchie et les États-Unis, la France et le Royaume-Uni semblent prêts à intervenir militairement en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad. Mais à Londres, la Chambre des communes vote contre une intervention tandis qu'à Washington, le président Barack Obama demande l'autorisation du Congrès. La Russie propose alors un plan de démantèlement de l'arsenal chimique syrien, sous la supervision de l'OIAC. Le régime syrien accepte et le , les États-Unis et la Russie annoncent qu'un accord a été trouvé. Dans les années qui suivent, la question de la responsabilité du massacre demeure controversée, certains journalistes accusent les groupes rebelles mais la grande majorité des experts pointent l'armée syrienne[48].

Offensive de septembre et octobre 2013[modifier | modifier le code]

Situation en septembre 2013.

Le 1er septembre 2013, au moins 46 rebelles sont tués dans une offensive à Rouheiba, au nord-est de Damas, et onze autres insurgés sont tués le même jour dans d'autres combats dans le gouvernorat de Rif Dimachq, selon l'OSDH[47]. Le 2 septembre, toujours selon l'OSDH, au moins 29 rebelles sont tués à Adra dans une embuscade tendue par les forces spéciales de l'armée et des miliciens du Hezbollah[47].

Au centre de Damas: Le quartier de Tadamon est une zone dévastée après des mois de combats acharnés. Ce quartier est tenu par des milices de la Défense nationale créée par Bachar el-Assad. Les miliciens, aux fins d'éviter les tirs de snipers rebelles, ont posé des caméras pour surveiller les rues les plus stratégiques du quartier. Des tirs sont parfois échangés avec des rebelles infiltrés[49].

Dans la banlieue de la capitale syrienne à Jobar, à Daraya et Barzeh, l'offensive de l'armée syrienne continue[50].

Le 23 octobre 2013, un assaut coordonné de plusieurs factions rebelles parvient à prendre le puissant complexe loyaliste de Tameco. Au moins 70 soldats sont tués et la voie est désormais grande ouverte vers le centre-ville via le quartier de Zablatani. Les combats se déroulent désormais à 2 kilomètres du palais présidentiel. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, les rebelles bombardent l'aéroport international de Damas ainsi qu'une centrale thermique du sud de la ville, occasionnant une coupure de courant massive dans les gouvernorats de Damas, Deraa et Homs. Profitant du chaos engendré par la coupure d'électricité et par la nuit, les rebelles lancent une offensive massive pendant la nuit sur le quartier de Zablatani et prennent les loyalistes par surprise ; les combats sont également très intenses dans le district de Jobar, à l'intérieur de Damas.

Le 24 octobre, l'armée syrienne s'empare de la localité de Hteitit Al-Turkman après trois jours de combats qui ont fait selon l'OSDH au moins 25 morts chez les loyalistes et 17 du côté des rebelles[51].

Accords de cessez-le-feu dans les quartiers au sud de Damas[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, plusieurs accords de cessez-le-feu — négociés par des personnalités politiques ou des hommes d'affaires locaux — sont conclus entre le régime et les rebelles, dans des villes et des quartiers au sud de Damas — à Mouadamiyat al-Cham, Yarmouk, Beit Sahem et Yalda — mais aussi à Barzeh dans l'est et Qudsaya à l'ouest[52],[53]. Le 17 février une trêve est également conclue dans le quartier sud de Babbila[52]. En échange d'une amnistie et de l'entrée de nourriture dans les localités assiégées, les rebelles remettent leurs armes lourdes et acceptent de hisser le drapeau officiel syrien[52],[53]. Des postes de contrôle communs entre loyalistes et rebelles sont établis dans certaines localités[52]. Ces accords sont cependant fragiles ; Qudsaya est ainsi de nouveau assiégée quelques semaines après la conclusion de la trêve, à la suite de l'assassinat d'un officier alaouite et de son fils qui s'étaient aventurés dans la zone rebelle, en violation de l'accord[53]. À Yarmouk, l'accord sur l'acheminement de nourriture est rompu après de nouveaux affrontements entre les loyalistes et le Front al-Nosra[53]. Le 18 août 2014, un nouvel accord de « réconciliation » est conclu, cette fois à Qadam, au sud de Damas[54].

Embuscade d'Otaybah en février 2014[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Embuscade d'Otaybah.

Le , à l'est de Damas, une troupe de 160 à 250 combattants du Front al-Nosra et de Jaych al-Islam tombe dans une embuscade particulièrement meurtrière, tendue par les hommes du Hezbollah. Entre 150 et 200 rebelles sont tués[55],[56],[57],[58].

Le siège de la Ghouta orientale en 2014[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, les djihadistes de l'État islamique investissent le quartier d'Al-Hajar al-Aswad, ainsi qu'une partie de Tadamon et de Qadam, au sud de Damas[59],[60]. En revanche, près de Douma, à l'est de la capitale, ils sont chassés des localités de Mesraba et de Maydaa au cours d'une offensive menée pendant trois semaines par les forces de Jaych al-Islam[60].

Le 31 août 2014, l'armée syrienne effectue des bombardements intenses sur le quartier de Jobar, à l'est de Damas[61],[62].

Le 6 septembre, les loyalistes et le Hezbollah prennent la localité de Hteitet Jarash[63].

Le 9 septembre, des bombardements du régime à Douma font 25 morts, dont 10 enfants. Deux jours plus tard, un nouveau raid tue 42 personnes, dont un nombre indéterminé de rebelles, sept enfants et deux femmes selon l'OSDH[64].

Le 12 septembre, à Hajar al-Aswad, au sud de Damas, les rebelles et les djihadistes de l'État islamique concluent un accord de cessez-le-feu pour le front de Damas[65].

Le 20 septembre, les rebelles s'emparent de Dakhaniyeh, au sud-est de Damas, un village stratégique qui leur permet de tirer des obus sur la capitale. Le 22, les loyalistes contre-attaquent et lancent un assaut sur le village, au moins 10 rebelles sont tués[66].

En novembre, une nouvelle milice est formée : le Jaich al-Wafa (Armée de la loyauté), composée d'anciens rebelles ayant changé de camp[67].

Au moins 25 soldats loyalistes sont tués dans une embuscade tendue la nuit du 22 au 23 novembre à Zabdin par des hommes du Front islamique et du Front al-Nosra[68].

Intenses bombardements dans la Ghouta au cours de l'année 2015[modifier | modifier le code]

Un sniper loyaliste dans le quartier de Qaboun, en octobre 2015.

En janvier 2015, environ 150 civils sont tués par les bombardements du régime, dont 60 à Douma, selon le Centre de documentation des violations en Syrie (VDC)[69]. Le 2 février 2015, 11 civils sont tués à Douma par des raids du régime, en représailles les forces de Jaych al-Islam tirent au moins 49 obus sur Damas, faisant 10 morts parmi les habitants. La nuit suivante, l'aviation syrienne frappe dans la région de la Ghouta orientale, faisant 82 morts selon l'OSDH, dont 11 combattants et 13 enfants[70],[71]. Selon le VDC, les frappes loyalistes tuent au moins 120 civils, dont 40 enfants, dans la première semaine de février et environ 1 000 personnes sont blessées[69]. Pour interpeller la communauté internationale et dénoncer les bombardements du régime contre les civils, des rebelles réalisent une mise en scène fictive à Douma où sont montrés des enfants vêtus d'uniformes orange enfermés dans une cage, près de laquelle est approchée une torche enflammée. Cette vidéo renvoie à l'exécution du pilote jordanien Mouath al-Kassaesbah, brûlé vif dans une cage par l'État islamique[72],[73].

Le 9 mars, 60 rebelles de la brigade al-Anfal se rendent au régime au sud de Damas[74].

Le 3 mai, le régime s'empare du village de Maydaa et coupe la dernière route de ravitaillement des rebelles[75]. Le 7 mai, Maydaa est reprise par les rebelles[76].

Le 16 août, des attaques aériennes du régime syrien à Douma font au moins 117 morts et 250 blessés selon l'OSDH, en majorité des civils. C'est le raid le plus meurtriers du régime depuis le début de la guerre[77],[78],[79],[80],[81]. Selon l'OSDH, les frappes aériennes du régime s'intensifient dans la Ghouta orientale du 16 au 26 août, faisant au moins 257 morts, dont 50 enfants, et plus de 1 000 blessés. Pour sa part, la Défense civile recense au cours de la même période 265 morts, dont 44 enfants et 33 femmes et plus de 1 200 blessés[82],[77].

Des rebelles dans le quartier de Jobar, le 17 octobre 2015.

Le 8 septembre, les rebelles lancent une offensive au nord-est de Damas, ils attaquent Harasta et Dahiyat el-Assad. Le 9, le Jaych al-Islam attaque la prison d'Adra, la plus grande du pays où sont enfermées 5 000 personnes. Le 11, les rebelles s'emparent de deux bâtiments dans la section des femmes. Les loyalistes évacuent alors toute la section des femmes, ainsi que les détenues[83]. Selon l'OSDH, au moins 15 loyalistes et 9 rebelles sont tués[84]. Au 13 septembre, selon l'OSDH, les combats ont fait au moins 46 morts chez les rebelles et 41 du côté loyaliste[85].

Le 14 octobre, les forces du régime syrien bombardent les positions rebelles pour tenter de déloger les insurgés qui encerclent une grande partie de Damas. Les bombardements avec l'artillerie lourde, les roquettes et d'autres projectiles commencent vers six heures du matin (03H00 GMT) et durent trois heures[86].

Le 30 octobre, un bombardement du régime frappe un marché de Douma. Au moins 59 personnes sont tuées selon l'OSDH. Pour Médecins sans frontières (MSF), le bilan est de 70 morts et 550 blessés[87]. En représailles, le 1er novembre, les rebelles de Jaych al-Islam rassemblent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de prisonniers — soldats du régime et civils, dont des femmes — et les dispersent dans des cages à Douma et dans plusieurs villages de la Ghouta orientale, afin de servir de boucliers humains contre les frappes aériennes des loyalistes[88].

Le , Zahran Allouche, chef du Jaych al-Islam et chef militaire du Front islamique, est tué à Al-Marj, au cours d'une réunion de chefs rebelles, par des frappes aériennes russes ou syriennes. 13 autres militants du groupe, dont 5 de ses chefs, sont également rapportés tués[89]. Quelques heures plus tard, Jaych al-Islam annonce que Abou Himam al-Buwaydani prend la tête du groupe[90],[91].

À Damas, un accord aurait été conclu le 25 décembre entre le régime syrien et plusieurs groupes rebelles et djihadistes — dont l'État islamique et le Front al-Nosra — sur le départ de plus de 3 500 combattants et civils de trois quartiers de la ville[92]. L'accord est cependant suspendu le lendemain, à cause de la mort de Zahran Allouche[93].

Prise du quartier de Yarmouk par l'État islamique en avril 2015[modifier | modifier le code]

Le , plusieurs centaines de djihadistes de l'État islamique entrent dans Yarmouk, un camp de réfugiés palestiniens devenu un district de Damas alors peuplé de 18 000 habitants selon l'ONU, contre 150 000 avant le début de la guerre[94],[95],[6],[96],[97],[98],[7],[99]. L'attaque est lancée au sud, depuis le quartier limitrophe de Hajar al-Aswad, avec l'aide, pour la circonstance, du Front al-Nosra[96],[7],[14],[9]. L'État islamique affronte les combattants du groupe rebelle palestinien Aknaf Beit al-Maqdess, proche du Hamas[97]. Selon l'OSDH, l'EI contrôle 70% de Yarmouk le 3 avril[100], puis 90% le lendemain[101]. L'OLP affirme de son côté que jusqu'à 70 % du camp de Yarmouk est tombé aux mains de l'EI au cours des combats d'avril 2015[3]. Une partie du camp, au nord, demeure aux mains des forces loyalistes[3].

Des décapitations sont commises par les djihadistes et des rumeurs d'exactions — dont l'ampleur est parfois exagérée — provoque la panique et la fuite des habitants[11],[102]. Au cours de ces combats, des frappes aériennes continuent également d'être menées par les avions et les hélicoptères du régime[102],[9]. Selon un responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), 2 000 civils fuient Yarmouk les 3 et 4 avril et trouvent refuge au quartier de Zahira, tenu par l'armée syrienne[97],[96]. Cependant ces déclarations sont contestées par Shaml Media, un réseau de médias palestinien en Syrie, qui affirme que seulement 180 personnes ont quitté Yarmouk pour les zones loyalistes[102]. Au moins 4 000 civils fuient également vers les quartiers voisins de Babbila, Yalda et Beit Sahm, tenus par les rebelles, mais également situés dans la zone assiégée[102]. 120 combattants d'Aknaf Beit al-Maqdess choisissent également de se rendre aux forces du régime syrien pour échapper aux djihadistes[96]. Le 6 avril, l'EI tient le centre, le sud et l'ouest du camp, tandis qu'Aknaf Beit al-Maqdess contrôle encore le nord et l'est[97],[14]. Le même jour, le Conseil de sécurité des Nations unies réclame un accès humanitaire à Yarmouk[103]. Du 1er au 10 avril, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, au moins huit civils et trente combattants ont été tués, sept membres d'Aknaf Beit al-Maqdess ont été exécutés, dont deux par décapitation[104],[101],[97],[105]. Au moins 10 rebelles ont également été faits prisonniers par l'EI[106].

Au cours des combats le groupe Jaych al-Islam propose d'intervenir contre l'État islamique, mais le Front al-Nosra annonce le 5 avril avoir refusé de laisser passer ses combattants dans les zones sous son contrôle et affirme vouloir rester neutre[107],[108],[102].

Le 8 avril, Ahmad Majdalani se rend en Syrie en tant que représentant de l'OLP pour une réunion avec les organisations palestiniennes, à l'exception d'Aknaf Beit al-Maqdess[109]. Le lendemain, il annonce que ces organisations ont accepté de coordonner des opérations militaires avec l'armée syrienne pour reprendre Yarmouk à l'État islamique[109]. Cependant le 10 avril, la direction de l'OLP contredit ces déclarations et annonce qu'elle ne prendra pas part aux combats[110],[7],[14],[102]. Le Hamas demande quant à lui que le FPLP-CG arme Aknaf Beit al-Maqdess pour chasser l'État islamique et le Front al-Nosra mais s'oppose à un retour du régime à Yarmouk[14]

Le 15 avril, une partie des combattants de l'État islamique se seraient retirés de Yarmouk pour regagner le quartier d'Hajar Aswad[99]. En décembre 2015, l'EI et le Front al-Nosra ne contrôleraient plus 40 % du camp de Yarmouk, contre 60 % en avril[92].

Le 31 août, l'État islamique lance depuis le quartier de Hajar Al-Aswad une attaque contre les rebelles de l'Union islamique Ajnad al-Cham dans quartier de Qadam[59],[111]. Selon l'OSDH, les combats font une quinzaine de morts et les djihadistes s'emparent de deux rues[59].

Le 8 avril 2016, des combats éclatent à Yarmouk cette fois entre l'État islamique et le Front al-Nosra et tournent à l'avantage du premier[3],[112]. Selon Anouar Abdel Hadi, un dirigeant de l'OLP, l'EI a pris le contrôle de 60 % du quartier à la date du 12 avril[3] et al-Nosra a perdu 90 % du territoire qu'il contrôlait dans ce même quartier à la date du 22 avril[112]. Au nombre de seulement 300 contre les 3 000 hommes de l'État islamique, les forces du Front al-Nosra sont balayées, plusieurs de ses combattants sont tués et d'autres rejoignent les rangs de l'EI[3]. En 2016, le nombre de civils présents à Yarmouk n'est plus que de 6 000[3].

Embuscade de Tal Swan, en février 2016[modifier | modifier le code]

Le 11 février 2016, un groupe de 240 soldats et miliciens loyalistes tombent dans une embuscade tendue pas les forces de Jaych al-Islam près de Tal Swan, entre Douma et Adra, au moins 76 soldats et miliciens sont tués selon l'OSDH et plusieurs autres portés disparus[113],[114]. Selon le média pro-Assad Al-Masdar, ce serait 25 soldats et miliciens loyalistes, dont des membres des Forces de défense nationale et de l'Armée de libération de la Palestine, qui auraient été tués au cours de l'embuscade[115]. D'autres médias pro-régime donnent cependant un bilan allant jusqu'à 180 tués[116].

Conflit entre groupes rebelles en avril et mai 2016[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 2016, des affrontements éclatent à Zamalka entre les rebelles de Jaych al-Islam et ceux de Faylaq al-Rahmane[117].

Le 31 mars, des bombardements du régime à Deir al-Assafir tuent 33 personnes, dont 12 enfants, 9 femmes, un enseignant et un membre bénévole des services de secours[118],[119].

Le 28 avril, les combats reprennent entre Jaych al-Islam et Faylaq al-Rahmane, les premiers auraient pris l'avantage à Douma et Marj, mais les seconds auraient également eu des succès dans les quartiers est de Damas. Des affrontements opposent aussi Jaych al-Islam à Jaych al-Foustate, une alliance formée par le Front al-Nosra et le Liwa Fajr al-Umma. Des chefs rebelles et des notables de la Ghouta appellent à la fin de ces combats début mai[120]. Selon l'OSDH, au 3 mai les affrontements ont fait plusieurs dizaines de morts dans les deux camps, ainsi qu'une dizaine de civils, et 400 hommes de Jaych al-Islam auraient été capturés par ceux de Faylaq al-Rahmane[120],[121],[122]. Le 15 mai, le bilan de ces combats fratricides monte à plus de 300 morts selon l'OSDH[123], puis il monte encore à 500 morts le 17 mai[124]. Le 4 mai, les loyalistes profitent de ces affrontements pour passer à l'offensive à Deir al-Assafir, l'aviation mène au moins 22 frappes[125],[126]. Le 19 mai, la ville est prise par l'armée syrienne et le Hezbollah[127]. Le 25 mai, un cessez-le-feu est conclu au Qatar entre les deux factions rebelles[128],[129]. Quelques jours plus tard, les deux camps commencent à échanger leurs prisonniers[130].

Par ailleurs, le 9 juillet, les loyalistes prennent le village de Midaa et coupent une route d'approvisionnement de Jaych al-Islam[131].

Capitulation de Daraya, Mouadamiyat al-Cham, Qudsaya et d'al-Hameh en août et octobre 2016[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Daraya.

Le 25 août, au sud-ouest de Damas, la ville de Daraya capitule. Un accord est conclu entre le conseil civil local et le régime, les rebelles du Liwa Shuhada al-Islam et de l'Union islamique Ajnad al-Cham remettent leurs armes lourdes et sont évacués vers le gouvernorat d'Idleb avec leurs familles, tandis que les autres civils sont conduits en zone loyaliste. Après quatre années de siège, Daraya est détruite à 90% et vidée de toute sa population civile[132],[133],[134].

En octobre 2016, la localité de Mouadamiyat al-Cham, voisine de Daraya, capitule à son tour et conclu un accord avec le régime pour évacuer les combattants et les civils. Le 19 octobre, 2 100 rebelles et membres de leurs familles commencent à être évacués pour être conduits vers le gouvernorat d'Idleb[135].

Les localités voisines de Qudsaya et d'al-Hameh, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Damas, repassent également sous le contrôle du régime en octobre. Le 8 de ce mois, les rebelles acceptent un accord avec le régime, 2 500 personnes, dont 525 rebelles de Qudsaya et 114 rebelles d'al-Hameh sont conduits vers la région d'Idleb[136],[137],[138],[139].

La trêve de septembre 2016[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 2016, une trêve négociée entre les États-Unis et la Russie entre en vigueur en Syrie. Pourtant le 16 septembre, des combats éclatent dans le quartier de Jobar, occupé par des rebelles de Faylaq al-Rahmane, Faylaq al-Cham et du Front Fatah al-Cham. Ces affrontements constituent alors la plus sérieuse violation de la trêve. Selon l'OSDH, plus de 21 obus et roquettes sont tirés sur Jobar et les combats font au moins quatre morts dans les rangs loyalistes et trois du côté des rebelles[140],[141].

Offensives dans les quartiers de Jobar, Barzeh, Qaboun et Tichrine, en février et mars 2017[modifier | modifier le code]

Rebelles dans le quartier de Qaboun, le 26 avril 2017.

Le 18 février 2017, des tirs d'artillerie ont lieu dans le quartier de Qaboun, pourtant calme depuis deux ans[142]. Les loyalistes passent ensuite à l'offensive et tentent de couper le quartier de Qaboun de ceux de Techrine et Barzeh[143]. Treize soldats syriens sont notamment tués le 1er mars[143]. Pour justifier son offensive alors qu'un cessez-le-feu est en cours, le régime affirme que Qaboun est tenu par le Hayat Tahrir al-Cham, ce que l'opposition conteste[144]. Qaboun abrite un réseau de tunnels, ce quartier est vital pour le ravitaillement en armes et en nourriture des rebelles de la Ghouta[145].

Le 7 mars, la Russie annonce un cessez-le-feu dans la Ghouta pour la période du 6 au 20 mars[146]. Cependant le porte-parole militaire de Jaych al-Islam, Hamza Bayraqdar, déclare que le groupe n'a eu « aucun contact » avec la Russie à ce sujet[147]. Malgré le cessez-le-feu, deux personnes sont tuées par des frappes aériennes le 8 mars, à Douma[147]. D'autres bombardements touchent la ville d'Arbine, tandis que des tirs d'artillerie frappent le quartier d'Harasta, faisant une vingtaine de blessés[147].

Le 19 mars, Faylaq al-Rahmane, Hayat Tahrir al-Cham et Ahrar al-Cham lancent une offensive dans le quartier de Jobar, avec pour objectif de soulager les forces insurgées sous pression dans les quartiers de Barzeh, Qaboun et Tichrine[148],[149],[150],[151],[145],[152]. Les djihadistes de Tahrir al-Cham lancent l'assaut avec deux voitures piégées, plusieurs kamikazes et progressent en direction de la place des Abbassides, à deux kilomètres de la vieille ville[149],[150]. Les rebelles s'emparent de plusieurs sites industriels et bâtiments entre Jobar et Qaboun[150] et créent une brève jonction entre les deux quartiers[153],[148],[154]. Mais le lendemain, les forces du président Bachar el-Assad lancent une contre-attaque au sol, appuyées par l'aviation[153]. Des éléments de la 4e division blindée du général Maher el-Assad et de la 105e brigade de la Garde républicaine sont engagés dans les combats[155], de même que des miliciens chiites irakiens du Harakat Hezbollah al-Nujaba[156]. Selon l'OSDH, ces forces parviennent à reprendre 70 % du terrain gagné la veille par les rebelles[153],[148],[154]. Le 21 mars, les rebelles repartent à l'assaut à l'aube[151]. À la mi-journée, ils affirment avoir repris quelques positions : une zone industrielle bordant l'autoroute et une partie de la gare routière des Abbassides[148],[155]. Mais ils sont contraints d'abandonner la zone dite des « Garages » à cause des bombardements[154]. Le 24 mars, les loyalistes reprennent tous les points conquis par les rebelles les jours précédents[157],[158]. Selon l'OSDH, du 9 au 25 mars, les combats ont fait au moins 82 morts dans les rangs des loyalistes et 115 du côté des rebelles[158],[151].

Conflit entre groupes rebelles en avril 2017[modifier | modifier le code]

Le , de nouveaux combats éclatent dans la Ghouta orientale entre Jaych al-Islam d'une part, et Faylaq al-Rahmane et le Hayat Tahrir al-Cham de l'autre[159],[160]. Jaych al-Islam annonce alors avoir décidé, après plusieurs mois d'incidents et de provocations, d'éradiquer al-Qaïda de la Ghouta orientale[160]. Le groupe affirme que l'offensive ne vise aucune autre faction, mais ces déclarations sont contestées par Faylaq al-Rahmam qui dit avoir été ciblé[160]. Selon l'OSDH, les affrontements des 28 et 29 avril font au moins 95 morts, dont 32 hommes de Jaych al-Islam et cinq civils[161]. Le Hayat Tahrir al-Cham aurait été fortement affaibli et Faylaq al-Rahmam affirme avoir perdu plusieurs dizaines d'hommes[160]. Les combats entre les rebelles cessent le 5 mai et après avoir fait au moins 169 morts selon l'OSDH, dont 67 hommes du groupe Jaych al-Islam et 13 civils[162],[163].

De nouveaux combats éclatent le 15 mai, faisant au moins 80 morts ou blessés selon l'OSDH[164].

Évacuation des quartiers de Barzeh, Tichrine et Qaboun en mai 2017[modifier | modifier le code]

Rebelles évacuant les quartiers de Barzeh et Tichrine, le 12 mai 2017.

Le , un accord est conclu avec les rebelles blessés de l'ancien Front Al-Nosra, présents dans le camp de Yarmouk. Ces derniers sont évacués vers la province d'Idleb[165].

Un autre accord est trouvé entre d'autres rebelles et le régime syrien dans le quartier de Barzeh, assiégé par les forces loyalistes[166],[167],[168],[169]. Le 8 mai, approximativement 1 000 personnes dont environ 500 combattants commencent l'évacuation du quartier de Barzeh pour aller en direction de la province d'Idleb[167],[168],[169],[170],[171]. Les groupes rebelles actifs à Barzeh sont alors la 1re division, les martyrs de Jabal el-Zawiya, la brigade de Qassioun — tous trois affiliés à l'Armée syrienne libre — et Ahrar al-Cham[172]. Au total, 8 000 personnes, dont près de 1 500 combattants, doivent être évacuées de Barzeh[166]. Les rebelles de la Ghouta orientale perdent également une importante voie de ravitaillement, en armes, en nourriture et en matériel médical qui passaient par les tunnels de Barzeh et Qaboun[166].

Le 12 mai, 664 personnes dont 103 combattants évacuent le quartier de Barzeh pour se rendre dans le Nord de la Syrie[173],[174]. De plus, 582 personnes quittent le quartier de Techrine au même moment[173],[174]. Au total 1 246 personnes sont évacuées des deux quartiers[173],[174].

Le 13 mai, un nouvel accord est conclu pour l'évacuation du quartier de Qaboun, contrôlé à 20 % par les rebelles[175],[176]. Le 14 mai, 2 289 personnes, dont 1 058 rebelles, se retirent de Qaboun selon l'agence Sana et vont en direction d'Idleb[177],[178],[179]. 500 rebelles auraient accepté une offre d'amnistie et auraient choisi de rester sur place[180]. Le 15 mai, le dernier convoi comprenant 1 300 rebelles et civils quitte Qaboun, qui repasse alors entièrement sous le contrôle du régime[181]. Le 20 mai, une nouvelle évacuation de Barzeh se déroule, avec le départ de 2 700 personnes, dont 1 100 combattants[182]. Ce quartier repasse sous le contrôle du régime syrien le 29 mai, date à laquelle, environ 1 000 personnes dont 455 combattants quittent Barzeh pour rejoindre la province d'Idleb ou la ville de Jarablus[183]. Il ne reste plus alors que quatre quartiers aux mains des rebelles : une partie de Jobar à l'est de Damas ; et au sud : Tadamoun, Yarmouk et Hajar al-Aswad[184],[185].

Mise en place d'une zone de désescalade dans la Ghouta et affrontements ponctuels, depuis mai 2017[modifier | modifier le code]

Destructions à Aïn Tarma, 24 septembre 2017.

Malgré un nouvel accord de cessez-le-feu en mai pour l'ensemble de la Syrie, des combats continuent d'éclater ponctuellement dans la Ghouta orientale qui fait pourtant partie des « zones de désescalade »[186]. En juin, des combats ont lieu dans les quartiers de Jobar et Aïn Terma[187]. En juillet, Aïn Terma et Zamalka sont bombardés à plusieurs reprises par l'aviation du régime[188]. Selon l'OSDH, les forces du régime progressent légèrement et au moins 20 combattants loyalistes, 28 hommes de Faylaq al-Rahmane ou d'autres groupes rebelles, et 23 civils — dont cinq femmes et cinq enfants — sont tués dans les combats à Jobar et Aïn Terma entre le 20 juin et le 13 juillet[189]. Par ailleurs des combats entre rebelles à Beit Sawa font au moins 20 morts dans les rangs de Jaych al-Islam et au moins 9 tués du côté de Hayat Tahrir al-Cham début juillet[190].

Le 19 juillet, au moins 28 soldats et miliciens loyalistes sont tués dans une embuscade tendue par des hommes de Jaych al-Islam à al-Rihane, à l'est de Douma[186],[191].

Le 22 juillet, la Russie annonce la conclusion d'un accord avec les rebelles, au terme de pourparlers au Caire, en Égypte[192]. Un rôle de médiateur aurait été joué par Ahmad Jarba[193]. Le ministère russe de la Défense déclare que : « Des accords ont été signés sur l'application d'une zone de désescalade dans l'enclave de la Ghouta orientale », lesquels prévoient aussi « des routes d'acheminement d'une aide humanitaire à la population et pour une liberté de mouvement des résidents »[192]. Le même jour, l'armée syrienne annonce « l'arrêt des combats dans des zones de la Ghouta orientale »[194],[195]. L'accord est signé par Jaych al-Islam, mais pas par Faylaq al-Rahmane et Hayat Tahrir al-Cham[193]. Des policiers russes sont déployés pour faire respecter le cessez-le-feu[193].

Pourtant, dés le 23 juillet selon l'OSDH, l'aviation syrienne mène des frappes aériennes dans la Ghouta orientale, à Aïn Tarma, Douma et Jissrin[196]. Huit civils sont tués[193]. En représailles, des roquettes auraient été tirées par les rebelles en direction de l'ambassade russe à Damas[193]. Le même jour, des combats éclatent pour la première fois entre Faylaq al-Rahmane et Hayat Tahrir al-Cham[197]. Le 26 juillet, des combats éclatent à Aïn Tarma entre loyalistes et rebelles[198]. Selon l'OSDH, les bombardements aériens font au moins 55 morts ou blessés dans la Ghouta du 24 au 26 juillet[198].

Le 30 juillet, la ville d'al-Nachabiya, située dans la Ghouta orientale, reçoit un convoi d'aide humanitaire pour la première fois en cinq ans[199].

Le 18 août, le groupe Faylaq al-Rahmane signe à son tour la trêve ; pour autant le régime syrien poursuit le lendemain ses bombardements sur Jobar, Aïn Terma, Hamouriya et Zalamka ; des roquettes remplies de gaz chloré sont tirées ; au moins cinq civils sont tués[200]. Puis le 20 août, une roquette s'abat à l'entrée de la Foire internationale de Damas — qui ne s'étaient pas tenue depuis 2011 — tuant six personnes, dont deux femmes[201]. Régulièrement, des combats ponctuels continuent également d'éclater entre les combattants de Jaych al-Islam, Faylaq al-Rahmane et Hayat Tahrir al-Cham[202],[203].

Les 27 et 28 septembre, les rebelles de Faylaq al-Rahmane font exploser des bâtiments tenus par les troupes loyalistes à Ein Tarma ; au moins 52 soldats et miliciens sont tués selon l'OSDH[204]. En représailles, l'aviation du régime bombarde à nouveau la Ghouta : au moins 12 civils sont tués le 29 septembre[204].

Famine dans la Ghouta à partir d'octobre 2017[modifier | modifier le code]

Karim Abdallah, un enfant syrien de quarante jours, éborgné par un bombardement du régime syrien qui cause également la mort de sa mère le 29 octobre 2017, dans la Ghouta. Les images entraînent une campagne de solidarité sur le Net[205].

Si les combats baissent en intensité dans la Ghouta orientale avec la mise en place d'une « zone de désescalade », le manque d'approvisionnement alimentaire provoque des malnutritions parmi les populations civiles, et en particulier chez les enfants[4],[5],[206],[207],[208],[209],[210],[211]. Avec le resserrement du siège par l'armée, les rebelles ne peuvent plus utiliser les tunnels et disposent de mois de surface pour les cultures agricoles[212]. En octobre, Yahya Abou Yahya, médecin et responsable local pour l'ONG turque Social Development International, affirme qu'au cours des trois derniers mois, les établissements médicaux tenus par son ONG ont accueilli 9 700 enfants : « Parmi eux, 80 sont en situation de malnutrition aiguë sévère, 200 en situation de malnutrition aiguë modérée et environ 4 000 enfants souffrent de carences nutritionnelles »[206]. Selon lui, l'aide envoyée par les Nations unies ne couvre alors que 5 à 10 % des besoins nutritionnels des enfants de la Ghouta[206]. Le 23 octobre, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) indique pour sa part avoir compté au cours des trois mois précédents, 232 enfants en état malnutrition aiguë sévère et 882 en état de malnutrition aiguë modérée, plus 1 589 autre enfants se trouvant dans une situation à risque[213]. Au moins deux enfants en bas âge ont trouvé la mort au cours de cette période[213]. Selon Monica Awad, une responsable de l'Unicef : « Avec la fermeture de la Ghouta, et la hausse des prix des aliments, la question de la malnutrition est en train de se dégrader. [...] Les mères n'ont pas accès à une nourriture de qualité, ce qui les fragilise et fait qu'elles ne sont pas capables d'allaiter leurs enfants »[213].

Le 30 octobre, pour la première fois depuis plus d'un mois, un convoi de 49 camions de l'ONU et du Croissant rouge parvient à entrer dans la Ghouta, avec des vivres pour 40 000 personnes[5],[214].

Mais en novembre, l'Unicef indique que 11,9% des enfants de moins de cinq ans souffrent de sévère malnutrition dans la poche de la Ghouta, contre 2,1% en janvier[215].

Pendant ce temps, la Ghouta continue d'être ponctuellement la cible de bombardements loyalistes : le 23 octobre, onze civils trouvent la mort à Sabqa ; le 31 octobre, six enfants sont tués par des obus de mortier contre une école de la ville de Jisrine[5],[216].

Le 12 novembre, un convoi de 24 camions transportant de la nourriture et des médicaments pour 21 500 personnes entre dans la ville de Douma pour la première fois depuis trois mois ; mais trois jours plus tard, le dépôt où est encore entreposé un tiers de l'aide est bombardé ; deux civils sont également tués[217].

Le 14 novembre, un offensive est lancée par Ahrar al-Cham contre une base militaire du régime prés de la ville d'Harasta[218],[219],[212].

Le régime syrien poursuit ses raids aériens et bombarde l'ensemble de la Ghouta, tandis que le rebelles répliquent en tirant sur Damas ; le 20 novembre, l'OSDH affirme qu'au moins 80 civils, dont 14 enfants, ont été tués par les frappes loyalistes et une dizaine par l'artillerie des rebelles[220],[221]. L'OSDH déclare ensuite qu'au moins 104 civils ont été tués — dont 26 enfants et quatre Casques blancs — et 410 autres blessés entre le 14 et le 24 novembre[222], 25 civils sont tués le 26 novembre. Au total 231 civils sont tués en novembre dans la Ghouta, selon le SN4HR[223].

Le 27 novembre, la Russie propose un cessez-le-feu de 48 heures dans la Ghouta orientale[224]. Le lendemain, l'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, annonce que la proposition a été acceptée par le gouvernement syrien[225], le cessez-le-feu permet une accalmie mais n'est pas respecté. Et le 3 décembre, des raids aériens frappent les ville d'Hamouria, Harasta, Arbine, Beit Sawa (en) et Misraba ; faisant au moins 25 morts et 75 blessés parmi les civils selon l'OSDH[226].

Le 30 novembre, Jan Egeland, le conseiller humanitaire de l'ONU pour la Syrie, demande au régime d'autoriser l'évacuation de 500 civils malades et blessés, parmi lesquels figurent 167 enfants[227]. Le 27 décembre, alors qu'au moins 17 malades et blessés ont succombé en un mois, un accord est finalement conclu avec l'aide de la Turquie pour permettre l'évacuation de 29 cas critiques en échange de la libération de 23 à 26 civils détenus par Jaych al-Islam[228],[229],[230],[231],[215]. L'accord est également condamné par Jan Egeland : « Cela veut dire que les enfants sont devenus une monnaie d'échange dans cette lutte acharnée. Cela ne devrait pas arriver. Les malades ont le droit d'être évacués et nous avons l'obligation de les évacuer »[215].

Offensive à Harasta, depuis décembre 2017[modifier | modifier le code]

Situation à Harasta, dans le nord-ouest de la Ghouta orientale, en décembre 2017 et janvier 2018.

Fin décembre, les combats reprennent à Harasta : le 31, les rebelles parviennent à encercler 200 à 300 soldats du régime dans le siège de la Direction des blindés, au sud d'Harasta[232],[233],[234],[235]. Début janvier 2018, les forces d'Ahrar al-Cham parviennent à s'emparer d'une partie de la base[233]. Les loyalistes envoient alors des renforts, dont des troupes de la Garde républicaine[236].

Le 3 janvier, au moins 29 civils sont tués dans des bombardements russes contre la Ghouta, dont 20 à Mesraba selon l'OSDH[234],[237],[238],[239]. Les Casques blancs avancent pour leur part le 3 janvier que 38 civils ont trouvé la mort et que 147 ont été blessés en quatre jours[233]. Le 6 janvier, au moins 17 civils sont encore tués par des frappes aériennes[240]. Sur un autre front, l'OSDH fait état me 6 janvier de la mort d'au moins deux hommes de Jaych al-Islam et de 17 soldats et miliciens du régime à al-Nashabiya, près d'al-Marj, à l'est de la Ghouta[241]. Finalement, dans la nuit du 7 au 8 janvier, les loyalistes parviennent à briser le siège de la Direction des blindés[242],[243],[244],[235].

Le 9 janvier, loyalistes et rebelles se livrent à un duel d'artillerie : au moins 24 civils, dont 10 enfants, sont tués par des frappes aériennes à Hamouria, Douma et d'autres localités de la Ghouta ; en représailles les rebelles tirent 35 roquettes sur deux quartiers de Damas, provoquant la mort de quatre civils et faisant une quarantaine de blessés[245],[246].

Selon l'OSDH, au moins 190 civils, dont 39 femmes et 54 enfants, ont été tués dans la Ghouta entre le 29 décembre 2017 et le 15 janvier 2018 ; 128 d'entre-eux, dont 31 femmes et 41 enfants sont morts à Harasta[247]. Le bilan des combats à Harasta est pour sa part d'au moins 79 morts, dont sept officiers, et 10 prisonniers pour les loyalistes, contre 94 morts du côté des rebelles d'Ahrar al-Cham, de Hayat Tahrir al-Cham et de Faylaq al-Rahmane[241],[237],[248].

Le 10 janvier, l'intensification des frappes sur les zones résidentielles est condamnée par Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme : « Les informations faisant état de victimes civiles à la suite de frappes aériennes (...) font craindre que des crimes de guerre aient pu être commis »[249]. Il déclare également que 85 civils ont été tués dans la Ghouta depuis le 31 décembre[250].

À partir du 10 janvier, une offensive loyaliste se concentre également sur le front ouest de Douma, par des feux nourris et de nombreux tirs aériens et terrestres. Le matin du 13 janvier, des sources locales rapportent une attaque chimique, composée de 3 missiles contenant du gaz chloreux, faisant 7 blessés parmi les civils, 6 femmes et un enfant [251],[252]. Le 22 janvier, une nouvelle attaque au chlore est menée par les loyalistes à Douma : elle fait 21 blessés, dont des femmes et des enfants[253].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Selon un rapport d'Amnesty International publié le , plus de 500 civils ont été tués par des frappes aériennes du régime syrien dans la Ghouta orientale entre janvier et juin 2015. L'ONG indique également que : « Le rapport recense 13 frappes aériennes et d’autres attaques assimilables à des crimes de guerre, qui ont tué 231 civils et seulement trois combattants ». De plus selon la Société médicale syro-américaine, 200 personnes sont mortes de faim ou par manque de soins médicaux entre le 21 octobre 2012 et le 31 janvier 2015[254].

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 324 civils ont été tués dans la Ghouta en juillet et août 2016, ainsi que 114 autres en juillet et août 2017[255].

Selon les Casques blancs, au cours de l'année 2017, 1 337 civils ont été tués et 9 123 blessés dans la Ghouta orientale par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie du régime syrien et de la Russie[256].

Dans le quartier de Yarmouk, les combattants palestiniens pro-régime du FPLP-CG perdent au moins 230 hommes au cours des années 2013, 2014 et 2015[257].

Selon des sources hospitalières locales citées par Le Monde et Libération, 18 800 personnes, dont 5 000 enfants, sont mortes dans la zone rebelle assiégée de la Ghouta, de 2013 à octobre 2017, et 50 000 autres ont été blessés[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Syrian forces kill dozens in bombardments - opposition, Reuters, 13 janvier 2013
  2. (en) Al-Qaeda affiliate playing larger role in Syria rebellion, The Washington Post, 30 novembre 2012
  3. a, b, c, d, e, f et g L'EI s'est emparé de la majorité du camp de Yarmouk à Damas, AFP, 12 avril 2016.
  4. a, b et c Madjid Zerrouky, En Syrie, les faubourgs rebelles de Damas affamés, Le Monde, 26 octobre 2017.
  5. a, b, c, d et e Luc Mathieu et Hala Kodmani, Syrie : «Au mieux, les familles font un repas par jour», Libération, 2 novembre 2017.
  6. a, b, c, d, e et f Amara Makhoul-Yatim, Syrie : ce qu’il faut savoir sur le quartier de Yarmouk, France 24, 8 avril 2015.
  7. a, b, c, d et e Clément Melki, Ce qui se joue à Yarmouk, quartier palestinien de Damas sous contrôle de l’EI, Le Monde, 21 avril 2015.
  8. Syrie: les affrontements gagnent le camp palestinien de Yarmouk à Damas, L'Express avec AFP, 30 octobre 2012.
  9. a, b, c et d Jean-Pierre Perrin, Yarmouk, nouvelle tragédie palestinienne, Libération, 7 avril 2015.
  10. Syrie: huit morts dans un premier raid aérien sur un camp palestinien de Damas, AFP, 16 décembre 2012.
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  213. a, b et c Syrie: plus de 1.100 enfants souffrent de malnutrition dans la Ghouta assiégée, AFP, 23 octobre 2017.
  214. Syrie: un convoi d'aide entre dans une zone touchée par la malnutrition, AFP, 30 octobre 2017.
  215. a, b et c Etienne Jacob, Syrie : évacuations au compte-goutte dans la Ghouta, assiégée par le régime, Le Figaro avec AFP et Reuters, 29 décembre 2017.
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  218. Suleiman al Khalidi, Intensification des frappes syriennes sur La Ghouta orientale, Reuters, 14 novembre 2017.
  219. Syrie: 19 civils tués dans des bombardements du régime dans la Ghouta (OSDH), OSDH, 17 novembre 2017.
  220. En Syrie, pas de répit pour les habitants de la Ghouta orientale, AFP, 20 novembre 2017.
  221. En Syrie, des habitants payent le prix des combats dans une «zone de désescalade», AFP, 20 novembre 2017.
  222. Bachir El Khoury, La folie meurtrière du régime syrien contre la Ghouta orientale, Slate, 25 novembre 2017.
  223. (en) « Syrian Network for Human Rights »
  224. Syrie : Moscou propose un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, Reuters, 27 novembre 2017.
  225. La Syrie accepte un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, Le Figaro avec AFP, 28 novembre 2017.
  226. Syrie: 25 civils tués dans des frappes sur la Ghouta orientale (OSDH), AFP, 3 décembre 2017.
  227. Stephanie Nebehay, Syrie-L'Onu veut évacuer 500 habitants de la Ghouta orienta, Reuters, 30 novembre 2017.
  228. Syrie: début de l'évacuation médicale dans la Ghouta Orientale, AFP, 27 décembre 2017.
  229. Syrie : évacuations médicales dans la Ghouta orientale, Le Monde avec Reuters, 27 décembre 2017.
  230. After releasing 26 abductees and detained by Jaysh Al-Islam, a team of the Red Crescent evacuate the second batch of the besieged Eastern Ghouta of Damascus, OSDH, 27 décembre 2017.
  231. Laure Stephan, Syrie : « Les gens sont en train de mourir » dans la Ghouta orientale, Le Monde, 28 décembre 2017.
  232. About 50 fighters and soldiers were killed during the attack of Ahrar al-Sham and Hayyaat Tahrir al-Sham and their besiege of the Vehicle Department in the Eastern Ghouta, the clashes continue in the area, OSDH, 31 décembre 2017.
  233. a, b et c Syrie/Ghouta: l'armée veut briser le siège, Le Figaro avec Reuters, 3 janvier 2018.
  234. a et b Syrie: combats dans la Ghouta pour briser le siège d'une base du régime (OSDH), AFP, 4 janvier 2018.
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  236. Paul Khalifeh, Syrie: gros renforts de l'armée dans la banlieue de Harasta, au nord de Damas, RFI, 4 janvier 2018.
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  238. 18 casualties at least -including 11 women- in a massacre carried out by Russian warplanes in Mesraba town controlled by Jaysh al-Islam in the Eastern Ghouta, OSDH, 3 janvier 2018.
  239. (en) « EPA »
  240. Syrie : au moins 17 civils tués dans des raids sur la Ghouta orientale, Europe 1 avec AFP, 6 janvier 2018.
  241. a et b 75 people were killed yesterday including 17 members of the regime forces and their allied militiamen, and 21 persons at least were killed in artillery and aerial shelling, executions and other circumstances, OSDH, 13 janvier 2018.
  242. Syrie: le régime poursuit ses offensives dans deux bastions rebelles, AFP, 8 janvier 2018.
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  247. 180 days of escalating the shelling on the besieged Ghouta leave 190 civilian citizens at least including 93 children and citizen women due to the raids and the ground shelling, OSDH, 13 janvier 2018.
  248. Jaysh Al-Islam managed to kill at least 13 members of the regime forces and their allies in Al-Marj area and more losses in the vicinity of Harasta rises to 100 human losses, OSDH, 4 janvier 2018.
  249. (en) « OHCHR | Syria: Zeid condemns upsurge in civilian casualties in Eastern Ghouta and Idlib », sur www.ohchr.org (consulté le 10 janvier 2018)
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  251. « Casques blancs : Le Régime syrien cible Douma par du chlore gazeux », sur Agence Anadolu (consulté le 14 janvier 2018)
  252. (en) « 'Chlorine attack' on Syrian rebel enclave », BBC News,‎ (lire en ligne)
  253. Syrie: le régime accusé d'une nouvelle attaque chimique près de Damas, AFP, 22 janvier 2018.
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  255. Isabelle Mandraud et Benjamin Barthe, En Syrie, les ambiguïtés de la « Pax Poutina », Le Monde, 18 septembre 2017.
  256. White Helmets: Over 1,300 Civilians Killed in Damascus Suburbs in 2017, etilaf.org, 10 janvier 2018.
  257. Régis Le Sommier, Yarmouk, Daech au cœur de Damas, Paris Match', 8 novembre 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Reportages photographiques[modifier | modifier le code]

Cartographie[modifier | modifier le code]