Odumegwu Emeka Ojukwu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Odumegwu Emeka Ojukwu
Chukwuemeka Odumegwu Ojukwu 1969.png
Fonction
List of heads of state of Biafra (en)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Lincoln College
Epsom College (en)
King's College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Bianca Odumegwu-Ojukwu (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Parti politique
National Party of Nigeria (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire

Odumegwu Emeka Ojukwu (né le à Zungeru, et mort le au Royaume-Uni) est un militaire et un homme politique nigérian. Il a été le chef de la guerre de sécession du Biafra, à la fin des années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1933, licencié en histoire contemporaine à Oxford et diplômé de la Mons Officer Cadet School, il devient gouverneur militaire de la Région de l'est (Eastern Region) au Nigéria à partir de janvier 1966[1],[2].

Il proclame l’indépendance du Biafra le [3] et devient le chef militaire de la province sécessioniste. Contraint de s'exiler en Côte d'Ivoire après la défaite du Biafra en , il est gracié en 1982 par le président Shagari et autorisé à rentrer au Nigeria[2],[4].

Il s’installe un moment dans l’État d'Enugu au sud-est du pays. Il se présente à des élections, notamment aux élections sénatoriales de 1983, mais n'est pas élu[5]. De nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2003, l’ancien chef rebelle biafrais est alors l'une des composantes majeures de l’opposition, avec son parti La Grande alliance pour le progrès (« All progressive grand alliance »). Il se fait ensuite plus discret. Il meurt le à Londres, à l’âge de 78 ans[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Nigeria : mort du colonel Ojukwu, chef de la rebellion du Biafra », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c AFP, « Nigeria : l’homme par qui la guerre du Biafra est arrivée », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. Valérie Thorin, « Le Biafra proclame son indépendance », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  4. « Ancien chef de la sécession biafraise, le colonel Ojukwu a été gracié », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Nigéria. Ancien chef de la sécession biafraise, M. Ojukwu a été battu aux élections sénatoriales », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]